Journal de bord de l'Harmattan
Thu, 17 Feb 2011 13:30:00 - 92° 43’E 11°41’N
N° 291 - BoquĂ©s Ă  Port Blair



14H30 en France, 19 heures heure du bord,

Bonjour Ă  tous,

Ce matin, debout très tôt. Il faut faire les formalités, immigration, douane et « harbour master » puis nous prenons enfin la mer. Nous avons hâte de partir de cet endroit où nous ne nous plaisons pas. Toilette, petit déjeuné et nous sautons dans l’annexe pour rejoindre la terre ferme. Notre taxi habituel est là : « go to immigration please »

Bizarre, les ronds points sont vide, les fliquettes ne sont pas sur leur podiums. Nous arrivons à l’immigration, c’est fermé, il y a un gros cadenas sur la porte. Le chauffeur de taxi nous apprend alors qu’aujourd’hui est un jour férié pour l’administration en Inde.
S’en suit un parcourt difficile, il faut aller d’un bout à l’autre de la ville, rencontrer des gens, parlementer, téléphoner, repartir ailleurs. Après un bon moment, nous arrivons à obtenir qu’un officier de l’immigration soit au bateau dans une demi-heure. Sur la route du retour nous nous arrêtons à la douane. Ici la porte est entrebâillée. Nous entrons et dans un bureau nous retrouvons le douanier que nous connaissons en tenue décontractée, short et chemisette. Il est en vacances et nous le répète plusieurs fois.

Certainement l’effet retard des 6 canettes de bière offertes, il décide d’être sympa et passe trois quart d’heure à établir tous les documents de la clearance de sortie.

Entre temps l’officier d’immigration est reparti pour l’aéroport, nous décidons de nous rendre au « Harbour master » avant d’aller le retrouver. C’est encore un parcourt du combattant. Nous finissons par aboutir dans la tour du « port contrôle » où nous tombons sur le connard de service de l’administration Indienne. Très excité, il hurle, s’en prends même à notre chauffeur de taxi à qui il menace de retirer sa licence. Les hostilités durent près d’une demie heure au bout de laquelle il nous interdit formellement et méchamment de lever l’ancre. Il faut attendre 9 heures demain matin.

Nous repartons furieux car les relations avec les autres administrations s’étaient passées le plus courtoisement du monde, beaucoup trop de paperasse mais toujours dans la bonne humeur. Nous voilà contraint de rester un jour de plus dans cet endroit pourri que nous n’aimons pas. Heureusement, maintenant nous connaissons « le » restaurant qui va bien.

Nous avons hâte d’être à Chenai (Madras), comment cela va-t-il être ? Est-ce que cela va nous plaire ? C’est toujours l’Inde là bas mais nous pensons pouvoir trouver plus facilement des restaurants qui nous conviennent, des super marchés où nous pourrons approvisionner l’indispensable.

Pour moi c’est un après midi de farniente au bateau et un après midi dans un Internet café pour Jacky qui a chopé une addiction au net. C’est terrible cette maladie, cela touche de plus en plus de gens et c’est très handicapant.

Je vais maintenant vous parler des règles de conduite en Inde. On roule normalement à gauche mais rien n’interdit de rouler à droite, même si c’est pour doubler un autre véhicule dans un virage sans visibilité. Il suffit alors d’actionner très vivement le klaxon. D’ailleurs, il ne faut pas parcourir plus de cent mètres sans actionner vivement et plusieurs fois celui-ci. Pour un Européen c’est absolument ahurissant, on devient sourd de tout ce bruit, nous avons hâte de retrouver le calme de la pleine mer. Les routes sont très étroites mais cela n’empêche pas de doubler même si quelqu’un arrive en face. Les piétons ne sont pas prioritaires et traverser une route est un entrainement pour faire toréro.
A chaque sortie en ville je ne m’explique pas comment il n’y a pas plus d’accidents.

Ce matin nous avons assistés à une procession mortuaire. La dame était posée sur un brancard en branches porté à l’épaule par des hommes, sans cercueil, dans ses plus beaux habits et la tête à l’air. Une foule impressionnante suivait le cortège, les hommes devant, les femmes derrières. Le cortège a traversé une bonne partie de la ville créant un embouteillage monstre.

Voilà pour aujourd’hui,

A bientĂ´t

Jean Louis
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