Journal de bord de l'Harmattan
Dimanche 13 Septembre 2020 Ă  17h00 TU, 19h en France - A Cormeilles en Vexin
N° 1276 - Magnifique weekend au TrĂ©port



Bonjour Ă  tous,

Cet été nous sommes restés à la maison, pas de démangeaisons concernant des voyages ou même tout simplement des vacances avec ce virus qui circule toujours. Et puis nous sommes si bien à la maison ! Mais avec ce mois de Septembre et les beaux jours qui vont avec je ressens des envies. J’ai besoin de bouger un peu.

L’avant dernier jeudi, voyant un beau weekend arriver, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller sur Airbnb. J’ai finalement opté pour un grand weekend de trois jours dans un village paumé près de Nevers. Ma grande sœur Solange et Jean-Pierre son mari ont accepté avec joie de nous y rejoindre et j’ai loué une ancienne fermette. C’était très confortable, murs d’un mètre d’épaisseur, poutre apparentes partout, cuisine super équipée. L’endroit est extrêmement isolé à tel point que le samedi matin j’ai dérangé un grand chevreuil qui se reposait à quelques mètres de la maison.

Quel weekend sympa ! Nous avons découvert Nevers avec sa ville haute et sa magnifique place de l’Hôtel de Ville bordée de la très belle cathédrale Saint-Cyr et Sainte-Julitte entièrement restaurée, époustouflante avec sa parure toute blanche. On peut la penser venant juste d’être achevée.

Lui faisant face l’Hôtel de Ville en cours de restauration lui aussi ne déparait pas, au contraire il renforce l’impression de grandeur et de beauté. Enfin sur l’autre côté de la place un magnifique château de la fin du XVème siècle, le Palais Ducal complète parfaitement le décor. C’est une composition architecturale unique et très réussie.

Nous avons également rendu une petite visite au cercueil de verre de Bernadette Soubirous. Oui, la Bernadette de Lourdes repose ici. J’ai été impressionné par sa très petite taille.

Du coup, entendant les belles prévisions météo pour ces prochains jours, vendredi midi je suis retourné sur le site de location et j’ai choisi cette fois un weekend au Tréport. J’adore cet endroit car d’une part il est à moins de deux heures de route mais surtout il allie les agréments d’un véritable port de pêche avec les facilités d’une station balnéaire.

A la fin du XIXème siècle, avec l’arrivée du chemin de fer Paris / Le Tréport, l’endroit connu un grand boum touristique. C’était la mer à moins de trois heures de Paris (oui, les trains à vapeur de l’époque n’allaient alors pas à la vitesse d’un TGV d’aujourd’hui). Les bourgeois parisiens venaient et ont progressivement développé l’immobilier dans la région. Nous avions loué un petit « cabanon » très douillet et confortable à Méneslies, c’est quelques kilomètres avant Le Tréport. On y trouve de magnifiques propriétés bourgeoises construites à cette époque.

Puis les congés payés en 1936 ont rendu l’endroit extrêmement populaire avec une véritable invasion de touristes avant finalement que la côte méditerranéenne devienne un aimant beaucoup plus performant. Mais tout évolue et l’ambiance est redevenue très sympa. Avec cette immense « Poissonnerie Municipale » et les nombreuses autres poissonneries dans la ville qui ne proposent que des produits venant d’être débarqués des bateaux de pêche, le quartier du port est très animé.

Les restaurants sont en enfilade, serrés les uns contre les autres et tous proposent des produits qui n’ont que quelques mètres à faire pour aller du bateau de pêche à l’assiette du consommateur. Des homards à l’infinie bien sûr, mais des tourteaux, des crevettes, des bulots, des étrilles, et tout un tas de coquillages et de poissons qu’on a envie de dévorer.

Nous sommes revenus en passant par Dieppe, quelle déception ! Nous voulions prendre un thé comme d’habitude à « La mouette à Vélo », mais il est quinze heures et ça ferme. C’est le cas de la plupart des bars et restaurants et nous avons bien du mal à nous faire servir nos thés. A y regarder de plus près, Dieppe est pratiquement vide de touristes.

C’est malheureusement le sort de beaucoup d’endroits touristiques, ils naissent, ils vivent puis ils meurent et tombent dans le néant. Il faut souvent longtemps pour que les commerçants comprennent et redeviennent de vrais commerçants. Le touriste n’est pas un gogo, il a vite fait de s’orienter là où il est bien accueilli.

A bientĂ´t
Jean-Louis

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