Journal de bord de l'Harmattan
Fri, 1 Oct 2010 11:00:00 - 127° 00 E 11°44 S
N° 224 - Quelle journĂ©e agrĂ©able



13H en France, 19 heures heure du bord,

Bonjour Ă  tous,

Hé oui, encore un fuseau horaire d’effacé. Ce matin j’ai reculé d’une heure toutes les pendules du bord.

Quelle journée agréable ! La nuit s’est bien passée, au moteur et à 4 heures du matin j’ai abattu la grand voile car un énorme orage arrivait par l’arrière.

Debout à 6 heures, j’espérais pouvoir utiliser les voiles mais j’ai dû attendre 9 heures que le vent s’établisse pour déborder la grand voile, mettre le génois sur l’autre bord ainsi que l’artimon que j’ai assuré par une retenue de bôme. Cela m’a permis de couper enfin le moteur. Ce n’est pas folichon, j’avance autour de 4 nœuds mais de toute façon je ne pourrais pas rejoindre Bali avec uniquement le moteur, il va bien falloir que je fasse un peu de voile. Heureusement il y a un courant portant entre 1 et 2 nœuds qui m’aide énormément.

Beaucoup de monde sur cette mer de Timor, ce matin vers 9 heures, lorsque je m’occupais de mes voiles mes amis les gardes côtes Australiens sont à nouveau passés avec leur énorme bimoteur. Ils arrivent par derrière et descendent des nuages pour passer à 50 mètres du bateau, au niveau des mats. Puis ils remontent sur l’avant dans les nuages. Ils ont parlés dans la VHF mais j’étais dehors, je n’ai pas compris.

Puis en milieu de matinée j’ai croisé un cargo et en début d’après midi c’est un navire de guerre qui m’a doublé.

Et qu’elle drôle de rencontre, ce matin, juste après avoir été survolé par les autorités, j’aperçois au loin, à quelques centaines de mètres, ce qui me semble être au début une embarcation de fortune. Cela dépasse d’environ deux mètres de la surface de la mer. Puis lorsque je me rapproche, je m’aperçois que c’est un arbre. Pas un tronc d’arbre, un arbre avec ses branches et ses racines, un arbre énorme dont les racines émergent de la mer à plus de deux mètres de haut. Je le croise à cinquante mètres environ et je me dis que je suis content d’avoir un bateau à quille longue car à quelques dizaines de mètres j’aurais pût le percuter.

Il fait un temps magnifique et avec cette petite brise la chaleur est très supportable. Cela fait deux mois exactement que je suis parti de Tahiti, quelle balade ! J’ai l’impression que cela fait une éternité.

110 miles au compteur journalier.
A demain.

Jean Louis
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