Journal de bord de l'Harmattan
Mercredi 4 DĂ©cembre Ă  18h00 TU, 19h en France - Dans le TGV Aix / Paris
N° 1242 - Le bonheur de restaurer



Bonjour Ă  tous,

Je me dépêche de revenir sur Paris ce mercredi matin veille de la grande grève du 5 décembre. Les difficultés de déplacement vont commencer dès la fin d’après-midi alors j’ai pris le OUIGO de 8h40 à Aix. Je reviens d’une semaine de bonheur passée sur Harmattan. Pourtant tout avait mal commencé lorsqu’en arrivant en gare d’Aix mardi dernier je découvre que ma Clio n’est plus entière.

En effet toute la partie avant a disparue !!! D’abord est-ce bien ma voiture ? Je vais à l’arrière et malheureusement c’est bien mon immatriculation. Des malins se sont servis et m’ont chapardé parechoc, calandre et tout ce qui va avec laissant un grand trou noir à la place. Heureusement les phares sont encore là et comme les clignotants sont intégrés dans les phares je peux rouler. Il n’y a plus d’immatriculation mais cela ne me gêne pas vraiment.

Je m’estime heureux lorsque je constate que deux voitures derrière moi une belle Fiat 500 pratiquement neuve et toute pimpante avec sa capote bordeaux se trouve sur des parpaings. Les bandits !!! Avec mes pneus qui ont 30 000 kilomètres je ne risquais rien de ce côté-là. C’est tout de même beaucoup de temps perdu, dépôt de plainte chez les gendarmes, passage de l’expert, réparation … Et, comme l’agent Renault n’est pas très bon mon nouveau parechoc n’a pas tout à fait la même couleur que le reste de la voiture !

Que j’aime travailler sur mon bateau ! Beaucoup ne comprennent pas, ils me disent : « Puisque t’as de l’argent fait le faire ». Pourtant, si je dois choisir, je préfère de loin passer une semaine à travailler sur mon bateau plutôt que de vivre cette même semaine dans l’hôtel luxueux d’un paradis tropical. C’est comme cela, je suis fait ainsi.

Et puis j’ai bien avancé, j’ai enfin terminé mon réservoir d’eau. Après avoir passé trois jours à tester son étanchéité, j’ai déposé une dernière couche de résine puis je l’ai entièrement peint avant de l’encastrer dans son logement sous le plancher du carré. J’ai ainsi retrouvé de la place à vivre et c’est très sympa de se dire que ce travail est maintenant dans les rétroviseurs. Le bonheur est constitué de toutes ces petites choses que l’on est fier d’avoir réussies.

Je répare, je reconstruis, je restaure et surtout j’essaie sans cesse de simplifier. J’ai ainsi refait mon tableau électrique 230v en retirant les petits voyants trop fragiles dans une atmosphère marine. Je peux très bien m’en passer. J’ai également réparé les fargues de ma descente principale. Elle a plus de 50 ans et par endroit le bois avait pourri. J’adore restaurer le bois, c’est extrêmement agréable. Il faut commencer par retirer tout ce qui n’est plus en état avant de retailler dans le teck les morceaux qui vont venir s’ajuster sur ce qui est encore bon. Puis je colle à l’époxy chargée avant de poncer. C’est reparti pour de nombreuses années.

Un autre bonheur m’attend demain. Avec la grève mes petits enfants vont se retrouver libre, je vais pouvoir les récupérer et passer la journée avec eux. Pendant les dernières vacances j’ai ainsi pu passer une journée entière avec Valentine (bientôt 9 ans) à Paris. Elle a dit à sa mère que c’était la plus belle journée de sa vie !!! Une autre fois je me suis occupé de Gabrielle (bientôt 6 ans) qui se plaignait d’avoir mal au ventre au moment d’aller à l’école. J’ai ainsi dû apprendre à faire des hamburgers !

J’espère pouvoir retourner sur Harmattan avant les fêtes pour travailler sur le réservoir de gasoil. Tout cela va dépendre de l’évolution des mouvements sociaux, du travail au bureau mais également de la météo. Je ne veux pas aller sur le bateau s’il pleut de trop ou s’il fait trop froid.

A bientĂ´t
Jean-Louis


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