Journal de bord de l'Harmattan
Vendredi premier Novembre Ă  18h00 TU, 19h en France - A Cormeilles en Vexin
N° 1240 - Une belle journĂ©e d’automne

Bonjour Ă  tous,

Quelle belle journée d’automne, comme je suis bien chez moi ! J’ai passé une bonne partie de l’après midi à confectionner une ratatouille. Ma ratatouille est exceptionnelle mais ce n’est pas sans raison car j’y passe beaucoup de temps. Sans vous livrer tous mes secrets, j’enlève la peau des poivrons et des tomates, je fais revenir séparément chaque élément (oignon et ail, lardons de poitrine fraiche, poivrons rouges, poivrons verts, aubergines …) dans un mélange d’huile de tournesol, d’huile d’olives et de margarine…

Il ne fait pas froid, il pleut mais il fait soleil en même temps. Par mes grandes baies vitrées j’observe l’extérieur. Malgré un été particulièrement chaud et sec la pelouse, bien entretenue par mon jardinier, est redevenue magnifique. Avec la pluie et le soleil elle brille de mille feux, il y a toutes les couleurs de vert, de jaune, de rouge, d’orange … Au milieu de la pelouse deux jeunes écureuils roux jouent depuis ce matin à se poursuivre. Une sittelle torchepot passe son temps à monter et descendre en courant l’acacia qui se trouve à quelques mètres.

Et puis Alexa, mon enceinte, diffuse RFM. Je ne sais pas qui est à la programmation aujourd’hui mais c’est un véritable bonheur. Pour moi l’ambiance musicale est très importante. Chaque pépite qui passe me propulse au nirvana. Maintenant c’est « Still Loving You » du groupe Scorpions, leur meilleur morceau à mon avis. Puis, un peu plus tard Europa de Carlos Santana. J’adore ce style de musique, que c’est bon ! Prenez donc le temps de taper sur Google « Europa Santana » et visualisez la vidéo « You tube » intitulée Azahar Sevilla du 4 mars 2008. Ce n’est pas vraiment une vidéo, c’est une succession de photos de mer. Elles sont absolument époustouflantes.

Je me sens bien d’autant que je viens de passer quelques jours au lit. Il y a ce gros rhume mais surtout cette infection urinaire récidivante. Avec ma malformation congénitale j’ai connu cela toute ma vie. A l’époque les bébés mourraient mais j’ai survécu. Résultat ma pathologie n’est pas connu et j’ai plusieurs fois dû me battre pour trouver moi même la solution.

La première fois c’était à 28 ans, j’allais de plus en plus mal et les urologues ne comprenaient pas ce que j’avais. J’ai fini par prendre ma 2CV et je me suis rendu à Neuilly, rue de la pompe chez le numéro un de l’époque. C’était un très vieux monsieur. Il avait passé sa vie à Necker. Lorsque je lui ai expliqué mes problèmes il m’a dit immédiatement « Je sais ce que vous avez, j’ai vu cela deux fois dans ma vie ! ». Il m’a soulagé de l’équivalent de 300€ mais c’était l’un des plus beaux jours de ma vie. Il m’a opéré une première fois puis une seconde et cela m’a permis de vivre une vingtaine d’années sans trop de problèmes.

Puis vers 50 ans je me suis retrouvé dans la même situation. Les urologues que je consultais n’avaient pas de solution et ma situation empirait. J’ai à nouveau recherché le top des urologues. Je l’ai trouvé à l’hôpital Américain de Neuilly, c’était lui aussi un vieux monsieur, ancien de l’hôpital Necker. Un jour il m’a demandé de passer et m’a dit « Il y a des cellules mauvaises dans la prostate ». Pas étonnant après toutes ces infections.

J’ai dû batailler pour qu’il m’enlève une fois pour toutes cette valve en même temps que ma prostate. Il me disait que c’était impossible mais il s’est rendu aux Etats Unis, il a étudié le problème et il l’a fait. C’était malheureusement trop tard pour les reins mais cela m’a permis de pouvoir être greffé par la suite.

Tout le temps de ma dialyse les choses se sont bien passées mais suite à ma greffe et au long moment passé à l’hôpital mes infections urinaires ont repris. Cette fois-ci ce sont des germes nosocomiaux. Nous avons essayé de les traiter mais à ce jour j’ai vu plusieurs urologues et personne n’a trouvé la solution.

Ma greffe date de 2011, au début ce n’était souvent que de la colonisation avec régulièrement une infection mais avec le temps les choses empirent. Maintenant l’infection est quasi permanente, j’ai de la fièvre, je suis épuisé et c’est difficile de vivre au quotidien ainsi.

Je dois trouver une solution. J’ai fait des recherches et j’ai découvert à Rouen un Infectiologue spécialiste des infections urinaires. Je viens de lui écrire et j’espère le rencontrer rapidement. Dans la vie il faut toujours se battre, le malade est toujours le mieux placé pour trouver des solutions car son intérêt est majeur.

A bientĂ´t
Jean-Louis
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