Journal de bord de l'Harmattan
Jeudi 23 septembre 2021 Ă  12 heures local, 9h00 TU, 11h00 en France - A Kalo Livadi
N° 1304 - En parcourant Kythnos



Bonjour Ă  tous,

Il faut se méfier d’Internet et recouper les informations qu’on y pioche. Je vous précisais dans mon dernier post une altitude maximum de 147m pour Kythnos, cela me paraissait peu. En approfondissant mes recherches, il semble qu’elle culmine à 336m ce qui est plus réaliste lorsqu’on la visite. En fait la cartographie de l’île est assez récente et l’on trouve différentes altitude « maximum » 147m, 297m et finalement les cartes les plus à jour présentent un sommet (Profitis Ilias) à 336m.

C’est une petite île de 99 km². Pour donner une idée cela représente 5 km par 20 km ! Merichas est le port principal de l’île, celui où arrivent les ferrys. Doté d’une population de 560 habitants, c’est un lieu très animé l’été (grâce aux Grecs) et les week-end le reste de l’année (grâce aux Athéniens). Je me suis d’ailleurs fait avoir car, étant en demi-saison je pensais trouver facilement une location de scooter ou de voiture mais tout était booké car nous étions un samedi et j’ai eu un mal de chien à louer un scooter que je n’ai obtenu qu’en début d’après-midi. Pour une voiture c’était impossible.

Nous reprenons le ferry demain matin pour Sifnos. Nous en avons bien profité, nous nous sommes beaucoup baignés et, grâce à notre scooter, nous avons visité l’île. Il y a deux villages traditionnels Dryopida et la Chora (la capitale). Dans les îles grecques, les villages étaient toujours construits à l’intérieur des terres pour se trouver à l’abri des attaques de pirates qui pillaient tout sur les côtes.

Ils se ressemblent tous et j’adore l’ambiance qu’ils dégagent. Les constructions sont toutes agglutinées les unes sur les autres et de toutes petites ruelles très étroites forment un labyrinthe qui monte, qui descend, avec des marches, des culs de sacs, des retours sur soi et avec par moment une petite place parfois ombragée d’un arbre au feuillage généreux. Tout est passé à la chaux, c’est tout blanc avec des volets ou des dômes du même bleu « cycladique ».

Des parkings ont été aménagés aux entrées du village et, lorsque les touristes sont là, toutes ces petites ruelles sont bordées de tout petits restaurants, de tavernes, de cafés, de bars à cocktail, de « supermarkets » (en fait de toutes petites épiceries où l’on trouve uniquement l’indispensable) et de boutiques de souvenirs ou de vêtements chics.

Nous nous sommes également rendus à Kolonia pour contempler cette particularité locale, un îlot relié à l’île principale par un banc de sable qui forme une double plage. De part et d’autre de nombreux bateaux sont au mouillage dont des très gros. Il faut dire que l’endroit est particulièrement protégé et forme un magnifique port naturel.

Et puis nous ne pouvions rater le petit port de Loutra au Nord Est de l’île. C’est une petite baie très protégée qui possède la particularité de posséder des sources d’eau chaude. C’est en fait de l’eau ferrugineuse dont la température lorsqu’elle arrive dans la mer atteint d’après moi les 45 degrés. Ces sources ont été exploitées depuis l’antiquité et il existe encore un grand établissement qui semble totalement abandonné.

Loutra est également un petit port de pêche et de plaisance. L’ambiance y est extrêmement agréable et en cette demi-saison c’est le seul endroit où les restaurants sont ouverts en semaine. Nous commençons par un bar à cocktail et nous nous offrons des caïpirinha en souvenir de notre escale à Salvador de Bahia. La fille les a faites très, très serrées, elles sont à tomber mais au premier degré. Nous ne pouvons nous empêcher de penser au sketch de Bourvil « L’eau ferrugineuse » et nous n’arrivons plus à nous arrêter de rire bêtement. Heureusement le restaurant de plage qui suit cette visite nous remet un peu en ligne mais nous rentrons à notre petite maison de pêcheur très fatigués.

L’architecture des murets en pierre (il y en a des centaines, peut-être des milliers de kilomètres sur l’île) est étonnante. Très régulièrement de grandes pierres plates, de forme oblongue d’environ 10 cm d’épaisseur, sont disposées verticalement. Entre chaque sont empilées des pierres plates beaucoup plus petites et le muret est recouvert de grandes pierres plates également.

Si vous venez à Kythnos, je vous conseille les studios d’Anna à Kalo Livadi. Nous sommes comme des coqs en pâte. Anna s’occupe de nous comme si nous étions à l’hôtel en demi-pension. Elle nous offre tous les jours des gâteaux et même des plats Grecs qu’elle cuisine elle-même. C’est beaucoup trop ! Nous échangeons et j’ai déjà retrouvé et même appris un certain nombre de mots grecs.

A bientĂ´t
Jean-Louis
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