Fri, 25 Sep 2009 12:05:00 GMT - Préparation de l'expédition
Fri, 25 Sep 2009 12:05:00 GMT -
Bonjour à tous,
Tout d'abord un grand merci à Jacky qui est venu hier et qui a, au sens propre, mouillé la chemise pour transférer et ranger dans le bateau 200 kg de poches de dialyse et 100 kg de bouteilles d'eau. Au niveau mécanique, les chose avancent bien, le moteur principal est presque fini d'être révisé, il tourne comme une horloge. Il me reste le groupe électrogène puis le désalinisateur. Ensuite il faut que j'installe le convertisseur. Merci également à Didier qui avance bien dans la mise en place des moyen météo et communication. Nous avons un problème avec l'Iridium qui a du être retourné chez le fournisseur. Nous saurons lundi s'il peut être dépanné immédiatement ou bien si il faut le retourner chez le fabriquant. Du coup, nous ne pouvons larguer les amarres sans que le Fleet 150 soit à poste et testé. Je pense mettre l'antenne en haut du mat, il faut que je grimpe la haut cet après midi pour voir si c'est possible et que je m'occupe de faire fabriquer un support. Le départ est toujours prévu pour le 5 Octobre. C'est vrai que c'est une course contre la montre mais que la vie est sympa dans ces conditions. La dialyse se termine, je vais pouvoir y retourner Au fait, pour Pierre Yves, je n'ai malheureusement pas pris le temps de faire des photos, ce n'est pas mon fort les photos, je vais essayer de me corriger. A bientôt Jean Louis
Hello everyone,
First of all, I would to send a big ‘thank you’ to Jacky who came yesterday and who, literally, got his shirt wet to move and put away 200 kg of dialysis bags and 100 kg worth of bottled water. Mechanically speaking, things are coming along fine, the main engine has almost been fully serviced and it is running like a dream. All I need to sort out now is the power supply and then the watermaker. Then I must install the converter. I would also like to thank Didier who is making great progress with the meteorological and communication equipment. We have a problem with the Iridium which had to be sent back to the supplier’s. On Monday we’ll know whether it can be sorted out straight away or whether it will have to go back to the manufacturer. All of a sudden, we cannot slip the moorings until the Fleet 150 is in position and has been tested. I am thinking about putting the aerial on top of the mast, I’ll have to climb up there this afternoon to see whether it’s possible and must organize a bracket. We are still hoping to set sail on 5 October. It has to be said that it’s a race against time but life is good under those circumstances. The dialysis is about to end, I’ll be able to get back to it. By the way, and this is for Pierre Yves, I did unfortunately not have the time to take any photographs, photographs aren't my cup of tee, I'll try and do better in the future. Talk to you soon, Jean Louis
Ouf ! Enfin un peu de pression en moins, le camion est chargé. Il est rempli par les poches de dialyse d'une part mais aussi par tout le matériel de transmission que Didier a préparé. Beaucoup de travail a été accompli pour mettre au point tous ces appareils, se procurer tout le petit matériel qui va bien pour le bateau, antennes spéciales, câbles coaxiales, petites prises, adaptateurs divers pour le PC …. Tout est maintenant testé, des essais de transmission ont été effectués et internet a été utilisé avec le Fleet 150. J'ai passé la matiné d'hier à l'hôpital de Pontoise avec Ghislaine et Florence pour peaufiner ma formation. Comment réagir en cas de péritonite, préparer les antibiotiques, les injecter, effectuer les prélèvements pour injection dans les tubes aérobie et anaérobie. Florence m'a appris à me servir de l'appareil BCM de mesure de l'eau par impédancemétrie que me prête le laboratoire Fresenius. Je suis prêt. Samedi, sur le ponton, j'étais en train de gonfler mon annexe et un type passe, il me dit : - Cela sent le départ, quand on gonfle son annexe. On discute, je lui raconte ce qui se prépare et il me propose de me prêter une caméra, il me dit qu'il est réalisateur. C'est Philippe Crozier. On doit se rencontrer ce soir sur la route entre Lyon et Saint Etienne pour que je récupère le bébé. Encore un gars sympa qui m'aide à réaliser mon projet. Merci. Aujourd'hui c'est la route, j'espère être demain dans la matiné au bateau puis quelques jours à 300 à l'heure pour installer tout cela, finir de remplir le bateau et être prêt pour lundi 5 octobre, date du départ pour les Canaries. Pour l'instant la météo n'est pas mauvaise même si le vent n'est pas favorable. Il faut attendre encore un peu pour avoir des prévisions fiables. A bientôt
Jean Louis
Hello everyone,
Phew! Finally under a little less pressure, the truck has been loaded. It is not only full of dialysis bags but also stuffed with the transmission equipment Didier got ready. A lot of work has gone into fine-tuning all the equipment, acquiring all the small bits for the boat, special aerials, coaxial cables, little plugs, various adaptors for the PC …. Everything has now been tested, the transmission tests are complete and the Internet has been used with the Fleet 150. I spent yesterday morning in Pontoise hospital with Ghislaine and Florence to finalize my training. I’m being taught what to do if I were to contract infections, how to prepare and inject antibiotics, how to take samples to inject them into the aerobic and anaerobic tubes. Florence taught me how to use the BCM device, lent to me by the Fresenius laboratory, to measure the water content of my body by means of bioimpedance. I am ready. Saturday, on the pontoon, while I was inflating my dinghy, a chap walked by who said: - Inflating your dinghy, looks like you’re about to set sail. We chatted for a while, I tell him what I’m about to do and he offers to lend me a film camera, tells me he is a film-maker. It was Philippe Crozier. That night we'll have to meet on the road between Lyon and Saint Etienne so that I can collect the baby. Another kind guy who helps me realize my project. Thank you. Today, I’m driving but I hope to be on the boat tomorrow morning, then a few days racing to get everything shipshape, finish stocking up the boat and be ready on Monday, 5 October, the date I’ll set sail for the Canary Islands. The weather reports at the moment are not too bad even though the wind is not favourable. I’ll have to wait another while to get a more reliable forecast. Talk to you soon, Jean Louis
Fri, 2 Oct 2009 12:07:00 GMT - La dernière ligne droite avant le départ
Fri, 2 Oct 2009 12:07:00 GMT -
Bonjour à tous,
C'est la dernière ligne droite des préparatifs. Hier en arrivant à Port Napoléon, je me suis fait jeter du port avec mon camping car. Du coup j'ai dû décharger en catastrophe et dans une parfaite illégalité quelques centaines de kg de matériel. Plus d'électricité pour faire les dialyses, c'est vraiment nul ce port. Plaisancier si tu passe devant Port Napoléon, passe ton chemin. Dommage, les salariés Français sont bien, c'est la direction Hollandaise qui est nulle. J'ai donc rempli le bateau, je ne le pensais pas si petit. Plus moyen de rentrer dans le carré. Il s'est enfoncé dans l'eau de plusieurs centimètres. Ce matin je suis monté en haut de l'artimon. J'avais un peu de stress avec ce cathéter mais pas de problème, il ne me gène pas du tout. Je vous joints une photo. Mon ambition est d'avoir passé le câble coaxial ce soir. Je vous laisse, j'y retourne. A bientôt Jean Louis
Hello everyone,
The final stage of the preparations. Yesterday, when I arrived in Port Napoleon, I managed to get thrown out of the port with my camper van. All of a sudden I had to unload a few hundred kilos of equipment in a hurry and perfectly illegally. No more electricity for my dialysis, this port really is the pits. Amateur yachtsman: if you pass Port Napoleon, give it a wide berth. Pity, the French employees are alright, it’s the Dutch management who are the pits. So I load my boat, I never thought it was so small. I can’t even get into the lounge anymore. It has sunk several centimetres into the water. This morning I climbed the mizzenmast. The catheter worried me a little, but no problems, it doesn’t bother me at all. I enclose a photograph. I hope to have the coaxial cable in place tonight. I’ll leave you for now, back to work. Talk to you soon, Jean Louis
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"C’est le début de l’aventure..." Envoyé par Christophe le 02-10-2009 à 16:10
Sat, 3 Oct 2009 18:55:00 GMT - Départ moins 2 jours
Sat, 3 Oct 2009 18:55:00 GMT -
Bonsoir à tous,
Vivement la haute mer !!!!!! Quelle course, encore une journée épuisante qui se termine. En tout premier lieu, un grand merci à Jacky qui est venu passer la journée pour ranger le bateau. Il a dû faire preuve d'ingéniosité pour arrivé à tout faire tenir. Des poches de dialyse, il y en a partout. Moi j'ai installé les deux antennes, celle de la BLU et celle du Fleet 150. Les câble coaxiales sont maintenant à l'intérieur du bateau, les traversées de pont sont réalisées. Demain je dois fixer les appareils et tout raccorder puis faire les tests. Encore une longue journée en perspective. Demain soir dîner d'adieu avec les amis et lundi encore beaucoup de travail avant de larguer les amarres, nettoyage du bateau, avitaillement, finir les derniers tests, remettre de l'huile dans l'inverseur ........ Peut être départ lundi soir ? Pour l'instant, c'est dialyse, vaisselle et dodo. A bientôt Jean Louis
Good evening everyone,
Long live the sea!!!!!! Talk about rushing, I’ve put in another exhausting day. First of all, my heartfelt thanks to Jacky who came to spend the day tidying up the boat. It took some ingenuity to make everything fit. There are dialysis pouches absolutely everywhere. I installed the two aerials, the BLU one and the Fleet 150 one. The coaxial cables are now inside the boat and the deck transducers are in place. Tomorrow I must secure and connect the equipment and then run some tests. Another long day ahead! Tomorrow evening the farewell dinner with my friends and Monday still plenty of work before casting off, i.e., cleaning the boat, refuelling, performing the last tests, pouring the oil back into the reversing gear…… With a bit of luck I might be able to set sail on Monday evening! But for now, one dialysis exchange, the dishes and then to bed. Talk to you soon, Jean Louis
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"Bientôt le depart." Envoyé par Christophe le 05-10-2009 à 12:40
Sun, 4 Oct 2009 16:48:00 GMT - Départ moins 1 jours
Sun, 4 Oct 2009 16:48:00 GMT -
Bonsoir tout le monde,
Beaucoup de travail abattu ce jour, le Fleet 150 est à poste et fonctionne, l'onduleur est à poste et délivre du 220 V sur toutes les prises du bord, la BLU n'est pas encore à poste mais il n'y en a plus pour longtemps. La chambre des équipiers est rangée, nettoyée et les lits sont faits. Christophe est arrivé en milieu d'après midi, il a été embauché immédiatement pour coller le nom sur l'annexe, juste le temps de boire une menthe à l'eau ! Ce soir c'est repos et petite fête en ville. Demain encore beaucoup de travail, finir de monter la BLU, ranger, nettoyer le bateau, faire l'eau, l'avitaillement, trouver et mettre l'huile dans l'inverseur, aller chercher les dernières choses qui manque ou qui ont été oubliées, monter en haut du mât finir de fixer le porte pavillon après avoir acheté les rivets qui vont bien et emprunté une pince plus forte que la mienne ........ Enfin encore beaucoup de choses à faire. En partant il faudra passer à Fos pour faire le plein de gas oil. J'en emporte 600 litres.
A bientôt Jean Louis
Good evening everyone,
Managed to get through an awful lot of work today, the Fleet 150 is in position and operational, the inverter is in place and provides all the sockets on board with 220 V, the BLU is not yet in position but that won’t take long now. The crew’s room is tidied, cleaned and the beds are made. Christophe arrived mid-afternoon and was immediately hired to stick the name on to the dinghy, so just a little time for a glass of peppermint cordial! Tonight there will be time to relax and for a little party in the city. Tomorrow there will still be plenty of work to do, finish mounting the BLU, tidying, cleaning the boat, taking on water, refuelling, finding and putting the oil into the reversing gear, go and get the last things that are missing or have been forgotten, climbing on top of the mast to finish securing the flag post once I have bought rivets that actually work and borrowed pliers that are stronger than mine……. So in other words, still loads of work to get through. When we leave, we’ll have to sail past Fos to fill up with gasoil. I'll be carrying 600 litres.
Talk to you soon, Jean Louis
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"Vas y Jeanwoui !! Montres leur aux ptits cons comment on fait pour être un homme !!" Envoyé par Killer de Grugru le 02-10-2009 à 22:18
Mon, 5 Oct 2009 20:27:00 GMT - Ca y est, c'est parti
Mon, 5 Oct 2009 20:27:00 GMT -
Bonsoir à tous,
Trés grosse journée aujourd'hui. Ouf, enfin la mer ! Pour commencer, super soirée hier soir au "Restaurant du bout du monde" avec les amis. Ce matin Christophe est monté au mat finir de fixer le porte pavillon pendant que Jacky passait le karcher sur le bateau. Moi j'ai fini de tout installer, BLU, Fleet... Puis les courses et tout un tas de petites bricolles et enfin, à 20 heures : "LARGUEZ LES AMARRES !!!!" Nous sommes actuellement mouillé dans le golfe de Fos, à 3 milles seulement de notre point de départ pour nous reposer et faire le point. Premier gros problème, l'onduleur ! Putain d'onduleur, pour le camping car j'avais dû en essayer 4 avant de trouver un onduleur ad hoc. Je m'en veux énormément car j'aurais dû tester cet onduleur avant de partir. Tout simplement le réchauffeur ne fonctionne pas avec cet onduleur et j'ai dû mettre la poche d'extraneal sur la culasse du moteur pour me la passer ! Ce soir, trop fatigué, il faut que je dorme. Demain sera un autre jour et Richard se propose de venir me chercher avec son bateau à moteur pour retourner chercher l'onduleur du camping car qui, celui ci fonctionne trés bien. Merci Richard, encore un "Top" Je découvre un autre problème avec cette première dialyse en mer, c'est la difficulté d'utiliser le peson. Le mouillage est un peu rouleur et la poche monte et descend au bout du peson. Il faut faire une moyenne pour avoir la bonne lecture. Pour peser la poche du liquide rendu, on y arrive mais pour purger et amener à la bonne valeur la poche à infuser, dur, dur ! Bon la dialyse se termine, bonsoir à tous, vivement ma couchette ! A bientôt Jean Louis
Good evening everyone,
Had a very big day today. Phew, finally the sea! For starters, I had a splendid evening in the "Restaurant du bout du monde" with my friends last night. This morning, Christophe climbed the mast to secure the flag post while Jacky took the Karcher around the boat. I finished installing everything, BLU, Fleet... Then some shopping and a whole heap of trivia and finally, at 20.00 hours: "CAST OFF!!!!" Currently, we have dropped anchor in the gulf of Fos, only 3 miles from where we set sail to have a rest and take stock. First major problem, the inverter! Bloody inverter, for the camper van I had to try out 4 of them before I found an ad hoc model. I could really kick myself because I should have tested that thing before we set sail. The heater simply doesn’t work with that inverter and I had to put the Extraneal bag on the head of the engine before I could use it! Tonight, I am so tired, I must sleep. Tomorrow brings another day and Richard has offered to come and collect me in his motor boat to go and fetch the inverter from the camper van as that one works very well. Thanks, Richard, another "Star". I have discovered another problem while doing my first dialysis at sea, the weight indicator is not very easy to use. The anchorage rolls around a bit and the dialysis bag bops up and down at the end of the weight indicator. To get a proper reading you have to take the average. I managed to weigh the pouch of return liquid but draining the infuse pouch and bringing it up to the correct value is a very different kettle of fish! Ok, the dialysis is over, good evening everyone, I can’t wait to get into my bunk! Talk to you soon, Jean Louis
Que la vie est belle pendant l'escale. Ce soir c'était petit restaurant sur le port, un vrai moment de bonheur. Nous sommes arrivés à 19 heures ce soir à Port Ginesta, c'est à 10 milles au sud de Barcelone. L'endroit est extrêmement tranquille et malheureusement je dois attendre encore un peu pour faire ma dernière dialyse avant de me jeter dans ma couchette. Que j'attends ce moment avec impatiente. En attendant, je vais vous raconter notre traversée. Mardi matin après une nuit au mouillage de "La Gracieuse" que j'ai passée à tout passer en revue, je me suis levé à 6h15 pour démonter cet onduleur. Comme il me l’avait proposé, Richard est venu me chercher avec son bateau à moteur et nous avons fait un aller et retour à Port Napoléon pour récupérer l'onduleur du camping car. Merci encore Richard. Finalement après avoir monté ce nouvel onduleur, effectué les tests et rangé le bateau, nous levons l'ancre à 9heures 55, accompagnés par Richard sur son bateau à moteur pour l'adieu final. Il faut sortir du golfe de Fos et pour l'instant c'est moteur. Il y a un peu de mer, c'est force 5 Est Sud Est. On sort le vent dans le nez et nous avons hâte de passer la bouée de La Balancelle pour monter les voiles et mettre un peu d'ouest dans notre sud. Nous avons viré la bouée, grand voile, artimon et génois le bateau avance, nous sommes en route directe sur Barcelone. Il a du mal, nous sommes un peu trop dans le lit du vent. Je remets le moteur en marche, au ralentie, à 1500 tours. Maintenant, c'est du bonheur, le bateau bondie de vague en vague, on est en permanence entre 7 et 8 noeuds! Qu'il marche bien ce bateau. A bord, c'est un peu dur pour une mise en jambes. Tout le monde est un peu barbouillé. C'est déjà l'heure de la dialyse, il faut que je descende dans le carré. Je vais chercher le petit matériel dans la chambre du capitaine et immédiatement je sais que cela va mal se terminer. J'ai le coeur qui commence à chavirer. Je m'installe pour la dialyse, il faut se concentrer sur ce que l'on fait. Je me connecte, malgré les secousses du bateau c'est beaucoup moins difficile que je l'avais imaginé. Je sens malgré tout le mal de mer arriver et j'attrape la bassine. Cela commence par une énorme bouffée de chaleur, ma chemise est à tordre, des grosses gouttes de sueur tombent de mon front et puis c'est parti, je rends de l'acide, ça brûle, c'est pas bon. Une fois, quatre fois, cinq fois. La dixième fois que d'éfforts pour une simple goutte. Je m'allonge en chien de fusil, ça passe un peu. Je dois maintenant purger la poche pour obtenir la quantité exacte à m'injecter, la poche danse au bout du pesons et moi j'essaie de lire un poids qui varie énormément, c'est impossible. On va dire que là ça va. Je clampe, j'ouvre mon clamp de cathéter et je replonge dans la bassine. Ce peson, c'est la manip qui tue. Je m'allonge à nouveau en chien de fusil, c'est la seule position qui me procure un peu de répis. Maintenant je dois me débrancher. En temps ordinaire, c'est l'histoire d'une minute. Là le simple fait de m'assoir me fait replonger dans la bassine. Je dois m'allonger pendant 20 minutes pour très rapidement m'assoir, mettre le masque, ouvrir le sachet du bouchon, me passer les mains à la solution hydro alcoolique, me déconnecter et mettre le bouchon en place avant de me jeter sur la bassine. Le mal de mer, temps qu'on ne l'a pas, on peut gérer et l'éviter. Essentiellement en restant dehors. Mais une fois qu'on l'a attrapé, c'est très difficile de s'en séparer. Je passe l'après midi sur la couchette que je suis incapable de quitter. J'angoisse pour la dialyse suivante qui arrive très vite. C'est un Everest ces dialyses. Quand on vomi, et que l'on est incontinent, on urine en même temps, ma situation devient apocalyptique. Je me sens très malheureux, je suis à bout de nerfs, j'ai envie de pleurer mais je ne suis pas seul. Je sais pourtant que cela me ferais énormément de bien et soulagerais cette tension qui m'oppresse. Je lâche 3 ou 4 sanglots dans ma manche et cela va un peu mieux.
Pourquoi je me suis mis dans cette situation ? C'est encore mes défis irréalisables. Je serais quand même mieux à pêcher la truite dans la rivière prés de chez moi. Je donnerais cher pour être ailleurs. Je me traite d'imbécile. Je sais pourtant que je suis très facilement malade en bateau. Je savais que cela se passerai mal au moment de la dialyse mais je l'ai occulté rapidement pour ne pas butter sur ce problème qui me semble alors insurmontable.
Le soir arrive, il faudrait bien que je passe un coup de téléphone à Pierre-Yves pour rassurer l'équipe à terre. Je branche le Fleet, c'est merveilleux cet appareil. Je parle 5 minutes dans le cockpit. C'est beaucoup d'efforts et dés que je raccroche, je paye au prix fort, je dois en passer autant dans ma bassine.
Je suis épuisé. Je m'allonge et dors un peu. Quand je me réveil cela va mieux. Il y a moins de vent, il a tourné sud et nous avons 16 à 17 noeuds dans le nez. Il y a moins de vague, le bateau fait beaucoup moins le cabri. J'essaie de boire une gorgée d'eau, elle ne ressort pas immédiatement cette fois ci. Je me lève, range tout mon fourbi des dialyses successives et je sorts dans le cockpit avec Jacky qui fait le quart. Christophe dors dans sa couchette. Je demande à Jacky si il reste un peu de raisin. C'est frais, cela me fait du bien. Un petit verre d'eau rougie et je retourne au lit. Je me repose enfin. Vers trois heures du matin je monte dans le cockpit et je renvoie Christophe au lit. Cela ne sert à rien de faire des quarts au milieu du golfe du Lyon où il n'y a pas de bateau. Le radar est en marche avec une zone de garde. A la moindre alerte, et d'une façon beaucoup plus fiable qu'avec un homme de quart, je serais alerté. Au petit matin, je ne peux plus dormir car nous arrivons prés de la côte espagnole et les chalutiers sont de sortie. Il faut sans cesse repositionner la zone de garde et surveiller les routes. Je profite que mon téléphone cellulaire fonctionne à nouveau pour consulter mes mails. J'en ai 7. C'est beaucoup trop pour moi, et je paye immédiatement le prix de cet excès en passant à nouveau par la case cuvette. Pourtant la mer est très calme mais c'est les conséquences de cette infernale journée d'hier. J'essaierais bien de prendre un comprimé de nautamine mais je ne me sens pas capable d'aller chercher dans la pharmacie du bord. Jacky me propose de s'en occuper et je prends un comprimé avec un tout petit peu d'eau. Étonnant ! L'effet est quasi immédiat et une demi heure plus tard je me sent guéri, je peux enfin faire un brin de toilette, me laver les dents, mettre du sent bon. Quel bonheur de vivre ! Aujourd'hui c'était pétole et c'était bien comme cela. J'ai constaté une petite déchirure de la ralingue au niveau du point d'amure du génois. Il faut réparer cela avant de repartir. Monsieur Verger, mon néphrologue désir que je fasse un passage à l'hôpital de Barcelone pour quelques analyses après ces moments difficiles. J'espère que nous ne serons pas trop longtemps arrêtés ici, la route est encore longue. Mais j'ai un stock de nautamines et la leçon de cette première étape c'est que je dois prendre ce médicament à la moindre alerte.
Bonsoir à tous Jean Louis
Good evening everyone,
Isn’t life great when put into port. Tonight we ate in a small restaurant in the harbour, a moment of true happiness. We docked at Port Ginesta, 10 miles south of Barcelona, at 7 p.m. this evening. It’s a very peaceful place; unfortunately I have another bit to go before I can do my final dialysis and hit my bunk. I can hardly wait. In the meantime, I will tell you about our crossing. Tuesday morning, after a night at the "La Gracieuse" moorings, which I spent mulling over the day’s events, I got up at 6.15 a.m. to disassemble the inverter. As promised, Richard came to collect me in his motor boat and we travelled up to Port Napoleon and back down again to collect the inverter of the camper van. Thanks again, Richard. Once we had installed the new inverter, ran the tests and tidied the boat, we lifted anchor at 9.55 a.m., escorted by Richard in his motor boat bidding us a final farewell. As we had to get out of the gulf of Fos first, we had to use the engine. The sea is calm, wind force 5 east south-east. We leave with the wind on the nose and we’re looking forward to passing the La Balancelle buoy to raise the sails and get a bit of south-westerly wind into our southern course. We negotiated the buoy, mainsail, mizzen and jib, the boat is heading straight for Barcelona. She finds it difficult; we are too much in the eye of the wind. I restart the engine, on idle speed, at 1500 revolutions. Now, it’s pure delight, the boat bounces from wave to wave, we are continuously sailing at 7 and 8 knots! This boat sails really well. On board, things are slightly less rosy. Everyone looks a little green around the gills. It’s time for my dialysis; I must go down to the lounge. I go to gather my bits and bobs from the captain's quarters and I know instantly that things are not going to end well. I feel nauseated. I get ready for my dialysis; I must concentrate on what I’m doing. I hook myself up the machine and despite the jolting of the boat it is a lot easier than I would have imagined. Though, I can feel that I’m going to get sick and grab the basin. It starts with a terrible hot flush, my shirt is soaked, large drops of sweat drip from my forehead and there we go, I bring up acid, it burns, not a good sign. Once, four times, five times. At the tenth time I can hardly bring up a single drop. I lie down like a gun dog, it passes a little. I must now drain the pouch to get the correct quantity I need to inject myself with, the bag is bopping up and down on the weight indicator and I am trying to read a weight that varies enormously, which is downright impossible. Let’s just say I’ve had enough. I clamp, I open the miniset and put my head back into the basin. That weight indicator, it’s the manipulation that does it. I reposition myself in my gun-dog-like position; it’s the only thing that brings me any relief. Now I must unhook myself. Under normal circumstances that only takes a minute. But sitting down is enough for me to end up with my head back into the basin again. I must lie down for 20 minutes before I can sit up really quickly, put on the mask, open the sachet, wipe my hands with a hydroalcoholic solution, unhook myself and put the cap back on before I have to throw myself back onto the basin. Seasickness, as long as you don’t have it you can manage and avoid it, basically by staying outside. But once it hits you it is very difficult to get rid of it. I spent the afternoon on my bunk bed as I was simply incapable of getting up. I dread the next dialysis which is approaching very quickly. These dialyses are like climbing Mount Everest. When you get sick and are incontinent, one has to urinate at the same time, so my situation becomes apocalyptic. I feel really unhappy, am at my wits' end, I feel like crying but I am not alone. I know however that it would do me the world of good because it would release some of this suffocating tension. I shed 3 or 4 tears into my sleeve and feel a little better.
Why did I put myself in this situation? Another one of my impracticable challenges! Surely, I would be far better off catching some trout in the river near me. I would give anything to be elsewhere. I call myself an imbecile. I have always known that I easily get sick on a boat. I knew it would turn out badly when I had to do the dialysis but I quickly blacked it out not to have to deal with a problem that seemed so insurmountable.
It’s night time; I must call Pierre-Yves to reassure the team on shore. I connect the Fleet, it’s a fantastic device. I talk in the cockpit for 5 minutes. It takes a lot of effort and as soon as I hang up I have to pay a heavy price, I must once again use the basin.
I am exhausted. I lie down and sleep a little. When I wake up I feel better. There is less wind, it has turned to the south and we have 16 to 17 knots on the nose. The waves are not as high and the boat does not make as many summersaults. I try to drink a sip of water, and this time around it doesn’t come up straight away. I get up; tidy all the mess of my successive dialyses and go to join Jacky in the cockpit who is on watch. Christophe is sleeping in his bunk. I ask Jacky if there are any grapes left. It’s fresh, that will do me some good. A little glass of water with a drop of wine and I go back to bed. I finally rest. Around 3 o’clock in the morning, I climb into the cockpit and send Christophe to bed. It’s useless standing watch in the middle of the Gulf of Lyon where there are no boats anyway. The radar is in watch mode. At the slightest danger, and far more reliably than any man standing watch ever could, it will give me a warning. In the early hours of the morning, I can no longer sleep as we are approaching the Spanish coast and the trawlers are out. The sea-watch area must constantly be repositioned and all the routes must be watched continuously. I avail of the fact that my mobile phone is working again to check my e-mails. I have 7 e-mails. That’s more than I can cope with and I immediately pay the price for this excess by making another dash for to the toilet. Yet, the sea is very calm but I am still suffering the consequences of that dreadful day yesterday. I’ll try and take a Nautamine [anti-seasickness] tablet but feel incapable of fetching one from the shipboard pharmacy. Jacky offers to get one for me and I take a tablet with a tiny sip of water. Amazing! It has an almost instant effect and half an hour later, I feel completely cured, I can finally tidy myself up a bit, brush my teeth and put on some scent. It’s so nice to be alive! Today was complete shit and I won’t forget it in a hurry. I discovered a little tear in the bolt rope at jib-armour level. That has to be fixed before we set sail again. Dr. Verger, my nephrologist, wants me to call in to the hospital in Barcelona for some analyses after the difficult hours I put in. I hope we won’t be delayed for too long here as we have a long road ahead. But I have a stock of Nautamine and the one lesson I learned during this first stage is that I will have to take this medication at the first signs of seasickness.
I wish you all a pleasant evening, Jean Louis
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"Toute l’équipe d’infirmières de l’unité de dialyse péritonéale de Pontoise se joint à moi pour vous souhaiter bonne route et le succès dans votre aventure. Nous vous remercions aussi au nom de tous nos patients à qui vous donnez l’exemple du courage et de l’enthousiasme qu’il faut savoir conserver. Dr Christian Verger" Envoyé par Verger Christian le 05-10-2009 à 16:12
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"Le module de commentaires fonctionne correctement. Je peux y lire les messages qui y sont laisser. Il indique même la date et l’heure de l’envoi." Envoyé par Christophe le 06-10-2009 à 09:04
Sat, 10 Oct 2009 09:46:00 GMT - HARMATTAN 37° 20’,634 N 00°56’,316W
Sat, 10 Oct 2009 09:46:00 GMT - 37° 20’,634 N 00°56’,316W
Bonjour à tous, Buenos dias plus exactement !
Quelle belle journée qui s’annonce encore ce matin !
L’ambiance à bord est excellente, la toilette est faite, tous les hublots et les panneaux de pont sont ouverts et un petit courant d’air frais traverse le bateau. Cela sent bon l’eau de toilette et il y a de la musique Ibérique avec beaucoup de guitare et des « micolassccssonne ».
Depuis que nous sommes partis de Barcelone avant-hier soir, c’est calme plat et moteur. Que cela fait du bien, c’est enfin un peu de repos. Après ces 3 derniers mois qui ont été une véritable course contre la montre pour partir à la date que je m’étais fixé, après tout ce stress accumulé, la pression retombe.
Hier j’ai pu enfin rattraper le retard dans mon travail de deuxième urgence et aujourd’hui c’est repos. A part vous écrire ce petit mail, je n’ai rien d’urgent à faire et je vais en profiter pour glander un peu.
Nous sommes actuellement au sud est de l’Espagne, au large de Aguilas. Cette nuit nous sommes passés au large d’Alicante et ce soir nous passerons Almeria.
Nous naviguons en suivant la côte Ibérique, tirant tout droit de cap en cap, ce qui nous fait passer au large, entre 20 et 50 milles nautiques de la côte (40 à 100 kilomètres)
C’est étonnant, il y a très peu de bateau dans ces parages. Encore une fois, cette nuit nous avons tous dormis comme des bébés. Aucune alarme collision, nous avons l’impression d’être seuls en mer. Depuis Barcelone, la seule route maritime que nous avons croisé, c’est Valence – Palma de Majorque, le reste du temps nous apercevons parfois un cargo au loin mais jamais sur notre route.
Sur beaucoup de bateaux, il faut effectuer des quarts. C'est-à-dire qu’en permanence, un équipier doit rester dans le cockpit pour veiller. C’est même règlementairement obligatoire. A l’époque où l’on vie, je trouve que la sécurité ne doit plus passer uniquement par un homme de quart. Combien de fois des accidents ont eu lieu parce que l’homme de quart s’est endormi.
Par ailleurs, l’électronique est tellement plus performante par rapport à un l’homme qu’une électronique de sécurité devrait être obligatoire dans tous les bateaux qui vont au large.
Harmattan c’est une merveille de technologie. C’est même un univers, une machine entièrement automatique qui a une autonomie de fonctionnement. Ce qui compose cette machine, ce sont quelques organes essentiels : Un très bon moteur, pas très gourmand et capable de tourner plusieurs jours d’affilé sans fatiguer, une cartographie, un GPS, un pilote automatique performant, un bon radar et un système d’alarme permettant d’alerter l’équipage du risque de collision et de la sortie de route.
Equipé comme cela, la veille devient inutile en haute mer et la navigation en solitaire réalisable. Par contre, en parcours côtier ou dans des endroits encombrés, la veille est obligatoire car les alarmes sont permanentes.
La cambuse commence à se vider, il faut aller au fond des équipets pour trouver des boîtes de conserve oubliées. Ce midi c’était lentilles, petits gésiers d’oie en confit. Très bon.
Pour ce soir nôtre repas vient de monter à bord sous forme d’une petite bonite de 52 centimètres pour 3 kilogrammes. Jacky va nous préparer des steaks de thon à la sauce tomates accompagnées de riz blanc.
Ah ! Il faut que je vous parle de Louisette. En fait, officiellement nous sommes trois à bord mais dans les faits nous sommes quatre. Nous avons un passager clandestin. Plus exactement nous avons une passagère clandestine. Ce sont les hasards de la vie. Hier midi, pendant le déjeuner, nous étions à une centaine de kilomètres des côtes et Christophe se demandait si la mouche qui l’agaçait était montée à bord à Barcelone ou bien si elle avait volé jusqu’à nous. Je lui raconte alors que souvent il m’est arrivé de recueillir, très loin des côtes des petits oiseaux des bois égarés en pleine mer. - « Tien un pigeon ! » dit Jacky au même moment En fait une petite tourterelle à col noir vient de se poser sur le pont. Pas plus grosse qu’une ablette, elle est épuisée. Nous la baptisons immédiatement. Louisette ! Nous lui offrons du pain, de l’eau dans une petite soucoupe mais elle n’a qu’une idée : dormir.
Cela fait plus de 30 heures quelle est avec nous, elle à compris que nous ne lui ferons pas de mal. Elle s’est appropriée l’espace sous la trinquette. On peut s’approcher très prés, à moins de 10 centimètres. Si vraiment on la surprends, elle s’envole et revient se percher un peu plus loin.
Bon ben voilà, maintenant c’est l’heure de la sieste, je vais vous laisser ; A bientôt Jean Louis
Hello everyone, or rather Buenos Dias, to be precise!
What a nice day it is promising to be!
The atmosphere on board is excellent, I have washed myself, all the deck’s portholes and panels are open and there is a fresh breeze blowing over the boat. There is a nice smell of eau de toilette and we’re travelling to the sound of Spanish music with plenty of guitars and “micolassccssonne “
Since we left Barcelona the night before last, the sea has been completely still and we had to rely on the engine. It does us the power of good, as finally we get some rest. After these last three months which have been a real race against time to get everything ready by the day I had set for myself, after all the pinned up stress, the pressure drops.
Yesterday, I have finally been able to catch up on some slightly less urgent work and today I can rest. Aside from sending you this e-mail I have no other pressing matters things to attend to and I’m going to avail of the opportunity to loaf about a little.
We are currently in the south-west of Spain, off Aguilas. During the night we sailed past Alicante and tonight we’ll pass Almeria.
We are sailing along the Iberian coast, straight from cape to cape, which allows us to stay out on the open sea, between 20 and 50 nautical miles (40 to 100 kilometres) away from the coast.
It is amazing; there are very few boats in these waters. Last night we, once again, all slept like babies. No collision alerts, it’s as if we’re all alone at sea. Since we left Barcelona, the only shipping lane we crossed was the lane between Valencia and Palma de Mallorca, other than that we saw the odd cargo vessel now and again but never met one on our lane.
On many boats, the crew must stand watch. Which means that one of the crew members must be in the cockpit at all times to keep a close eye on what is going on. From a regulatory point of view it’s even compulsory. In this day and age, I feel that safety should no longer be the responsibility of one watchman. How many accidents have taken place because the watch fell asleep.
What’s more, electronics are far more efficient than man, so, an electronic safety system should be compulsory on all boats sailing the open sea.
Harmattan is a marvel of technology. You could call her a universe, a fully automated machine that can function all by itself. This piece of machinery has a number of essential components: An excellent engine that doesn’t use too much energy and that can tirelessly run for several days on end, cartography, a GPS, an efficient autopilot, a good radar and an alarm system that warns the crew if there is any danger of a collision and how to get out of the way.
With this type of equipment there is no need to keep watch on the open sea and solo voyages are practicable. On the other hand, when sailing along the coast or in congested waters, watch must be kept all the time because the alarm would go off constantly.
The storeroom is running low; we must really search now to find a few forgotten tins of food. For lunch we ate lentils and goose-gizzard confit. Delicious!
Our evening meal landed on board in the form of a small 52-centimetre long bonito, 3 kilos in weight. Jacky is going to cook us tuna steaks in tomato sauce with white rice.
Aha! I must tell you about Louisette. Officially, there are three of us on board but in actual fact there are four. We have a stowaway. A female stowaway, to be precise. These are some of life's ups and downs. Yesterday during lunch, we were sailing some one-hundred kilometres off the coast and Christophe was wondering whether the fly that had been annoying him joined us in Barcelona or whether it had flown all the way to meet us. I told him that, on occasion, I have had the pleasure of welcoming little wild birds on board who were wandering across the open sea, miles away from any coast. “Look a pigeon!” says Jacky at that precise moment in time And indeed, a little black-collared turtledove was sitting on our deck. Not much bigger than a bleak, it was completely exhausted. We christened her immediately. Louisette! We offered her bread and water on a little saucer but she had only one thing in mind: sleep.
It has been 30 hours now since she came to join us; she has realized that we don’t mean her any harm. She has taken up lodgings under the forestaysail. We can get really close to her, at less than 10 centimetres. If we really catch her unawares, she flies off and simply perches a little further away.
Well, time for a siesta now, I shall leave you, Talk to you soon, Jean Louis
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"Bon Voyage pour cette première étape." Envoyé par Didier le 06-10-2009 à 10:31
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""Un mouillage rouleur"... rien ne vaut une mer de soie ? Enfin je dis ça, j’en ai jamais connue ;-) Bon voyage et à très bientôt sur la terre ferme." Envoyé par AF le 06-10-2009 à 13:03
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"Un grand applaudissement des deux main pour vous et pour l’équipe qui vous a permis de mettre ce projet sur pied.
Bon vent, bonne transat, Foucault" Envoyé par Foucault le 06-10-2009 à 18:20
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"Salut Jean-Louis, il l’a dit, il le fait, t’es un costaud. J’ai échoué dans mon premier message ’avant ton départ) mais j’ai un gendre sympa qui m’a conseillé. J’ai compris que la terre ferme n’est pas la mer, bon vent, pas le même qu’à Revel (en rafale). Souhaite un grand bonjour à Jacky. Jannick " Envoyé par caillet le 07-10-2009 à 12:46
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" s@lut a tous
j’espere que vous aller surper bien moi ouai aujord’hui j’ai rendu mon exposer mais il est pas super mais bon en tout qu’a je penser très fort a vous trois même si je ne connais pas le troisieme bon salut moi papa je vais faire ma soirée je te raconterai comment ça c’est passer je vous adore
et papa jet’aime " Envoyé par Juli@ le 07-10-2009 à 19:00
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"Salut l ami, j espere que tu as fait bonne route jusqu a Barcelone. Je viens de terminer mon stage de formation intensive de bagnard casseur de.. lest dans les fonds du Sagar, en debut de siecle, apres un tel entrainement j aurais ete pret a postuler pour un poste de chef d equipe au bagne en Guyane.. j espere que tes problemes d onduleur et de pesees pour liquides de dialyse sont regles, pour la pesee une suggestion : essaie de te procurer a Barcelone un "peson" a pendre. En y accrochant un filet pour mettre les poches a peser, ca balancera mais ca pesera de facon exacte.. Encore bravo pour la perseverance et l exemple, tes enfants et ton epouse peuvent etre fiers de toi, continues !! bon vent et bonne mer a tous les 3 a bord de l Harmattan, amities, JL
PS: Fais Ch.., maintenant je mange tout seul le soir ..! et puis je n ai plus d echo de qualite pour critiquer Adolf dit CCH.." Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 08-10-2009 à 02:28
Sun, 11 Oct 2009 09:29:00 GMT - En mer d'Alboran 36°23’262 N 003°44’375 W
Sun, 11 Oct 2009 09:29:00 GMT - 36°23’262 N 003°44’375 W
Bonjour à tous,
Grande forme ce matin, chaud bouillant. Encore du beau temps au sud de l’Espagne, nous sommes en plein milieu de la mer d’Alboran, au sud est de Marbella. Nous serons ce soir à Gibraltar où nous allons certainement jeter l’ancre. Nous devrions rentrer dans la baie d’Algésiras aux alentours de minuit.
La mer est plate, la nuit a été longue et reposante. Il y a un instant une bande de dauphins sautaient joyeusement sur une mer d’huile.
Hier après midi nous avons péché deux daurades coryphènes. Nous avons gardé la première et rendu sa liberté à la seconde. Elles faisaient toutes deux 60 centimètres. C’est très beau ce poisson, quand on le sort de l’eau il brille de toutes les couleurs de l’arc en ciel. Ce midi c’est donc daurade au menu.
Ce matin nous sommes un peu tristes car Louisette nous à quitté dés l’aube. Après avoir passé deux jours à bord nous nous y étions habitués. Nous sommes contents cependant qu’elle ait récupéré assez de force pour continuer son voyage.
Pour l’instant tout se passe bien, nous sommes exactement conformes au planning prévisionnel.
Hier soir mon téléphone cellulaire m’a lâché, il ne veut plus se mettre en marche et 3 minutes plus tard, c’était le tour de l’ordinateur de bord qui a rendu l’âme alors que nous l’avions entièrement révisé la semaine précédent le départ. Quelle poisse ! Ca fâche. Heureusement que j’ai le Fleet 150 et un petit net book de secours.
Ce matin il fait très beau, pas de vent, nous sommes très au large de la côte, alors j’ai fait ma première dialyse dans le cockpit, en extérieur. C’est beaucoup plus agréable et cela m’a permis de prendre mes marques pour le cas où le temps rendra celle ci impossible en intérieur.
Quand je pense qu’il y a trois mois j’avais 90 ans et que j’étais incapable de marcher 100 mètres sans devoir me reposer, je me dis que j’ai beaucoup de chance et que la vie est belle. Depuis de nombreuses années je pensais que ma vie serait finie le jour où je serais dialysé, et que je serais en prison à mon domicile. En fait, je vie comme avant, j’ai la même liberté, très peu de contrainte et je me demande pourquoi cette méthode de dialyse n’est pas plus répandue, pourquoi la plus part des dialysés ont la contrainte d’aller à l’hôpital un jour sur deux ?
A bord tout est calme, Jacky bouquine, Christophe trie ses photos ( il « édite » nous dit il) et le bateau marche tout seul. Nous avons déjà parcourus 427 milles depuis Barcelone et il nous en reste 77 à faire. Le moteur est à 1900 tours et nous marchons à 6,8 nœuds.
Je vais vous laisser là car il faut que je me mette dans les guides nautiques, Gibraltar, Tanger, le Maroc … Avant d’arriver, il faut se documenter et avoir une bonne idée de où l’on va mettre les pieds.
Bon dimanche, à bientôt Jean Louis
Hello everyone,
In great form this morning, roasting hot. More nice weather in the south of Spain, we are right in the middle of the Alboran Sea, south-east of Marbella. Tonight we’ll get as far as Gibraltar where we’ll definitely drop anchor. We’ll reach the Bay of Algeciras around about midnight.
The sea is calm, the night long and peaceful. All of a sudden we spot a school of dolphins happily diving through a perfectly still sea.
Yesterday afternoon we caught two red sea breams. We kept one but set the other one free again. They both measured 60 centimetres in length. It’s a stunning fish; when you take it out of the water it shines like the colours of the rainbow. So for lunch, we’re going to have sea bream.
This morning we’re all a little sad because Louisette left us at dawn. Having had her with us on board for two days, we had gotten used to her company. Nevertheless, we are delighted that she has recovered well enough to continue her journey.
At the moment, everything is progressing well, we are exactly on schedule.
Last night, my mobile phone left me down, it won't turn on again and 3 minutes later, the shipboard computer gave up the ghost, even though we had completely overhauled it the week before we left. How unlucky! It would make you mad. Luckily I have the Fleet 150 and a little emergency netbook.
The weather is glorious this morning, no wind; we are very far off the coast, so I did my first dialysis in the cockpit, outside. A far more pleasurable experience as I can now take my marks for when the weather will make it impossible to do so inside.
When I think about the fact that I celebrated my 90th birthday three months ago and that I was incapable of walking 100 meters without having to take a rest, I say to myself that I have been very lucky and that life is great. For years I thought that my life would be over once I had to resort to dialysis and that I would be imprisoned in my own home. In fact, I carry on like before, I still have the same amount of freedom, very few constraints and I wonder why this dialysis method is not more widespread, why do so many dialysis patients have to suffer the inconvenience of going to some hospital every second day?
On board everything is peaceful, Jacky is reading, Christophe is sorting his photographs (“editing” as he calls it) and the boat is sailing all on her own. We have travelled 427 miles since we left Barcelona and we still have another 77 miles to go. The engine is running at 1900 revolutions and we’re moving along at 6.8 knots.
I’m going to leave you now as I must spend some time perusing the nautical guides, Gibraltar, Tangier, Morocco…. Before we reach our destination we’d better be informed and have some idea of where we’re going.
Mon,12 Oct 2009 10:03:00 GMT - Dans le Détroit de Gibraltar 36°7’ N 5°22’ W
Mon,12 Oct 2009 10:03:00 GMT - 36°7’ N 5°22’ W
Bonjour à tous, Good Morning, Buenos Dias, Salam aleckoum (C’est peut être pas la bonne orthographe)
Et oui, ce matin c’est un grand moment de navigation entre Gibraltar, l’Espagne et le Maroc. Il est 11 heures en France et 11 heures à l’heure du bord. Nous venons de partir de Gibraltar.
Nous sommes arrivés à 0 heure 45, au milieu de la nuit. Très impressionnant ce roc gigantesque au bord de cette grandiose baie d’Algésiras. Des cargos ancrés dans tous les sens avec à chaque fois un plus petit sur leur flanc en train de transvaser les marchandises.
Quel bonheur de couper le moteur après presque 80 heures de navigation ininterrompue. Juste le temps de s’endormir et réveil en fanfare par la police Anglaise qui nous demande de mouiller 500 mètres plus loin dans les eaux Espagnoles. Une demi-heure d’activité et à nouveau les bras de Morphée, bercé par un petit roulis, dans un silence inconnu depuis plusieurs jours.
Les moments marquants de la journée d’hier ont commencés par une grosse fâcherie. Pour vous faire ce mail, je tape sur mon net book puisque l’ordi du bord m’a lâché. Je prépare le mail sur Word et ensuite je me mets sur Internet pour faire un copier/coller et l’envoyer. J’avais laissé le câble réseau du Fleet 150 branché. Puis j’envoie le mail et je vérifie ma consommation. HORREUR ! J’ai consommé 50 Mégas. J’ai pourtant pris soin de désactiver les mises à jour automatiques et je n’ai pas de programme qui tourne en tâche de fonds. A 13,5 dollars HT le méga cela fait quelques centaines d’Euros qui s’envolent en fumé inutilement. Je n’aime pas le gâchis et cela me fâche. Mauvaise matinée. C’est un piège ce Fleet, il faut prendre soin de débrancher le câble réseau et ne le connecter que très brièvement pour envoyer un mail. Encore une chose qu’il faudra résoudre pendant mon arrêt aux Canaries.
Hier après midi nous avons été éblouis par le spectacle que nous ont donné les dauphins. Comme dans les marinelands ils sautaient verticalement et restaient un instant debout sur leur queue. Très beau, je n’avais jamais encore vu cela en pleine mer.
Puis en arrivant près de Gibraltar, la mer a commencée à se creuser, des moutons se formaient, pas étonnant, 3 nœuds de courant contraire. Sortir de Méditerranée est toujours beaucoup plus difficile que d’y rentrer car l’évaporation de l’eau dans cette mer fermée n’est pas compensée par le débit des rivières. De ce fait il y a une différence de hauteur d’eau entre celle ci et l’océan qui peut atteindre 3 mètres, provoquant un courant d’eau entrant en Méditerranée qui peut atteindre 6 nœuds !!!!!
Ce matin, nous pensons rester à Gibraltar car il faut faire du gasoil et nous avons vu sur le guide nautique qu’à Tanger c’est avec les jerricans. Nous rapprochant du quai des douanes et de l’immigration, le pompiste nous hèle, nous proposant de faire le plein immédiatement. Nous sautons sur l’occasion. 345 litres à 0,51 € le litre ! C’est deux fois moins cher qu’à Barcelone. Nous en profitons pour faire le plein d’eau, c’est compris dans le prix. Ainsi ravitaillés nous n’avons plus rien à faire à Gibraltar car nous n’avons tous qu’une idée en tête, c’est la visite de Tanger.
Aussi nous voilà dans le détroit. C’est un endroit difficile, un grand moment de navigation. Je vais donc vous laisser là pour m’occuper du bateau. A demain Jean Louis
Good Morning, Bonjour, Buenos Dias, Salam aleckoum (the spelling might be a bit off here) everyone!
And yes, this is the morning where we’ll be sailing between Gibraltar, Spain and Morocco. It is 11 o’clock in France and 11 o’clock on the ship’s clock. We have just left Gibraltar.
We arrived at 0:45 hours, in the middle of the night. Very impressive this gigantic rock in this awe-inspiring Algeciras Bay. Cargo vessels are anchored in every direction, each one with a smaller vessel alongside it, busily transferring all the goods.
What a relief it was to be able to turn off the engine after having sailed non-stop for 80 hours. We had just fallen asleep when we were woken up to the fanfare of the English police who told us to move 500 metres up into Spanish waters. Half an hour of hustle and bustle later, we once again found ourselves in the arms of Morpheus, rocked by a little roll, amidst a silence we hadn't experienced for several days.
Yesterday started off with me getting into a really bad mood. To send you this mail, I type on my netbook as the shipboard computer left me down. I prepare my e-mails in Word and then I get onto the Internet and do a copy/paste and, off they go. I had left the Fleet’s network cable plugged in. Once I’ve sent my e-mail I check the number of megabytes I have used. SHOCK HORROR! I had used 50 Megabytes. I knew for a fact that I had deactivated my automatic updates and I do not have a programme that runs background tasks. At 13.5 dollars excl. tax per Megabyte, it meant that a few hundred euro had just needlessly gone up into smoke. I hate waste and it makes me cross. A bad morning! This Fleet is a bit of a trap, you must make sure that you disconnect the network cable and only plug it in briefly when you want to send an e-mail. Another thing I’ll have to sort out during our stop-over on the Canary Islands.
Yesterday afternoon we were really dazzled by a dolphin spectacle. As they do in the aquatic parks, they jumped up vertically and stayed up on their tails for a moment. Stunning, I had never seen that on open sea before.
Then, when we approached Gibraltar, the sea began to get choppier, white horses appeared, nothing too dramatic, 3 knots of counter current. Getting out of the Mediterranean Sea is always a lot harder than sailing into it because the water evaporation in this enclosed sea is not compensated by the flow of rivers. As a result, there is a level difference between the water in this sea and the ocean which can reach up to 3 meters, causing a current of water entering the Mediterranean which can, at times, be 6-knot strong!!!!!
This morning, we’re thinking of staying in Gibraltar because we need gasoil and we read in the sailing guide that tanking up in Tangier is done by jerrycan. With customs and the immigration service approaching on the pier, the fuel attendant called out to us and offered to refuel the boat immediately. We grasp the opportunity with both hands. 345 litres à € 0.51a litre! Twice as cheap as in Barcelona. We avail of the opportunity to stock up on water, it’s included in the price. Refuelled and stocked up with water, we have no further business in Gibraltar as we have only one thing on our minds and that is to visit Tangier.
So, there we are in the Strait. It’s a difficult spot, one of the great moments in navigation. So, I’ll leave you now and shall go and see to my boat. Talk to you tomorrow, Jean Louis
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"Courage, courage !!!!" Envoyé par Christophe le 08-10-2009 à 16:19
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"Bravo pour avoir passé la première épreuve qui n’était pas mince. Une petite correction pour mes collègues qui seraient étonnés sinon : il n’est pas nécessaire d’être aussi précis pour la purge des poches...mettez le peson au placard et ne l’utilisez plus ! Il suffit de compter 10 secondes pendant la purge et c’est assez précis. Bon courage pour la seconde étape et tous mes voeux de bonne mer et bon vent. PS : Je suis très heureux de l’accueil très efficace que vous ont réservé mes collègues néphrologues de Barcelone. Je leur rends hommage d’autant plus qu’ils sont très occupés. Ils m’ont envoyé vos examens, vous restez "bon pour le service.."" Envoyé par Verger Christian le 08-10-2009 à 17:24
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"quel dommage qu’on n’a pas pu se voir plus longtemps. pour tout ceux qui veulent voir JL quand le HARMATTAN s’est arrêté le long du LARGYALO en hauteur de Barcelone: www.news-of-largyalo-and-crew.blogspot.com On te suit de près, t’envoie mille bises et on SAIT que tu réussiras!" Envoyé par Petra la grande allemande le 08-10-2009 à 21:29
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"Bon courage à vous cher Jean Louis,un véritable espoir pour tous nos malades dialysés de part le monde." Envoyé par Attou le 09-10-2009 à 16:36
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"Salut Jean-Louis, Dur, dur pour un homme mais je te connais tu vas surmonter ça. C’est comme le mal joli, une fois passé la vie à bord reprend ses droits. Nous vivons dans la dualité, c’est ce qui permet de comparer. Tu as connu le moche, tu auras le beau après le franchissement de la ligne d’arrivée. Se sera alors "que du bonheur" comme dirait quelqu’un de ma connaissance. Michèle et moi t’embrassons, sache que plein de personnes pensent à toi." Envoyé par caillet le 09-10-2009 à 18:25
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"Nous vous suivons avec beaucoup d’admiration dans cette magnifique et courageuse aventure. Quel force et quelle volonté ! Au plaisir de lire vos prochains posts " Envoyé par dave et krys le 09-10-2009 à 23:18
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"Bonsoir,
quelle activité sur ce blog, vous n’avez plus qu’à l’alimenter comme promis. Je tiens à vous présenter à nouveau toute mes félicitations pour ce magnifique projet mené à bien à 80% (partir avec un bateau prêt et un équipage sur-motivé représente l"essentiel de la traversée).
En tout cas pensez bien à nous qui sommes abonnés au flux RSS de vos aventure et qui ne supporterons pas deux jours sans nouvelles.
A nouveau : Bon vent, bonne mer Foucault" Envoyé par Foucault le 09-10-2009 à 23:44
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"La première épreuve est franchie non sans mal mais il semblerait qu’une fois amariné une bonne partie des difficultés disparaitront . Courage et persévérence il faut gravir les marches une à une ! Jean-christophe" Envoyé par jean-christophe le 10-10-2009 à 09:19
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"salut moi je vais tres bien j’ai fait ma pyjama party ont s’est couchées à 2h on a fait une boom !!
trop bien la soirée avec mes cops
PS: j’ai eu 19/20 en Anglais
signer Juli@" Envoyé par juli@ le 10-10-2009 à 15:28
Tue, 13 Oct 2009 08:59:00 GMT - HARMATTAN à TANGER 35°47’ N 5° 47’ W
Tue, 13 Oct 2009 08:59:00 GMT - HARMATTAN in TANGIER 35°47’ N 5° 47’ W
Bonjour à tous,
Nous voici à Tanger, à la sortie du détroit de Gibraltar.
Facile à passer ce détroit, on m’en avait parlé comme extrêmement difficile, mais il est très large (8 milles, une quinzaine de kilomètres) et le trafic n’est pas très dense. J’imaginais quelque chose comme le détroit de Messine mais ce n’est pas du tout cela, c’est beaucoup plus simple. Le détroit de Messine est très étroit et le trafic d’une densité qui n’a rien à voir avec ici.
Le goulet a un effet venturi et au milieu le vent est monté à 27 nœuds alors qu’il n’était qu’a une quinzaine de nœuds de part et d’autre. La mer très formée dans le passage avec beaucoup de moutons, tout cela du fait d’un courant de 2,5 nœuds contre le vent.
Arrivé difficile à Tanger, le port est avant tout un port commercial et un port de pèche. Le quai réservé aux plaisanciers de passage peut contenir seulement deux bateau et est situé dans l’entré du port. C’est complet !
On nous fait signe de se mettre à couple d’un Gibsea d’environ 55 pieds. Très difficile, il faut jeter l’ancre dans l’entré du port et reculer alors que le vent est de travers. Tout le monde s’y met, et on fini par être à couple. Quelle suée. Quels moments de stress. J’ai toujours peur d’abimer mon bateau. Autant Harmattan est super en haute mer, autant il n’est pas manœuvrable dans les ports. C’est l’incidence de la quille longue.
A peine remis de mes émotions, le capitaine du Gibsea me dit qu’ils s’en vont dès qu’on leur rend leurs passeports et qu’il va falloir à nouveau manœuver. C’est un couple avec trois enfants, en attendant on lie connaissance et après une demi-heure tout le monde se retrouve sur Harmattan, on échange des adresses puis c’est l’heure de se quitter, manœuvre et nous voilà enfin à quai, solidement amarré face au vent sur la jetée en face par une aussière de plusieurs dizaines de mètres.
Il est tard, il faut se dépêcher de descendre l’annexe pour mettre la passerelle à poste. Ensuite c’est la visite rituelle à la police où l’on me donne des « Permis d’escales » en échange de nos passeports puis visite aux douanes avant d’être enfin libre de circuler dans la ville.
Il y a déjà ce port de pèche, c’est un amoncellement de chalutiers en bois avec ces avants très haut et pointu, les peintures sont défraichies et il y a beaucoup de rouille. Cela sent le poisson et beaucoup de marins attendent ici ou là. On comprend tout de suite que nous ne sommes plus dans l’agitation permanente des pays européens. Ici tout le monde a le temps.
Il est 21 heures déjà, nous partons à pieds dans la médina. Ce n’est pas touristique ici, comme dans toutes les médinas, les rues sont étroites, un peu crasseuses, il y a plein de boutiques et j’aime observer la vie qui anime ces quartiers. Certaines boutiques sont toutes petites, elles offrent quelques crêpes, des amandes et des pistaches. Dans d’autres ce sont des cuirs et puis il y a les cafés ou sont assis essentiellement des hommes. Quand même ici il ya quelques femmes, pas de jeunes filles mais quelques femmes d’âge mûr avec leur mari. Les temps changent.
Nous rentrons dans un restaurant « La Mamounia ». Nous sommes assis sur des banquettes très basses et des petits tabourets et dégustons le menu local, soupe, pastilla, couscous au poulet et pâtisserie.
Ce matin il faut s’occuper du bateau, jeter les poubelles, solutionner les problèmes de connexion pour avoir l’électricité, faire l’inventaire, faire les courses, nettoyer le bateau, faire les lessives ……
Nous espérons repartir ce soir.
A bientôt Jean Louis
Hello everyone,
We are in Tangiers, at the exit of the Strait of Gibraltar.
This Strait is easy to negotiate, I had been told that it was really difficult, but it’s very wide (8 miles, 15 kilometres roughly) and there isn’t a whole lot of traffic. I was imagining something like the Strait of Messina, but not so, it’s far easier. The Strait of Messina is very narrow and there’s an extraordinary amount of traffic.
The narrow gap is a bit like a Venturi tube where the wind has increased to 27 knots even though it was only about fifteen knots on either side. During the crossing, the sea is very swollen and there are loads of white horses, all on account of the 2.5-knot counter current.
The arrival in Tangiers was difficult; the port is first and foremost a commercial port and a fishing port. The quay for amateur yachtsmen can only accommodate two boats and is located at the entrance of the port. Needless to say, it’s full!
We are signalled to double-moor along a Gibsea measuring about 55 feet. Very difficult, we have to drop anchor at the entrance of the port and then reverse with the wind on the beam. Everyone pulls up their sleeves and we end op double-moored. Talk about breaking out in a cold sweat. A most stressful experience. I’m always afraid to damage my boat. Even though Harmattan is a star at high sea, manoeuvring her in the harbour is quite a challenge. That’s because her keel is so long.
No sooner had I recovered from that ordeal or the captain of the Gibsea told me that they were going to move on as soon as they got their passports back, so we had to start the whole operation all over again. Our neighbours were a couple with three children; we decided to introduce ourselves and half an hour later everyone was on Harmattan. Once we had exchanged addresses, it was time to part company and to embark on some more manoeuvring. So now we are finally moored, all by ourselves on the jetty, straight into the wind and right across from a hawser, tens of metres long.
It is late; we’ll have to get our skates on to lower the dinghy so that we can put the gangplank in place. Then it’s time for the traditional call on the police where I’m given my “Docking Permit” in exchange for our passports and then we visit Customs so that we are free to move around the city.
An old fishing port, there are heaps of wooden trawlers with very high, pointed bows, the paint is flaking and there is quite a bit of rust to be seen. It smells of fish and there are loads of seamen hanging about. It doesn’t take us long to realize that we have left the hustle and bustle of the European countries behind. Here, everyone has plenty of time.
It’s already 9 o’clock at night and we walk to the medina. It’s not at all touristy here; like in any other medina, the roads are narrow, a little grubby, there are loads of shops and I love watching life going by in these areas. Some shops are tiny; they sell some pancakes, almonds and pistachio nuts. Other shops sell leather goods and then there are cafes, mainly frequented by men. There are some women here though, not young girls but ladies of a more mature age, who are there with their husbands. Times are changing.
We go into a restaurant called “La Mamounia”. We sit on very low wall seats, and little stools and sample the local menu, soup, pastilla [meat pie], couscous with chicken and some patisserie.
This morning, we’ll have to tend to the boat, empty the bins, solve the connection problems so that we have power, do a stock-take, some shopping, clean the boat, laundry……
We hope to leave again tonight.
Talk to you soon, Jean Louis
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"salut jean-Louis, Heureux de savoir qu’il ne se passe rien. Bonne fin de journée Jannick" Envoyé par jannick le 10-10-2009 à 16:53
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"Comment se porte l’équipage, le cap’tain ainsi que que ....Louisette Amitiés Jannick" Envoyé par jannick le 11-10-2009 à 09:46
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"Station Film,understand allow good method degree escape wear feel warm annual note away pass where fund branch high percent daughter advance flight manner religious replace improve act useful speaker continue almost health into deal creation bridge male court choice lot race considerable institution firm aim jump stone list think weight variation extend ministry level insurance never urban style temperature pocket require where white talk constant watch tradition notion side check atmosphere growing king ground income distribution child result provide withdraw influence able dark situation " Envoyé par diet drink le 30-11-2010 à 13:34
Wed, 14 Oct 2009 10:59:00 GMT - Au large de RABAT 34°36’62 N 07°06’81 W
Wed, 14 Oct 2009 10:59:00 GMT - 34°36’62 N 07°06’81 W
Bonjour à tous,
Quelle nuit !
Après les courses, les lessives, récurage du capitaine, de l’équipage et du bateau nous partons enfin. Il est 18 heures TU, 20 heures en France. La nuit commence à tomber.
Les Marocains sont sympas, ils nous aident à libérer le bateau. Jacky est à l’avant, il s’occupe de remonter l’ancre. Je fais l’aller et retour entre la pointe avant et le cockpit pour mettre un peu de moteur face au vent et contrôler l’arrivé de l’ancre à bord. C’est difficile et nous voyons apparaître des gros cordages et un vieux pneu, le tout entouré de grandes feuilles de plastique. Jacky attaque au couteau pendant que je maintiens le bateau dans la passe. Après un quart d’heure d’efforts nous voilà enfin libérés. Jacky n’a plus qu’à aller se laver.
Le vent souffle 20 nœuds d’Est, c'est-à-dire que nous allons être vent arrière. J’ai décidé de monter les voiles dans l’avant port pour ne pas être trop secoué. Une fois les voiles à poste, il faut virer de bord. C’est musclé, le bateau se couche et puis il part comme un boulet de canon. Nous sommes très rapidement à 7 nœuds auxquels il faut ajouter 2,5 nœuds de courant favorable. La côte défile et c’est bon. Puis rapidement le vent tombe à 15 nœuds. Au portant ce n’est pas beaucoup. Nous arrivons au cap Spartel, la sortie du détroit de Gibraltar et l’entrée dans l’Atlantique. Le vent se renforce et monte à 30 nœuds, puis 34. C’est violent mais la mer est plate.
Il va falloir empanner maintenant. Je n’aime pas cette manœuvre. Je reprends l’écoute d’artimon en totalité et je reprends pas mal l’écoute de grand voile. Sur celle-ci j’ai un frein de baume qui permet de faire cette manœuvre sans trop de problème.
Je règle le « Aller à » sur la cartographie et l’écoute de grand voile dans la main j’appuie sur le bouton du pilote. Un grand bruit, la baume de grand voile file jusque dans les haubans. Je sais tout de suite que j’ai cassé. Dans le noir c’est difficile, on ne voit rien. C’est une nuit sans lune.
Maintenant nous sommes très souvent au dessus de 40 nœuds. Le bateau file entre 8 et 9 nœuds avec grand voile et artimon. La mer est plate, cela pourrait être du bonheur sans ce sentiment d’avoir cassé.
Maintenant que tout semble stabilisé, que le pilote assure le cap, je commence à faire le tour. La position des cordages à l’arrière du cockpit n’est pas très normale. Je n’en crois pas mes yeux, j’ai perdu le chariot de grand voile.
En fait, le cordage de réglage du chariot avait été sorti de son taquet par inadvertance lors de la monté des voiles et je ne l’ai pas contrôlé. Lors de l’empannage, le chariot, monté sur roulement à billes, n’étant plus maintenu, est parti comme une fusé sur l’autre taquet et l’a arraché. Fâcheux de n’avoir plus d’écoute de grand voile dans 40 nœuds de vent.
La grand voile n’est que légèrement appuyée sur les haubans, voyant le vent monté en permanence (nous avons maintenant des rafales à 44 nœuds), je décide d’essayer de prendre un ris. Cela commence pas mal puis tout se coince. La voile ne veux plus ni descendre ni monter.
Heureusement la mer est plate, j’ouvre un peu l’artimon qui donne trop, obligeant le pilote à compenser au gouvernail et nous filons maintenant à 9 nœuds.
Christophe propose de faire à manger, je n’ai pas faim. Cela me travaille cette situation, ce vent très fort et plus d’écoute à la grand voile qu’il est impossible d’affaler.
On avale quand même chacun un petit sandwich à la dinde et un yaourt.
Après un moment, la mer s’aplatit encore et le vent tombe à 20 nœuds. Je mets le moteur en marche et descends faire la dialyse. Il y a pleins de pécheurs et il faut veiller la route en permanence. Jacky s’y colle pendant que j’essaye de me reposer. L’alarme collision hurle en permanence, c’est impossible et cette grand voile à poste me travaille.
Vers une heure du matin, le vent tombe à 3 nœuds et passe au sud. C’est le moment d’essayer de descendre cette grand voile. On monte, on affale mais elle reste coincée. Dans le noir c’est très difficile. J’ai beau allumer les projecteurs de pont, on n’y voit rien, c’est dans les hauts que c’est coincé dirait on.
Encore un écho sur le radar. Ses feux ne sont pas allumés à ce bateau. Il est très prés. J’allume mon projecteur qui se trouve en haut du mat et j’effectue un balayage. Il allume un lumignon puis ses feux et part, moteurs à pleine puissance, faire un arc de cercle autour de nous. Il s’arrête à 200 mètres et allume un gros projecteur, le secouant dans un mouvement vertical et nous éclairant.
J’ai lu qu’à cette distance de la côte, il peut y avoir des filets dérivants et que c’est très dangereux. J’imagine immédiatement que c’est cela, coupe les gaz et envoie Jacky dans la delphinière après avoir allumé le projecteur. Nous avançons à 1 nœud, avec précaution.
A nouveau grand coups de projecteurs, j’ouvre la VHF, personne ne réponds. J’arrête le bateau et nous hurlons « Qu’est ce que vous voulez ». Après de multiples tentatives de communication, nous croyons entendre « Marine Royale » Ils ont une drôle d’attitude ces policiers. Nous n’y croyons pas trop et leur demandons d’approcher. Ils viennent à 50 mètres et nous constatons que c’est bien un bateau officiel. « Quel est la nationalité du bateau ? » « Vous êtes combien à bord ? » « Il est où le troisième ? » « Le nom du bateau ? » « Vous venez d’où ? » « Vous allez où ? » « Le nom du propriétaire ? » « Le nom des deux autres ? »
Le tout en hurlant. Ce n’est pas facile, il faut répéter 3 fois chaque question. Je leur crie : « Vous n’avez pas une VHF ? » « Canal 14 »
Cela va déjà mieux, maintenant ils veulent le numéro des passeports. Mince on va y passer la nuit !
Puis tout d’un coup : « C’est bon, bonne route » Ils vont nous suivre encore un bon moment touts feux éteints. Bizarre ce contrôle, d’habitude cela se passe autrement.
Le vent qui est maintenant Sud Est monte un peu, on est à 12 nœuds. Je n’aime pas cela avec cette grand voile impossible à manœuvrer. Je m’y recolle et décide de forcer un peu sur le premier ris. J’observe la voile et demande à Jacky de se mettre au winch. Cà force puis tout d’un coup « Pan », la voile descends d’un seul coup et tombe sur le pont. Je me sens tout de suite beaucoup mieux. Ce matin j’ai compris, c’est le petit coinceur de nerf de chute qui a attrapé la drisse de lazzi bag et s’est coincé dedans. La fixation du lazzi bag a lâché, il va falloir monter au mat à l’escale mais ce n’est pas grave.
Quelle nuit, les dieux n’étaient pas avec nous.
Ce matin nous avons vu deux globicéphales noirs. Nous avons été à leur rencontre. Quelle grosse tête toute ronde ! Ce sont de petites baleines qui mesurent jusqu'à 6 mètres et peuvent peser jusqu'à 2 tonnes.
Je profite de ce mail pour remercier tous ceux qui laissent des messages sur mon site. Je ne peux y répondre en ce moment mais revenu à terre je répondrais à chaque mail.
Bonne journée, A bientôt
Jean Louis
PS : C’est un lac cet océan atlantique !
Hello everyone,
What a night!
With the shopping and the laundry done, the captain, crew and team scrubbed, we are finally ready to go. It is 6 p.m. UT, 8 o’clock at night in France. The night is falling.
The Moroccans are nice, they helped us get our boat free. Jacky is in front, he is busy lifting the anchor. I walk up and down between the front and the cockpit so that we can use the engine to combat the wind and to check that the anchor gets on board. It’s a difficult operation and we see huge ropes and an old tyre, and large plastic sheets floating all around. Jacky pulls out his knife while I keep the boat in the channel. After fifteen minutes we’re finally free. All Jacky has to do now is to go and have a good wash.
The wind is blowing 20 knots from the east, i.e. we have the wind behind us. I decide to raise the sails in the outer harbour so that things don’t get too rough. Once the sails in position, it’s time to turn the boat. It’s a tough one, the boat keels over and then takes off like a canon ball. Soon we are travelling at 7 knots, adding another 2.5 knots thanks to the favourable current. The coast rolls past and that suits us fine. Then the wind quickly reaches 15 knots. On the outrigger that’s not a lot. We arrive at Cape Spartel, the end of the Strait of Gibraltar and the beginning of the Atlantic Ocean. The wind picks up speed and reaches 30, then 34 knots. It’s vicious but the sea is calm.
No we’ll have to gybe. That’s one manoeuvre I do not like. I take the whole mizzen sheet and don't do a bad job with the sheet of the mainsail. On this one I have a boom brake which allows me to carry out this manoeuvre without too many problems.
I set the “Destination” on the cartography and with the mainsail sheet in hand I press the pilot button. A terrible noise, the boom of the mainsail ends up in the shrouds. I know straight away I have faltered. In the dark it’s difficult, one can’t see a thing. It’s a moonless night.
Now we often reach more than 40 knots. The boat sails at between 8 and 9 knots with the mainsail and the mizzen. The sea is calm; it could be bliss if it wasn’t for that feeling of having faltered.
Now that everything seems to have stabilized, that the pilot looks after the course, I begin to do my rounds. The position of the ropes behind the cockpit is not very normal. I cannot believe my eyes! I have managed to lose the trolley of the mainsail.
What had happened, in fact, was that the trolley’s adjustment rope had inadvertently come out of its cleat when the sails were being raised and I hadn’t checked it. While gybing, the trolley, mounted on ball bearings and no longer secure, had shot off like a bullet onto the other cleat and simply tore it off. Most annoying not to have a mainsail sheet anymore when the wind is blowing at 40 knots.
The mainsail is only lightly pushed against the shrouds, and with the wind continuously rising (we now have gusts of 44 knots), I decide to try and take in a reel. Things start off well and then everything jams. Now, the sail goes neither up nor down.
Thankfully the sea is calm, I open the mizzen slightly but it drops too much, so that the pilot must compensate for the rudder and we're now moving at 9 knots.
Christophe offers to cook something, but I am not hungry. This situation is getting to me, this strong wind and no longer any sheet on the mainsail which makes it impossible to haul it down.
Nevertheless, we all eat a little turkey sandwich and a yoghurt.
After a while, the sea becomes even calmer and the wind drops to 20 knots. I start the engine and go downstairs for my dialysis. There are loads of fishermen and we have to keep watch permanently. Jacky gets down to standing watch while I try to get some rest. The collision alarm never stops sounding, it’s impossible and this mainsail in position is bugging me.
At about one o’clock in the morning the wind drops to 3 knots and turns south. The moment has come to try and lower this mainsail. We climb, we haul but it remains stuck. In the dark it’s extremely difficult. Switching on the floodlights on deck is all very fine and well, but we still can’t see a thing, we reckon it’s stuck on top.
Another echo on the radar. That boat doesn't even have any lights on. She is very close. I switch on the floodlight on top of the mast and scan the area. They turn on a small light, then their lights and leave, engines roaring, circling in a big arc around us. The boat stops 200 meters further up, a large floodlight is turned on, and with one vertical movement we are swimming in light.
I did read that this far from the coast there could be drift nets and that it could be dangerous. It’s the first thought that came to my mind, so I turned off the gas and sent Jacky to the overhang stemhead as soon as I had the floodlight lighting. We carefully move forward at 1 knot.
Once again major floodlights, I open up the VHF, but no one replies. I stop the boat and we roar “What do you want”. After several attempts to communicate we thought we heard “Royal Navy” Peculiar attitude they have these guards. We don’t really believe them and ask them to come closer. They come to within 50 metres and now we can see it's an official boat. “What’s your boat’s nationality?” “How many people on board?” “Where is the third one?” “What’s the name of the boat?” “Where did you come from?” “Where are you going?” “What’s the owner’s name?” “What are the names of the other two?”
All this at a roar. Not easy, every question had to be repeated thrice. I shout back: “Don’t you have VHF?” “Channel 14”
Things are looking up, now they want our passport numbers. Man, we’ll be here all night!
Then, all of a sudden: “Ok, everything in order, have a safe trip” They end up following us for another while, all lights switched off. Strange one this check, normally things are done differently.
The south-west wind is beginning to rise a little, it’s reached 12 knots. Not to my liking, as we can’t manoeuvre the mainsail. I get back to it and decide to force the first reel a little. I watch the sail and ask Jacky to work on the winch. It’s a bit of a strain and then all of a sudden “pang”, the sail falls down in one go and lands on deck. All of a sudden I feel a lot better. This morning I realized that the small nut of the leech line had caught the lazy-jack halyard and got stuck there. As the lazy-jack fixture had come loose, we would need to climb the mast in port but that’s not too bad.
What a night, the Gods were definitely not on our side.
This morning we saw two black pilot whales. We actually went to meet them. What large round heads they have! They are small whales that can measure up to 6 meters in length and can weigh up to 2 ton.
With this e-mail, I take the opportunity to thank everyone who has left messages on my website. At this moment I cannot reply to any of them but once on shore I shall reply to every single e-mail.
Have a nice day, talk to you soon,
Jean Louis
PS: It’s a lake this Atlantic Ocean!
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"Bonjour jeune homme!! Sans le savoir, tu es passé devant ma maison qui est en bord de mer à Carboneras au nord de Malaga! Bonne route et bonjour à Tanger la blanche!! Gros baisers à tous les trois !" Envoyé par Brigitte le 11-10-2009 à 14:19
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"JSalut Jean Louis, bonjour a tous les 3, je t ai envoye un long mail mais il y a eu un message d erreur provenant du serveur, je ne sais pas s il est parti ou non ?? je vous souhaitais bon vent pour la suite et vous recommandais d aller manger des chich Kebbab au petit socco a Tanger, pour l ambiance, aussi de voir le lever de soleil depuis la hauteur Est a l exterieur de Tanger, c est grandiose et l on comprend la signification de l expression " Tanger la Blanche". ( je t en avais parle avant le depart) Tanger est une ville tres interessante, un carrefour a tous points de vue, un peu comme Istanbul, j espere pour vous que vous pourrez y passer quelques jours, d ailleurs l Harmattan m a tel en douce pour me dire qu il avait envie de souffler un peu 2 ou 3 jours,car il a bien bosse et souhaite que tu le bichonnes un peu, lavage de pont, nettoyages, entretiens, niveaux d huile petites coutures, etc.. Amities a tous les 3, JL" Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 11-10-2009 à 22:05
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"Bonjour, le dr Verger a attiré notre attention sur votre site car je suis dialysé depuis août 2005 et je n’osais voyager car les cartons de poches et tout le petit matériel ainsi que la machine nous rebutaient pour envisager quoique ce soit. Nous pensions qu’il fallait respecter une très haute hygiène (poussière, vent et microbes, etc ..) pour éviter toute infection. Or, nous constatons que vous faites cette dialyse en plein air..... Comment avez-vous pu sur un petit bateau stocker toutes les boîtes !!!! Nous vous souhaîtons bon vent et bonne route. Nous suivrons vos messages. Bien sincèrement. Jean et DAnielle Plancot" Envoyé par Plancot Jean le 12-10-2009 à 09:15
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"En réponse à Plancot Jean : la manipulation dans l’atmosphère confinée à l’intérieur du bateau n’est probablement pas plus sûre que celle à l’air libre en haute mer. En effet il y a des études montrant que l’atmosphère en haute mer est beaucoup moins riche en germes qu’à terre. Ce qui est valable en mer ne l’est donc pas à terre. C’est une partie de l’intéret de l’aventure de Mr Clemendot, nous apprenons avec lui à adapter le traitement en fonction de conditions très spéciales et les protocoles traditionnels ne sont pas tous applicables ici. Il en est de même pour la surveillance de son poids que nous allons suivre par impédancemétrie, etc.." Envoyé par Verger Christian le 13-10-2009 à 13:22
Thu, 15 Oct 2009 10:30:00 GMT - HARMATTAN dans le brouillard 32°42’03 N 9°14’75 W
Thu, 15 Oct 2009 10:30:00 GMT - HARMATTAN in the fog 32°42’03 N 9°14’75 W
Bonjour à tous,
Ce matin c’est la morosité à bord, nous sommes dans un brouillard à couper au couteau depuis l’aube. Merci le radar car on ne voit pas l’avant du bateau. A l’intérieur tout est humide, à l’extérieur tout est trempé. Comme dit Jacky, on se croirait à Terre Neuve à la pèche à la morue.
Très peu de vent, 11 nœuds de l’arrière ce qui, avec notre vitesse de 7 à 8 nœuds nous donne un vent apparent de 3 à 4 nœuds !
La journée d’hier et la nuit ont été très calmes. Seulement 3 ou 4 alertes collision cette nuit.
Nous sommes au large de Sidi Bou Seksou et nous nous rapprochons de la côte pour tourner le cap Cantin.
Cette nuit nous avons eu à nouveau un passager clandestin, un petit oiseau pas plus gros qu’un noyau de pêche qui avait la bougeotte. Il ne pouvait rester 2 secondes à la même place. Il a dormi dans le lazzi bag d’artimon et est reparti à l’aube. Etonnant ces oiseaux des bois qui se retrouvent en pleine mer. Sur le bateau on peut les approcher de très prés sans qu’ils se sauvent. Quel caractère ils doivent avoir pour partir ainsi à la découverte du monde !
Nous n’avons pas encore décidé si nous faisons un stop à Essaouira ce soir où nous pourrions atterrir vers minuit ou bien si nous poursuivons jusqu’à Lanzarote que nous pourrions atteindre Samedi après midi.
Le gros problème à résoudre maintenant va être de trouver une place au port. Avec le rallye de l’ARC le port de la Luz à Grand Canarie est complet jusqu’au 22 novembre date de départ du rallye.
Bonne journée à tous, A demain
Jean Louis
PS : Finalement nous jouons la sécurité et sautons l’escale d’Essaouira pour tirer directement sur Lanzarote.
Hello everyone,
This morning it is gloominess all around on board, for, ever since dawn, we have been surrounded by fog so thick that you could cut it with a knife. Thank you radar, because we can’t even see the bow of the boat. Inside everything is damp, outside everything is soaked. As Jacky puts it, it’s like being on a cod-fishing trip in Newfoundland.
There is very little wind, 11 knots from behind which, at our speed of 7 to 8 knots, gives us an apparent wind of 3 to 4 knots!
Yesterday and last night were very peaceful. We had only 3 or 4 collision alerts during the night.
We are sailing off Sidi Bou Seksou and are approaching the coast to round Cape Cantin.
Last night we had a new stowaway, a little bird not larger than a peach stone that was suffering from a dose of the fidgets. It couldn’t stay in the same spot for 2 seconds. It slept in the mizzen lazy-jack and flew off again at dawn. Amazing, these little wild birds that end up right out on full sea. On the boat we can get really close to them, they don’t even fly off. They must have some character to simply take off and go and discover the world!
We haven’t quite decided yet whether to stop in Essaouira tonight, which we should reach around midnight, or whether to sail on to Lanzarote, where we could land some time Saturday afternoon.
Our biggest problem at the moment is finding a place in the port. With the ARC [Atlantic Rally for Cruisers] regatta, La Luz Port on Gran Canaria is completely full until November 22, the starting date of the race.
Have a nice day everyone, talk to you tomorrow,
Jean Louis
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"Bonne arrivee a Tanger. Impressionant le courant de 6 Kts que tu mentionnes, je ne pensais pas qu il y en avait autant.. J ai hate d avoir votre description de l arrivee a Tanger, et de la Marina ou tu vas. ( si tu peux ramener des infos sur les marinas de Tanger ce serait sympa) Une suggestion : Ce serait interessant que tu ajoutes chaque jour a la position geographique de ton blog la distance parcourue ce jour la et le cumul depuis le depart. Ton grand pote CCH est venu me chercher sur mon bateau pour "causer", il n a pas ete decu !! nous en parlerons de vive voix. Fais moi penser aussi stp a te donner une version personelle de l orthographe de Salam aleikoum, suite a ta remarque a ce sujet. ..tu aimeras ma version j en suis sur ! Bon sejour a tous les 3 a Tanger, amities, JL" Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 12-10-2009 à 22:00
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"Bravo Jean-Louis, on te suit de près, . Haha, Pierrefeu, je sais qui est CCH!!!!! Bisous aux marins et bonne nave!" Envoyé par petra et cassecouille le 14-10-2009 à 22:28
Thu, 15 Oct 2009 15:12:00 GMT - HARMATTAN sous Spi 32°16’85 N 9°42’92 W
Thu, 15 Oct 2009 15:12:00 GMT - 32°16’85 N 9°42’92 W
Rebonjour à tous,
Les heures se suivent et ne se ressemblent pas. Ce matin c’était la morosité dans un brouillard Londonien et cet après midi, c’est le bonheur parfait, plus ce serait indécent.
Tout a basculé vers midi quand le vent s’est levé, un petit 17 nœuds de Nord Est avec un peu de mer et des moutons. Immédiatement nous avons hissé le spi et coupé le moteur. Enfin un peu de calme, le bateau file à plus de 8 nœuds, on sent qu’il se régale, nous aussi. Nous ne sommes pas tout à fait sur la route mais à 10 degrés prés c’est bon. J’ai réglé le pilote en mode régulateur de vent pour profiter au maximum de ces perles de vie.
J’ai mis sur la sono du bord ma clef USB contenant les 30 musiques ou chansons que j’aime le plus. Il y a toutes les époques depuis les années 70, beaucoup de guitare sèche ou électrique, des morceaux d’anthologie comme « Hôtel California », du Goldman, du Balavoine, du Berger mais aussi Lionel Richie et Suzanne Vega, Peter Kingsbury. Un peu de tout, quoi, mais rien que de l’excellent. C’est un peu fort mais c’est bon.
A midi c’était purée, préparée par le capitaine. Une vraie purée avec des vraies patates. On a l’estomac callé et cela nous aide à voir la vie en rose.
Au milieu du repas, qui se présente dans le cockpit pour manger à notre table ?.....Gilbert ! Gilbert c’est le petit serin qui avait trouvé refuge sur le bateau hier après midi. Je vous avais annoncé à tort son départ. Il est tellement petit qu’on le perd. Il se niche dans un tas de cordage et on ne le voit pas. Maintenant il est totalement apprivoisé et n’hésite pas à venir à table. Il y a un instant on l’a même retrouvé dans la cabine arrière.
Ce bateau qui file tout seul dans un confort exceptionnel, c’est réellement un grand moment de bonheur. Quel sentiment de liberté absolue. « Liberté », c’est le mot de la langue française que je préfère. Dans une dictature je serais très certainement emprisonné, j’aime beaucoup trop la liberté. Je suis comme Gilbert, ce sont les grands espaces qu’il me faut, je ne peux imaginer d’avoir un fil à la patte et j’ai eu vraiment très peur que la dialyse en soit un. Quel bonheur qu’il n’en soit rien !
Nous venons de passer une demi heure sportive, nous avons mal aux côtes à force de rire ! Mon copain Richard va être jaloux car, j’en suis sûr il n’a jamais réalisé une si belle pèche. Nous avons péché le cormoran !
En train de faire la vaisselle, nous remarquons que des cormorans s’attaquent à notre rapala, le leurre que nous trainons pour prendre des bonites ou des daurades coryphènes. Nous allons tous sur la plage arrière et quel spectacle ! Une quinzaine de cormorans plongent à tour de rôle sur le leurre. Ils volent au dessus et tout à coup, comme des flèches, les ailes repliées, le bec tendu devant et les pattes repliées dans la queue, ils plongent. Certains arrivent à le saisir et la canne plie vivement, le moulinet lâche un peu de fil. Au bout d’un moment un cormoran s’accroche et il faut sauter sur la canne. C’est Christophe qui s’y colle, c’est comme pour la pèche au gros, c’est sportif. Le cormoran se débat, il fait du ski nautique les ailes déployées. Moi je n’en peu plus, j’en pleure tellement je rie. Cela dure plus de dix minutes, j’imagine déjà manger du cormoran en matelote, il paraît que c’est bon. Mais la bête fini par se dégager et s’envole, épuisée vers d’autres cieux en jurant de devenir végétarien, « Le poifon f’est pu pou moi ! », se rappelant d’aller voir son dentiste dès demain !
Nous remontons le rapala, il n’y a plus d’hameçons !!!!
Quelle belle balade !
A bientôt, bonne soirée
Jean Louis
Hello again everyone,
Time is flying but no two hours are the same. This morning was sheer misery, a London fog, and this afternoon, perfect happiness, anything more would be indecent.
Everything changed around lunchtime when the wind rose, some 17 knots from the north-east, the sea slightly choppy and white horses. Immediately we hoisted the spinnaker and turned off the engine. Finally some calm, the boat is sailing at more than 8 knots, one can feel that she is enjoying herself and so are we. We’re not quite on course but within 10 degrees is fine. I’ve set the pilot to wind-regulator mode so that I can enjoy life's little treasures to the full.
I inserted my USB with 30 of my most favourite pieces of music or songs into the shipboard sound system. It has something from every era, from the 1970s, a lot of acoustic or electric guitar music, little pieces of anthology like “Hotel California”, some Goldman, Balavoine, Berger but also Lionel Richie and Suzanne Vega, Peter Kingsbury. A bit of everything, so what, it’s nothing but the very best. It’s a bit loud but it’s nice.
For lunch we had mashed potatoes, cooked by the captain. Real mashed potatoes made with real potatoes. Our stomachs are full so we can see the bright side of life.
And in the middle of our meal, who turns up in the cockpit to join us at our table?.....Gilbert! Gilbert is the little canary that came to seek refuge on our boat yesterday afternoon. I mistakenly told you he had left. He’s so small that we lose him all the time. He nestles in a pile of rope and we can't see him. Now he’s completely tame and doesn’t think twice about joining us at the table. At one stage, we even found him in the rear cabin.
This boat who sails all by herself in the heights of comfort, it’s truly a moment of great happiness. What a feeling of utter freedom. “Freedom” is my favourite word in the French language. If I was living in a dictatorship I would certainly end up in prison, I value my freedom so much. I am like Gilbert, I need open spaces, I couldn’t imagine being tied down and I really dreaded that dialysis would be a tie. How lucky that nothing is further from the truth!
We’ve just spent a sporty half an hour and have a pain in our sides from laughing! My friend Richard will be jealous because I am sure he never caught a fish as beautiful as this one. We caught a cormorant!
While washing the dishes we noticed that the cormorants were attacking our rapala, the lure we pull to catch bonitos or red sea breams. We all went on quarterdeck and what a sight! About fifteen cormorants, taking turns, diving towards the lure. They were circling over it and all of a sudden, like arrows, wings folded back, beaks stretched out and legs pulled up against their tails, they made a dive for it. Some managed to catch it and the rod bent heavily, the reel unwound a little. All of a sudden a cormorant is caught and we have to jump on the rod. It’s Christophe who holds on for dear life, it’s like deep-sea fishing, it’s a sport. The cormorant is struggling; he’s water skiing, wings open wide. I am in stitches; the tears are streaming down my cheeks with laughter. It goes on for more than ten minutes, I have visions of eating cormorant stew; I’ve heard it's delicious. But the bird manages to free itself and flies off, exhausted, to other skies swearing that he’ll become a vegetarian, "I'm gone off fiff [fish]”, making a mental note to himself that he should go and see his dentist tomorrow!
We reel in the rapala, all the fishhooks are gone!!!
What a trip!
Talk to you soon, enjoy your evening, Jean Louis
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"Cher Jean-Louis, Dans ma lecture, me voici replongé dans les meilleures pages de l’Harmattan, lues avec passion. Notre pensée t’accompagne au cours de ce nouveau défi vraiment décoiffant. Si tu répondais, je ne pourrais pas te lire avant 15 jours car demain je suis à Rhodes, puis Jérusalem, etc. Chypre, Ephèse, Corinthe, Malte, Rome ... en paquebot.
Amicales pensées vers toi.
Dominique" Envoyé par Dominique Manchon le 14-10-2009 à 16:27
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"Bonjour Dominique,
Merci pour ce mail sympa. Embrasse ton épouse pour moi et bonne croisière. Jean Louis" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:49
Fri, 16 Oct 2009 11:27:00 GMT - HARMATTAN en Atlantique 31°13’84 N 11°47’90 W
Fri, 16 Oct 2009 11:27:00 GMT - 31°13’84 N 11°47’90 W
Bonjour à tous,
Cà y est déjà. J’ai déjà trouvé ce que je suis venu chercher en Atlantique et que je n’avais pas en Méditerranée. Depuis hier midi nous sommes sous spi ! En Atlantique, on monte les voiles et puis on n’y touche plus pendant des heures, voire des jours j’espère. En Méditerranée, le vent change tellement souvent et rapidement de force et de direction que la navigation sous voile est difficile. Souvent on entreprend de monter le spi et lorsqu’il est à poste, il faut le redescendre immédiatement car les conditions de vent ont changées. Je parle souvent d’une grande navigation sous spi qui ma marqué entre « la gracieuse » dans le golfe de Fos et la calanque de Sormiou, sous spi à 9 nœuds par 20 nœuds de vent. Cela n’avait pas duré 4 heures et c’était exceptionnel.
Ici, cela va faire 24 heures que nous sommes sous spi et que le bateau file. Il se fait plaisir ce bateau, maintenant ça faiblit un peu mais toutes la nuit nous avons eu 16, 17 nœuds de vent et le bateau marchait très fort. Nous étions en permanence autour de 8 nœuds. J’ai dormi habillé car c’était la première fois que je gardais le spi la nuit. La navigation sous spi demande beaucoup plus d’attention que sous voile normale. Il y a deux risques, le vent qui forci et qui peut coucher le bateau et au contraire, le vent qui faiblit, le bateau qui vient vent arrière et le spi s’enroule autour de l’étai. Il peut alors être impossible de le démêler sans y aller avec un gros couteau en grimpant en tête de mat par le long de l’étai. En solitaire, cela peut être difficile.
Cette nuit je me suis levé une douzaine de fois. Quelque fois c’était pour des bateaux que l’on croisait et les autres fois pour régler le pilote et vérifier que tout allait bien. J’adore ce rythme de vie, je dors dans la pointe avant et j’adore entendre le bateau qui ouvre l’eau et toute cette eau qui ruisselle et qui cascade sur les flancs de la coque. A partir de 7 nœuds, 7,5 nœuds, le bateau vibre et la sensation de vitesse est grisante. A tout moment, de ma couchette, je sais exactement comment va le bateau et si quelque chose cloche. Vers 4 heures du matin, je me réveil, je sais que quelque chose ne va pas. Je sors et trouve le pilote en « standby ». Les mystères de l’électronique ou plus exactement le mode régulateur d’allure qui ne fonctionne pas parfaitement dans ces conditions. Je repasse le pilote en mode « Auto », c'est-à-dire qu’il tient un cap compas. Ici c’est possible avec un vent aussi régulier et le bateau fait beaucoup moins d’embardées, il marche mieux.
Ma couleur préférée c’est le rouge et j’aime ce grand spi rouge vif.
Ah ! Notre repas de midi vient d’être livré, cela va être daurade au riz, une belle daurade coryphène de la taille idéale pour un repas à trois. Ce sera certainement mieux que du cormoran ! Certain croient que nous nous amusons, en fait c’est juste pour pouvoir manger et survivre.
Je n’ai pas de nouvelles à vous donner de Gilbert car nous ne l’avons pas encore vu ce matin. Comme hier il est apparu vers 13 heures nous ne savons pas s’il est encore en grasse matinée ou bien s’il nous a quittés. Hier soir il faisait parti de l’équipage. Il s’est posé sur l’épaule à Jacky, Christophe l’a caressé et alors que j’étais à la barre il est venu se percher sur un des barreaux de celle-ci.
Nous sommes actuellement à environ 140 milles de Lanzarote que nous atteindrons demain midi si tout va bien. Aux Canaries c’est la pleine saison et les marinas ne répondent même pas aux mails. Dans quelle île va-t-on trouver une place pour le bateau ? Je crois que ce n’est que sur place que l’on va pouvoir gérer ce problème.
En attendant, bonne journée et à demain.
Jean Louis
Hello everyone,
Got it! It didn’t take me long to find what I was looking for in the Atlantic Ocean, something I couldn't get in the Mediterranean. Since yesterday we have been sailing with the spinnaker! In the Atlantic Ocean, you hoist the sails and don’t have to touch them again for hours, let's hope even for days. In the Mediterranean Sea, the force and direction of the wind changes so often and fast that sailing a boat under sail is quite an operation. On more than one occasion, we found that no sooner had we the spinnaker hoisted and in place and it became high time to bring it down again, because by then the wind conditions had changed. I often talk about a great sailing experience between “La Gracieuse” in the Gulf of Fos and the Mediterranean creek of Sormiou where we sailed at 9 knots with the spinnaker in a wind force of 20 knots, which really spoilt me for life. It didn’t even last 4 hours but it was truly exceptional.
Here, we have been sailing with the spinnaker for almost 24 hours now and the boat is flying it. This boat would make your heart sing, things are slowing down a little but during the night we had a wind force of 16, 17 knots and the boat really played a stormer. We were constantly sailing at around 8 knots. I slept fully dressed as it was the first time I was watching the spinnaker during the night. When you sail with the spinnaker you have to remain far more alert than when you are sailing with a normal sail. There are always two risks you have to consider, one the wind gaining strength causing the boat to keel over and then, the direct opposite, the wind slackening off and with the wind in the back, the spinnaker wrapping itself around the headstay. It may be impossible to untangle it then unless you, clung to the top of the mast, take a large knife to it all along the headstay. Now when you’re by yourself, that particular situation could be quite a challenge.
During the night I woke about twelve times; sometimes because some boats where sailing past and other times to adjust the pilot and to make sure that all was well. I love this way of life, I sleep in the front and love listening to the boat breaking all that flowing water, dropping down from the sides of the hull. Once she reaches 7, 7.5 knots, the boat vibrates and the sensation of speed is exhilarating. In my bunk, I always know exactly how the boat is doing and whether anything is amiss. I woke up at 4 o’clock in the morning and knew that something wasn’t right. I went outside and found the pilot on “standby”. The mysteries of electronics, or more precisely, the speed-regulating mode which does not work flawlessly in these conditions. I switched the pilot back to "Auto", so that it would maintain the magnetic compass course. Here, under steady wind conditions you can do that; the boat lurches a lot less and sails better then.
My favourite colour is red and I love this big bright-red spinnaker.
Aha! Our lunch has been delivered; we're going to have sea bream with rice, a beautiful red specimen, just the perfect size for three. Definitely far better than cormorant! Some of you think that we are having a great time but, in fact, it's all about being able to eat and survive.
I can’t give you any news about Gilbert as he hasn’t surfaced so far this morning. As he only appeared at about 1 p.m. yesterday we are not quite sure whether he’s having a lie-in or whether he has left us. Last night he was part of the crew. He perched himself on Jacky’s shoulder, Christophe rubbed him and while I was at the helm, he came to sit on one of the helm bars.
We are currently some 140 miles from Lanzarote where we should arrive at noon tomorrow, all going well. On the Canary Islands, it’s high season and the marinas aren’t even replying to e-mails anymore. I wonder at which island we’ll be able to dock our boat! We’ll probably only be able to sort out that problem once we get there.
In the meantime, have a nice day and I’ll talk to you tomorrow,
Jean Louis
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"Bravo Jean Louis J’imprime tous les jours vos aventures;Elles me rajeunissent de 20 ans , du temps ou c’etait moi le capitaine sur ce bateau que vous aimez tant Bravo contimuez on vous ecoute tous Pepe Vieu " Envoyé par VIEU Bernard le 14-10-2009 à 19:39
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"aiaiaiiiiiii!c’est pas le bonheur aujourd’hui! mais tu vas le "solutionner" aussi, ce problème! " Envoyé par petra le 14-10-2009 à 23:01
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"coucou j’espere que vous allez tres bien moi non
je me suis fait mordre pas un cheval (talon)
a l’epaule droite donc j’e n’ais pas monter
et j’ai une super nouvelle
a vous dire
j’ai eu un
20 en mathematiques
bon bisous je pense tres fort a vous trois Juli@ a bientot" Envoyé par Juli@ le 15-10-2009 à 13:15
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"Bonjour Julia,
Super tes mails, j’espère que tu continuera à m’en envoyer quand je serais seul en mer. Pleins de bisous" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:42
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"Bonjour "Pépé Vieu"
Votre bateau, il est super ! Quel bonheur ces 30 heures de navigation sous spi. Nous avons fait de magnifiques photos sous voile. Achetez le prochain Voiles et Voiliers, vous y verrez l’Harmattan en photo. A bientôt" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:46
Sat,17 Oct 2009 10:20:00 GMT - La côte Est de LANZAROTE 29°09’72 N 13°21’09 W
Sat,17 Oct 2009 10:20:00 GMT - 29°09’72 N 13°21’09 W
Bonjour à tous,
Grand beau ce matin, soleil radieux et chaud, mer calme, petite brise de NNE force 3 (9 nœuds), l’équipage se fait bronzer en maillot de bain sur le pont pendant que le capitaine fait son courrier à la table à carte.
En ce moment nous longeons l’île de Lanzarote. C’est une île composée de multiples cônes volcaniques apparus suite à une éruption qui a débutée en 1730 et a durée 6 ans. Il y a encore des fumeroles et des petites cheminées volcaniques actives ainsi qu’une grande plaine de lave noire. L’île est longue de 50 km et large de 16km.
Du large, on distingue de grandes pentes arides beiges et ça et là la tache blanche d’un village ou de quelques maisons. Au niveau de la mer et approximativement au milieu de la côte Est, la ligne blanche de la ville d’Arrecife, capital de l’île.
L’impression générale qui se dégage en regardant cette terre, c’est un sentiment de grande sécheresse, la vision d’une terre aride. Cela s’explique car Il ne pleut pratiquement pas sur Lanzarote. Des usines de dessalement de l’eau de mer, de plus en plus nombreuses, fournissent l’eau pour les touristes et pour l’agriculture.
On y cultive des champs de tomates et de figuiers de barbarie ainsi que la vigne.
Notre atterrissage est prévu vers 15 heures à Puerto Calero, au Sud Est de l’île. C’est une marina privée d’excellente réputation. 150 places sur 420 sont réservées aux visiteurs et la sécurité y est parfaite semble-t-il. Nous espérons trouver là bas une place pour la nuit et pourrons sur place gérer plus facilement le stationnement du bateau pendant le mois de novembre.
Effectivement, Gilbert nous a quittés hier matin sans nous dire au revoir. Nous étions un peu tristes.
Hier après midi, le pilote à baissé les bras, il a basculé tout seul sur « Standby ». J’ai entendu le spi qui s’est mis à claquer et me suis précipité dans le cockpit. Trop tard ! Le spi était déjà enroulé autour du bas étai, formant des poches, une en haut du mat, une autre en bas. Le bateau remis sur sa route, impossible de solutionner ce problème, la poche du haut interdisant au spi de se dérouler et de reprendre sa place. Que faire ? Un moment j’envisage de grimper au mat pour dérouler la poche du haut et puis me vient une idée. Je mets le moteur en marche, ouvre la grand voile en grand et faits pivoter le bateau pour que la grand voile vienne masquer le vent dans la poche supérieure. Immédiatement, tiré par les forces appliquées sur la poche du bas, le spi se déroule et s’ouvre en grand. Ouf !
Je n’aimerai pas que cela m’arrive en pleine nuit. Aussi, vers 19 heures, le vent étant tombé à 9 nœuds, nous décidons de rentrer le spi et de poursuivre au moteur, cela nous est d’autant plus facile que le bateau n’avance plus qu’a 4 nœuds et qu’il faut mettre un bon coup de barre à droite pour tirer sur Lanzarote, nous positionnant pile en vent arrière, allure impossible pour ce spi.
Nous mangeons de bonne heure et vite au lit après la dernière dialyse. Nuit pleine et parfaite pour tout le monde, sans aucune alarme. Petit déjeuner à 8 h30, heure du bord pour un capitaine et un équipage en pleine forme.
J’essai d’appeler au bureau, bizarre personne ne réponds. J’appel mon fils sur son portable, il me dit : « Mais papa, je ne suis pas au bureau, c’est Samedi ! »
Nous sommes partis de Tanger mardi ! En mer, on perd toute notion du temps. Quelle belle balade, déjà 568 milles parcourus depuis Tanger, 1326 milles depuis notre départ !
Je vous souhaite une bonne journée, A bientôt
Jean Louis
Hello everyone,
A stunning morning this morning, radiant sunshine and heat, a calm sea, a slight NNE force 3 breeze (9 knots), the crew are sunning themselves on deck in swimsuit and the captain is writing postcards at the table.
We are currently hugging the isle of Lanzarote. This island consists of numerous volcanic cones which appeared following an eruption that started in 1730 and went on for 6 years. There are still some fumaroles and small active volcanic vents not to mention a huge plain of black lava. The island is 50 km long and 16 km wide.
From the sea, we can distinguish large beige arid slopes and here and there the white fleck of a village or a few houses. At sea level and more or less in the middle of the east coast, the white line of the city of Arrecife, the island’s capital.
The overall impression you get when looking at this land is one of immense dryness, of arid soil. Easy to explain as it hardly ever rains on Lanzarote. More and more desalination plants, which remove salt from the sea water, supply tourists and the agricultural sector with water.
Here, they grow fields and fields of tomatoes, prickly pears and grapes.
We are scheduled to land in Puerto Calero, at the south west of the island at 3 p.m. It’s a private marina and has an excellent reputation. 150 places out of 420 are kept specifically for visitors and security is supposed to be outstanding. We hope to find a place for the night there and it will be easier to organize the parking-up of the boat during the month of November once we get there.
And indeed, Gilbert left us yesterday morning without bidding us goodbye. We were a little sad.
Yesterday afternoon, the pilot downed tools, and switched itself all by itself to “Standby”. I heard the spinnaker beginning to bang and I hurried into the cockpit. Too late! The spinnaker had already wrapped itself around the lower headstay, forming pockets, one on top of the mast and another one at the bottom. Once I had the boat back on course, the problem proved to be irresolvable, as the top pocket was preventing the spinnaker from unwinding and slotting back into position. Now what? For one moment I thought about climbing the mast to unroll the pocket and then all of a sudden I came up with an idea. I switched on the engine, opened up the mainsail completely, and swung the boat around so that the mainsail blocked the wind from the top pocket. And immediately, pulled by the force on the lower pocket, the spinnaker unrolled itself and opened itself up in all its glory. Phew!
I wouldn’t fancy that happening to me in the middle of the night. Around 7 p.m., with the wind having dropped to 9 knots, we decided to bring in the spinnaker and to switch over to engine power, which was a lot easier as the boat was only doing 4 knots and as we had to give the helm a fine pull to the right to head for Lanzarote, positioning ourselves with the wind in the back, a speed this spinnaker cannot handle.
We ate early and I went to bed after my final dialysis exchange of the day. Everyone had a full and perfect night sleep, no alarms of any description. Breakfast at 8.30 a.m., shipboard time, and the captain and his crew were all in high spirits.
I tried to call the office but, strange, no reply. I called my son on his mobile, to be told: “But dad, I’m not in the office, it’s Saturday! “
We had left Tangier on Tuesday! At sea, you lose track of time completely. What a nice trip, we have travelled 568 miles since we left Tangier, 1326 miles since we set off first day!
Have a nice day, talk to you soon,
Jean Louis
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"Salut Jean-Louis, C’est pas possible tu as des merguez dans les yeux. Ce brouillard t’indique que tu es au large du Pas de Calais. Fais vite demi-tour Jannick " Envoyé par jannick le 15-10-2009 à 20:03
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"bravo, mais ce n’est pas raisonable... moi qui me plaint de mon diabète, chapeau bas fais attention, et courage, tu en auras besoin. p’ain de maladie, tiens toi bien... et bon voyage Jean-Louis" Envoyé par Jean-Louis Candelon le 15-10-2009 à 22:34
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"@Jean Louis
Merci, je ne te connais pas et cela fait encore plus de bien." Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:38
Sun, 18 Oct 2009 11:36:00 GMT - En fête à Porto Calero 28°55’ 02 N 13°41’ 05 W
Sun, 18 Oct 2009 11:36:00 GMT - 28°55’ 02 N 13°41’ 05 W
Bonjour à tous,
Quelle fête !
Ici c’est la fête, la fête de la voile. Pas moins de 4 régates en cours dans la baie, des régates internationales et puis des régates pour monsieur tout le monde avec un petit force 5, des hélicoptères qui filment et parfois comme équipier sur les bateaux de course ………une fille en string !!!!!! Bonjour la concentration du barreur.
Il faut se faufiler au milieu de tous ces bateaux qui virent au dernier moment, nous arrivant droit dessus, couché sur l’eau avec une quinzaine d’équipiers assis sur le bord le plus élevé, les pieds pendant au dessus de l’eau.
Harmattan fait le beau mais le capitaine n’en mène pas large.
Nous arrivons enfin au port, Puerto Caléro, après presque 4 jours de mer
Quel port ! C’est l’agrément de la haute qualité sans le côté désagréable du grand standing. Ici on vit normalement au milieu du luxe. Les bites d’amarrage sont en laiton poli astiquées tout les jours, on dirait de l’or. Les échelles, les rambardes sont en inox, beaucoup de bâtiments en marbre. Tout est admirablement bien entretenu.
Nous constatons tout de suite que la fête c’est justement ici que çà se passe. Nous allons à la capitainerie faire les papiers, à la pompe faire le plein de gasoil (Décidément il n’y a qu’en France que c’est cher, ici 0,61 € le litre !) et nous rejoignons la place qui nous a été attribué.
Ouf ! Un peu de repos.
Après avoir amarré correctement Harmattan, nous partons à la conquête de ce port. Premier objectif une bonne bière pression glacée.
C’est grand, c’est plein de boutiques de luxe, de cafés, de restaurants …
Au milieu du port un grand espace de fête avec du dallage au sol et un velum tendu au dessus. Une scène, une énorme sono, deux murs d’image, quelle belle fête.
Très vite les équipages rentrent puis c’est la remise des prix. Beaucoup de bruits, c’est la fête quoi.
Le soir arrive déjà, on s’offre un restaurant dans une ambiance très Tropézienne. Il fait bon, les belles filles sont nombreuses, tout le monde est heureux, cela ressemble étonnamment au paradis. Au milieu du repas, beaucoup d’agitation sur la jetée, beaucoup de monde, c’est la musique qui passe. Essentiellement des percutions, tout le monde danse en avançant avec les musiciens. Les filles sont déjà en transe.
Ensuite c’est soirée « gangster » sur l’espace central avec sono à fond et DJ. Déjà 1h du matin, le capitaine va se coucher, l’équipage un peu plus tard. Encore une fois le hasard a bien fait les choses, c’était aussi un peu la fête de notre arrivée, la fête de la réussite de cette première partie de l’aventure. Pour les amateurs de chiffres, voici de quoi vous faire plaisir :
1347 milles parcourus depuis notre départ il y a 12 jours. Quand même 182 heures de moteur, il faut déjà refaire une vidange et changer le filtre. 210 heures de navigation soit une moyenne de 6,42 nœuds. Pas mal !
Maintenant il faut s’occuper du bateau, poubelles, nettoyer les fonds, laver, effectuer toute les petites réparations. Il faut aussi organiser la livraison des poches pour poursuivre le voyage. Pas le temps de faire la sieste ou de visiter l’île.
Pendant que je gère mes problèmes de santé, dialyse, impédancemétrie, refaire le pansement de mon cathéter …. Jacky a déjà bien attaqué le travail. Merci à lui
Merci également à l’ensemble de l’équipage qui a assuré souvent ma part de cuisine et de vaisselle pendant que j’effectuais mes obligations médicales. Cette première partie de voyage à été parfaite.
Je vous laisse là pour aujourd’hui car c’est déjà l’heure de passer à table. Ce midi c’est poulet petits pois façon Jacky.
Bon dimanche A bientôt
Jean Louis
PS : Au fait, si quelqu'un peut me donner la traduction de « micolassonne ». Peut être toi qui est une Espagnole pure souche Montsé ?
Hello everyone,
What a festival!
Here, it’s festival time, the sailing festival. There are no less than 4 regattas taking place in the bay, international regattas and then regattas for Tom, Dick and Harry in a slight wind force 5, there are helicopters filming above and sometimes the racing boats are manned by ………a girl wearing a string!!!!!! Talk about consideration for the helmsman’s concentration!
It’s really a matter of weaving yourself through all these boats that turn at the last minute, we arrive straight in front of it, and sit on the water with another fifteen crews perched on the highest edge, feet dangling over the water.
Harmattan is strutting about but the captain’s heart is in his boots.
Finally, after 4 days on the high sea we hit shore, Puerto Caléro
And what a port! It has all the charm of top quality without all the downsides of luxury. Here luxury is considered to be normal. The moorings are made from polished brass, and are polished up every day, they look like gold. The ladder and guardrails are made from stainless steal and a lot of the buildings have been built in marble. Everything is praiseworthily maintained.
We notice straight away that the festival is taking place on this very spot. We go to the harbour master’s office to sort out all the papers, to refuel (France is clearly not the only expensive place, here it costs € 0.61 a litre) and then return to the spot we have been allocated.
Phew! A little rest.
Once we had Harmattan moored, we went to conquer the port. First mission, an ice-cold beer on draft.
It’s big, full of high-end shops, cafes, restaurants …
In the middle of the port there is a large paved party area with an awning overhead. One scene, fantastic sound, two picture walls, what a festival!
The crews soon come in and then it’s prize-giving time. Lot’s of noise, it’s a festival after all.
It’s evening time and we’re treating ourselves to a meal in a restaurant with a very Tropezian atmosphere. The weather is great, there are loads of pretty girls, everyone is happy; this looks remarkably like paradise. During our meal, loads of commotion on the pier, a lot of people, it’s the music passing by. Basically percussion, everyone is dancing and following the musicians. The girls are already in a trance.
Then, it’s “gangster” night in the central area, the music is blaring and there is a DJ in attendance. It’s already one o’clock in the morning, the captain heads for bed and the crew follows a little later. Once again fate could not have planned it any better, it’s also a little bit of a celebration for our arrival, to celebrate that this first stage of our adventure has been such a success. For those of you who love figures, here is something that should keep you happy:
1347 miles since we left 12 days ago. As the engine ran for 182 hours, we must change the oil and replace the filter. 210 hours of sailing at an average speed of 6.42 knots. Not bad!
Now we have to look after the boat, empty the bins, clean the lower parts, wash, and carry out all the small repairs. I must also organize a new supply of pouches before I can continue my journey. No time for a siesta or to visit the island.
Also my sincere thanks to all the crew who often took over my cooking and washing-up duties while I was taking care of my medical needs. This first part of the voyage has been perfect.
I’ll leave you now for today as it’s time to sit down at the table. For lunch we're having chicken and peas, à la Jacky.
Have a nice Sunday, Talk to you soon,
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"Bravo pour votre courage et votre détermination, sans parles de l’humour! Bonne chance! de la part de la maman du Dr P.Y Durand" Envoyé par Maïté Lasserre le 16-10-2009 à 14:34
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"Bonne poursuite du voyage à vous et à Gilbert. On vous suit de prés (même de loin)!
(un ami de votre Fils)" Envoyé par Fael le 16-10-2009 à 16:34
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"@Maïté Lasserre
Merci, votre mail nous a apporté beaucoup de bonheur et de fraicheur." Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:35
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"Victime d’un cancer du rein il y a 5 ans, j’ai subi une ablation du rein gauche (43 ans). Ma hantise est la dialyse si mon rein droit venait ą lācher. Ce que tu fais donne un grand espoir. Alors BRAVO et MERCI." Envoyé par Jacques Drouard le 23-10-2009 à 15:40
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"Bonjour Jacques,
Depuis plus de 10 ans, je sais que je vais être dialysé. Je pensais que ce serai la prison et une perte totale de liberté. On ne connais pas assez la dialyse péritonéal et lorsqu’on nous la présente, se dialyser 3 ou 4 fois par jour pendant trois quart d’heure, cela fait peur. En fait, il faut manger trois fois par jour pour vivre, ce n’est pas une contrainte. La dialyse, c’est pareil. Et puis, tu as encore un rein et cela suffit très largement pour vivre. Vis ta vie et te tracasse pas. Si mon aventure pouvait faire connaître et se développer cette méthode de dialyse, ce serait un bonheur pour moi. Amitiés Jean louis" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 23-10-2009 à 15:41
Mon, 19 Oct 2009 13:49:00 GMT - Chez les « MICOLASSONNE » 28°55’02N 13°41’05W
Mon, 19 Oct 2009 13:49:00 GMT - 28°55’02N 13°41’05W
14H49 heure local - 15H49 en France
Bonjour à tous,
Et oui, nous sommes chez les « MICOLASSONNE ». Très facile de faire un tube dans ce pays, pleins de « micolassonne » et de « teqiero » et çà passe à la radio en boucle.
Beaucoup de problèmes ont été résolus depuis hier matin.
Tout d’abord ce problème de chariot de grand voile. Le taquet de bout de rail était tenu par un boulon traversant le pont. J’ai démonté le plafond de la cabine arrière et dévissé l’écrou. Il ne me reste plus qu’a faire souder un bout de tige fileté sur une vis à tête fraisée pour constituer un boulon de 18 centimètres de long, commander un sac de billes chez Frédériksen et l’affaire sera réglée, je n’aurai plus qu’a remonter avec un peu de Sika.
Un autre problème, la poulie sous la bôme dont la goupille était partie. J’ai détordue les flancs de fixation et positionné un boulon de 6.
Encore un autre problème, lorsque nous sommes arrivés à quai, le réservoir d’eau potable était totalement vide, la souillarde, partie du bateau la plus basse et qui forme réservoir était elle-même prête à déborder. J’ai dû arrêter la pompe à eau qui était bouillante et vider environ 150 litres d’eau de la souillarde. Hier après midi j’ai repéré la fuite, le tuyau qui alimente le chauffe eau en eau froide avait une hernie. Celle-ci s’est formée par la chaleur intense pendant toutes ces heures dans la salle machine. J’ai coupé un bout du tuyau, raccordé et tout est rentré dans l’ordre.
Ce matin plusieurs problèmes étaient à résoudre, la réparation du génois, la livraison des poches de dialysat et le lazzi jack.
Je me suis rendu chez le shipchandler acheter une poulie et un bout de cordage puis j’ai grimpé en haut du mat pour fixer cette poulie et remettre en place la drisse du lazzi jack.
Le maître voilier est un Français. Très sympa. Non seulement il va s’occuper du génois mais il va également gérer la réception des poches de dialysat. Un grand merci à lui. Pour les plaisanciers qui passent par Puerto Calero et qui ont un problème de voile, je donne ses coordonnées : Olivier Youf, tel/Fax 00 34 928 51 59 01 E-mail : olivier_youf(mettre un @)yahoo.fr En fin d’après midi, c’est séance photos pour HARMATTAN. Notre photoreporter a loué un bateau à moteur et nous allons tirer de bords dans la baie sous voile pendant qu’il va photographier. Ce n’est qu’après cette dernière sortie que le bateau va pouvoir enfin se reposer un peu. Demain c’est repos pour tout le monde et visite de l’île en voiture de location puis mercredi retour en France. Je ne reviendrais que le 25 novembre pour effectuer la traversée vers les Antilles. D’ici là, en attendant que les alizés soient au rendez vous, j’ai beaucoup de travail dont un stage en biologie pour apprendre à soigner la péritonite qui est un des risques pendant cette traversée. Pendant la dialyse, il existe deux moments où l’asepsie doit être parfaite, c’est le moment ou je me connecte et le moment ou je me déconnecte. Une faute d’asepsie et cela peut engendrer une péritonite. On va m’apprendre à ensemencer des boîtes de Pétri et à faire un antibiogramme. Je vous raconterai tout cela le moment venu. En attendant il faut que je vous laisse car le paparazzi ne va pas tarder à me mettre la pression. A bientôt Jean Louis
14:49 hours local time – 15:49 hours in France
Hello everyone,
And yes, we are amidst the “MICOLASSONNE”. Very easy to get a chart-topper in this country, plenty of “micolassonne” [Mi Corazon: my love] and “teqiero” [Te quiero: I love you] and Bob’s your uncle.
Many problems have been resolved since yesterday morning.
First of all, the problem with the trolley of the mainsail. The cleat at the end of the rail was held in place by a bolt across the deck. I took down the roof of the rear cabin and unscrewed the nut. All I have to do now is to get a piece of threaded rod welded onto a counter-sunk screw to end up with an 18 centimetre long bolt, order a bag of balls from Frederiksen and the problem is sorted, so it’s just a matter of getting up there with a bit of Sika.
One other problem, the pulley under the boom where it cotters was gone. I have untwisted the anchor sides and put in a bolt of 6.
Another problem, when we arrived at the quay, our drinking-water tank was completely empty, the box room, the lowest part of the boat which acts as a reservoir was about to overflow. I had to turn off the water pump which was roasting hot and get rid of some 150 litres of water from the box room. Yesterday afternoon I fixed the leak, the pipe that feeds the cold water into the boiler had a bulge. This was caused by the intense heat it had been subjected to during all those hours in the engine room. I cut a piece of pipe, reconnected it and everything is back to normal.
This morning there were several problems on the agenda, the jib was in need of repair, the pouches of dialysate were to be delivered and we had the lazy-jack to deal with.
I went to the ship chandler’s to buy a pulley and some rope and then I climbed on top of the mast to secure the pulley and put the lazy-jack halyard back in place.
The master sail-maker is French. A very nice guy. Not only will he look after the jib but he’ll also take delivery of the dialysate pouches. I thank him from the bottom of my heart. For any amateur yachtsmen passing through Puerto Calero who are having problems with their sails, I give you his details: Olivier Youf, Tel. / Fax 00 34 928 51 59 01 E-mail: olivier_youf (add @)yahoo.fr) Late afternoon and it's time for HARMATTAN’s photo shoot. Our photographer hired a motor boat and we’ll pull out from the bay with sails raised while he'll be taking photographs. And once this last outing is over and done with, the boat will finally be able to take a little rest. Tomorrow everyone will have a day off and we’ll be visiting the island in a rental car and Wednesday we’ll return to France. I won’t come back until 25 November to embark on my crossing to the Antilles. Until then, and while awaiting the arrival of the trade wind, I have plenty of work, among which a biology internship to learn what to do in the event I contract peritonitis, one of the risks of that crossing. During dialysis, there are two moments where asepsis is vital, the first one when I hook myself up to the device and then when I unhook myself from it. One error and I could end up getting peritonitis. They are going to teach me how to culture boxes of Petri plates and to work out an antibiogram. I’ll tell you all about it when the time has come. I’ll have to leave you for now because the paparazzi will soon put the pressure on. Talk to you soon, Jean Louis
Tue, 20 Oct 2009 21:47:00 GMT - ON A MARCHE SUR LA LUNE 28°55’ 02N 13°41’ 05 W
Tue, 20 Oct 2009 21:47:00 GMT - 28°55’ 02N 13°41’ 05 W
22H37 heure local - 23H37 en France
Bonsoir à tous,
Dernière soirée à Lanzarote, demain matin on se quitte, chacun rentre chez soi. Que de bons moments passés ensemble. Des moments intenses dont on se souviendra toute une vie.
Hier après midi c’était séance photos pour Harmattan. 15 nœuds de vent, parfait pour faire de belles photos. Christophe dans un speed boat, nous sommes partis sous grand voile, génois et artimon. Après trois quart d’heure de prise de vue j’ai hissé le spi et Christophe a continué à nous mitrailler. Harmattan était très fier et faisait le beau. Nous avons fait de très belles photos, Christophe était content.
Ce matin démontage et pliage du génois. A trois c’est beaucoup plus facile que seul. Mes deux sherpas l’on porté chez le maître voilier qui va effectuer la petite réparation. A mon retour le 25 novembre je n’aurais plus qu’à le récupérer et le hisser. Seul ce sera déjà beaucoup plus difficile.
Cet après midi, nous avons pu enfin dégager quelques heures pour faire les touristes. Nous avons loué une voiture et nous sommes rendus à la Montanas del fuego.
C’est très, très, très impressionnant. On a vraiment l’impression d’être sur la lune. Entre 1730 et 1736, s’est produit ici une des éruptions volcaniques les plus importantes de l’histoire de l’humanité. Plus de vingt villages sont ensevelis, des plaines fertiles sont recouvertes de cendre et de lave. La plage est repoussée de plus de 8 kilomètres dans la mer. Des dizaines de cratères déversent des pierres de toutes couleurs, des noir, des rouges, des jaunes, d’autres à tendance vert. A perte de vue, des champs de croute de lave, étendent leurs désolations sans végétation, sans vie animale. Etonnant ! J’ai déjà visité plusieurs volcans, jamais je n’ai vu cela. Ici, c’est 53 kilomètres carrés de paysages lunaires.
La dernière éruption date de 1924 et la terre ne s’est pas encore refroidie. A 10 centimètres de profondeur, la température est de 140 ° !!!! A 6 mètres elle est de 400 °
Pour faire un barbecue il suffit de creuser un petit trou dans le sol et de mettre une grille dessus. Pas de gaz, pas de charbon de bois, seul la température du sol suffit pour griller les aliments. Incroyable.
Voilà, Lanzarote c’est cela. C’est aussi les plages et tous les hôtels avec beaucoup de touristes Anglais essentiellement.
Bon, il est tard et demain va être chargé, 7h30 de voyage avec une escale à Madrid et arrivé après 22H à Orly. J’ai entendu dire qu’il fallait oublier le short et les chemisettes et prévoir des vêtements chauds. Cela va être difficile.
Bonne soirée
Jean Louis
22:37 hours local time – 23:37 hours in France
Good evening everyone,
Our last night in Lanzarote, tomorrow we part company, everyone is returning to their own homes. We really had a great time together; intense moments that will stay with us forever.
Yesterday afternoon we had the Harmattan photo shoot. 15 knots of wind, perfect for some nice photographs. Christophe went by speed boat, and we left with the mainsail, jib and mizzen raised. After 45 minutes of shots, I hoisted the spinnaker and Christophe kept snapping away. Harmattan was proud as punch and really strutted around. We have some nice photographs and Christophe was happy as Larry.
This morning, the dismantling and folding of the jib. With three people it’s a whole lot easier than on your own. My two sherpas brought it to the master sail-maker who is going to look after the mending. All I’ll have to do when I get back on 25 November is to collect it and hoist it. It will be a lot harder on my own.
This afternoon we were finally able to free up some time to do some touristy things. We hired a car and went to the Montañas del Fuego.
It is very, very, very impressive. You really get the feeling you are standing on the moon. Here, between 1730 and 1736, the most important volcanic eruptions in history of mankind occurred. More than twenty villages were buried and fertile land ended up covered under ash and lava. The beach has been pushed back 8 kilometres into the sea. Tens of craters spout stones in every colour, black, red, yellow and others with a green hue. As far as the eye can see, fields of lava crust stretch their desolation; there is no vegetation, no animal life. Amazing! I have already visited several volcanoes in the past, but I have never seen anything like this. Here, you have 53 square kilometres of moon landscape.
The last eruption dates back to 1924 but, as yet, the earth has not cooled down. At a depth of 10 centimetres, the temperature still reaches 140 °!!!! At a depth of 6 metres, the temperature rises to 400 °.
If you want to have a barbecue, simply make a little hole into the soil and place your grill on top. No need for gas or charcoal; the temperature of the soil is such that it is plenty hot enough to cook your food. Unbelievable!
Well, so much for Lanzarote. But it’s also an island with beaches and hotels and basically loads of English tourists.
Ok, it’s late and there is a lot on the agenda tomorrow, 7.5 hours of travel with a stopover in Madrid and a late arrival in Orly, after 10 p.m. I was told to forget about shorts and short-sleeved shirts, that warm clothes would be needed. That is going to be hard.
Have a good evening, Jean Louis
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"Bravo Jean-Louis et bravo l’équipage et bjr à Jacky. Tous les jours j’ai ma petite dose de voyage, de mer et d’aventure, je suis un peu avec vous, passager non pas clandestin mais par l’esprit. Finalement il y a du monde sur ce bateau, vous ne pourrez jamais être vraiment solitaire, même les oiseaux viennent se reposer et passer un peu de temps avec vous. Joli destin pour Harmattan accoucheur de rêves, d’amitiées et auberge pour oiseaux voyageurs. Bon vent, bon moral et bonne santé" Envoyé par Hubert Durand le 17-10-2009 à 20:06
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"Salut a tous les 3, bonne arrivee a Lanzarotte. Malgre quelques avatars, vous voila bien arrives, en vue de Lanzarote. Sympa les rencontres avec les petits oiseaux, dangereux de naviguer sous spi sous pilote de nuit !! jolies photos, belles peches, la peche a l arrivee, bravo, je vous souhaite de tout coeur que la fete de la croisiere a la voile continue ! et bravo au skipper et a ses equipiers pour cette premiere nav reussie, amities JL" Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 17-10-2009 à 22:13
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"Salut l’équipage Comme tous les jours je me connacte sur le blog. Conaissant un peu jean louis, je connais le programme à venir, un bock de bière bien frais et un petit resto, que du bonheur en somme amitiés jannick et que la route continue d’être douce." Envoyé par jannick le 18-10-2009 à 09:03
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"bonjour à tous beau temps pour nous
aujourd’hui mon passe temps mes devoirs car demain j’ai 3 contrôles trop dégouter mais bon je principal avoir le morale bisous a vous 3 je vous adore je pense très fort à vous
julia" Envoyé par julia le 18-10-2009 à 13:53
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"Salut l’autre Jean louis,
Merci pour tes mails et à bientôt un petit resto à Port Saint Louis Amitiés" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:29
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"Merci Hubert, quel poète !" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:32
Fri, 22 Oct 2009 20:16:00 GMT - En automne à Paris Cergy Pontoise
Fri, 22 Oct 2009 20:16:00 GMT - Cergy Pontoise
22h16 heure locale
Bonsoir à tous,
Brrrrrrr !!!! Le short et la chemisette, c’est fini pour l’instant, il faudra maintenant attendre le 25 novembre au soir pour les retrouver. Maintenant c’est pantalons longs et polaire.
Je suis parti à midi du bateau et après 12 heures de voyage, soit à minuit pile je suis arrivé à la maison. 3 heures d’attente à Madrid et 2 heures depuis Orly car j’ai pris par Paris Est et le périphérique était fermé à Porte de Pantin. Fatiguant !
Aujourd’hui c’était bureau. Enfin un peu de temps pour rattraper le travail en retard et surtout répondre à tous ces contacts et à tous ces mails que j’ai reçu sur le blog depuis quinze jours. Didier à sauté sur l’ordinateur du bord pour le remettre en état et nous avons visité la boutique Orange pour mon téléphone portable. Ils me font un échange standard, il a trois mois ce téléphone. J’aurai le nouveau lundi.
Christophe à retenu 45 photos sur les 1000 qu’il a pris. Il est content de son reportage. Les premiers échos sur celui-ci sont bons.
Dans le prochain Voiles et Voiliers, il y aura une ou deux photos et une « Bréve » comme ils disent. Je crois qu’il faut comprendre une « nouvelle brève »
J’ai répondu en directe à tout les mails et ci-dessous vous trouverez les réponses aux contacts. Je remercie tous ceux qui me soutiennent et qui me mettent des petits mots. Je remercie surtout ces gens que je ne connais pas et qui m’encourage dans mon aventure. Je remercie vivement ceux qui, comme moi pensent que l’on peut encore vivre sa vie même si le ciel est gris comme l’a écrit quelqu'un.
Bon, demain c’est rendez vous à l’hôpital pour faire des analyses, rencontrer mon néphrologue et m’occuper des formalités pour être inscrit sur la liste des gens en attente de greffe.
Bonne nuit à tous,
Jean Louis
22:16 hours local time
Good evening everyone,
Brrrrrrr!!!! Not exactly shorts and short-sleeved shirts weather, that’s well and truly over, I’ll have to wait until the evening of 25 November to wear them again. Now it’s long, polar trousers.
I left the boat at noon and after 12 hours of travelling, I arrived home, on the dot of midnight. A 3 hours' wait in Madrid and 2 hours from Orly as I had to travel via Paris East and the ring road was closed at Porte de Pantin. Wearing!
Today I did some office work. Finally a little time to catch up on my work backlog and above all to reply to all these contacts and e-mails I have been receiving on this blog over the past fifteen days. Didier has begun checking out the shipboard computer to get it back up and running and we went to the Orange shop for my mobile phone. They’ll do a straight swap; the telephone is three months old. I’ll have my new phone on Monday.
Christophe has kept 45 out of the 1000 photographs he took. He is really happy with his photo report. The first rumours are that they are good.
The next edition of ‘Voiles et Voiliers’ will feature one or two photographs and a “Flash” as they call it. I think they mean a “brief article”
I have replied to all the e-mails live and hereafter you can read my replies to my contact persons. I thank all those who are supporting me and who have dropped me a few lines. Above all, I thank all of you I don’t know and who have spurred me on in my adventure. I wholeheartedly thank all those who think as I do, that one can live life even when skies are grey, as someone wrote.
Right, tomorrow I have an appointment at the hospital for some analyses, to meet my nephrologist and to sort out some formalities before I can get my name onto the transplant list.
Good night everyone, Jean Louis
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"Si je comprends bien, la vie est douce à Porto Calero.
Pour répondre à votre question, si mon Espagnol n’est pas trop rouillé "micolassonne" est en fait "mi corazon", c’est à dire "mon coeur" en Français.
Bon repos après cette belle traversée. Au fait, bien joué pour le déroulage de spi !!!
Foucault " Envoyé par foucault le 19-10-2009 à 12:17
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"salut jean louis Pour une arrivée c’est une arrivée. Je savais qu’il y aurait la bière fraîche en terrasse. La vie est faite de joie simple pour ceux qui savent regarder. Dis moi la photo 17, c’est dans le carré? je n’arrive pas à situer. La table à carte était dans la coursive arrière ? amitiés Jannick" Envoyé par jannick le 19-10-2009 à 13:02
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"Salut Jannick,
La photo 17 représente bien le carré. La déformation du grand angle joue des tours. Le carré semble moins long sur la photo qu’il ne l’est en réalité." Envoyé par Christophe le 19-10-2009 à 13:19
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"Salut Jannick
Merci pour tes différents mails. Effectivement une bonne bierre pression glacée après plusieurs jours de mer c’est vraiment top." Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:25
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"Bonjour Foucault,
Merci pour cette traduction. Amitiés" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:27
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"Bravo pour cette traversée. En vous lisant ce là me donne vraiment la pêche pour construire mon rêve, de se dire que tout est toujours possible, même si le ciel est parfois gris.
Merci." Envoyé par Claude Vincent le 23-10-2009 à 15:44
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"Bonjour Vincent,
Très sympa votre mail, cela donne de la motivation. Une belle aventure, ce mail, c’est le bonheur. Merci Amitiés " Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 23-10-2009 à 15:45
Sat, 24 Oct 2009 16:49:00 GMT - Tout est toujours possible ! Cergy Pontoise
Sat, 24 Oct 2009 16:49:00 GMT - Nothing is ever impossible! Cergy Pontoise
18h49 heure locale.
Bonsoir à tous,
Il ne fait pas très beau sur Paris, 14 ° et il pleut. Je n’ai pas envie de sortir la moto alors je circule avec la voiture de Francine.
Je vais descendre dans le sud d’un coup de TGV pour récupérer mon camping car. Avec lui je suis autonome. Sa charge utile est de 1,2 tonne, je peux ainsi emporter des poches pour plus d’un mois.
C’est lui qui m’a rendu la liberté. Quand j’ai compris que j’allais être dialysé sous peu, j’ai vendu ma voiture pour acheter ce camping car. Je l’ai équipé d’un convertisseur pour avoir le 220 V à bord et brancher le réchauffeur de poche. Ah, oui, j’oubliais, pour ceux qui ne connaissent pas la dialyse péritonéale, il faut, avant de m’infuser les poches, que je les réchauffe pour les amener à la température du corps humain, c'est-à-dire 37°.
Quand c’est l’heure, je m’arrête sur un parking, et je me dialyse. Trois quart d’heure à une heure plus tard, je repars et continue mon chemin. C’est la totale liberté !
Souvent, il faut faire 4 dialyses par jour. Moi j’ai de la chance, j’ai encore une bonne diurèse (c’est le volume d’urine sur 24 heures) du coup, je n’ai que 3 dialyses à faire par jour.
Hier j’ai passé la matinée à l’hôpital. Tout va bien, cela va même un peu mieux qu’avant mon départ. Le bateau c’est une bonne thérapie. J’en profite pour remercier le Docteur Verger et toute son équipe qui passent beaucoup de temps pour m’aider et gérer l’aspect médical de mon aventure.
J’ai acheté un microscope car je vais en avoir besoin dans le bateau pour analyser l’antibiogramme si par malheur je faisais une péritonite. Pas cher ! 130 €. C’est un monoculaire avec une tourelle et un éclairage électrique. Il peut grossir jusqu'à 1250 fois ! Avec mes garçons on s’est amusé à observer une patte de mouche. Quel beau jouet !
La formation en biologie devrait être possible avant le 11 novembre. Je vous raconterai. Certainement passionnant.
Je tiens encore à remercier tous ceux qui m’écrivent des encouragements. Parmi tous ces mails, je veux citer celui de Claude :
Bravo pour cette traversée. En vous lisant ce là me donne vraiment la pêche pour construire mon rêve, de se dire que tout est toujours possible, même si le ciel est parfois gris. Merci.
« Tout est toujours possible » voilà exactement le message que j’aimerais faire passer, c’est la règle de ma vie, c’est la mère de toutes mes actions, c’est la source du bonheur.
Un autre message m’a beaucoup touché, il s’agit de celui du père de Lou-Anne, 4 ans en dialyse péritonéale. Voici un extrait de son message et je vous mets sur le blog la photo de la petite puce :
Du haut de ses 4 ans, elle découvre le monde et la vraie vie. Elle vous aidera dans la traversée.
Sympa !
Au fait hier soir j’ai été voir « Le Roi Lion » au théâtre Mogador. Super top ! Et après, un petit resto à la maison d’Alsace sur les Champs Elysées. C’est aussi cela la vraie vie !
Ah, encore une avancée. Quand on est dialysé, un des paramètres important qui doit être suivi, c'est la rétention d'eau. Pour contrôler cela, on doit se peser tous les matins avec précision. Trop d'eau dans le corps, la tension monte très vite et on peut faire un oedeme pulmonaire. Cela peut être mortel. Pas assez d'eau, la tension chute et la diurèse peut être cassée. Hors, en bateau il est impossible de se peser. Du fait des mouvements du bateau, les balances "classiques" ne fonctionnent pas. J'en ai parlé à Michel Cousinou, technicien dans les drônes à la SAGEM. Il va voir avec ses collègues si ils peuvent concevoir une balance "intelligente". Je vous tiendrai informés.
Bon, un dernier point, vous vous souvenez de la façon dont on m’avait traité à Port Napoléon avant mon départ, m’interdisant de rentrer dans le port avec mon camping car et de pouvoir me brancher à l’électricité pour faire mes dialyses. J’avais envoyé au directeur une lettre de protestation et j’ai reçu en retour des excuses. Il s’agirait d’un malentendu, d’une erreur d’un responsable. Il semblerait que la direction fasse désormais des efforts pour améliorer sa relation aux clients. Bravo, cela va dans le bon sens.
Bon il faut que je vous laisse, c’est les infos à la télé.
Bonne fin de weekend.
Jean Louis
18:49 hours, local time.
Good evening everyone,
The weather in Paris isn’t very nice, it’s 14° and it’s raining. I didn’t feel like taking the motorbike so I’m driving Francine’s car.
I’m going to take the TGV [high-speed train] south to collect my camper van. Once I have that, I’m independent. It can carry 1.2 ton, so I can take well over a month’s supply of pouches.
In fact, it’s the camper van that gave me back my freedom. Once I realized that I would be on dialysis soon, I sold my car and bought the camper van instead. I fitted it with a converter so that I could have a 220V power supply on board and connect the pouch warmer. Aha, yes, I had forgotten, for those of you who are not familiar with peritoneal dialysis, I must warm up the pouches to body temperature, i.e. 37°, before I can infuse myself.
When it’s time for my dialysis, I simply pull into a car park and do my dialysis. Forty-five minutes to one hour later, I’m off again and continue on my way. It’s complete freedom!
Often, patients must do 4 dialyses per day. I am lucky, my diuresis (i.e. the urine output over a period of 24 hours) is still ok, and so, I am only on 3 dialyses a day.
I spent yesterday morning in the hospital. Everything is going well, even a little better than before my departure. The boat is great therapy. I hereby take the opportunity to thank Mr. Verger and all his team who have dedicated a lot of time to helping me and managing all the medical aspect of my adventure.
I’ve bought a microscope as I am going to need it on the boat to analyse the antibiogram in the event I would be unlucky enough to contract peritonitis. Not expensive! € 130. It’s a monocular one with a lens and an electric light. It can magnify up to 1250 times. My boys and I had great fun studying the leg of a fly. What a smashing toy!
I should be able to get my biology training in before 11 November. I’ll tell you all about it. It will definitely be fascinating.
I would also like to thank all of you who have taken the time to write me some words of encouragement. From among all the e-mails I received, I would like to quote Claude:
Congratulations on this crossing. Reading your blog really pushes me to realize my dream, to tell myself that nothing is ever impossible, even if the sky is grey at times. Thank you.
“Nothing is ever impossible” is precisely the message I would like to convey; it's the rule of my life, it has been the mother of all my actions, it’s the very source of happiness.
I received another message that really touched me; it came from the father of Lou-Anne, 4 years of age and on peritoneal dialysis. Here, an excerpt from his message; I shall also post the photograph of the little girl on my blog:
At the age of 4, she is discovering the world and what it’s like to really live. She will be with you during your crossing.
Really nice!
By the way, I went to see the “Lion King” at the Mogador theatre last night. Absolutely brilliant! And after that we went for a meal in the Maison d’Alsace on the Champs Elysées. That is also real life!
Aha, another bit of progress. One of the most important parameters that must be followed up in patients on dialysis is their water retention. To check that, kidney patients must accurately weigh themselves every morning. When the body retains too much water, blood pressure rises very quickly and you are at risk of pulmonary oedema. That can be fatal. When there is too little water in the body, blood pressure drops, affecting the diuresis. Now, weighing oneself on a boat is impossible. On account of the boat’s swaying, “traditional” scales simply don’t work. I discussed this problem with Michel Cousinou, a technician working for SAGEM. He is going to check with his colleagues whether they could develop "intelligent" scales. I shall keep you posted.
And now, coming to my last point, you will remember the treatment I received at Port Napoleon before I left, where I was forbidden to enter the port with my camper van and to use their electricity for my dialyses. I did send the manager a letter of protest and I have received an apology. Apparently it was a misunderstanding, an error by one of the people in charge. It seems that the board is taking steps to improve customer relations. Well done, things are moving in the right direction.
I shall leave you for now, time to watch the news.
Enjoy the rest of your weekend,
Jean Louis
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"Saluts les couillues, je prends connaissance ce jour de votre périple et vraiment je suis impressionné ce doit être un super voyage. Je voudrais dire à mi Amigo Jacky Choukrane d’avoir pensé à moi lors du passage du détroit et arrivée à Tanger. Moi je pense aussi à vous et aux bons moments de rigolades et de galères que vous devez passer ensemble. Ps: une petite correction ce n’est pas MICOLASSONNE mais Mi Corazon et non plus teqiero mais Te Quiero. Une amicale pensée pour les potes et bon vent" Envoyé par Tony Cruz le 19-10-2009 à 18:55
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"bonjour jean louis je suis le gars de la snsm de port st louis et je suit votre traverser avec plaisir ja vais donner l adresse a j christophe @++++++++++ ludo" Envoyé par devassineludovic le 19-10-2009 à 21:16
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"No rompez pas trop de corazones là -bas, les gars! Gros bisous au SOLUTIONNEUR et Jacky Poireau" Envoyé par petra le 19-10-2009 à 22:02
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"cher Monsieur J’ai suivi votre traversée par votre blog, je suis pleine d’admiration pour ce que vous venez d’accomplir et pour ce que vous allez entreprendre le mois prochain - C’est génial Très cordialement, michele" Envoyé par michele D’herde le 20-10-2009 à 16:33
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"Bonjour, BRAVO : quelle leçon. Je viens de découvrir votre site. Notre fille de 4 ans est en DP également. Votre traversée est un challenge de tous les jours. Vivre dialysé n’est pas simple mais sur un bateau et en mer, encore bravo. Ici, dans le nord, nous vous suivrons tout au long de votre aventure. Bon vent. Nicolas M." Envoyé par Nicolas MULLIER le 20-10-2009 à 22:02
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"@michele D’herde Merci, j’espère vous faire rêver à nouveau en attendant les fêtes de fin d’année. Amitiés" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:01
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"Coucou Petra,
Je vois que tu maîtrise aussi bien l’Espagnol que les relations humaines. Pleins de bisous" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:15
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"Salut Ludo et bonjour à tous ceux de Port Saint Louis" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:19
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"Merci pour "les couillues", ça fait toujours plaisir même si nous n’avons eu que du beau temps et pas de mer mauvaise." Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:21
Wed, 28 Oct 2009 11:25:00 GMT - En Camargue Port St Louis du Rhône
Wed, 28 Oct 2009 11:25:00 GMT - In the Camargue Port St Louis du Rhône
12h25 heure locale
Bonjour à tous,
Je suis en Camargue depuis lundi, il fait un temps magnifique.
Je passe beaucoup de temps dans mon camping car sur la plage Napoléon. Quel bonheur ! La vie en camping car c'est très proche de la vie en bateau.
Richard a eu la gentillesse de venir me chercher à Nîmes, à la descente du TGV. C’est un véritable ami ce Richard, avec un cœur énorme. Un jour il m’a dit :
« Jean Louis, je voudrais te donner un de mes reins, renseigne toi si cela est possible »
Je crois que ce n’est pas possible en dehors du cercle familial proche. De toute façon, j’ai un vrai problème avec cela. Plusieurs membres de ma famille m’ont fait des propositions mais c’est trop difficile.
Vendredi dernier j’ai rencontré le docteur qui s’occupe du bilan de pré transplantation. C’était une femme, elle m’a demandé si j’avais un « donneur vivant ». Je lui ai dit non. Donner ses organes quand on est mort, je trouve cela naturel même si cela doit être très difficile pour les proches du défunt. Par contre accepter un rein d’un donneur vivant j’en suis incapable. Peut être est ce lié au fait que j’ai intégré ma dialyse comme faisant partie de ma vie et que je continue à vivre normalement avec celle-ci.
J’ai dans mon sac à dos un boulon tout neuf pour mon taquet de chariot de grand voile. C’est Sylvain de Port Napoléon qui me l’a fabriqué. Il est vraiment très doué ce garçon, son travail est toujours parfait. Pour les plaisanciers de passage c’est la société STM.
Je suis impressionné par le développement de ce blog. Lundi dernier, soit après même pas trois semaines de vie, il y a déjà des internautes dans 19 pays qui ont visités ce blog. Étonnant ! Aussi nous avons décidé de faire un blog bilingue Anglais – Français.
Ah ! Au fait, Christophe, le photographe professionnel, n'est plus avec moi aussi je vous demande de me pardonner pour la qualité des photos à venir. Je ne suis pas très doué pour cela.
Bonne après midi
Jean Louis
Hello everyone,
I have been in the Camargue since Monday; the weather is only glorious.
I am spending a lot of time on Napoleon beach in my camper van. What a delight! Life in a camper van is quite similar to that on a boat.
Richard was kind enough to come and pick me up in Nîmes, off the TGV. Richard is a true friend; he has a heart of gold. One day he even said to me:
“Jean Louis, I would like to donate one of my kidneys to you, make some enquiries to see whether it’s possible”
I think it cannot be done by someone outside the immediate family circle. In any case, I would have a serious problem with it. Several of my family members made me the same offer but it’s too hard.
Last Friday I met the doctor who does the pre-transplant check-up. It was a lady; she asked me whether I had a "living donor". I replied no. Donating your organs after you have died is one thing; I would even consider it normal, although it may be difficult for the close relatives of the deceased. But I simply couldn’t accept a kidney from a living donor. Maybe it’s because I’ve been able to integrate my dialysis into my daily life and that I can continue to lead a normal life in spite of it.
In my backpack I have a brand-new bolt for my mainsail trolley cleat. It was Sylvain in Port Napoleon who made it for me. This chap is really gifted, anything he makes is perfect. For any amateur yachtsmen passing through, look out for the company STM.
I am really impressed by the way this blog is developing. By last Monday, not even three weeks after it was set up, surfers from 19 different countries had already visited the blog. Amazing! For that reason we decided to turn it into a bilingual English – French blog.
Aha! Incidentally, Christophe, the professional photographer is no longer travelling with me, so by the present I apologize in advance for the quality of any future photographs you’ll get to see. Photography is not one of my specialities.
Have a pleasant afternoon,
Jean Louis
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"J’ai suivi votre voyage et je vous souhaite bonne chance pour la suite de votre aventure. Les photos sont magnifiques et celles de Lanzarote toujours aussi impressionnantes !" Envoyé par Agnes le 21-10-2009 à 11:17
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"Bravo pour le succés de la première étape .je suivrais avec attention la deuxième mais je n’ai aucun doute pour la suite ." Envoyé par jean-christophe le 22-10-2009 à 19:33
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"Je suis ancien chef de service dialyse à Liege. Quand on pense que bcp de nos patients ne veulent plus rien faire. Admiration à vous" Envoyé par Godon JP le 23-10-2009 à 15:28
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"@ Jean Pierre Merci pour votre mail. Si cela pouvait aider à prendre conscience que l’on peut vivre normalement en étant dialysé, quel bonheur ! Amitiés" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 23-10-2009 à 15:29
Thu, 29 Oct 2009 17:45:00 GMT - TOUJOURS EN CAMARGUE Port Saint Louis du Rhône
Thu, 29 Oct 2009 17:45:00 GMT - STILL IN THE CAMARGUE Port Saint Louis du Rhône
18h45 heure locale
Bonjour à tous,
Eh oui, je suis toujours en Camargue. Depuis 12 ans je vie trois semaines par mois à Port Saint Louis du Rhône. J’ai passé tout ce temps à refaire mon bateau. 15000 heures de travail. Tous les métiers. Dans un bateau il y a de la résine, du bois, de la mécanique marine, de l’électricité, de la plomberie, de l’électronique, du gréement, des cordages, de la peinture et surtout du ponçage, énormément de ponçage.
Harmattan est un des tous premiers bateaux en polyester. Il a été construit à Abidjan en Côte d’Ivoire en 1969. Il a donc 40 ans, ce qui est vieux pour un bateau. J’ai tout refait. Aujourd’hui on croirait un bateau neuf. Son architecte c’est Viktor Brix.
Quel beau bateau. Il a des lignes magnifiques, comme avaient les bateaux dans les années 1920, avec une belle tonture de pont. Ah ! C’est vrai, les lecteurs m’ont reprochés de ne pas expliquer les termes de marine. Un pont peu être plat comme les bateaux modernes mais il peut également avoir une tonture, l’avant du bateau est très haut pour protéger le bateau de la mer, puis en revenant vers l’arrière le pont descends pour être au plus bas aux deux tiers avant du bateau, au niveau du cockpit, puis le pont remonte un peu pour protéger le bateau de la mer venant de l’arrière. Quand cette courbe est très harmonieuse, on dit que le bateau a une belle tonture de pont.
Souvent, en mer quand je croise d’autres bateaux, on nous prend en photo ou bien on me fait signe avec le poing et le pouce levé. Sur les pontons, les autres plaisanciers viennent voir Harmattan et j’entends « qu’il est beau ce bateau », « what a nice boat ». Souvent, la discussion commence et cela se finit par une visite du bateau.
J’aime la Camargue et j’aime les Camarguais. Ce sont des îliens. La Camargue c’est une île triangulaire entre les deux bras du Rhône et la mer. Comme tous les îliens, ils sont différents. Ils ont des mots à eux, des expressions. La Camargue que j’aime, c’est la vraie Camargue, celle du Sambuc ou des Salins de Giraux, pas la Camargue pour touristes des Saintes Maries de la Mer. Ici les gens sont attachants, pour s’y rendre il faut prendre le bac. Il y a un pont mais il se trouve à 30 kilomètres !
Souvent, les voyageurs parlent des paysages qu’ils ont rencontrés. Du sable blanc, de l’eau turquoise, des belles montagnes …. Moi ce que je recherche dans les voyages, c’est la rencontre avec l’autre. C’est l’échange, ce sentiment d’amitié intense que l’on peut éprouver pour cet étranger que l’on croise et que l’on ne reverra peut être jamais.
C’était en Turquie, l’été 2007, lorsque j’ai fait mon grand tour de méditerrané. C’est le soir, je vais mouiller dans une crique où il y a 20 ans nous avions passés une soirée avec, à l’époque un bateau de location. A cette époque, il y avait sous les pins une petite cabane qui faisait restaurant pour les rares navigateurs de passage et avec ma femme et les enfants nous y avions dîné.
L’endroit à beaucoup changé, il y a une plage aménagée et des vedettes rapides apportent des touristes de la ville voisine. Le soir nous allons, Francine et moi, dîner dans le restaurant. Ce n’est plus la cabane de l’époque, c’est une belle construction en dur. Ce sont des jeunes qui tiennent cet endroit. Au dessert je dis au garçon que, il y a vingt ans j’ai déjà dîné ici. Surprise, étonnement, émotion. C’est le fils, ses parents viennent de prendre leur retraite. On discute un peu mais il y a le service, on se dit que demain on se revoit pour parler plus. Et puis dans la nuit, le vent se lève fort, l’ancre dérape, il faut partir en catastrophe, que de regrets de ne pas avoir pu cultiver cette amitié.
Je me trouve bien bavard ce soir. Je suis toujours sur la plage Napoléon et mon copain Jean Louis va venir dîner avec sa compagne Brigite. Il faut que je fasse ma dialyse avant qu’ils arrivent aussi il faut que je vous quitte.
A bientôt Jean Louis
Hello everyone,
And yes, I’m still in the Camargue. For the past twelve years, I have been spending three weeks a month in Port Saint Louis du Rhône. All that time, I’ve been doing up my boat. 15,000 hours of work. Any job you can think of. On boats you have resin, timber, the mechanics that make her sail, electricity, plumbing, electronics, equipment, ropes, painting and above all sanding, tons and tons of sanding.
Harmattan is one of the very first polyester boats. She was built in Abidjan on the Ivory Coast in 1969. So she is 40 years old, a ripe old age for a boat. I redid everything. Today you would think she is new. She was designed by Viktor Brix.
And what a beautiful boat she is! She has magnificent lines, like the boats from the 1920s, with a lovely deck camber. Aha! It’s true, my readers have accused me of not explaining any of the sailing lingo. Decks can be flat, like on the modern boats, but they can also have a camber, i.e., the bow of the boat is very high to protect the boat from the sea, but towards the rear the deck goes down to two-thirds of the bow at its lowest level, where the cockpit is, and then rises a bit again to protect the boat from the sea at the back. When this curve is very harmonious, we say that the boat has a lovely deck camber.
Often, when I pass boats at sea, people on the other boats take pictures or they give me the thumbs up. In the jetties, other amateur yachtsmen come to look at Harmattan and I hear “qu’il est beau ce bateau”, “what a nice boat”. Often, we start to talk and it usually ends in a visit of the boat.
I love the Camargue and I love the people from the Camargue. They are islanders. The Camargue is a triangular island situated between two branches of the Rhône and the sea. Like all islanders, they are different. They have their own specific words and expressions. The Camargue I love is the real Camargue, the Camargue of Sambuc or Les Salins de Giraux, not the touristy Camargue of Les Saintes Maries de la Mer. Here the people are lovable; to get there you must take the ferry. There is a bridge, but it’s 30 kilometres away!
Travellers often talk about the scenery they’ve seen on their travels. White sand, turquoise-blue water, stunning mountains…. But what I look for most in my travels is meeting other people. It’s the exchange, this sense of intense friendship that you can feel for that stranger you pass and perhaps will never meet again.
It was in Turkey, in the summer of 2007, while I was doing my great tour of the Mediterranean. It’s evening time, I am going to drop anchor in a Creek where 20 years ago we spent an evening with, at the time, a rented boat. In those days, there was a little cabin under the pine trees which catered for the odd sailor passing by where my wife, the children and I had dinner.
The spot has changed a lot, the beach has been laid out and fast launches now bring tourist from the nearby city. In the evening Francine and I go to the restaurant for dinner. The cabin from former years is gone, now it’s a beautiful building built from non-temporary materials. It’s run by young people. During dessert, I tell the waiter that I had already dined here before, twenty years ago. Surprise, astonishment, emotion. It’s the son, his parents have just retired. We chat a little but he has other diners to attend to, we arrange to meet the next day to talk a little more. But during the night, a strong wind comes up, the anchor drags, we have to rush off, what a pity that I wasn't able to cultivate this friendship.
Tonight I am full of chat. I am still on Napoleon beach and my friend Jean Louis and his partner Brigite are coming for dinner. I must do my dialysis before they arrive and I must leave you.
Talk to you soon, Jean Louis
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"en direct du Jelem, du Catway E du Port Napoleon.Grand Merci de ces récits parfois bien instructifs pour notamment la "bleue" de la marine. Nous nous sommes ainsi un peu évadés des soucis d’étanchéité de pont causés par les pluies torrentielles de ces semaines pendant que Jean Louis se baladait en short.En tout cas, bonne réacclimation terrestre avec tous ces projets et déterminations emplis d’espoir. Joelle et Michel" Envoyé par Debernardi et Buous le 23-10-2009 à 17:59
Fri, 30 Oct 2009 17:05:00 GMT - AU SAMBUC Le Sambuc
Fri, 30 Oct 2009 17:05:00 GMT - IN SAMBUC Le Sambuc
18h05 heure locale
Bonsoir à tous,
C’est la fin de cette petite semaine en Camargue. Ce soir je remonte sur Paris avec mes amis Richard et Montsé. Ils viennent passer un grand weekend à Cergy. On dit Montsé mais en fait elle est Espagnole et s’appelle Montserrat.
Une bonne nouvelle, Pierre-Yves qui est néphrologue et par ailleurs Chef de bord à la fameuse école de voile des Glénans a fait des essais en pleine mer pour voir si je pouvais me dialyser à l’extérieur du bateau, dans le cockpit. Il a exposé des témoins à l’aire libre à 3 milles au large et ensuite des analyses ont été effectuées. Pas de problèmes, l’air est suffisamment sain pour que je me connecte et me déconnecte dans le cockpit. C’est une très bonne nouvelle car cela peut, en cas de mauvais temps, me permettre d’éviter le mal de mer.
Cormeilles en Vexin le 1er Novembre à 14h20 TU, 15h20 heure locale
Super voyage, nous avons dormis prés de Macon sur un parking d’autoroute. Vraiment top le camping car. Levé à 5h30 hier matin, nous étions à 11h à Cormeilles en Vexin, chez moi.
Hier soir nous avons passé la soirée sur un bateau mouche à Paris. Visite de la ville avec dîner gastronomique. Quelle soirée sympathique. C’était avec la compagnie des « bateaux parisien ». Le repas était excellent. Que c’est beau Paris la nuit, que c’est bien éclairé. Comme je connais très bien Paris, j’ai pu commenter le trajet. C’est les 120 ans de la tout Effel. Nous avons eu droit comme tous les soirs, pendant 4 minutes, à un festival d’effets lumineux. C’était le bouquet final. Nous avons passé une soirée vraiment merveilleuse.
Ce matin nous sommes allés au champignon. Oui, ce n’est pas une faute de frappe, nous n’en n’avons trouvé qu’un seul. Nous l’avons dégusté à midi. Ensuite c’était une daurade au four qu’a apporté Richard. C’est d’ailleurs lui-même qui l’a cuisiné. Un régal !
Cet après midi, nous allons aller visiter le musé de l’air au Bourget. J’adore.
A bientôt
Jean Louis
18:05 hours local time
Good evening everyone,
My little week in the Camargue has come to an end. Tonight I’m driving back towards Paris with my friends Richard and Montsé. They just spent a long weekend in Cergy. We call her Montsé but in fact she is Spanish and her real name is Montserrat.
A little bit of good news, Pierre-Yves, who is a nephrologist and purser at the famous sailing school of Les Glénans did some tests out at sea to check whether I could do my dialysis outside of the boat, in the cockpit. He exposed some samples to the great outdoors 3 miles into sea and had them analysed. No problems, the air is sufficiently healthy for me to do the hooking up and unhooking in the cockpit. That is very good news indeed, because this means that I can avoid bouts of seasickness when the weather is bad.
Cormeilles en Vexin 1 November, 14:20 hours UT, 15:20 hours local time
Fabulous trip, we slept near Macon in a motorway car park. The camper van is truly fantastic. We got up at 5.30 a.m. yesterday morning and at 11o’clock we were in Cormeilles en Vexin, at my home.
Last night we took a trip on a bateau mouche [excursion boat] in Paris. A visit of the city with a gastronomic dinner. What a lovely evening. The cruise was run by the company “Bateaux Parisiens” [Parisian boats]. The meal was outstanding. Paris is so beautiful at night, it is so well lit. As I know Paris very well, I was given the job of tour guide. This year, it’s the 120th anniversary of the Eiffel tower. And like any other night, we were entitled to 4 minutes of special light effects. It was the icing on the cake. We had a truly marvellous evening.
This morning we went on a mushroom hunt. Note the singular, it’s not a typing error, for we only found one. We sampled it at lunch. Then we had oven-baked sea bream, which Richard had brought. What’s more, he had even cooked it himself. What a treat!
This afternoon we are going to visit the aviation museum at Le Bourget. I love it.
Talk to you soon, Jean Louis
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"Jean Louis Clemendot a la gentillesse de me citer dans son texte et je l’en remercie. J’en profite pour apporter un peu d’information médicale au lecteur. Il n’est pas le type de patient standard mais il montre quel est le meilleur chemin pour lutter contre la maladie : un travail d’équipe et, en dialyse péritonéale comme pour d’autres traitements, il faut concevoir le patient comme faisant partie de l’équipe médicale et para médicale. En effet , chacun, en communiquant son domaine de compétence et ses contraintes, permet de trouver les solutions optimales, parfois non standards, mais qui permettent en toute sécurité au patient de conserver son autonomie et liberté de vie propre à son environement. Un exemple pour le poids : nous avons trouvé un compromis, nous utilisons un impédancemètre multifréquence prêté par le laboratoire Fresenius ; celui ci en envoyant dans le corps un faible courant alternatif non perceptible permet de mesurer avec une approximation satisfaisante la quantité d’eau totale du corps, à l’extérieur et à l’intérieur des cellules. C’est pour cela que nous pouvons laisser Jean Louis Clemendot partir 3 semaines sans pesée. Bien entendu si ses ingénieurs mettent au point une meilleure solution ce sera l’idéal. Un mot sur le temps consacré à la dialyse : Jean Louis Clemendot en parlant de ¾ h à 1 h a probablement inclus tout le temps (arrêt sur parking, préparation matériel, manipulations, départ). En pratique le temps pour remplir le péritoine ne doit pas excéder 10 mn , celui pour le vider 10 à 15 mn (au delà ça ne sert à rien) ce qui fait 30 à 45 mn selon l’habileté, soit environ 14 h par semaine. Pendant la phase de remplissage et drainage il est possible de conserver une activité statique (lire, taper sur l’ordinateur, etc..) et donc d’intégrer son traitement dans la vie quotidienne. Ceci est illustré sur son blog dans certaines des photos que vous pouvez admirer . Pour rappel, une hémodialyse en centre c’est trois fois 4 heures par semaine, en dehors de son cadre de vie habituel, auxquels il faut rajouter les transports soit 14 h à 16 h par semaine (excepté pour l’hédomdialyse à domicile). Enfin il est aussi possible, en dehors de la navigation de se dialyser de nuit et être totalement libre durant la journée. " Envoyé par Christian Verger le 26-10-2009 à 12:27
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"je suis le papy de lou -anne, qui du haut de ses 4 ans vous aide dans votre traversée moi je vous souhaite "bon vent marin" du courage , de la volonté et sachez que là ou vous etes : vous n’etes jamais seul aujourd’hui avec les gros progrés de la médecine ce n’est plus un handicap..... bravo pour votre ténacité et merci a tous ceux et celles qui vous aident pour vous en sortir.... bon vent à toutes et tous larguez les voiles..." Envoyé par mullier le 27-10-2009 à 15:48
Wed, 4 Nov 2009 13:14:00 GMT - LA REPRISE DU TRAVAIL Cergy Pontoise
Wed, 4 Nov 2009 13:14:00 GMT - BACK TO WORK Cergy Pontoise
14h14 heure locale
Bonjour à tous,
Les vacances en Camargue sont finies, le weekend avec les amis aussi ! Hier matin j’ai emmené au RER mes amis Richard et Montsé pour qu’ils rejoignent leur TGV gare de Lyon.
Les bons moments de farniente sont terminés, il faut se remettre dans l’action.
J’ai passé l’après midi à l’hôpital de Pontoise. En revenant de Lanzarote, j’avais un peu mal à l’émergence. C’est l’endroit de mon ventre par lequel sort le petit tuyau qui me sert pour me dialyser. Il y a huit jours, quand j’étais passé à l’hôpital à mon retour, un prélèvement avait été effectué. Stéphanie me dit qu’il y avait deux germes. Depuis, je n’ai plus mal mais elle veut refaire le pansement. Le Docteur Verger vient voir, photo avec le petit code à barre, tout à l’air en ordre.
Ensuite, séance de formation par Stéphanie. On revoit pour la troisième fois l’ECB de poche (Examen CytoBactériologique) ainsi que la préparation et l’injection d’antibiotique.
Pour l’ECB, il faut, en respectant une parfaite asepsie, prélever du liquide de la poche dans laquelle je viens de vider mon ventre et ensemencer les flacons aérobie et anaérobie. S’il y a une suspicion de péritonite, je devrais commencer par effectuer cette manipulation avant de prendre des antibiotiques. Ce seront des antibiotiques à large spectre en espérant que ceux-ci soient efficaces pour l’infection en cours.
J’ai rendez vous mardi prochain au laboratoire de biologie pour apprendre à ensemencer les boîtes de Pétri et à déterminer quel est l’antibiotique le plus efficace pour luter contre l’infection en cours. On appel cela l’antibiogramme.
C’est passionnant.
Hier j’ai également révisé la préparation et l’injection d’antibiotique. J’ai tout noté pour taper une fiche que je vais mettre dans la boîte à pharmacie du bord.
Les deux Christophe étaient là. Christophe Lepetit qui a fait des photos et mon fils qui a filmé. Nous avons investi dans une caméra spéciale pour que je puisse durant ma traversée vous envoyer quelques vidéos. C’est une caméra qui enregistre directement sur carte SD au format télé normal. Nous l’avons reçu à midi, juste avant d’aller à l’hôpital.
Ensuite j’ai dû me peser et faire une impédancemétrie , puis, des tests de masse musculaire et de masse graisseuse. Mesure du bras dont la circonférence du biceps, mesure de l’épaisseur de la peau, mesure de la force musculaire en pressant une poire ….
Aujourd’hui, j’ai été à Paris. J’ai acheté la carte électronique de la Caraïbe et je me suis rendu à la Librairie de la mer, dans le 15éme pour acheter les guides nautiques « Leeward Islands » et « Windward Islands ». Toujours le même accueil sympa. Mon livre, « La passion de réussir » était à porté de main au comptoir et nous avons passés un bon moment à parler « bateaux ».
J’ai mon sac de billes pour le chariot de Grand voile et nous avons reçu ce matin le « Magic Arm », le bras qui va me permettre de fixer à peu prés partout l’appareil photo ou bien la caméra. Tout s’en cliquète correctement et je devrais être prêt pour repartir le 25 de ce mois.
Hier, au courrier, j’avais le formulaire de Baxter m’annonçant la livraison des poches à Lanzarote pour le 9 Novembre. Cela me rassure, merci Baxter.
J’ai également un peu de travail au bureau, quelques coups de téléphone à passer, des clients à aller voir….
J’aime bien cette vie bipolaire. Une partie voyages, vacances, aventure et une partie travail professionnel. Je pense que le bonheur c’est un équilibre.
Bon, il faut que je vous laisse, je dois aller voir une cliente.
A bientôt Jean Louis
14:14 hours local time
Hello everyone,
The holidays in the Camargue are over and so is the weekend with my friends! Yesterday morning I drove my friends Richard and Montsé to the RER [Paris Metropolitan and Regional Rail System] so that they could catch their TGV at Lyon station.
The glorious moments of farniente [lazing about] are over, time for some action again.
I spent the afternoon at Pontoise hospital. On my return from Lanzarote, the exit site was a little sore. That is the spot on my abdomen where the little tube I use to dialyse myself comes out. Eight days ago, when I called into the hospital after I got back, a sample was taken. Stéphanie tells me the pain was caused by two germs. I have had no more pain since then and she wants to change the dressing. Mr. Verger comes to take a look, a photograph with a little bar code, and everything seems to be ok.
Then a training session hosted by Stéphanie. For the third time, we revise the CBE (CytoBacteriological Examination) of the pouch and the preparing and injecting of antibiotics.
For the CBE, I must, under perfectly aseptic conditions, take a sample of the liquid in the pouch in which I just emptied my abdomen and culture the aerobic and anaerobic bottles. If there is the slightest suspicion of peritonitis, I must do this first before I take any antibiotics. They will be broad-spectrum antibiotics in the hope that they will counteract any infection that may be present.
Next Tuesday I must go to the biology laboratory to learn how to culture the Petri dishes and how to determine which antibiotic would be the most effective against any infection I could be brewing. It’s called an antibiogram.
It is fascinating.
Yesterday I also revised how to prepare and inject antibiotics. I have written everything down and I’m going to type out a card which I will put in the shipboard pharmacy.
The two Christophes were there. Christophe Lepetit who took photographs and my son who did some filming. We invested in a special camera so that I could send you a few videos during my crossing. This camera records directly on SD card, in normal television format. We received it at lunch time, just before we went to the hospital.
Then, I had to weigh myself and do a bioimpedance, then muscle mass and fat mass tests. Arm measurements, including the circumference of my biceps, measuring the thickness of my skin, checking my muscular strength by squeezing a pear….
Today I was in Paris. I bought the electronic map of the Caribbean and went to the Librairie de la mer [Maritime Library], in the 15th district to purchase the “Leeward Islands” and “Windward Islands” travel guides. I always get the same pleasant welcome here. My book, “La passion de réussir [Passion to succeed]” was within easy reach on the counter and we spent quite some time talking "boats".
I have my bag of balls for the mainsail trolley and this morning we received the “Magic Arm”, the arm that is going to help me attach the photo or film camera just about anywhere. Everything is working out perfectly and I should be ready to leave on the 25th of this month.
Yesterday, in the post, I received the form from Baxter, informing me that the pouches would be delivered in Lanzarote on 9 November. It reassures me, thank you Baxter.
I also have a little work to do in the office, a few telephone calls to make, clients to see….
I love this bipolar life. One part travel, holidays, adventure and one part professional work. I think that happiness is all about getting the balance right.
Right, I must leave you now; I must go and see a client.
Thu, 5 Nov 2009 20:03:00 GMT - Setting the record straight Osny
21H03 heure locale
Bonsoir à tous,
En exploitant les statistiques de fréquentation de mon blog, je constate que celui-ci a, entre autre, été visité à travers le site Hisse-et-ho. Mon fils Didier m’explique que cela se fait à travers un « forum ». Je ne connais pas, il me montre et je commence à lire ce « forum ».
Le « Fil » (j’apprends plein de mots nouveaux pour moi) a été ouvert par Pierre-Yves quand je cherchais une place aux Canaries. Je commence à lire les discutions et je suis immédiatement sidéré. Ce qui me frappe le plus, c’est la vivacité des échanges. Ca cogne dur !
Ensuite ce qui m’interpelle, c’est la méconnaissance profonde par le grand public de ce qu’est la dialyse en général et je ne parle pas du cas particulier de la dialyse péritonéale.
Enfin, l’essentiel de ce forum est fournie par un internaute qui s’oppose aux autres en prétendant que cette aventure, si elle est médiatisé, va faire du mal aux dialysés.
Forcément, sur le coup je suis choqué et je m’interroge. C’est l’inverse de ma volonté !
Aussi, je veux faire ici une petite mise au point.
Tout d’abord, qui je suis ?
J’ai 59 ans, 3 enfants de 29,31 et 33 ans. Ce qui me caractérise le plus, c’est mon indépendance, mon besoin d’autonomie. Je n’aime pas dépendre des autres. Je crois que cela est due au fait que j’ai perdu mes parents très tôt (ma mère à l’âge de 12 ans et mon père à l’âge de 28 ans). Ils n’avaient aucune fortune et je me suis fait seul. Bac électronique en 1968 (on me l’a donné), j’ai passé 5 ans à l’armé puis 7 ans à la SAGEM dans les ordinateurs avant de créer une société d’informatique en 1980.
Au bout d’un an j’avais 18 salariés, 50 quelques temps plus tard. Un métier difficile avec des hauts et des bas et surtout du travail, beaucoup de travail, souvent 16 heures par jour et souvent 7 jours par semaines pour gagner ma vie mais c’est tout.
Puis, il y a 12 ans, j’ai eu la bonne idée de me lancer dans l’immobilier et d’y faire fortune, ce qui m’a permis à l’âge de 50 ans de pouvoir travailler à plein temps sur mon bateau et de pouvoir financer et réaliser mes rêves.
J’ai écrit un livre dont le titre est « La passion de réussir ». En effet j’adore me lancer des défis. J’ai besoin de me lever le matin en ayant quelque chose à réussir et quelque chose de grand si possible. C’est mon bonheur à moi.
Le mot de la langue Française que je préfère, c’est « Liberté ». Je suis un solitaire, je ne peux imaginer d’être privé de liberté. Je m’inquiétais car je pensais que lorsque la dialyse arriverait ce serais pour moi comme une incarcération, une mise en prison. Il faut savoir que 90% des dialysés sont traités en hémodialyse (pour des raisons qui n’ont souvent rien à voir avec l’intérêt du patient mais plus souvent à voir avec des intérêts financiers) et que cela conduit le patient à passer 4 heures à l’hôpital un jour sur deux !
Et puis, j’ai découvert la dialyse péritonéale. Cela semble encore plus contraignant à première vue puisque c’est une dialyse tous les quatre heures qui dure environ trois quart d’heure ! J’ai failli me tromper et prendre l’hémodialyse !
Maintenant que je suis dialysé en dialyse péritonéale, j’ai une vie presque normale et surtout je n’ai pas perdue ma liberté.
Juste avant de savoir que la dialyse était là, j’avais lancé un projet de tour du monde en bateau par la Patagonie et le cap Horn. Coup de massue, puis en échangeant des mails avec Pierre-Yves qui est néphrologue et chef de bord aux Glénans, j’ai commencé à penser que je pourrais continuer à faire du bateau en étant dialysé. Il m’est même apparu rapidement que cela serait plus facile en haute mer qu’en navigation côtière. En effet, il y a moins de manœuvres urgentes à effectuer. Du coup, j’ai eu envie de traverser l’atlantique en solitaire, ce que j’ai toujours voullu avoir fait au moins une fois dans ma vie.
La question s’est alors posée de le faire en catimini ou bien en médiatisant un peu la chose. J’ai réfléchie et pensé que je pourrais apporter beaucoup aux autres en parlant de cette aventure. D’une part à tous ceux qui vont un jour être dialysés, pour leur montrer qu’il existe une méthode de dialyse qui permet de garder sa liberté. D’autre part aux gens déjà dialysés pour leur montrer que l’on peut vivre « presque » normalement en étant dialysé. Beaucoup hésitent à sortir de chez eux ! Il faut savoir qu’en dialyse péritonéale, il n’y a que deux moments pendant la dialyse où l’asepsie doit être parfaite, la connexion et la déconnection. On peut ainsi avec un peu d’astuce, vivre normalement même durant la dialyse, manger, s’occuper du barbecue ….
Du coup, la dialyse n’est pas une contrainte et la vie reste belle à vivre. Il n’y a rien de « pathétique » comme j’ai pu le lire dans cette traversée de l’atlantique, je me contente de vivre ma vie avec bonheur.
Enfin, et c’est l’essentiel des messages de soutien que je reçois, je crois qu’il faut dire haut et fort que la vie est belle, qu’il ne faut jamais baisser les bras et que tant que l’on vie il faut en profiter.
La position prise par cet internaute de prétendre que cette aventure va desservir les dialysés « qui ne pourrons plus se mettre en maladie » me navre. J’ai été chef d’entreprise et je sais que celui qui ne veut pas travailler n’a pas besoin d’être malade pour se mettre en maladie.
Sachez que durant mes nombreux stages à l’hôpital que ce soit pour ma maladie de rein ou pour soigner mon cancer, je ne me suis jamais mis en arrêt de travail. Je n’ai pas pour habitude de m’appuyer sur la communauté.
Je pense réellement qu’il n’y a pas beaucoup plus de risques à effectuer cette traversée en étant dialysé qu’en étant en bonne santé. Je ne suis pas un kamikaze, j’ai l’habitude de prendre des risques, mais toujours des risques calculés.
J’ai la certitude qu’il y a énormément plus de positif à médiatiser cette aventure que de négatif. Aujourd’hui, la plus part des gens n’ont aucune idée de ce qu’est la dialyse et un éclairage des méthodes modernes ne peut que servir tout ceux qui de prés ou de loin seront un jour concernés.
A bientôt Jean Louis
21:03 hours local time
Good evening everyone,
Using my blog's visitor statistics, I noticed that my blog is, for one, also visited via the Hisse-et-ho website. My son Didier tells me that this is done via a “forum”. As I am not familiar with this he shows it to me and I begin to read this “forum”.
The “Thread” (I’m learning a whole new vocabulary) was opened by Pierre-Yves when I was looking for a place on the Canary Islands. I begin to read the discussions and I’m instantly flabbergasted. What strikes me most is the liveliness of the exchanges. I’m bowled over!
The next thing that touches me is how little the public at large know about dialysis in general, and I am not even talking about peritoneal dialysis.
The main point of debate comes from a surfer who does not agree with the others by claiming that this adventure, if it gets media cover, will be detrimental to dialysis patients.
Not surprising, I am suddenly shocked and I begin to ask myself some questions. It’s the exact opposite of what I want to achieve.
And I would like to set the record straight.
First of all, who am I?
I am 59 years of age, have 3 children who are 29, 31 and 33 years old. What really characterizes me best is my independence, my need to be autonomous. I do not like being dependent on others. I think that stems from the fact that I lost both my parents very early on (my mother at the age of 12 and my father at the age of 28). They were not rich and I had to make my own way. I got a degree in electronics in 1968 (they handed it to me on a plate) and spent 5 years in the army and then 7 years with SAGEM in the IT section before I set up my own IT company in 1980.
One year later, I was employing 18 people, and not long after 50 people. It’s a difficult business, with ups and downs and especially work, lots and lots of work, often 16 hours a day and often 7 days a week, just to earn a living.
Then 12 years ago, I had the great idea to get involved in real estate and to make some real money, which allowed me, at the age of fifty, to work full-time on my boat and to fund and realize my dreams.
I wrote a book entitled the “La passion de réussir”. In fact, I love taking on new challenges. I need to be able to get up in the morning knowing that I have something to bring to a successful conclusion, and if possible, something big. That’s what makes me tick.
“Freedom” is my favourite word in the French language. I’m a loner; I couldn’t even imagine being deprived of my freedom. I was really worried because I thought that when I had to go on dialysis it would feel like being incarcerated, like being confined to prison. It is worth knowing that 90% of dialysis patients are treated by means of haemodialysis (for reasons which often have very little to do with the interests of the patients but more so with financial interests) and that means that patients end up spending 4 hours a day in hospital every second day!
And then, I discovered peritoneal dialysis. At first, that seemed even more restricting because you’re talking dialysis every four hours with every dialysis lasting about forty-five minutes! I almost made the mistake of opting for haemodialysis!
Now that I am undergoing my dialysis through peritoneal dialysis, I lead an almost normal life and I have definitely not lost any of my freedom.
Just before I got the news that it was time to resort to dialysis, I had launched a project involving a sailing trip around the world via Patagonia and Cape Horn. A blow with a club, and then through my e-mail exchange with Pierre-Yves who is a nephrologist and purser at Les Glénans, I started to think that I could continue sailing while being on dialysis. It soon became clear to me that this would be a whole lot easier if I was sailing out on the open sea rather than along the coasts. There is less dramatic manoeuvring to be done on open sea, you see. I immediately felt like crossing the Atlantic on my own, something I had always wanted to do at least once in my life.
The question that arose then was whether to do it quietly or to get some media coverage. I thought about it and felt that it might help other people if I talked about my adventure. On the one hand, those who will one day end up on dialysis, by showing them that there is a method of dialysis which allows them to retain their freedom. On the other hand, those that are already on dialysis by showing them that you can lead an “almost” normal life while being on dialysis. A lot of people even think twice about leaving their own homes! It is worth knowing that, in the case of peritoneal dialysis, there are only two important moments where asepsis must be perfect, during hooking up and during unhooking. So with a little shrewdness you can carry on as normal while doing your dialysis, eating, tending to a barbecue.
So all of a sudden dialysis is no longer a constraint and life is still worth living. There is nothing “pathetic” about it, as I read during this crossing of the Atlantic, I am happy to enjoy my life.
In fact, and that is the most important part of the messages of support I receive, I feel that you must shout from the rooftops that life is wonderful, that you must never throw in the towel and that you should enjoy life as long as you are still alive.
The stance taken by this Internet surfer, who claims that this adventure will do dialysis patients “who will no longer be able to take sick leave" a disservice saddens me. I have been a company manager and I do know that those who do not want to work do not have to be sick to take sick leave.
Please know that throughout my many sessions at the hospital, whether it was for my kidney disease or to look after my cancer, I have never stopped working. I am not in the habit of leaning on the community.
I really believe that this crossing isn’t a whole lot riskier for people on dialysis than for people in perfect health. I am not a kamikaze, I am used to taking risks, but they are always calculated risks.
I am certain that there are far more positive aspects of this adventure to be publicised than negative ones. Many people know nothing about dialysis at the moment and highlighting the modern methods can only help all those people whose lives might one day be affected by it.
Talk to you soon,
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"Bonjour jJean Louis c’est Bernard Vieu qui nous a indiqué ton blog nous sommes ses cousins et c’est avec nous que tu as découvert Harmattan à Marseille;Nous avons lu ton livre et maintenant nous trouvons formidable ce que tu continue de faire..Le bateau est vraiment reparti pour une nouvelle jeunesse , la seule chose qui n’a pas changé c’est la quille longue qui nous donnait tant de mal pour manœuvrer en marche arrière! Soigne toi bien, nous suivons tes péripéties avec beaucoup d’intérêt. " Envoyé par Lafaye Bernard et Michèle le 30-10-2009 à 17:44
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"Bonjour Jean Louis,
Je suis très émue par votre blog, véritable témoignage d’espoir pour la maman que je suis. Félicitations pour votre énergie et votre capacité à vivre en homme libre. Je suis admirative, dubitative et finalement convaincue par votre état d’esprit : " Il faut manger trois fois par jour pour vivre, ce n’est pas une contrainte. La dialyse, c’est pareil. " J’espère avoir l’énergie et l’exemplarité nécessaire pour transmettre cet état d’esprit à mes 3 enfants Elisa (4 ans), Romain & Chloé (10 mois). Puisse chacun d’eux rêver leur vie et vivre leurs rêves et puisse Romain dépasser les "aléas" de son insuffisance rénale. Je vais suivre vos aventures, en me disant qu’au delà de toute contrainte petit à petit un rêve peut devenir réalité... Merci à vous et Bonne Mer." Envoyé par Emma le 01-11-2009 à 01:30
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"Cher Jean-Louis, De retour de voyage, je vois 1) la carte qui te situe dans l’Océan 2) un commentaire te positionnant en Camargue le 29 octobre. Dans les deux cas, je t’envoie mes très amicales salutations. Dominique." Envoyé par Dominique Manchon le 02-11-2009 à 11:40
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"@ Emma Merci beaucoup pour ce mail qui m’a beaucoup ému. Je suis moi même un jumeau et souvent dans les jumeaux, il y a quelques problèmes de fabrication. Moi j’avais une dent à la naissance et ce problème de malformation qui a entraîné cette maladie. Bon courage à vous et pleins de bisous à Elisa, Cloé et surtout à Romain" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 03-11-2009 à 13:49
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"@ Lafaye Bernard et Michèle Merci pour votre soutien. Quelle belle journée nous avions passés ensemble lors de la découverte de ce bateau ! Amitiés" Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 03-11-2009 à 13:53
Sun, 8 Nov 2009 13:08:00 GMT - Thank you Emma Osny
14H08 heure locale
Bonjour à tous,
Séquence “Frissons”! Ce matin, je n’ai pas trouvé de champignons (bon, c’est vrai, je suis sorti hier soir, retour au milieu de la nuit, levé tardif, départ pour les champignons à 11h du matin !) mais je suis tombé nez à nez avec deux gros sangliers. Ils étaient à moins de 10 mètres ! Ils étaient affolés, certainement par les chasseurs et leurs chiens qui battaient la forêt. J’ai immédiatement fait l’arbre. Pas bouger, pas respirer et se contenter d’observer. Ils sont partis au petit trot puis sont revenus vers moi, virage à 90 degrés puis grand cercle. Le manège a duré deux ou trois minutes. C’est leur vie qu’ils tentaient de préserver. Bonne chance les amis.
Je ne souhaite pas intervenir directement dans des forums car d’une part je ne veux pas passer mon temps sur mon ordinateur et d’autre part, sur le bateau, le moyen de communication (un Flet 150 ) qui me permet de mettre à jour mon blog et de lire mes mails est beaucoup trop onéreux en exploitation pour aller surfer sur le net.
Séquence « Emotion »
C’est donc sur mon blog que je veux rendre hommage à Emma et au delà, à tous ceux qui, comme elle, m’apportent la raison de médiatiser cette aventure ainsi que la chaleur humaine dont on a tous besoin.
Tout d’abord, voici le mail que je découvre ce matin. Il vient de Emma, rappelez vous, elle a mis un commentaire sur le blog le 29 Octobre. Elle est maman d’une petite fille de 4 ans et de deux jumeaux (je suis moi-même jumeau). Son petit Romain, 10 mois est atteint d’insuffisance rénale :
« Cher Jean Louis,
Sans vous connaitre, je me permets de vous dire "Cher Jean Louis", tant votre démarche me parait importante. A la lecture de votre "mise au point", il me parait nécessaire d'intervenir de nouveau. Je ne suis pas adepte des forums et je n'ai pas l'habitude d'aller chercher des avis sur internet. Si certains croient pouvoir "se mettre en maladie", c'est peut être une façon pour eux de moins subir leur maladie... Heureusement, il y a d'autres états d'esprits. J'ai été interpellée par un lien vers "les tribulations du Capitaine Clémendot, dialysé péritonéal et homme libre", alors que je cherchai désespérément des solutions et des explications concernant l'insuffisance rénale sur un site bien trop sérieux pour une maman inquiète. Quelle étonnante découverte.... La vie réserve souvent des surprises et dans certains chemins difficiles, il arrive de croiser des personnes formidables qui donne courage et énergie. Cela redonne du sens aux valeurs auxquelles on croit. Je ne vous connais pas directement mais merci d'aller au bout de vos rêves et d'en témoigner de cette manière sur votre blog. Personnellement j'ai réalisé que les perpétuels "aléas" m'entrainaient dans des erreurs de renoncements. Je sais maintenant que j'étais en train d'oublier de donner vie à mes envies! Avec mon exceptionnel mari, j'ai donné vie à 3 merveilles, maintenant il est indispensable de leur transmettre ce goût de la vie. Comme une élève assidue, je me répète à chaque doute que cela est possible et je recentre mon énergie et mes actions vers cet essentiel. Alors votre traversée de l'Atlantique, c'est un peu ma boussole à moi qui m'indique le bon cap à suivre. J'aime pas forcement la navigation, mais j'attends avec impatience votre prochaine newsletter. Même en solitaire, vous ne serez pas seul. Mais cela, vous le saviez déjà.
A bientôt Emmanuelle »
Merci Emma. Merci tout d’abord pour la beauté de ton écriture, Merci pour ta tolérance, Merci pour la force que tu as en toi, Merci pour tout ce que nous avons en commun dans notre façon de concevoir la vie, Merci de rester debout devant les difficultés, Merci d’avoir toi aussi « La passion de réussir ».
Enfin, Merci Emma pour tout ce que tu me donne à travers ce mail. En lisant celui-ci ce que j’entreprends me paraît tout petit, j’aimerais pouvoir faire beaucoup plus. C’est comme une récompense que l’on n’a pas méritée.
Cette aventure n’est en aucun cas un exploit et ne demande aucun courage, (le courage c’est ce pompier qui rampe sous les décombres d’un immeuble écroulé par un séisme pour sauver une personne incarcérée alors que des répliques peuvent arriver à tout moment)
Ce n’est qu’une balade sympa mais déjà que de chaleur humaine j’ai rencontré ! Finalement, cette dialyse ne ma pas emprisonnée, tout au contraire, elle me permet de faire toutes ces belles rencontres et de partager de grandes émotions.
Emma, encore Merci pour tout.
A bientôt
Jean Louis
14:08 hours local time
Hello everyone,
The “Shivers” sequence! This morning I didn’t find any mushrooms (alright, it’s true, I went out last night, came back in the middle of the night, got up late, set off on my mushroom hunt at 11 o’clock in the morning!) but I was met head on by two big wild boars. They were less than 10 meters away!
They were in a complete panic, no doubt on account of the hunters and their dogs beating about the forest. I straight away made for a tree. Don’t move, don’t breathe and be happy to watch. They trotted off slowly and then came back towards me making a 90° turn and then a large circle. The game lasted two or three minutes. They were trying to protect their lives. Good luck my friends.
I have no wish to become directly involved in any forums because, on the one hand, I don’t want to spend my time in front of my computer and, on the other hand, shipboard communication (a Fleet 150) which allows me to update my blog and read my e-mails is far too expensive to run to surf the Internet.
Sequence “Emotion”
It is therefore that, on my blog, I would like to pay tribute to Emma and all the others who have given me a reason to publicise this adventure and the human warmth we all need.
First of all, hereafter the e-mail I found this morning. It comes from Emma, you might remember, she posted a message on my blog on 29 October. She is the mother of a little 4-year old girl and of twins (I myself am a twin). Her little Romain, 10 months old is suffering from renal insufficiency:
“Dear Jean Louis,
Even though I don’t know you I take the liberty of addressing you with "Dear Jean Louis", as your undertaking seems that important to me. When reading your “setting the record straight”, it seemed appropriate that I dropped you another line. I am not any good at forums and I am not in the habit of looking for advice on the Internet. If some feel that they can “go on sick leave”, it may be a way for them to suffer less from their illness… Luckily, there are also other frames of mind. I was touched by a link to the “the trials and tribulations of Captain Clémendot, on peritoneal dialysis and a free man", while I was desperately looking for solutions to and explanations on renal insufficiency on a site that was far too serious for a worried mum. What an amazing discovery.... Life often has surprises in store and sometimes when you are walking a difficult path, you end up meeting fantastic people who give you courage and energize you. That restores your faith in the values you believe in. I do not know you personally but I want to thank you for achieving your ultimate dreams and for testifying to that in this way on your blog. I have realized for myself that the eternal ups and downs led me to errors of renunciation. I now know that I was in the process of forgetting how to realize my own desires! Together with my amazing husband, I gave life to 3 treasures, and now it is vital that I pass this gust for life on to them. Like a diligent student, I tell myself every day that this is possible and I refocus my energy and my actions on what is important. So, you crossing the Atlantic is a bit like a compass to me that shows me the correct course to follow. I am not particularly keen on sailing myself but I am really looking forward to your next newsletter. Even though you will be out on your own, you will not be not alone. But you knew that already.
Talk to you soon, Emmanuelle”
Thank you Emma. First of all thank you for your beautiful letter, Thank You for your tolerance, Thank You for the strength you have in you, Thank You for all the things we have in common in the way we look at life, Thank You for facing up to the difficulties, Thank You for having your own "Passion to succeed" also.
Finally, Thank You Emma for everything you have given me through this message. Reading this I know that what I do is very little, I would like to do a whole lot more. It’s like getting a bonus you haven’t deserved.
This adventure is definitely not a feat and doesn’t require any courage, (courage is firemen climbing through the rubble of a building that has collapsed following an earthquake even though it’s only a matter of time before the aftershocks come).
It’s only a nice ramble but what human warmth I have come across! In conclusion, this dialysis did not incarcerate me, quite the opposite; it has allowed me to meet all these fabulous people and to share their intense emotions.
Emma, once again Thank You for everything.
Talk to you soon, Jean Louis
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"Coucou Jean-Louis! Tu t’es déguisé en prêtre pour le Halloween? (photo) Bisous de Petra et Berti" Envoyé par petra le 02-11-2009 à 17:29
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"Mais non Pétra, Jean louis est déguisé en père Noel (incognito et en noir sur le bateau mouche) en pleine répétition car il n ’aura pas le temps en Décembre... A propos cap’tain 1 champignon pour 4 ça fait un peu juste...j’espère que la daurade de Richard était plus grosse que la mienne. See you soon" Envoyé par Jacky Peudevin le 02-11-2009 à 23:47
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"Bonjour Mr Clemendot (j’ai failli dire Louis!!! )
Je suis néphrologue et je lis votre blog depuis le début... et je dois vous dire merci.
votre projet, votre enthousiasme, votre fougue me sont précieux. J’ai déja conseillé à plusieurs de mes patients qui ne sont pas encore en dialyse ou qui le sont déjà de lire avec attention votre blog. Vous démontrez l’impossible: la vie est belle même en dialyse. Merci de cette aide qui sera, j’en suis sûr, précieuse pour de nombreux patients. Je suis un passionné de bateau (à voile si possible!) je suivrais donc votre traversée avec émotion. Bon vent Bonne mer
Ps si l’occasion se présente... donner bien le bonjour au Dr Verger que j’admire beaucoup" Envoyé par Luc le 04-11-2009 à 14:48
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"Sure Female,academic credit free murder anything marry satisfy unfortunately impact perfect pleasure least friend strike cut wish task odd behind hard technique flat cross between unfortunately effort show village period get plan understand modern right practical severe approach communication his through according train unfortunately warn politics housing pull soft summer term quick argue shoulder acquire limit member attract everything exercise neither off dress fall management past ready area attempt woman anyone without with aid arrive miss establishment otherwise housing past business family nothing observation demonstrate requirement appoint suitable " Envoyé par products weight loss le 27-06-2010 à 19:18
Tue, 10 Nov 2009 20:24:00 GMT - Au laboratoire Gérard Verger Osny
Tue, 10 Nov 2009 20:24:00 GMT - At the Gérard Verger Laboratories Osny
21H24 heure locale
Bonsoir à tous,
Quelle journée intéressante ! J’ai passé la journée au laboratoire de Gérard Verger. Il se trouve que mon néphrologue, Christian Verger, a un frère biologiste. Celui-ci a bien voulu passer du temps sur le problème important qu’est le risque d’infection dû à la dialyse et que l’on appel « péritonite ».
En effet, à chaque dialyse, il faut connecter la double poche au cathéter et à la fin de la dialyse, effectuer la déconnection. Cela se fait dans de grandes conditions d’asepsie mais il existe toujours un risque de récupérer un germe et que celui ci se développe.
Si je fais une péritonite, je serais alerté par des symptômes, fièvre, mal au ventre et surtout le liquide que je récupère quand je vide mon ventre sera trouble.
La première chose sera de prendre, sur les conseils de mon néphrologue, des antibiotiques à large spectre. Il faudra ensuite essayer de déterminer s’il y a réellement une infection et si oui, quel est le germe responsable (Staphylocoque, streptocoque, Escherichia Coli, pseudomonas ou bacillus)
Une fois le germe identifié, il faudra faire un antibiogramme pour déterminer quel est l’antibiotique qui lutte le mieux contre ce germe afin d’injecter dans les poches cet antibiotique avant de me les infuser.
Tout d’abord c’est Gérard Verger qui m’a fait un cours sur les différents germes, les coques et les bacilles avec les particularités de chacun.
Un « kit » avait été préparé contenant tout ce qu’il faut pour constituer un petit laboratoire de biologie à bord de Harmattan. Il y a des flacons Uri line, différentes boîtes de Pétri, un kit de coloration Gram, des tubes Oxi/ferm, des entérotubes, différents flacons, des petites pipettes en verre, des pipettes Pasteur, un kit de test Oxydase, un kit pour réaliser des antibiogrammes, des lames vierges pour le microscope …
C’est Cédric, ensuite, qui s’est chargé avec gentillesse et patiente de m’apprendre les manipulations. Encore merci Cédric.
C’était très intéressant. Il faut savoir ensemencer les substrats que l’on met ensuite à l’étuve. Pour cela j’ai à bord un deuxième réchauffeur de poche qui me sert en secours du principal et que je peux recouvrir avec mon four solaire. J’ai ainsi une étuve à 37°.
Au bout de 24 à 48 heures, on peut voir si cela a poussé. Sur le substrat, il y a des zones de différentes couleurs. Si cela a poussé sur telle couleur et pas sur telle couleur, on peu déjà tirer des conclusions. Ensuite, s’il y a des colonies, on peut faire une coloration de Gram et regarder au microscope. En fonction de ce que l’on observe, forme et couleurs, on avance dans la déduction.
Selon le germe, on peut ensuite être amené à faire une oxydase puis un oxyfermtube ou un antérotube. Ce sont des tubes magiques, comme des gros crayons, composés d’une douzaine de cases de différentes couleurs. On ouvre un bouchon et c’est comme un stylo bille. Il suffit de tremper le bout du stylo dans une colonie, d’enlever l’autre bouchon, de tirer sur la tirette métallique en tournant afin que toutes les cases soient bien ensemencées puis de mettre le tout dans l’étuve. Au bout de 24 heures, il suffit de comparer les couleurs avec un nuancier pour déterminer quel est le germe. C’est très visuel. Par exemple du rouge vif cela passe au jaune vif. Bon faut pas être daltonien !
L’antibiogramme n’est pas très compliqué lui non plus.
J’ai un peu simplifié mais en gros c’est les manips à effectuer. Je n’ai pas la prétention d’être devenu un biologiste après une journée de formation même si Gérard Verger et Cédric ont été très performants mais je devrais être capable de m’en sortir. De toute façon j’ai à bord deux téléphones satellites et je serais en liaison si un problème se présentait.
Voilà ma journée. Encore un grand merci à Gérard Verger et à Cédric pour cette formation et ce « kit grande croisière pour dialysé ».
Les parents d’enfants dialysés me demandent des précisions sur ce qui me dérange dans le don de rein par un donneur vivant. Ce qui me gène c'est d'être le receveur. Je n'aurai aucun problème à donner un rein à un de mes proches si cela était nécessaire. Par contre, dans mon propre cas, je ne veux pas déranger un de mes proches pour cela. J'estime que je suis très peu gêné par la dialyse et que cela ne mérite pas que je gène un de mes proches pour gagner quelques mois.
Ah ! J'allais oublier, la Capitainerie de Porto Calléro m'a téléphoné, les poches de dialyse sont bien arrivées, merci BAXTER et merci l'AURA. C'est un grand poids en moins pour moi.
Bon, il est tard, journée fatigante, je termine ma dialyse et vais me coucher.
A bientôt
Jean Louis
21:24 hours local time
Good evening everyone,
What an interesting day! I spent my day at the laboratory of Gérard Verger. As it happens, my nephrologist, Christian Verger, has a brother who is a biologist. He was happy to spend some time on the important problem of the risk of infection caused by dialysis, called “peritonitis”.
For each dialysis one must connect the double pouch to the catheter and, at the end of the dialysis, this pouch must be disconnected. This is done under the strictest of aseptic conditions but there is always a risk that you contract a germ and that this germ leads to an infection.
If I contract peritonitis, I will be alerted by the symptoms, fever, abdominal pains and, more specifically, the liquid that I recover when I empty my abdomen will be cloudy.
My nephrologist told me that, in that case, the first thing to do is to take a broad-spectrum antibiotic. Then it’s a matter of trying to establish whether I do indeed have an infection and if so, what germ caused it (Staphylococci, streptococci, Escherichia Coli, pseudomonas or bacillus).
Once I have identified the germ, I must do an antibiogram to find out which antibiotic could best combat this germ so that I can then inject this antibiotic into the pouches before I infuse myself.
To begin, it was Gérard Verger who gave me a course on the different germs, the cocci and the bacilli and who told me about their individual characteristics.
A “kit” had been prepared containing everything you might need to set up a small biology laboratory on Harmattan. It contains bottles of Uri line, different Petri dishes, a Gram colouring kit, Oxi/ferm tubes, all sorts of enterotubes, different bottles, small glass pipettes, Pasteur pipettes, an Oxidase-test kit, a kit to do the antibiograms, virgin slides for the microscope …
Then, Cedric very kindly and patiently took it upon himself to teach me all the manipulations. Thanks again, Cédric.
It was extremely interesting. You must know how to culture the substrates that you then put in the incubator. For that purpose, I have a second pouch warmer on board as a back-up for the first one which I can cover with my solar furnace. That way I have an incubator of 37°.
After 24 to 48 hours, you can check whether it has grown. The substrate has different colour zones. If it has grown on one colour and not on the other, you can already draw some conclusions. Then, if there are colonies, you can do a Gram colouring and study them under the microscope. In function of what you see, shape and colours, you are making some progress in your deductions.
Depending on the germs, you may then have to do an oxidase test then an oxi/ferm tube or an enterotube test. These tubes are magical, like large pencils, composed of about twelve different colour compartments. You take off the cap and it’s like a ballpoint pen. All you have to do is to immerse the end of the biro into a colony, take off the other cap, pull the metal knob while turning it so that all the compartments are properly cultured and then put everything into the incubator. Then, 24 hours later, you simply compare the colours to a colour chart to establish which germ you are dealing with. It’s very visual. For instance, bright red goes to bright yellow. Ok, as long as you’re not colour-blind!
The antibiogram is not very complicated either.
I’ve simplified things a little but the gist of it is the manipulations you have to perform. I do not for one moment believe that I have become a qualified biologist after my day's training even though Gérard Verger and Cédric where very effective but I should be able to manage it. Anyhow, I have two satellite telephones on board and I shall be in contact if I have any problems.
So that was my day. Once again, many thanks to Gérard Verger and Cédric for this course and this “dialysis patient’s cruiser kit”.
Parents of children on dialysis ask me why it would not sit right with me to accept a kidney from a living donor. What bothers me is to be the recipient. I would not for one moment hesitate to give a kidney to one of my nearest and dearest if that was necessary. In my own case, however, I do not want to inconvenience one of my close relatives for that. I feel that dialysis doesn't interfere with my life a whole lot and that I should therefore not trouble one of my relatives just to gain a few months.
Aha! I almost forgot, the Harbour Master’s Office in Porto Calléro called me, the dialysis pouches have arrived safely, thank you BAXTER and thank you AURA. That is a great weight off my shoulders.
Ok, it’s late, had a tiring day, I finish my dialysis and shall go to bed.
Talk to you soon,
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"bon chance à l’hostho
mercredi c’étaisla rentrée pour moi j’ai revu mes amis et mes prof
Ps: j’ai lu ton message bien sur que je vais continuer à t’envoyer des commentairesje te laiiserai toujours des commentaire je ne t’oublierai jamais
Juju banana bis soigne toi bien ! bonjour à la famille " Envoyé par Jul!@ le 05-11-2009 à 18:16
Wed, 11 Nov 2009 17:20:00 GMT - Les deux modes de dialyse péritonéale Osny
Wed, 11 Nov 2009 17:20:00 GMT - The two forms of peritoneal dialysis Osny
18H20 heure locale
Bonsoir à tous,
Eh bien voilà ! Pour les champignons c’est comme pour le reste de la vie, il ne faut jamais baisser les bras. Ce matin j’ai bravé les sangliers et ma persévérance a été récompensée. Dans un petit coin que je connais bien, nichés au milieu des fougères et des feuilles mortes, quelques très beau spécimens de cèpe m’avaient donné rendez vous.
Aujourd’hui, je voulais vous parler des deux modes de dialyse péritonéale. Il y a la dialyse manuelle, à base de doubles poches. Une poche vide et une pleine. On commence par se vider le ventre dans la poche vide puis on se rempli en transvasant la poche pleine.
Il y a différents types de poches qui ont chacune leurs caractéristiques. Certaines poches peuvent être gardées 4 heures, d’autres 2 heures et d’autres jusqu’à 16 heures. C’est ce type de poche que l’on s’injecte le soir pour aller dormir. C’est également ce que je me suis injecté avant de quitter Lanzarote pour être tranquille pendant tout le voyage de retour.
Le deuxième mode de dialyse péritonéale est la dialyse automatisée. On utilise une machine sur laquelle on installe plusieurs poches pleines. Une très grosse poche vide est installée sous le lit et tout au long de la nuit la machine vide et remplie le ventre alternativement. Au petit matin la dialyse est effectuée et on est tranquille pour la journée. J’ai essayé cette méthode mais comme j’ai très souvent mal au ventre pendant la dialyse cela me réveil et c’est intenable. Cela fonctionne parfaitement sur d’autre.
C’est cette méthode qu’utilise la petite Lou-Anne. Voilà un mail de son papa, Nicolas, qui nous décrit la vie de sa fille :
« La vie vaut d’être vécue. Nous considérons la DP comme une chance pour Lou-Anne et son avenir. Il faut faire connaître cette technique. En ce qui nous concerne, Lou est en DP Automatisée. 10h30 de dialyse toutes les nuits. Cette « assignation à résidence » de nuit, nous permet de vivre le quotidien comme tout le monde. Lou-Anne à l’école maternelle, mon épouse (consultante) sur Dunkerque quasiment tous les jours et moi (commercial) avec mes déplacements fréquents. C’est une organisation à mettre en place mais qui nous permet de profiter (ce week end nous serons d’ailleurs chez Disney). Seules contraintes, les conditions d’hygiène et le coffre de la voiture pour les poches (mais vous connaissez).
Cela fait déjà 3 ans de DP, ce soir c’est très exactement la 1186ème dialyse, le tout sans péritonite, ni infection du point de ponction. Pour Lou, c’est sa vie. Elle s’en amuse. Ce tuyau fait partie intégrante d’elle même. Demain, elle sera au CHRU de LILLE (sa résidence quasi secondaire), voir ses taties et son docteur préféré. Elle joue, fait du poney, va à la piscine très régulièrement. Il n’y a que les voyages à l’étranger que nous évitons (nous minimisons les risques). Et pourtant, nous sommes des voyageurs en suspend …… 2010 sera, nous l’espérons l’année de la greffe. Avec d’autres angoisses, en particulier la rechute de sa maladie génétique (Syndrome Hémolytique et Urémique Atypique). Seul un traitement rare et horriblement coûteux (400 K€ / an) peut nous permettre d’envisager l’avenir avec un nouveau rein (Lou n’a plus de rein).
Avec tout cela, Lou-Anne est une aventurière. Peur de rien et un peu casse-cou.
Médiatisons votre aventure. Faisons connaître la DP et le bonheur de vivre la vie malgré la maladie. »
Voilà encore un témoignage qui montre la liberté qu’apporte la dialyse péritonéale une fois que l’on s’est un peu organisé. Bien sûr c’est une maladie grave, bien sûr c’est lourd, mais on peut vivre presque normalement avec ce mode de dialyse.
A bientôt Jean Louis
18:20 hours local time
Good evening everyone,
Well, now! Like with life, you should never throw in the towel when it comes to mushrooms. This morning I braved the wild boars and my perseverance paid off. In a little spot I know well, nestled amidst bracken and dead leaves, I came across some fine cep specimens that were simply waiting for me.
Today I would like to talk to you about the two types of peritoneal dialysis. You have continuous ambulatory dialysis, based on two pouches. One empty pouch and one full one. You start by emptying your abdomen into the empty pouch and then you fill it up again by infusing the full pouch.
There are several types of pouches, each with their own characteristics. Some pouches may be kept for 4 hours, others for 2 and some for up to 16 hours. The latter is the type of pouch you inject yourself with before you go to bed. That’s also the one I used before I left Lanzarote so that I wouldn’t have anything to worry about during my return trip.
The second peritoneal dialysis method is the automated one. You use a machine that can accommodate several full pouches. A very large empty pouch is placed under the bed and all through the night the machine alternatively empties and refills the abdomen. By early morning, the dialysis is over and done with and you have peace of mind for the rest of the day. I did try this method but as I often have pains in my abdomen during dialysis it was waking me up and I couldn’t stick it. It works perfectly well for other people.
It is this method that little Lou-Anne uses. Hereafter, an e-mail from her dad, Nicolas, who describes his daughter’s life:
“Life is worth mastering. We feel that PD is an opportunity for Lou-Anne and her future. This technique must become widely known. In our case, Lou is on automated PD. 10 and a half hours of dialysis every single night. This night-time “house arrest” allows us to live our daily lives like everyone else. Lou-Anne attends nursery school, my wife (a consultant) travels to Dunkirk almost every day and I (a sales representative) am away a lot. It takes some organizing to get everything in place but it allows us to enjoy ourselves (this weekend we shall be in Disneyland in fact). The only constraints, hygiene and the boot of the car for the pouches (as you know all too well).
She has been on dialysis for 3 years now; tonight she is undergoing her 1186th dialysis to be precise, all without contracting peritonitis or any infection of the puncture point. For Lou, it’s a part of life. She enjoys herself. This tube is an integral part of her. Tomorrow she will be at the LILLE CHRU [Regional University Hospital] (her second home), to visit her aunties and her favourite doctor. She plays, rides, and often goes to the swimming pool. The only thing we avoid is travelling abroad (to minimize the risks). And yet, we are only travellers in waiting …… 2010 will, we hope, be the year of her transplant. Together with other worries, especially the relapse of her genetic condition (Atypical Haemolytic Uremic Syndrome). Only a rare and terribly expensive (€ 400 K /year) treatment could allow us to consider the future with a new kidney (Lou no longer has any kidney).
But Lou-Anne is an adventurer nevertheless. She is not afraid of anything and a bit of a daredevil.
Let’s give your adventure media coverage. Let’s publicise PD and the joy of living in spite of the illness. ”
This is another testimonial about the freedom peritoneal dialysis brings once you are a little organized. Of course it’s a serious illness, there is no doubt that it’s difficult, but you can lead an almost normal life with this form of dialysis.
Talk to you soon,
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"comme déja écrit sur le site Héo: chapeau bas ! il est certain de plus que c est un message ou les gens ,pourront voir que la vie continue et les projets peuvent voir le jour ! merci pour ce blogd" Envoyé par serge regnaaut le 07-11-2009 à 12:01
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"Respect, !!!!!" Envoyé par Yann Bouchet le 07-11-2009 à 12:08
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"Tous mes voeux vous accompagnent pour un voyage sans histoire et un rêve de plus accompli." Envoyé par Jean paul le 07-11-2009 à 16:37
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"Bonjour, je suis votre aventure et m en régale. J ai été choqué par les propos tenus sur héo et me suis permis d indiquer sur ce site que vous donniez vos explications. Bon vent et de tout coeur avec vous Claude" Envoyé par claude le 08-11-2009 à 09:48
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"faut pas s’inquiéter, sur hisse et ho, le principe de base est souvent de causer sans savoir.
bonne virée sur l’eau, que le vent souffle dans le bon sens" Envoyé par olivier le 08-11-2009 à 20:27
Fri, 13 Nov 2009 16:55:00 GMT - It’s Friday night Osny
17H55 heure locale
Bonsoir à tous,
C’est vendredi soir, un weekend sympa en perspective puisque je parts très tôt demain matin pour Quimper, Concarneau et La Forêt Fouesnant. Petit tour en Bretagne sud. Je vais faire la connaissance de Pierre-Yves, qui va me transmettre tous les jours la météo pendant ma transatlantique en solitaire.
Pierre-Yves est néphrologue spécialiste de dialyse péritonéale et pendant ses loisirs chef de bord à l’école de voile des Glénans. Nous nous connaissons pour le moment uniquement par téléphone interposé.
Il m’a déjà énormément aidé et c’est à lui que j’ai confié en tout premier mon envie de vivre cette aventure. Sa parfaite connaissance de ma maladie et son excellent niveau en croisière hauturière font de lui quelqu'un en qui j’ai toute confiance et sur qui je peux m’appuyer sans réserve.
C’est également par son intermédiaire que Christophe Lepetit, photographe professionnel, a rejoint l’aventure.
Enfin, c’est lui que j’appelais tous les soirs pendant le convoyage du bateau vers les îles Canaries pour faire un point général ainsi qu’un point météo. Il avait déjà il y a quelques années emmené des dialysés quelques jours en bateau pour une croisière côtière. Cette expérience a également comptée dans ma décision d’essayer de réaliser cette aventure.
Le départ est pour dans 12 jours. Je suis tout à fait prêt et la tension est mille fois moins importante que lors de mon départ de Port Napoléon. Tout est rodé maintenant.
Hier j’ai fait un saut à Paris pour récupérer mon Iridium qui était de retour de réparation. J’ai ainsi deux téléphones satellite, je suis tout à fait serein.
Aujourd’hui, j’ai passé la matinée à l’hôpital pour les derniers examens, je suis en pleine forme, tout va bien, ou en tout cas, tous les voyants sont au vert pour effectuer cette traversée compte tenu de ma maladie.
Ah ! Un coup de gueule tout de même. C’est cette fameuse vaccination contre la grippe H1N1. Hier soir je reçois une lettre m’invitant à passer très rapidement au centre de vaccination. Je suis comme tout le monde, très influencé par toutes les informations négatives que l’on reçoit sur ce sujet. Du coup, ce matin j’en parle au Docteur Verger et je décide d’aller tout de même me faire vacciner. Sur la convocation, ni horaires, ni numéro de téléphone. Je m’y rends en début d’après midi, à 14h15 très exactement. Porte close ! Sur les portes aucune indication des horaires d’ouverture. Résultat, 40 kilomètres et une heure de perdue pour rien. Je suis furieux. Quel gâchis, que de temps perdu ! N’aurait il pas été plus simple et plus efficace de confier cette vaccination aux médecins généralistes !
Bonne soirée, A bientôt
17:55 hours local time
Good evening everyone,
It’s Friday night and I have a great weekend ahead because tomorrow morning I shall leave for Quimper, Concarneau and the Fouesnant Forest. A little tour of southern Brittany. I’m going to meet Pierre-Yves for the first time, who will be relaying the weather reports every day while I am making my solo trip across the Atlantic.
Pierre-Yves is a nephrologist who specializes in peritoneal dialysis and who, in his leisure time, is the purser at the sailing school of Les Glénans. At the moment we only know one another from the telephone conversations we have had.
He has already helped me greatly and it was in him I confided first about my desire to embark on this adventure. The fact that he is so familiar with my illness and that he is an excellent ocean navigator himself makes me trust him completely and makes that I can rely on him unreservedly.
It’s also through him that Christophe Lepetit, a professional photographer, came on board.
In fact, it was him I called every night when the boat was being escorted to the Canary Islands to relay some general news and some meteorological news. Some years ago he took some dialysis patients on a coastal cruise. This experience also played a part in my decision to turn my dream into reality.
The departure has been scheduled for 12 days from now. I am completely ready and I am a thousand times less stressed than when I was leaving Port Napoleon. Everything is up and running.
Yesterday, I popped into Paris to collect my Iridium which had been repaired. I have two satellite telephones, I’m completely at ease.
Today, I spent the morning at the hospital for the final check-ups, I am in great form, everything is going well, or in any case, I’ve got the green light for this crossing, taking my illness into account.
Aha! I do have a serious gripe. It’s this famous vaccine against the H1N1 flu. Last night I received a letter inviting me to go to the vaccination centre as quickly as possible. I’m just like everyone else, easily influenced by all the bad news one hears on this subject. So, I spoke to Mr. Verger this morning and decided to get the vaccine anyway. On the invitation, no times nor telephone number. I arrive there early afternoon, at 2.15 p.m. to be precise. Doors shut! On the doors no information about their opening times. So I wasted 40 kilometres and one hour for nothing. I am furious. What a waste, what a waste of time! Wouldn’t it have been far easier and more efficient to let the general practitioners look after the vaccinations!
Sun, 15 Nov 2009 18:29:00 GMT - Weekend en Bretagne sud Osny
Sun, 15 Nov 2009 18:29:00 GMT - Weekend in southern Brittany Osny
19H29 heure locale
Bonsoir à tous,
La Bretagne c’est loin ! 600 kilomètres de Cergy ! Nous sommes arrivés samedi en début d’après midi. J’avais réservé une chambre au Ker Moor, c’est un petit hôtel « Les pieds dans l’eau », en bord de mer, sur la plage des Sables blancs à Concarneau. Très sympa, l’hôtel est construit avec des éléments de vieux bateaux. Quelle ambiance pour un marin !
J’avais passé une poche d’extraneal à 6h30. Comme je peux la garder pendant 16 heures, j’ai été tranquille durant tout le voyage. En arrivant à l’hôtel j’ai tout de suite mis à chauffer une iso, celle-ci je peux la garder jusqu'à 4 heures. Le temps de monter les bagages, de s’installer je n’ai pas attendu qu’elle soit chaude, je l’ai passée. On n’est pas obligé d’attendre que la poche soit à 37 degrés, on peut la passer avant. Cela fait un peu froid mais çà passe sans problèmes. Du coup, à 16 heures 30 nous étions ressortis de l’hôtel.
Le temps de faire quelques courses pour la soirée, nous voici partis pour Quimper. Je tenais à aller saluer un de mes anciens clients concessionnaire motos qui possède un voilier de 37 pieds à Port la Forêt.
Retour à l’hôtel à 19 heures, la dernière dialyse de la journée et à 20 heures nous sommes sur le parking du super marché où Pierre-Yves doit venir nous chercher. En effet, il habite au milieu des bois, dans une propriété que les GPS ne connaissent pas. Il arrive, grand, sec, avec un bonnet de marin. Je le reconnais tout de suite, il m’avait envoyé une photo de Sereine, le voilier des Glénans où il est chef de bord. Il apparaissait sur cette photo.
Nous faisons connaissance et suivons sa voiture dans des petits chemins qui entrent dans les bois. Je m’imagine que nous allons arriver sur un feu de camps et cela ne m’enchante pas car il pleut beaucoup. Mais non, nous arrivons dans la coure d’une propriété en pierre de taille. C’est une vraie maison bretonne, avec des toutes petites ouvertures du côté des vents dominants (l’ouest).
On entre et c’est une pièce immense avec une cheminée au fond où brule un bon feu. Devant la cheminé, un salon ou discutent des « marins ». Il y a Alain, Lionel, et Philippe, et puis des filles, Fanny, Stéphanie et Sylvie. C’est tout de suite sympa, on est tous fait dans le même moule. Quelle soirée agréable. Jusqu'à deux heures du matin nous discutons de bateau et de dialyse. Pour le café, Jean Marie qui est moniteur aux Glénans et sa femme Véronique nous rejoignent.
La soirée se termine par un irish-coffee fait maison digne des meilleurs pubs irlandais.
Nuit reposante bercé par le bruit des vagues sur la plage et après un bon petit déjeuner et une première dialyse, nous allons marcher sur la plage avant de visiter la ville close. Ensuite, nous prenons la voiture pour aller au port de pèche admirer le Belém en escale ici et la Calypso, du commandant Cousteau, dont le squelette en train d’être totalement remis à neuf déborde d’un hagard au fond du port.
Je veux ensuite visiter Port La Forêt. C’est immense, un port à flot immense et un port à sec immense. Ici c’est une base de bateaux de course. Tous les grands noms de la plaisance sont ici. Malheureusement avec la course en cours les bateaux sont en mer. Nous en voyons quand même un. C’est impressionnant.
Un petit restaurant et puis il faut bien partir, ce soir nous dormons à Caen car demain ce sont les visites au centre de greffe. Nous devons rencontrer l’urologue, le néphrologue et l’anesthésiste qui vont ensuite m’inscrire sur la liste des malades en attente d’une greffe de rein.
Voilà un weekend bien rempli et bien sympa qui se termine.
Une dernière dialyse et je me jette au lit car je suis mort, c’est certainement l’air du large.
A bientôt
Jean Louis
19:29 hours local time
Good evening everyone,
Brittany is some distance away! 600 kilometres from Cergy! We arrived early Saturday afternoon. I had booked a room at the Ker Moor, a little “feet in the water” hotel, on the seashore, on the Sables blancs beach in Concarneau. Very nice, the hotel was built with parts of old boats. What a place for a sailor!
I had already infused a pouch of Extraneal at 6.30 this morning. As I can keep that for 16 hours, I had nothing to worry about during the journey. When I arrived at the hotel I immediately warmed an iso, which I can keep for up to 4 hours. By the time I had taken the luggage up, got sorted, I didn't even wait for it to warm up, I had infused it. You don’t have to wait until the pouch reaches 37 degrees, you can infuse it before that. It’s a little cold but it goes in effortlessly. As a result, we left the hotel again at 4.30 p.m.
We did a spot of shopping for the evening and then left for Quimper. I wanted to go and say hello to my old clients, a motorbike agency, who have a 37 foot sailing boat in Port la Forêt.
We got back to the hotel at 7 p.m., the last dialysis of the day and at 8 o’clock we were at the car park of the supermarket where Pierre-Yves was to come and collect us. He lives in the middle of the woods as a matter of fact, in an area the GPS hasn't heard of. He arrives, tall, dry, wearing a sailor’s cap. I recognize him immediately; he had sent me a photograph of the Sereine, the Les Glénans sailing boat of which he is purser. He was also in that photograph.
We introduce ourselves and follow his car along the little roads running into the woods. I have a picture of us arriving at a camp fire and I am not looking forward to it because it’s raining heavily. But no, we arrive in the courtyard of a property built in freestone. It’s a real Breton house, with tiny little openings on the side of the prevailing winds (west).
We enter and come into a huge room with a fireplace at the far end and a roaring fire. In front of the fireplace, a suite of furniture where the “sailors” talk. Alain, Lionel, and Philippe are there and then some girls, Fanny, Stéphanie and Sylvie. It’s really cosy; we are all cast from the same mould. What an enjoyable evening. We talk about boats and dialysis until two o’clock in the morning. For the coffee, we are joined by Jean Marie, an instructor at Les Glénans and his wife, Véronique.
We end the evening with a home-made Irish coffee any Irish pub would be proud to serve.
A very peaceful night, rocked asleep by the sound of the waves on the beach and after a lovely breakfast we take a walk on the beach before we go and visit the closed city. Then, we take the car to the fishing port to admire the Belém which is visiting here and Commander Cousteau’s Calypso, whose skeleton is being completely renewed and is sticking out of a boathouse at the back of the port.
Then I wanted to visit Port La Forêt. It’s enormous, with a huge floating port and an immense dry dock. This is one of the bases for racing boats. All the great names of amateur sailing are here. On account of the race all the boats are unfortunately out at sea. But we do manage to get to see one. It is impressive.
We go to a small restaurant and then it is time to leave as we are staying in Caen tonight for tomorrow I shall visit the transplant centre. We must meet the urologist, the nephrologist and the anaesthetist who will then put me on the list of patients awaiting a kidney transplant.
Another well-filled and very enjoyable weekend drawing to a close.
One last dialysis and I shall throw myself on my bed as I am dead, it is must be the sea air.
Wed, 18 Nov 2009 09:08:00 GMT - Départ dans une semaine Osny
Wed, 18 Nov 2009 09:08:00 GMT - Departure in a week's time Osny
10H08 heure locale
Bonjour à tous,
Le départ approche, dans une semaine à cette heure ci je serais en escale à Madrid, en route pour le soleil de Lanzarote.
Je suis dans les starting-blocks, tout à fait prêt. J’ai récupéré un téléphone tout neuf. En fait comme il était encore sous garantie, j’ai eu droit à un échange standard. J’ai récupéré l’Iridium en retour de réparation, j’ai de quoi réparer mon chariot de grand voile, Didier a remis en état l’ordinateur de bord et vérifié mon net book. J’ai mon microscope, tout le matériel de bactériologie, la carte électronique des Antilles, les guides nautiques ….
Arrivé à Lanzarote je vais avoir quelques jours un peu « chauds ». Il va falloir remettre en état le bateau, remonter le chariot de grand voile, récupérer le génois, l’installer sur l’enrouleur, remonter la capote, refixer le projecteur de pont….
Il va falloir également que je fasse les lessives, que je nettoie le bateau, que je transporte les poches de dialyse de la capitainerie et que je les range à bord. Il va également falloir faire l’avitaillement pour un mois. On me demande souvent qu’est ce que je vais emporter. C’est encore un grand mystère pour moi, cela va dépendre de ce que je trouve sur place. Il doit bien avoir un grand super marché sur Lanzarote, j’ai cherché sur internet mais je n’ai pas trouvé. J’ai deux réfrigérateurs à bord mais ils sont assez petits et une partie est prise par le matériel de biologie qui doit rester au frais, les boîtes de Pétri en particulier.
Il y a beaucoup de fromages et de charcuteries qui se conservent au frais pendant 30 jours, et puis les œufs se conservent bien. Je pense que je vais pécher. Ce n’est pas trop mon truc la pèche mais cela m’apportera des protéines. Je vais également emporter des conserves, du thon en boite, des sardines …
Quand je faits mes courses, je ne prends pas au hasard comme je vois souvent le faire mes équipiers. Moi j’essaie de composer des repas précis et je prends juste ce qu’il faut pour ces repas. Je vais ainsi prendre pour 28 jours. Comme je ne risque pas de faire un resto en route, cela devrait être parfait et je ne devrais pas gâcher.
J’espère mettre entre 3 et 4 semaines pour effectuer cette traversée. Les alizés ont démarrés, ils soufflent entre force 4 et force 6. Pour rejoindre la Guadeloupe en voilier, beaucoup croient qu’il suffit d’aller tout droit. Eh bien non !
Entre Lanzarote et les Iles du Cap Vert, le vent souffle sud sud ouest, presque parallèle à la côte puis, à la latitude du Cap Vert, ils s’orientent plein ouest. Du coup la route va être de descendre sur les iles du Cap Vert puis arrivé à la latitude de la Guadeloupe, de virer pour aller droit dessus. Si une tempête tropicale apparaît, ce qui peut encore arriver à cette saison avec le réchauffement climatique, il faudra essayer de l’éviter.
Je pense que cette navigation va être beaucoup plus facile que la fin de mon tour de méditerranée en 2007 car je ne vais rencontrer que des vents favorables. Un force 8 venant de l’arrière est beaucoup plus facile qu’un force 6 en plein dans le nez. Et un force 6 de l’arrière, au portant comme disent les marins est un vrai régal.
Lundi j’étais à Caen pour rencontrer l’équipe de greffe. Que des gens sympa, très humains. J’ai rencontré le néphrologue, c’est dans son service que je serais hospitalisé, j’ai rencontré l’urologue qui effectueras l’opération et l’anesthésiste qui s’occupera de moi.
Beaucoup se posent la question et moi-même je me la suis posé, la différence entre l’urologue et le néphrologue. En fait, le travail de l’urologue, c’est la mécanique, c’est donc un chirurgien. Le néphrologue est un médecin.
Je ne suis pas encore inscrit sur la liste des personnes en attente de greffe, mais je pense que cela ne devrait pas tarder. Comme j’ai eu un cancer l’an passé, la question se pose de savoir si il faut attendre et combien de temps pour voir si je suis totalement guéri avant de me mettre un nouveau rein.
Ce n’est pas un problème pour moi car je n’attends pas ce nouveau rein comme le messie. D’abord la dialyse n’est pas une contrainte énorme pour moi et je sais par ailleurs que la greffe de rein n’est pas nécessairement éternelle, car la survie du rein transplanté est d'environ 63 % après 10 ans ; ensuite, en cas de rejet, il faut repartir en dialyse avant une nouvelle greffe. Bon quand j’aurais un nouveau rein je pourrais voyager beaucoup plus, aller en Patagonie avec mon bateau j’espère, ce sera quand même super.
A bientôt
Jean Louis
10.08 am local time.
Hello,
My departure is approaching. In one week, at this time, I will be on a stop-over in Madrid on the way to the sunshine of Lanzarote.
I am in the starting blocks, feeling ready. I have managed to get a brand new telephone. In fact, I had the right to a standard exchange since it was still under warranty. I picked up the Iridium from repairs; I have what I need to repair my mainsail; Didier has fixed up the on-board computer and checked my netbook. I have my microscope, the bacteriology materials, the electronic map of the Antilles, my nautical guidebooks....
Once I arrive in Lanzarote, I'll have a few busy days. I'll need to make sure the boat is in working order, put up the mainsail, pick up the jenny and install it on the winding mechanism, put up the hood, reattach the decklight....
I'll also need to do the washing, clean the boat, and transport the dialysis bags from the port HQ and organize them on board. I'll also need to prepare enough food supplies for a month. People often ask me what I am going to carry on the boat. It's still a mystery to me. It will depend on what I find locally. There must be a large supermarket at Lanzarate, but I didn't find any on the internet. I have two fridges on board but they are fairly small and a part is taken up by the medical material which I need to keep cool, most of all the Petri dishes.
There are a lot of cheeses and cold meats which keep well in the cool for 30 days, and eggs also keep well. I think that I will fish. It’s not really my thing but that will provide me with protein. I will also pack some canned food, some tinned tuna, some sardines…
When I do the shopping, I don’t choose at random, like many of my team members do. I try to prepare specific meals and I take just what I need for these meals. So I will take enough supplies for 28 days. As I probably won’t be finding any restaurants on the way, that should be enough food and there won’t be any wastage.
I hope to complete the crossing in 3 to 4 weeks. The winds have started, blowing between force 4 and 6. Lots of people think you only have to head straight to sail to Guadeloupe. Not at all!
Between Lanzarote and Cape Verde, the wind blows south south west, almost parallel to the coast then, at the latitude of Cape Verde, the winds turn straight west. So the route will be heading down to Cape Verde and then, once I make it to the latitude of Guadeloupe, turning to go straight across. If a tropical storm is threatening, which could happen in this season because of global warming, I have to try to avoid it.
I think this trip will be a lot easier than the end of my Mediterranean tour in 2007 since I should come across only favourable winds. A force 8 coming from behind is a lot easier than a force 6 straight in the face. And a force 6 from behind, downwind as sailors say, is a real joy.
On Monday, I was at Caen to meet the transplant team. Very kind people, very human. I met the nephrologist in whose service I will be hospitalized. I met the urologist who will do the operation and the anaesthetist who will look after me.
The difference between a nephrologist and a urologist? Lots of people ask this question, and I have even asked it myself. In fact, a urologist’s work is mechanical. He’s a surgeon. The nephrologist is a physician.
I am not yet on the waiting list for a transplant but I think that won’t take long. As I had a cancer last year, there is the question of whether to wait and for how long to wait to see if I am totally cured before giving me a new kidney.
It’s not a problem for me as I am not waiting for this new kidney like the Messiah. First of all, dialysis is not a major constraint for me and I also know that a transplant is not necessarily forever as the transplanted kidney survival is about 68 % after 10 years ; afterwards, in case of rejection, you have to start dialysis again before a new transplant. When I have a new kidney, I’ll certainly be able to travel more, to go to Patagonia with my boat, I hope. That will be really great.
See you soon.
Jean Louis.
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"Juste un petit commentaire médical pour les dialysés qui savent tous que les champignons font partie des contre indications en raison de leur forte teneur en potassium. Ne pensez donc pas que le fait que Mr Clemendot en consomme lève cette contre indication. L’hyperkaliémie (trop de potassium dans le sang) fait partie des risques majeurs. De manière exceptionnelle les patients peuvent consommer ce type d’aliment, uniquement après avis du néphrologue et de la diététicienne et si leur bilan biologique le permet : alors admirez la photo, mais si vous êtes dialysé ne vous précipitez pas sur un plat de champignons ! (tout comme fruits secs, haricots, chocolat, bananes, etc...ce peut être parfois très dangereux consommés sans avis médical préalable)." Envoyé par Christian Verger le 12-11-2009 à 11:21
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"Salut cap’tain Bravo pour ta ceuillette de champignons (bien sur à consommer avec modérations) ça fait vraiment envie. Au fait la prochaine fois prends un gourdin tu as peut etre droit au sanglier dans ton régime... Merci à Nicolas, le papa de Lou-Anne pour son témoignage qui est tellement touchant et en meme temps tellement rempli d’espoir...Cela devrait clore de manière définitive le débat philosophique de Hisse-et-ho sur la mediatisation de ton aventure. Jacky" Envoyé par Jacky Peudevin le 12-11-2009 à 18:31
Thu, 19 Nov 2009 19:59:00 GMT - Tout s’accélère Osny
Thu, 19 Nov 2009 19:59:00 GMT - Things are speeding up Osny
20H59 heure locale
Bonsoir à tous, Tout s’accélère ! Hier soir je pensais rejoindre la Guadeloupe où j’ai quelques amis et puis patatrack, ( en écrivant cela je pense tout à coup à David qui traduit maintenant mes news en langue Anglaise, « sorry » David pour ce terme barbare et merci pour ton aide) patatrack donc, je reçois un mail qui me dit que ce serais bien mieux si j’arrivais en Martinique. Cette île semble plus développée en dialyse péritonéale et le néphrologue Guadeloupéen n’est pas disponible.
C’est donc en Martinique, au port du Marin que je pense arriver juste avant Noël. Heureusement j’ai le guide nautique. Il y a deux guides nautiques, un pour la Guadeloupe et les îles au nord et l’autre pour la Martinique et les îles au sud. Quand je suis allé à la Librairie de la Mer à Paris dans le 15 ème, j’ai eu la bonne idée d’acheter les deux guides.
Tout cela tombe bien car ce matin j’ai acheté le tout nouveau Voiles et Voiliers et miracle, il est vendu avec un supplément « Spécial Martinique ». C’est mon jour de chance peut être.
Dans ce même numéro de Voiles et Voiliers, rubrique « Grande Croisière », une belle photo de HARMATTAN sous le titre « TRANSAT ET DIALYSE » et un texte très sympa qui tombe à pic pour le grand départ. Merci Monsieur le Journaliste.
J’en profite pour vous signaler que nous avons ajouté dans le blog un onglet « PRESSE » où vous pourrez retrouver cet article.
Pendant que l’on est dans la partie « PRESSE », les choses s’accélèrent également grâce à l’aide du service communication de BAXTER Europe en la personne de Michèle. Une conférence de presse est prévue à Lanzarote juste avant le départ.
C’est également avec l’aide de BAXTER que le Blog va, sous une semaine environ, être totalement traduit en langue Anglaise. Je suis heureux de cela car il a, d’hors et déjà, été vu dans 30 pays !
Ah ! L’avitaillement. J’ai passé beaucoup de temps sur internet, il semble que je ne vais pas trouver d’hypermarché sur Lanzarote, il n’existe que des supérettes. Je pense que je vais être obligé de faire une escale sur Grand Canarie pour faire l’avitaillement. Je dois stocker de la nourriture pour un mois et étant dialysé, je dois respecter un certain régime. Surtout un régime pauvre en potassium. Pas de chocolat, de bananes, d’avocats, de flageolets …
Bon, voilà. J’oubliais, Christophe Lepetit, le photographe, veux faire des photos du départ. Il me rejoints à Lanzarote. C’est bien car il va falloir transporter le génois et puis les poches de dialyse, je vais pouvoir le mettre à contribution.
Je vais maintenant aller me coucher. Pas de dialyse ce soir, je l’ai fait au bureau à 19 heures. Par contre j’ai aidé mon fils Christophe à monter des cloisons toute la journée et je suis crevé.
Bonne soirée, à bientôt
Jean Louis
8.59 pm local time Hello everyone, Things are speeding up!
Yesterday evening I was thinking of arriving in Guadeloupe, where I have quite a few friends, and then all-of-a-sudden [“patatrack” in the French] (and now, writing “patatrack”, I think of David who is translating my news into English. Sorry David for this uncouth term and thank you for you help), so, then, all-of-a-sudden I receive an email to tell me that it would better to arrive in Martinique. This island seems more advanced in peritoneal dialysis and the Guadeloupian nephrologist isn’t available.
So it’s in Martinique, in Marin harbour, where I see myself arriving just after Christmas. Fortunately I have a nautical guide. There are two guides, one for Guadeloupe and the north islands and the other for Martinique and the south islands. When I went to the Seafarers’ Library in the 15th arondissement in Paris, I had the very good idea of buying both the guides.
That turns out vey well since I bought the latest “Voiles et Voiliers” magazine this morning and, lo and behold, it came with a supplement on Martinique! It’s my lucky day, perhaps.
In the same edition of “Voiles et Voiliers”, in the section “Grand Voyages”, there is a lovely photo of Harmattan under the title “Deck chairs and Dialysis” along with a very nice article timed just right for my big departure. Thank you Mr. Journalist.
I take this opportunity to let you know that we have added a tab “News” on the blog, where you can find this article
Whilst we’re in the News section, things are also speeding up thanks to the help of the communications service from Baxter Europe and, in particular, Michèle. A media conference is planned at Lanzarote just before my departure.
It’s also thanks to the help of Baxter that the blog will, within about a week, be entirely translated into English. I am very happy about that because, already, it has been read in 30 countries.
Ah! Supplies! I spend a lot of time on the internet. it seems that I won’t be able to find a supermarket in Lanzarote. There are only mini-markets. I think I will have to stop over in Gran Canaria to get my supplies. I have to stock food for a month and, being on dialysis, I have to stick to a particular diet. Above all, a diet low in Potassium. No chocolate, no bananas, no avocados, no beans….
And so, there we are. I almost forgot, Christophe Lepetit, the photographer, wants to take some photos of the departure. He will join me at Lanzarote. That’s good since I will have to carry the jenny and the dialysis bags. I will be able to put him to work!
I’m going to go to bed now. No dialysis this evening as I did it at the office at 7 pm. On the other hand, I helped my son Christophe put up an internal wall all day long and I am exhausted.
Sat, 21 Nov 2009 20:45:00 GMT - Une journée de travail Osny
Sat, 21 Nov 2009 20:45:00 GMT - A hard day’s work Osny
21H45 heure locale
Bonsoir à tous,
Encore une journée bien remplie qui se termine.
Aujourd’hui encore c’était « cloisons ». C’est peut être l’occasion de vous parler de mon travail. C’est important ce travail car c’est lui qui me permet de profiter si souvent et depuis autant d’années de mon bateau.
C’est en 1997 que tout à commencé. J’avais une société d’informatique, nous étions leader dans l’équipement informatique des concessionnaires moto. Et puis, j’ai eu l’occasion de racheter l’étage de l’immeuble dans lequel ma société exerçait son activité. Comme nous n’utilisions pas toute la surface, j’ai eu l’idée de louer les bureaux non utilisés à l’unité. Cela a tout de suite pris et très vite l’étage était rempli. L’année suivante j’ai acheté un immeuble entier avec le même succès, puis l’année suivante deux immeubles … Aujourd’hui nous construisons nous même nos immeubles.
Nous continuons à louer des bureaux à l’unité, c’est même l’essentiel de notre activité mais nous louons également des immeubles entiers.
Nous nous sommes séparés de l’informatique en 2006. C’est une entreprise familiale. Francine, mon épouse s’occupe des locations, visites, signature des baux, états des lieux. Didier, un de mes fils s’occupe de la gestion au quotidien, de la partie comptable, du juridique … et Christophe, mon autre garçon s’occupe des constructions, de l’entretien et du site internet.
Moi je me contente de superviser et d’aider là où il y a besoin. Ainsi, Francine ayant loué un plateau de 400 m² pour le 1er décembre, il faut cloisonner. C’est un gros travail. C’est le boulot de Christophe, il à commandé tout le matériel et s’active à monter seul les cloisons. Heureusement il est très costaud. C’est très physique, il faut mettre en place des grandes plaques de plâtre très lourdes.
Depuis quatre jours je l’aide. Moi je fais les finitions. C’est quand même fatigant. Il faut grimper et redescendre de l’escabeau des centaines de fois, se baisser et se relever sans cesse. Tous les soirs je rentre épuisé et jusqu'à ce midi je me disais que ma maladie m’a quand même bien diminué. Je me disais que je n’étais plus qu’à 80% de mes possibilités.
J’étais malgré tout très content car il y a trois mois, avant la dialyse j’avais 90 ans, j’étais incapable de marcher 100 mètres sans devoir me reposer.
Et puis cet après midi, tout à coup, j’ai senti que mon corps se libérait. J’ai bossé deux fois plus que les autres jours et je suis en pleine forme ce soir. Cela montre encore une fois qu’il faut toujours se battre et ne pas hésiter à demander beaucoup à son corps. C’est incroyable les ressources que nous avons au niveau physique. Si je n’avais pas persévéré, j’aurais pu penser que ma maladie me diminuait et je pense que c’est comme cela que beaucoup restent enfermés chez eux.
Bon, je vais quand même aller me coucher car le chantier n’est pas fini et demain j’ai encore des cloisons et de l’électricité à faire.
Bonne soirée A bientôt
Jean Louis
Hello to you all,
Another full day reaches its end.
Today, again, was a day of "internal walls”. This is perhaps the moment to speak to you about my work. My work is important because it’s my work which has allowed me to enjoy my boat so often and for so many years.
Everything started in 1997. I had an IT company and we were a leader in IT equipment for motorcycle dealers. And then, I had the opportunity to buy the floor of the building where my company was based. As we weren’t using all the floor, I decided to rent out the empty offices by “the unit”. That took off straight away and the floor filled up very quickly.
The following year, I bought a complete building with the same successful strategy. Then two buildings the year after…. Today we build our buildings!
We continue to rent out offices by the unit. It’s the basis of our activity but we also rent out entire buildings.
We parted ways with IT in 2006. It’s a family business. Francine, my wife, looks after the rentals, visits, lease agreements, and physical verification of the offices.
Didier, one of my sons, looks after the daily management, the accounting, the legal work…and Christophe, my other boy, looks after construction, maintenance, and the internet site.
As for me, I keep myself busy supervising and helping out wherever this is a need. And so, since Francine has rented out a surface of 400 m2 for 1 December, we have to put up the internal partitions. It’s a lot of work. It’s part of Christophe’s job. He has ordered all the material and is working hard to put up the internal walls, alone. Luckily, he is strong. It’s very physical: he has to put large and very heavy sheets in place.
I’ve been helping him for four days now. I look after the final steps. It’s nonetheless tiring. I have to climb up and down a ladder hundreds of times, endlessly bending over and standing up. I get home every evening exhausted, and had been saying to myself—until the middle of today—that my illness had, in truth, made me weaker. I was telling myself that I was now only at 80% of my strength.
I was, despite all this, very happy because three months ago, before dialysis, I felt 90 years old and was unable to walk 100 metres without resting.
And then this afternoon, suddenly, it felt as if my body was released. I worked double what I’d done the other days and I am feeling very fit this evening. That shows, once again, that we always need to fight and shouldn’t hesitate to make demands on our bodies. The physical reserves that we have are amazing. If I hadn’t pushed on, I would have thought that my illness had weakened me. I think that’s the reason that many people stay locked up at home.
OK, I am nonetheless going to bed because the work isn’t finished yet. Tomorrow, I have more internal walls and the electricity to do.
Mon, 23 Nov 2009 20:35:00 GMT - Départ dans un jour et demi pour Lanzarote Osny
Mon, 23 Nov 2009 20:35:00 GMT - Departure for Lanzarote in a day and a half Osny
21H35 heure locale
Bonsoir à tous,
On n’a jamais été aussi prés de la grande aventure. La tension commence à monter. Après de nombreuses recherches sur Internet, j’ai décidé de partir sur l’île de Tenerife, faire l’avitaillement à Santa Cruz.
Il y a dans la ville un énorme hypermarché Carrefour de 15000 m2 ouvert jusqu'à 22 heures. Je suis certain de trouver là tout ce que j’ai besoin pour un mois en mer. Ma fille, Virginie, m’a montré ce quelle achète pour Matis, mon petit fils. Il s’agit de yaourts et de différentes compotes qui n’ont pas besoin d’être conservés au frais. C’est très important pour moi car je n’ai que deux réfrigérateurs qui ne sont pas très grands et dont une partie est déjà prise par le matériel de biologie.
Francine m’a montré également des plats cuisinés qui n’ont pas besoin d’être conservés au frais. Je vais en prendre quelques uns.
J’ai établi une liste de courses de façon à ne rien oublier. Je pense avoir du frais pour une semaine (fruits, légumes, viande …) et ensuite il faudra bien s’en passer. Je vais prendre de la nourriture pour 25 jours.
Au niveau de l’eau, j’ai un réservoir de 300 litres et un déssalinisateur qui produit de l’eau douce à partir de l’eau de mer. Il produit 30 litres par heure sans consommer trop d’électricité.
J’emporte quand même 60 bouteilles d’eau de source. D’une part c’est mieux car l’eau produite par le déssalinisateur n’est pas minéralisée et surtout c’est une sécurité. Quand nous sommes arrivés à Lanzarote, il faisait tellement chaud dans la salle machine qu’une hernie s’est formée dans un tuyau d’eau sous pression et la totalité du réservoir d’eau douce est partie à la mer !
Pour le pain, je ne veux pas passer du temps à faire mon pain en mer, j’utilise des Krisprolls. Ce sont des petits pains grillés qui se conservent pendant des mois.
Pour le petit déjeuner, quelques briques de jus de raisin, du planta fin, des sachets de thé. Ne pas oublier les allumettes et en ranger à plusieurs endroits. En effet, une boîte d’allumette qui a reçu une méchante vague devient inutilisable. Bon j’ai un allume gaz piézoélectrique mais quand le temps est très humide il ne fonctionne plus.
Pour les repas du soir, j’ai prévu des sardines, du thon, du foie de morue, du jambon …. Le jambon sec se conserve très bien. Quelques cornichons pour le moral, du ketchup également.
Ha ! du fromage. Du fromage pour 50 repas. Cela va prendre un peu de place dans les frigos. En y réfléchissant un peu, cela ne fait que deux boites de vache qui rit 24 portions ! C’est l’avantage de partir en solitaire, les quantités ne sont pas importantes. C’est pareil après manger pour faire la vaisselle. En solitaire c’est fait en un rien de temps.
Je vais également prendre un pack de 6 cannettes de bière blanche. Ce sera pour les dimanches et les mercredis après midi. Cela fera un peu fête. Ne pas oublier une bouteille de champagne pour l’arrivé.
Bon, et puis des nouilles, du riz, des pommes de terre, des œufs, il y a finalement plein de choses qui se conservent bien.
Une bouteille de menthe, une bouteille de grenadine, quelques cubitainers de vin … C’est bien les cubitainers, il n’y a pas le poids des bouteilles de verre et il n’y a pas de risque de casse. En plus cela se case bien s’en prendre trop de place.
Voilà pour l’avitaillement. Demain dernier passage à l’hôpital pour les derniers examens, les dernières analyses et puis coucher très tôt demain soir car mercredi matin réveil à 4 heure 30, dialyse avec une poche 16 heures et direction Orly, décollage à 7heure 10, escale à Madrid et arrivée à Lanzarote à 13 heures.
Bonne soirée A bientôt
Jean Louis
9.35 pm local time Good evening to you all,
We’ve never been so close to the great adventure. The tension is mounting.
After much searching on the internet, I have decided to head for the Island of Tenerife, to stock up on supplies at Santa Cruz.
The city has a huge Carrefour supermarket, covering 15000 m2 and open until 10 pm. I am sure I will be able to find everything I need there for a month on the ocean.
My daughter, Virginie, has shown me what she buys for Matis, my grandson. She gets yoghurts and different compotes which don’t have to be kept in the cool. This is very important for me since I only have two refrigerators which are not very big and a part of one is already taken up by the medical lab materials.
Francine also showed me some pre-cooked meals which don’t need to be kept in the cool. I will take a few of them with me.
I have drawn up a shopping list to make sure I don’t forget anything. I am thinking of taking enough fresh food for one week (fruits, vegetables, meat, …) and then I will have to give up the fresh food. I am going to take enough food for 25 days.
For water, I have a 300 L tank and a desalinator which produces fresh water from sea water. It can produce 30 litres an hour without using up too much electricity.
Nonetheless, I am taking 60 bottles of spring water. This is better since the water produced by the desalinator does not contain minerals and, above all, the desalinator is for security. When we arrived in Lanzarote, it was so hot in the engine room that a hernia formed in one of the water pipes under pressure and the entire tank of fresh water emptied into the ocean!
As for bread, I don’t want to spend my time making my bread whilst at sea. So I will eat Krisprolls, little toasts which keep well for months.
For breakfast, several cartons of grape juice, some margarine, some tea bags, not to forget the matches. And to keep the matches in a few different spots. A matchbox which has received a drenching from a nasty wave becomes useless. Well, I have a piezoelectric gas lighter but it stops working when it’s very wet.
For the evening meal, I’ve planned on sardines, tuna, cod liver, ham…. Ham keeps very well. A few gherkins for my morale, some ketchup as well.
Ah! Cheese. Cheese for 50 meals. That’s going to take up a bit of space in the fridges. Thinking about it a bit more, that’s only two 24-portion boxes of “vache qui rit” [type of cheese packaged in individual portions, common in France]!
That’s the advantage of leaving alone. The quantities are not very big. It’s also an advantage after eating, when it’s time to do the dishes. Alone, the dishes done in no time at all.
I will also take a six-pack of “blanche” beer. That will be for Sundays and Wednesdays in the afternoons. It’ll make things a little festive. Not to forget a bottle of champagne for my arrival.
And then noodles, rice, potatoes, eggs. There are, in the end, lots of things which keep well.
A bottle of mint, a bottle of grenadine, some casks of wine… Casks are good, as they don’t have the weight of glass bottles and there is no risk of breaking them. What’s more, they are easy to pack without taking up too much space.
And that’s all for the supplies. Tomorrow, it’s the last visit to the hospital for my final examinations, the last lab analyses, and then to bed very early tomorrow evening because, come Wednesday morning, alarm clock at 4.30 am, dialysis with a 16-hour bag, and direction Orly [an airport in Paris], take-off at 7.10 am, connection in Madrid, and arrival in Lanzarote at 1 pm.
Wed, 25 Nov 2009 20:11:00 GMT - Retour à LANZAROTE Lanzarote
Wed, 25 Nov 2009 20:11:00 GMT - Return to Lanzarote Lanzarote
21H11 en France
Bonsoir à tous,
Levé très tôt ce matin, à 3 heures 15. Dur, dur ! Il a fallu speeder, toilette, refaire le pansement du cathéter, une petite dialyse, déjeuner et sauter dans la voiture pour partir à 4 heures et demi. Heureusement à cette heure matinale il n’y a personne dans Paris et à 6 heures moins vingt nous étions à Orly. Le vol Paris – Madrid s’est bien passé, durée 2 heures. Maintenant il n’y a plus de petit déjeuner de servi dans ces vols « économiques ». Cela a deux avantages, déjà des prix très tirés et ensuite on peut dormir sans être dérangés par l’hôtesse. Cela permet de finir la nuit tranquillement.
Deux heures trente d’escale à Madrid, j’ai pu petit-déjeuner. Je repars à 11 heures 25 pour atterrir à Lanzarote à 13 heures heure locale. L’avion a un peu de retard, on arrive à 13h 20 ce qui fait 14h20 pour moi. J’ai faim. Taxi et petit resto après avoir posé la valise au bateau. Il est un peu sale, plein de sable du Sahara.
J’ai beaucoup de travail. Il faut que je remette en état le bateau. Remettre en place le chariot de grand voile, fixer le taquet en prenant soin de refaire l’étanchéité, remonter le plafond de la cabine arrière, aller chercher le génois et le remettre en place sur l’enrouleur, remonter la capote, refixer le projecteur de pont, faire la vidange du moteur principal, refaire le niveau d’huile de l’inverseur, laver le bateau, refaire le plein d’eau, lancer les lessives, transporter et charger les poches ….. J’ai un jour et demi pour faire tout cela.
Ce soir le génois est en place, je suis content.
Vendredi matin c’est conférence de presse, il faut aussi faire des photos et des films.
Michèle et Christophe le photographe arrivent demain, Didier mon fils arrive vendredi.
J’aimerais partir samedi pour Tenerife de façon à y être dimanche et faire l’avitaillement dès l’ouverture du Carrefour lundi matin. Didier repars de Tenerife lundi matin.
Bon la dialyse se termine, je file au resto manger un bout vite fait et hop au lit. Que cela va être bon après une si longue journée.
A bientôt
9.11 pm in France Good evening to you all,
Very early wake up this morning, at 3.15 am. Difficult, difficult! I had to hurry: my morning wash, redo the catheter dressing, a quick dialysis, breakfast, and jump into the car ready to leave at half past four.
Luckily, at such an early morning hour, there was no-one in Paris and at twenty to six we were at Orly [an airport in Paris].
The Paris-Madrid flight went well, total of 2 hours. Nowadays they don’t serve breakfast in economy flights any more. That has two advantages: cheaper prices and also we can sleep without being bothered by the stewardess. That let me finish my night peacefully.
Two and a half hours of stopover in Madrid so I was able to eat breakfast. I left again at 11.25 am to land in Lanzarote at 1 pm local time. The plane was running a bit late so we arrived at 1.20 pm, which was 2.20 pm for me. I was hungry. Taxi and a quick restaurant after taking the suitcase to the boat. It’s a bit dirty, full of sand from the Sahara.
I have a lot of work. I have to put the boat back in order. Reinstall the mainsail, attach the cleats making sure to fix up the sealings, put the ceiling of the rear cabin back up, go pick up the jenny and put it in place on the winch, put up the hood, reattach the lights, change the oil in the motor, check the oil level on the inverter, wash the boat, fill up on water, start the washing, carry and pack the dialysis bags…. I have a day and a half to do all that.
This evening the jenny is in place. I am pleased about that.
Friday morning it’s the press conference. There are also some photos and films to take.
Michèle and Christophe, the photographer, arrive tomorrow. Didier, my son, arrives on Friday.
I would like to leave for Tenerife on Saturday, to make sure I am there on Sunday so as to stock up on supplies as soon as the Carrefour opens on Monday morning. Didier leaves from Tenerife on Monday morning.
Well, the dialysis session is finishing. I am heading off to a restaurant to eat a little and, then, to bed. How nice that will be after such a long day.
See you soon.
Jean Louis
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"Bonjour Amiral. Je découvre ce site qui permettra de vous suivre au jour le jour. Que ces quelques lignes, bien modestes, vous accompagnent, empreintes de désir de liberté, d’anti-conformisme,de rencontres, de découvertes, de partage.Bien que restant à terre, je suis à vos côtés. Dans la tête. Dans le coeur.Trés amicalemet. GD" Envoyé par Gilles Delaporte le 20-11-2009 à 15:46
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"ici Alain le marin rencontré chez Pierre Durand samedi dernier et revenu hier sur ses terres vosgiennes. Ai dévoré ton bouquin cette semaine. Ce qui m’a frappé dans ton récit et qui caractérise aussi la préparation de cette aventure, c’est que quelque soient les embuches et les difficultés les imprévus ton esprit de décision emporte toujours la mise. Puisses-tu par ton exemple nous amener aussi vers d’autres rives. Je vais suivre ton aventure régulièrement. Amitiés Alain C." Envoyé par creusot alain le 21-11-2009 à 18:22
Thu, 26 Nov 2009 18:17:00 GMT - Fin prêt pour la traversée Lanzarote
Thu, 26 Nov 2009 18:17:00 GMT - Ready for voyage Lanzarote
18H17 heure locale, 19H17 en France
Bonsoir à tous,
Finalement tout arrive à son terme. La préparation du bateau qui me semblait un énorme travail se termine. Aujourd’hui j’ai remis en place le chariot de grand voile avec les billes, j’ai remonté le taquet en bout de rail et remis en place les vaigrages de la chambre arrière (Les vaigrages sont les décorations de plafond que j’avais dû démonter pour avoir accès au boulon qui tient le taquet)
J’ai accueilli Michèle et le caméraman Belge. Nous avons tourné pas mal de plans dans la journée.
J’ai fini les lessives, ouf ! J’ai remonté la capote, j’ai été chercher les poches de dialyse à la capitainerie et je les ai rangées dans le bateau. Très sympas les filles à la capitainerie, surtout une française, Céline, qui a même poussé la gentillesse jusqu'à m’aider à charger les lourds cartons de poches sur le chariot.
Je suis monté au mat pour refixer le projecteur de pont. Et puis ce soir j’ai attaqué la vidange du moteur. C’est un peu dur car il faut aspirer l’huile chaude avec une seringue, ce n’est pas comme sur une voiture où il suffit d’enlever le bouchon. Demain matin quand il sera refroidi, je changerais le filtre à huile et je ferais le plein avec de l’huile neuve.
Ah ! Autre chose, j’ai voulu tester la cartouche de cartographie sur les Antilles, surprise, impossible de mettre en marche le lecteur de carte. C’est toujours comme cela sur un bateau, on part tout fonctionne et on revient, plus rien ne marche. Ici c’était le disjoncteur qui bien qu’enclenché ne donnait pas de courant. Heureusement que je connais mon bateau par cœur, cela me permet de partir en toute confiance.
Le néon de la cuisine est également à regarder, il ne s’allume plus lui non plus.
Christophe, le photographe, qui est arrivé en début d’après midi, a eu la gentillesse de laver tout le bateau. Il en avait besoin.
Demain matin encore un peu de travail puis à 11H30, conférence de presse, il y a semble t il une dizaine de journalistes et la télé Espagnole. Il y aura un traducteur, les questions me seront posées en Français et je répondrais en Français.
C’est important cette médiatisation car il faut vraiment développer cette méthode de dialyse qui permet de vivre normalement. Aujourd’hui pour des raisons qui n’ont rien de médicales, c’est l’hémodialyse qui est poussée en avant alors que certainement beaucoup de malades auraient une qualité de vie bien meilleure avec une dialyse péritonéale.
Demain après midi c’est sortie en mer pour que le caméraman Belge puisse faire son travail.
Bonne soirée, à demain
Jean Louis
18:17 hours local time, 19:17 hours
Good evening everyone, Almost there now! I’ve nearly finished getting the boat ready which seemed like a mammoth task, I might as well admit.
Today I put the mainsail trolley back in place with the balls, reattached the cleat to the end of the rail and put back the inner planking in the rear cabin (the inner planking is the ceiling decoration I had to take down to get access to the cleat bolt).
I welcomed Michèle and the Belgian cameraman. We went over quite a number of plans during the day.
I finally managed to get on top of the laundry, phew!
I’ve put the hood back on and went to fetch the dialysis bags at the harbour master’s office and stacked them away on the boat. The girls at the harbour master’s office are really nice, particularly a French girl, Céline, who went beyond the call of duty to help me load the heavy boxes of pouches onto the trolley.
I climbed the mast to reattach the deck floodlight. And this evening I finally got around to tackling the engine oil. Bit of a dose, as you have to suck up the hot oil with a syringe, not like in a car where all you have to do is remove the cap. Tomorrow morning, when the engine has cooled down, I’ll change the oil filter and refill it with new oil.
Aha! Another thing, I wanted to test the cartography Antilles cassette and surprise, surprise, I couldn’t get the card reader to work. That’s the way things work on boats, when you leave everything is working fine, but, by the time you get back everything seems to let you down. This time around, it was the circuit-breaker that wasn’t letting any current through, even though it was properly engaged. Just as well I know my boat like the back of my hand; it allows me to sail off with complete confidence. I also need to take a look at the neon lamp in the kitchen as that doesn’t light any longer either. Christophe, the photographer, who arrived early afternoon, was kind enough to wash the whole boat. She definitely needed it.
Tomorrow morning first a few more jobs and then, at 11.30 a.m., a press conference attended, so I’ve been told, by about twelve journalists and the Spanish television. There will also be an interpreter, all the questions will be asked in French and I will be able to answer them in French.
This media coverage is vital because it is really essential that the use of this particular method of dialysis, which allows patients to lead a normal life, is expanded. These days, and for no medical reasons whatsoever, hemodialysis seems to be pushed forward, even though many patients’ quality of life would improve no end if they could resort to peritoneal dialysis.
Tomorrow afternoon, we take the boat to sea so that the Belgian cameraman can get some work done.
Sat, 28 Nov 2009 17:24:00 GMT - Entre Lanzarote et Tenerife 28°47‘N 14°17’W
Sat, 28 Nov 2009 17:24:00 GMT - Between Lanzarote and Tenerife 28°47‘N 14°17’W
17h24 heure locale, 18H24 en France
Bonsoir à tous,
Nous sommes en mer entre Lanzarote que nous avons quitté à midi aujourd’hui et Tenerife où nous comptons arriver demain en début d’après midi.
Il fait un temps magnifique mais pas de vent. Du coup c’est moteur.
La pèche est à poste mais nous n’avons pas encore eu de touche. Ni poisson, ni cormoran !
La journée d’hier était consacrée à la communication. Très tôt c’est la télé Espagnole qui est venue sur le bateau pour faire un sujet. Ensuite c’était la conférence de presse avec deux télés Espagnoles, la radio et la presse écrite. L’interprète connaissait bien son boulot, c’était très facile. Il y avait un néphrologue Espagnole qui a parlé de la dialyse péritonéale puis j’ai raconté mon aventure. Ensuite nous sommes allés faire des photos sur le bateau pour les journalistes de presse écrite.
L’après midi j’ai fait une sortie en mer pour le caméraman Belge. Pas de chance, il n’y avait pas de vent. Lui qui espérait me voir en ciré dans la tempête, c’était raté.
Ce matin nous sommes retournés visiter la « Timanfaya », « La montagne de feu », autrement dit le site avec tous ces volcans et ces plaines de lave. On ne s’en lasse pas ! Didier, mon fils qui est venu passer trois jours pour mon départ a beaucoup apprécié.
Maintenant, nous faisons route vers Santa Cruz de Tenerife, Didier, Christophe le photographe et moi. Lundi matin Didier reprends l’avion et Christophe va m’aider à faire l’avitaillement puis je partirais, lundi après midi j’espère.
A bientôt Jean Louis
Good evening everyone,
We are at sea, between Lanzarote, which we left yesterday at noon, and Tenerife, where we hope to arrive tomorrow in the early afternoon.
The weather is stunning but there is no wind. So, it’s engine power.
Fish is aplenty but so far we haven’t managed to hook anything yet. Neither fish, nor a cormorant!
Yesterday we devoted our day to the media. The Spanish television arrived first on the boat to make a report. Then we had the press conference, attended by two Spanish television stations, the radio and the papers. The interpreter was very good at her job; it made everything really easy. We were also joined by a Spanish nephrologist who talked about peritoneal dialysis and then I told my story. Next, it was time for a few shots on the boat for the newspaper journalists.
In the afternoon, I took the boat out to sea for the Belgian cameraman. But no luck, the wind left us down. Anyone who expected to see me battling a storm, got very little satisfaction.
This morning we returned to the “Timanfaya”, “The Mountain of Fire”, the site with all the volcanoes and lava plains, in other words. We just can’t get enough of it! Didier, my son, who came to spend three days with me before I set off on my voyage, really enjoyed it.
Now we, i.e., Didier, Christophe, the photographer and I, are heading for Santa Cruz de Tenerife. Monday morning, Didier will fly home again and Christophe will help me refuel and then I shall set sail, on Monday afternoon, I hope.
Talk to you soon, Jean Louis
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"Bonsoir, Amiral. Je vous espère bien descendu des airs pour prendre pied sur l’eau. En souhaitant que les vents vous soient cléments et portants pour ce départ. Ce soir, je fais sauter un bouchon à votre santé sans oublier Francine ( elle me pardonnera cette familiarité ) . Harley Davidsonnnement vôtre. GD" Envoyé par GD le 25-11-2009 à 18:41
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"Bonsoir, j’ai lu un article sur votre voyage dans Voiles et Voiliers et je trouve votre voyage remarquable de courage bon vent" Envoyé par g moreau le 25-11-2009 à 23:46
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"je suis infirmière référente en dialyse péritonéale sur l’AUB (association de dialyse sur l’ouest); bravo pour votre aventure que nous suivrons tous avec enthousiasme. je ne manquerai pas de faire suivre votre aventure porteuse d’espoir aux patients de DP de l’ouest. bon vent yannick" Envoyé par Yannick AUFFRET le 26-11-2009 à 11:11
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"Je vois que tu as bien préparé ta liste de course, c’est vrai que l’avantage d etre en solo c’est d’embarquer moins de pinart et moins de grugru pour certains équipiers... Bon courage captain à plus Jacky" Envoyé par Jacky Peudevin le 26-11-2009 à 14:11
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"Bonjour, Jean-louis, Je n’ai pas la chance de vous connaître mais mon ami Jacky m’a tellement parlé de vous et de votre projet que j’ai l’impression de vous connaitre depuis longtemps. Votre site est superbe et les photos de grande qualité. Je me suis inscrite à votre newsletter et c’est toujours avec beaucoup de plaisir que je suis votre progression. Etant entraineur de sportifs de haut niveau, je tenais vraiment à vous féliciter pour le combat que vous mener, je trouve que le dépassement de soi est quelque chose qui nous fait avancer dans la vie. Je vous souhaite un bon voyage et irais souvent vous visiter via le net. A très bientôt. Anne-Sophie" Envoyé par druet le 30-11-2009 à 11:10
Sun, 29 Nov 2009 22:21:00 GMT - Harmattan a TENERIFE 28°28 ‘N 16°14’W
Sun, 29 Nov 2009 22:21:00 GMT - Harmattan in TENERIFE 28°28 ‘N 16°14’W
22H21 heure locale, 23H21 en France
Bonsoir à tous,
Encore une super journée qui se termine ! Je vous avais laissé au large de Lanzarote. La traversée vers Tenerife s’est déroulée sans problème. Hier soir pendant ma dialyse Didier et Christophe ont pu admirer quatre baleines qui ont croisé notre chemin.
La nuit n’a pas été de tout repos, j’ai dû me lever au moins quinze fois. Des cargos, un voilier puis des problèmes de sotie de route.
Si je règle le pilote pour qu’il ne réagisse pas trop vite, il ne consomme pas trop mais alors les embardées sont trop importantes et je passe en alarme de sortie de route. Si par contre je le règle trop pointu, il consomme énormément. Il faut trouver le juste milieu. Ce n’est pas le même réglage pour un tour de méditerranée où on longe les côtes et pour une traversée de l’atlantique.
A quatre heures du matin c’est des orages qui viennent déclencher l’alarme. Cela fait des échos énormes sur l’écran radar. Il faut rester éveillé jusqu'à ce que les orages soient passés.
Finalement, nous sommes arrivés à 8h25 sur Tenerife, très en avance sur mes prévisions. Nous avons jeté l’ancre dans la crique sous la pointe de ANTEQUERA (En Espagnole si vous préférez : ENSENADA DE ZAPATA DE ANTEQUERA)
En fait on dit ‘jeter l’ancre’ mais je n’ai jamais vu quelqu’un jeter l’ancre. La mienne fait 40 kg ! Nous ne sommes pas des surhommes. On se contente de la laisser descendre.
Après un petit déjeuner et une dialyse nous sommes rentrés à Puerto Chico faire du gasoil puis nous nous sommes dirigés vers la Marina de l’Atlantique où nous avons trouvé une place.
Cet après midi nous avons loué une voiture pour faire le tour de l’île et en particulier aller au Parc National LAS CANADAS DEL TEIDE. C’est époustouflant. Le Teide est un volcan, le plus haut sommet de l’Espagne à 3715 m. Il est au milieu d’une région volcanique vraiment étonnante. Je n’ai jamais rien vu de tel. C’est encore différent de Lanzarote. Nous sommes partis de Santa Cruz avec 25° et après avoir traversés les nuages nous avons retrouvés le soleil mais avec une température de 6,5° !
Pour décrire cet environnement un livre n’y suffirait pas. Par moment on a l’impression d’être aux états unis dans le grand Canyon. Beaucoup de paysages lunaires ici également. Ce qui est bien c’est qu’il y a des panneaux qui expliquent les choses. J’ai beaucoup appris.
Je vous laisse ici, trop fatigué ce soir. A bientôt Jean Louis
22:21 hours local time, 23:21 hours in France
Good evening everyone,
Another brilliant day drawing to a close! I left you off the coast of Lanzarote. The crossing to Tenerife went really smoothly. Last night, while I was doing my dialysis, Didier and Christophe got a chance to admire four whales that were crossing our path.
I didn’t get much sleep during the night as I had to get up at least fifteen times. Cargo vessels, a sailing boat and then problems getting out of the lane.
If I set the pilot in such a way that it doesn’t react too quickly, it doesn’t use too much energy but then the boat lurches terribly and sets off the ‘exit-lane’ alarm. If, on the other hand, I set it too sharply, it uses an awful lot of energy. I’ll have to find a happy medium. It must be regulated differently depending on whether you’re sailing along the coasts of the Mediterranean or crossing the Atlantic Ocean.
At four o’clock in the morning, a thunderstorm set off the alarm. These cause enormous echoes on the radar screen. In that case, it’s a matter of staying awake until the thunderstorm blows over.
In the end, we arrived on Tenerife at 8:25 hours, far ahead of my schedule. We cast anchor in the creak under the headland of ANTEQUERA (or, as it’s called in Spanish, if you prefer: ENSENADA DE ZAPATA DE ANTEQUERA)
People say “casting anchor" but to be honest, I have yet to see anyone cast an anchor yet. Mine weighs 40 kg! We’re not Superman, so, we’re quite happy to simply drop it instead.
After breakfast and my dialysis we sailed into Puerto Chico to refuel and then we headed for the Marina Atlantico where we were able to dock.
This afternoon, we rented a car to travel around the island and, more specifically, to visit the LAS CANADAS DEL TEIDE National Park. It is stunning. The Teide is a volcano, Spain's highest peak, 3715 m high. It is situated in the middle of an amazing volcanic area. I have never seen anything like it before; completely different to Lanzarote. We left Santa Cruz in a temperature of 25° and once we managed to get the clouds behind us, we came back into wonderful sunshine but this time around it was only 6.5°!
One single book simply could not cover this environment. At times, you get the impression of being in the United States, in the Grand Canyon. Here also, moon landscapes abound. But what’s really great is that there are signs explaining everything. I learned a lot.
I’ll leave you for now, I am wrecked tonight. Talk to you soon, Jean Louis
Thu, 01 Dec 2009 08:04:00 GMT - En solitaire, en route pour la Martinique 26°49 N 16°28’W
Thu, 01 Dec 2009 08:04:00 GMT - On my own, en route to Martinique 26°49 N 16°28’W
08H04 heure du bord, 09H04 en France
Bonjour à tous,
Hé bien ça y est, c’est parti ! Non, je ne vous oublie pas, mais j’étais trop fatigué hier soir pour vous écrire un mot. Trop d’occupations pour reprendre le rythme de la navigation.
Hier matin après avoir mis Didier à l’aéroport, Christophe m’a aidé à faire les courses. Difficile ! Il faut choisir en fonction des dates limites de consommation. Tout est écrit en Espagnole, ce ne sont pas les mêmes produits que chez nous. Je pense n’avoir rien oublié. A midi, retour au bateau, petite dialyse, petit resto vite fait, la troisième lessive de la journée et puis un peu de mécanique, vérifier les niveaux, un coup d’œil général pour voir si tout est OK.
J’ai finalement largué les amarres à 16 heures, heure locale. Difficile ce départ, il fait froid, il y a pleins de grains (c’est comme cela que les marins appellent les orages, cela fait une tache lumineuse sur l’écran du radar, cela déclenche l’alarme et surtout cela donne de bonnes rafales de vent, de la pluie et du manque de visibilité.) et puis très vite il y a un peu de mer.
J’ai l’impression que mon bateau a toujours besoin de s’ébrouer après avoir passé un moment au port. C’est comme Feu Follet, c’était le nom de mon magnifique alezan dans mon époque « cheval ». Lorsque je le sortais du box, il partait ventre à terre en jetant du cul en l’air, les mottes de terre volaient, arrachées par les vigoureux coups de jarrets. Pour Harmattan c’est pareil, il a besoin de se défouler un bon coup avant de devenir raisonnable.
Du coup, hier soir le dîner s’est composé d’un petit sandwich beurre jambon et d’un yaourt, et puis j’ai dormi habillé sur la banquette de quart. Heureusement j’avais pris préventivement un nautamine pour éviter le mal de mer.
Le bateau, lui, s’est régalé. Une fois sorti des îles, le vent s’est établi Nord-nord-est, à 30 nœuds avec rafales à 34. J’ai navigué avec grand voile pleine, artimon et un petit peu de génois. Quelle cavalcade, 8 nœuds et même plus de 9 par moments ! Avec les grosses vagues qui roulaient je me suis enfermé à l’intérieur et j’ai mis les charentaises. J’ai marché toute la nuit plein sud au 180 en croisant quelques cargos dont la route nord-sud passe par ici. J’ai vu deux voiliers également.
Au matin, cela s’est normalisé un peu, le vent a molli pour atteindre 20 à 24 nœuds et il est passé Nord-est. Du coup j’ai pu dérouler le génois en entier et mettre un peu d’ouest dans mon sud de façon a naviguer parallèlement à la côte Africaine. Je suis maintenant cap au 215 entre 6,5 et 7 nœuds. La vie à bord est plus confortable.
Je suis un peu fatigué de cette nuit en pointillés mais le moral est bon. Hier matin un peu le stresse du départ mais très vite j’ai retrouvé mes marques, la confiance dans le bateau, dans mon radar avec sa zone de garde, dans l’efficacité de toute cette technologie qui me permet de m’enfermer dans mon bateau et de dormir alors que dehors les conditions sont hostiles. Maintenant c’est la routine qui va s’installer. Dialyse, petit déjeuner, toilette, impédancemétrie …. Il faudrait que j’aie le courage de faire quelques photos et un peu de film. Ce n’est pas trop mon truc et il faut réellement que je me fasse violence.
A bientôt Jean Louis
08:04 hours shipboard time, 09:04 hours in France
Hello everyone,
Well, that’s it, I’m off! No, I hadn’t forgotten you but I was far too tired last night to drop you a line. It took me a little while to get into the navigation rhythm again.
Yesterday morning, after having dropped Didier off at the airport, Christophe helped me to do my shopping. Difficult! Your choices are limited by the use-by dates. Everything is in Spanish, and the products are not the same as in France. I think I haven’t forgotten anything. At noon, we got back to the boat, a little dialysis, a quick bite to eat, did my third wash of the day and then got down to some mechanical tasks, checking the levels, a quick look around to see that everything was in perfect working order.
I finally slipped the moorings at 16:00 hours, local time. The departure was difficult, it was cold, loads of squalls (i.e. storms in sailing terminology, which form an luminous fleck on the radar screen, set off the alarm and above all come with strong gusts, rain and a lack of visibility) and before long, a bit of a swell.
I always feel my boat needs to splash about a little after she has been moored for a while. It’s a bit like Feu Follet, the name of my magnificent chestnut back in my “horse” era. When I used to leave him out of his stall, he simply took off at full speed, tail in the air, clumps off earth flying in every direction, pulled out of the ground by the tremendous beat of his legs. It’s the same with Harmattan; she needs to let off steam again before she becomes any way reasonable.
As a result, last night’s dinner consisted of a butter and ham sandwich and a yoghurt, and then I slept fully dressed on the watch bench. Luckily, I had taken a Nautamine tablet to make sure I wouldn’t get seasick.
The boat had a great time. Once we left the islands, the wind settled in the north-north-east direction, force 30 and with gusts reaching 34 knots. I sailed under the mainsail, the mizzen and a little under the jib. What a ride, 8 knots and at times even more than 9 knots! As the waves were rolling high, I decided to lock myself safely inside and put on my slippers. All night I sailed south at 180°, meeting a few cargo vessels whose north-south route runs this way. I also saw two sailboats.
In the morning, things settled a bit, the wind quietened down to between 20 and 24 knots and veered in the north-easterly direction. I could suddenly hoist the jib fully and change my southern course slightly westwards so that I would end up sailing parallel to the African coast. I am now at 250° and sailing at between 6.5 and 7 knots. Life on board has all of a sudden become more comfortable.
I am a little tired after my broken night’s sleep but spirits are high. Yesterday morning I suffered from a touch of departure stress but I soon regained my own confidence and that in my boat, my radar with its sea-watch facility, the efficiency of all this technology that allows me to stay inside the boat and sleep even though conditions outside are hostile. Now, I’ll settle into a routine. Dialysis, breakfast, getting washed, bioimpedance…. All I need to do now is muster up the courage to take some photographs and do some filming. It certainly isn’t my kind of thing, and I will really have to force myself.
Talk to you soon, Jean Louis
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"Bonjour Amiral. On vous suis au jour le jour en attendant d’en prendre plein la g.....Ici, c’est un peu ce qui se passe avec le vent violent et la flotte en rafales. Taverny ressemble un peu à Saint Malo, quand on parcours "le Sillon" les jours de grand vent. Profitez bien du soleil, en souhaitant qu’il vous accompagne et que votre partition s’écrive en clé de Sol, comme disent les Espagnols. Amitiés. GD" Envoyé par GD le 28-11-2009 à 12:11
Thu, 01 Dec 2009 17:45:00 GMT - Au milieu de nulle part 25°50 N 16° 51’W
Thu, 01 Dec 2009 17:45:00 GMT - In the middle of nowhere 25°50 N 16° 51’W
17H45 heure du bord, 18H45 en France Bonsoir à tous,
Hé oui c’est fête aujourd’hui, 2 « news » dans la même journée ! J’ai tenu promesse et j’ai pris quelques photos pour que vous puissiez vous mettre à ma place et voir devant, derrière, sur tribord et sur bâbord : DE L’EAU !!!!!
Peut être en cherchant bien peut on apercevoir sur l’avant la côte de Martinique, mais alors cela doit être minuscule, moi je ne l’ai pas vu.
Après midi sympa après un déjeuner très léger. Je n’ai pas faim, je n’ai pas envie de faire à manger et puis il était trop tard, à 14 h je n’ai plus très faim et la dialyse était déjà là. Une petite tranche de jambon, une part de camembert (j’ai pris des boîtes avec des portions c’est plus pratique), quelques grains de raisins et puis hop la dialyse.
Je suis encore un peu barbouillé, ce matin avec les mails à regarder dans le roulis j’ai refait un épisode bassine. J’ai aussitôt mis les patches de poignets. Je pense que demain, après une bonne nuit de repos la forme devrait être revenue. Heureusement j’avais fait du gras avant de partir, je ne risque rien.
Le bateau marche très bien, c’est un régal. J’ai fait 159 Milles en 24 heures. Je suis cap au 200, ce n’est pas assez Ouest mais je faits avec le vent que l’on veut bien me donner. Si cela continue comme cela je serais obligé de faire un empannage au large de Nouadhibou. Un empannage c’est un virement de bord par vent arrière. Cela pour repartir au large et ensuite continuer à descendre pour toucher les alizés.
Voilà pour ce soir, promis demain j’essaye de vous faire un petit film.
A bientôt Jean Louis
17:45 hours shipboard time, 18:45 hours in France
Good evening everyone, Aha, let’s have fun today, 2 “news” in the same day! I kept my promise and I have taken some photographs so that you can put yourself in my shoes and see what I can see from the front, the back, starboard and port side: WATER!!!!!
Maybe, if you look really closely you can see the Martinique coast from the bow, but if so, it must be tiny, because I missed it.
Pleasant afternoon after a very light lunch. I am not hungry, I don’t feel like cooking, and besides, it was too late, at 2 p.m. I am not very hungry anymore and it was time for my dialysis. A slice of ham, a piece of Camembert (I bought boxes with individual portions, it's more practical), a few grapes and then upsadaisy… dialysis.
I’m still a little nauseous, wanted to read all my e-mails this morning so I had another basin session. As soon as I felt it coming I put on the wrist patches. I think that tomorrow, after a good night’s sleep, I’ll be back to my old self. Luckily I had eaten some meat before I left, so I'm not in any danger.
The boat is sailing very well, she’s a real trooper. I travelled 189 miles in 24 hours. I’m sailing at 200°, it’s not far enough west but I’m relying on the wind that’s coming my way. If it continues like this, I shall have no other option than to gybe off Nouadhibou. Gybing is turning the back of the boat through the wind; this to head back for the open sea and then to sail down to get the trade winds.
That’s it for tonight, I promise to try and do some filming tomorrow.
Wed, 02 Dec 2009 18:41:00 GMT - Du bonheur ! 23°34 N 18°22’W
Wed, 02 Dec 2009 18:41:00 GMT - 23°34 N 18°22’W
18H41 heure du bord, 19H41 en France
Bonjour à tous,
Oui, quel bonheur ! Tout va bien, la mer est belle, le vent juste ce qu’il faut, ni trop ni trop peu, le soleil brille juste ce qu’il faut pour être bien et j’ai retrouvé l’appétit. (Je n’étais pas trop inquiet de ce coté là)
Hier soir j’ai dîné très léger, une part de camembert, une demi rondelle de pain et une gorgée de vin rouge. Pour dormir, le ventre creux c’est l’idéal. Du coup j’ai dormi comme un bébé. Seulement deux alarmes cette nuit, deux cargos, un à 2 heures et un autre à 7 heures. Je ne comprends pas pourquoi, l’océan étant si vaste, on se retrouve aussi souvent en route de collision avec des cargos. C’était le cas avec ce cargo de deux heures. Il m’arrive droit dessus. Sur l’écran du radar, je peux « Acquérir l’écho », c'est-à-dire que je clique dessus et l’ordinateur du radar me donne ensuite en permanence la direction et la vitesse de déplacement du cargo. Je règle le cercle extérieur de mon alarme à 3 Milles, ce qui veut dire que, quand je me réveille le cargo est à 5,5 Km de moi.
Le temps que je me lève, que je coupe l’alarme, que je clique sur l’écho dans le bon menu et que l’ordinateur puisse établir une route et une vitesse sûre, le cargo n’est plus qu’a 3 kilomètres.
Que faire quand je constate qu’il me vient droit dessus à 25 ou 30 nœuds à part serrer les fesses ?
De toute façon je ne peux m’échapper que sur un côté, car de l’autre côté il faut que j’empanne et je n’ai pas le temps, et puis si le cargo dévie du même côté que moi ? Normalement le voilier est prioritaire mais faut il encore que l’homme de quart ne soit pas parti au petit coin pour une envie pressante.
La nuit, et c’est ce que j’ai fait à 2 heures, j’allume tous mes projecteurs de pont. Dans la journée, je me tiens prêt à mettre le moteur en marche et à attraper la barre. Hier après midi, un cargo est arrivé ainsi droit sur moi, ce n’est qu’a 0,5 Milles, 1 km environ, qu’il a mis un grand coup de barre, de 20° au moins ! Je pense qu’il ne m’avait pas vu avant. Il lui restait, avec nos vitesses additionnées, pas plus de une minute avant la collision. Parfois cela fait peur. C’est à Barcelone, nous avons été pris en stop par un plaisancier dont le bateau avait été coulé par un cargo en mer Egée.
Ce matin donc, tout va bien, mes paramètres médicaux sont tous au vert, j’ai pris un bon petit déjeuner, ce midi entrecôte-nouilles, du bonheur quoi !
Je suis à 120 Milles à l’ouest de la côte Africaine, légèrement au sud de Dachla. Je viens de virer de bord pour faire un peu d’ouest car le long de la côte, plus au sud les vents sont Nord et baissent en force. Je voudrais suivre la route de Christophe Colomb qui est encore aujourd’hui la référence. Elle passe par le WayPoint 20°N 30° W, de ce fait, il faut que je fasse un peu plus d’ouest.
Bon, belle navigation ces deux premier jours, 159 Milles hier, 158 Milles aujourd’hui, soit 317 Milles en deux jours, cela fait déjà un dixième du parcourt de réalisé. Ah ! C’est mercredi aujourd’hui, rappelez vous, le mercredi et le dimanche c’est le jour de la petite bière, je vais donc aller au frigo de ce pas pour une dégustation. C’est une bière blanche, une Hoegaarden, j’adore. Santé !
A bientôt Jean Louis
PS : Hé bien la bière c’est pour plus tard, en sortant dans le cockpit je vois arriver sur moi une bande de dauphins, ils font des grand bons de joie hors de l’eau en fonçant dans ma direction. Ce sont des petits dauphins, il y en a une cinquantaine. J’ai pris la caméra et je vous joints une photo et un petit film où l’on voit un dauphin se mettre sur le dos et vous faire un signe d’amitié en donnant un grand coup de queue.
18:41 hours shipboard time, 19:41 hours in France
Hello everyone,
Yes, what a delight! Everything is going well, the sea is beautiful, the wind just as I like it, not too much, not too little, the sun shining just strongly enough to feel great and I have got my appetite back (not that I ever had any worries in that regard).
Last night I had a light supper, a portion of Camembert, a little slice of bread and a mouthful of red wine. I can sleep better when I'm a bit peckish. So, I slept like a baby. Only two alarms during the night, two cargo vessels, one at 2 o’clock and one at 7. Given the vastness of the ocean, I can’t really understand why you so often end up on a collision course with cargo boats. That was the case with the ship at two o’clock in the morning. She came straight for me. On the radar screen I can “get the echo”, i.e., I click on it and the radar computer immediately and continuously gives me the direction and the speed the vessel is travelling at. I have set the exterior circle of my alarm to 3 miles, which means that, when I am woken, the vessel is 5.5 km away from me.
By the time I get up and turn off the alarm and click on the echo in the correct menu and the computer has established its route and precise speed, the cargo vessel is only 3 kilometres away.
But what can I do when I find that they are heading straight for me at 25 or 30 knots other than keeping my fingers crossed?
Anyhow, I can only avoid her from one side because avoiding her from the other side means gybing and for that there is no time, and what if the cargo vessel swerves in the same direction as I do? Sailing boats normally have the right of way but that's all fine and well as long as the watch hasn’t gone to the little men’s room to answer a call of nature.
During the night, and that’s what I did at 2 a.m. this morning, I switch on all my deck floodlights. During the day, I get ready to start up the engine and catch the helm. Yesterday afternoon, like that, a cargo vessel came straight towards me, it was only 0.5 mile, about 1 kilometre, away before she swerved really sharply, I reckon a 20° manoeuvre at least! I think the person at the helm hadn’t seen me any earlier. Given our combined speeds, he had only a minute before he would have crashed into me. It can be scary at times. It was in Barcelona that we picked up an amateur yachtsman whose boat had sunk after having been in a collision with a cargo ship in the Aegean Sea.
This morning though, all is well, my medical parameters are all perfect, I had a hearty breakfast, had sirloin steak with noodles for lunch, can things get any better?
I am 120 miles west of the African coast, slightly south of Dachla. I have just changed direction to sail slightly westwards because further south along the coast the northerly winds are dropping sharply. I would like to follow Christopher Columbus’ course which is still the reference course today. It goes through the Waypoint 20°N 30° W, so for that reason, I must keep slightly more to the west.
Well, great sailing these first two days, 159 miles yesterday, 158 miles today, i.e. 317 miles in two days, that’s already one tenth of the journey covered. Aha! It’s Wednesday today, as you might remember, on Wednesdays and Sundays I have a beer, so I’m going to head for the fridge now to have a little taste. It’s a white beer, a Hoegaarden, I love it. Cheers!
Talk to you soon, Jean Louis
PS: The glass of beer will have to wait because, as I came out of the cockpit, I saw a school of dolphins breaching happily in the water and heading in my direction. They are small dolphins, about fifty of them. I’ve taken my camera and I enclose a photograph and a bit of film where you can see a dolphin swimming on its back giving you a sign of friendship with a fine slap of its tail.
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"Bonsoir Jean-Louis, A l’heure ou j’écris ce petit message vous serez parti! Autant moi j’aurai la trouille de me trouver seule en pleine mer 3-4 semaines, autant je sais que vous allez savourer ce moment de solitude! Promettez moi si le vent souffle un peu plus fort de mettre votre ciré jaune et surtout de me faire une belle photo ! Je lirai très probablement votre newsletter demain matin ( vous voyiez - impossibie pour moi d’écrire correctement en français ) je dois coller des mots anglais ! Passez une bonne nuit et n’oublièz pas de faire votre dernière dialyse. Très amicalemet, michele " Envoyé par michele le 30-11-2009 à 17:39
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"Bonsoir Amiral. Je suis profondément déçu. Je pensais qu’il s’agissait d’une traversée en solitaire. Or, voila que j’apprends que deux mousses sont à vos côtés et qui plus est, à regarder passer les baleines alors que plein de choses restent à faire à bord. Ca sent l’arnaque, cette histoire ! Il est encore temps de vous resaisir et de donner à cette sortie en mer le panache et l’honneur qu’elle mérite. Je compte sur vous. On vous surveille. Amitiés. GD et MD" Envoyé par GD le 30-11-2009 à 20:31
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""Bonsoir Cap’tain, J’ai essayé de te rappeller vers 22h30 pour savoir si tu es toujours sous le grain. Visiblement tu dois etre en train de te reposer...j’espère que tu vas pouvoir faire une bonne nuit pour te remettre tranquillement de la pression du départ... Bonne route, nous attendons tes news. Jacky" Envoyé par Jacky Peudevin le 30-11-2009 à 23:02
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"Bonjour Jean Louis, Je me souviens d’un dîner en ta compagnie avec Jacky et ton frère à Port St Louis à bord de l’Harmatan que tu étais en train de préparer...Je te souhaites bon vent et bonne traversée et lirai avec plaisir tes aventures. Take care of you...Christine" Envoyé par barbier Marie Christine le 01-12-2009 à 09:05
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"Bonjour Gilles, Les deux mousses ont quittés le bord. C’était juste pour faires des images de départ. L’aventure en solitaire commence réellement." Envoyé par Christophe le 01-12-2009 à 09:43
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"Phone Much,budget survey prove exercise increase enterprise secondary hole pay clear read life extra claim nevertheless agreement active lot fill access crowd art so fire expensive surely come apparent her when traditional concerned there paint little yourself trip provision means complete measure sum hall conference bloody save character variation park draw considerable start explore star movement public ancient settle into deal border none tree end average president significant function afternoon way criterion presence control programme hit cover terrible seek especially few on percent loan " Envoyé par weight loss diet pill le 04-11-2010 à 06:48
Thu, 03 Dec 2009 16:30:00 GMT - Cliché quand tu nous tiens ! 22°53 N 20°33’W
Thu, 03 Dec 2009 16:30:00 GMT - 22°53 N 20°33’W
15H30 heure du bord, 17H30 en France Bonjour à tous,
Hé oui, vous avez remarqué, je viens de vivre une heure de plus que vous, je viens de passer les pendules du bord de 16H30 à 15H30. Si j’étais plus malin, je ferais cela le jour de la bière, je serais alors obligé d’en boire deux !
Bon. Cliché quand tu nous tiens ! Déjà pendant la route entre Marseille et les Canaries, Christophe, le photographe réclamait une tempête pour que je mette le ciré. Ensuite c’est Michèle, la fille qui s’occupe de la communication dans mon aventure, qui rêvait d’une photo en ciré « JAUNE », sans doute un vieux souvenir de son enfance quand son frère qui adore le bateau se battait avec les éléments. Voilà c’est fait. Christophe comment tu la trouve cette photo ?
153 Milles ces dernières 24 heures, c’est un tout petit peu moins que les jours précédents mais c’est beaucoup mieux car en plein sur la route. En effet, hier soir à 23H30 j’ai été réveillé par les voiles qui battaient. Le vent avait un peu tourné. J’en ai profité pour empanner. Direction plein Ouest, directe sur la Martinique. Je suis un tout petit peu trop vent arrière et du coup j’avance moins et çà roule beaucoup. Enfin pour l’instant je supporte, quand j’en aurai marre je tirerais quelques bords.
Sinon tout va bien, je suis maintenant très seul, je ne suis plus sur des routes maritimes et je n’ai plus vu de cargo depuis 24h. Cela m’a permis une nuit super top. Je suis en pleine forme. Hier soir j’ai diné d’un morceau de gruyère et de quelques grains de raisin. Ce midi, grand appétit, tomate à la croque au sel (j’adore, j’ai l’impression de piqueniquer), puis une entrecôte, (j’aurais préféré « saucisse » mais je suis obligé de tenir compte des dates limite de consommation. Dans quelques jours ce sera « saucisses » et je rêverais d’une bonne entrecôte.) avec des haricots verts puis roquefort et raisin.
Il y a un peu de nuages, une grosse houle avec des moutons. Par moment le bateau est soulevé par de grosses vagues et part en avant dans des gerbes d’écume. C’est beau ! C’est la dedans que les dauphins aiment jouer, ils descendent les vagues avec le bateau et souvent finissent par une cabriole. Ils communiquent ensemble car parfois ils sautent au même moment à quatre à la fois. Parfois ils font carrément un saut périlleux avant et d’autre fois ils tapent un grand coup l’eau avec leur nageoire caudale. Hier, c’est moi qui ai abandonné après une heure passée à jouer. Eux, ils ne se sont pas lassés.
Pour l’instant je ne souffre pas du tout de la solitude, les journées passent à toute vitesse et je n’ai pratiquement pas le temps de lire. Je suis content j’ai enfin retrouvé la télécommande de ma caméra. Elle était restée dans une valise rangée sous le lit du capitaine dans la pointe avant. J’ai retourné tout le bateau pour la retrouver.
Je vais vous souhaiter une bonne soirée, A bientôt
Jean Louis
15:30 hours shipboard time, 17:30 hours in France
Hello everyone,
Ah yes, you’ve noticed, I’ve just lived one hour longer than you have, I just turned the shipboard clocks back from 16:30 to 15:30. If I was cuter, I would do that on beer day, that way I would have no choice but to drink two of them!
Right, a cliché, so to speak! All through our crossing from Marseille to the Canaries, Christophe, the photographer, was praying for a storm so that I would have to wear my sou’wester. Next in line was Michèle, the girl who looks after communications during my adventure, dreaming of a photograph of a “YELLOW” sou’wester, probably a recollection from her childhood days when her brother, who loves boats, was battling the elements. Well, I’ve got one. Now, Christophe, what do you think of this one?
153 miles in the past 24 hours, slightly less than in the previous days but it’s far better, for now, I am right on course. In fact, last night, at 23:30 hours, I was woken by banging sails. The wind had turned slightly. I availed of the opportunity to gybe. I’m sailing fully west now, straight towards Martinique. I do have a little too much wind in the back with as a result that I’m making less progress and that the boat is rolling a lot. For the moment I can stick it but when I get sick of it I will do some tacking.
Other than that, all is well; I’m very much on my own now, I’m no longer in a shipping lane and I haven't seen a single cargo vessel in the past 24 hours. So, I had an absolutely fantastic night’s sleep. I’m flying it. Last night, I had a piece of Gruyere cheese and a few raisins. At lunchtime, I was starving, tomato dipped in salt (I love it, it makes me feel as if I’m out on a picnic), then a sirloin steak, (I would have preferred “sausage” but I have to keep an eye on the use-by dates. In a few days time, there will be “sausages” on the menu and then I’ll be dreaming of a nice steak) with green beans and then Roquefort and wine.
There are a few clouds, a heavy swell with white horses. At times the boat is lifted by enormous waves to then leap through sprays of spume. It’s stunning! That’s what dolphins love to play in; they ride the waves with the boat and often perform a summersault. They definitely talk to one another because sometimes you can see four of them breaching at the same time. At times, they make a really dangerous forward jump and other times they splash up an enormous spray of water with their caudal fin. Yesterday, it was I who gave up after an hour's play. There was no wearing them out.
At the moment I don’t feel the slightest bit lonely, the days are flying by and I have hardly any time to read. I am delighted; I have finally found the remote of my camera. I hadn’t taken it out of a suitcase that was put under the captain’s bed in the front. I ended up turning the whole boat upside down to find it.
I’m going to wish you a pleasant evening now, Talk to you soon,
Jean Louis
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"Coucou frérot,
Je vois que tout va bien à bord. Pour info, tu as daté ton message du 1 novembre alors que nous sommes déjà en décembre ! Bon courage et bon vent. Alain P.S. Bisous de Patricia " Envoyé par CLEMENDOT ALAIN le 01-12-2009 à 14:02
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"message anti daté avec une approximation de 1 mois, de toutes façons cette aventure n’est qu’un prolongement de la mise en marche d’une machine à remonter le temps et qui s’appelle "l’art mât temps " porteur de rêves aux longs cours...Heureux d’embarquer à ton bord, de partager à distance tes embruns...Bon vent! Alainmarin des vosges" Envoyé par creusot alain le 01-12-2009 à 15:39
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"Bonne nave, mon capitaine, et "que du bonheur!", bises Petra" Envoyé par petra le 01-12-2009 à 15:44
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"Message posté dans la précipitation, mais la date est correcte maintenant." Envoyé par Christophe le 01-12-2009 à 16:20
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" Salut capitaine
comme convunue je continue à t’écrire voila aujourd’hui j’ai eu 2 moyennes Anglais j’ai eu 16,4 Math j’ai eu 16,5 voila et j’ai une super nouvelle dimanche j’ai fais mon premier concour d’équitation j’ai termié 1 ère du classement execo avec mon meilleur ami et sous le movais temps!! aller bisous Jean louis ... bonne chance et bonne navigation !!
Julia qui pense à toi!!!" Envoyé par Juli@ le 01-12-2009 à 18:16
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"OUi !! Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,!!!!!" Envoyé par GD le 01-12-2009 à 19:09
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"Salut Frangin, PROFITE !!!! PROFITE !!!! Tu en rêves depuis si longtemps, l’important, c’est que tu te remplisses les yeux de tout ce que tu pourras capter. Bisous de nous deux ! " Envoyé par Marie le 01-12-2009 à 20:03
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"Bon vent mon Capitaine. Savourez, profitez et cap à l’ouest dès que possible !
Lou-Anne, Nadège et Nicolas" Envoyé par mullier le 01-12-2009 à 20:23
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"How are you cap’tain? A priori tout se passe pour le mieux.? Un peu d’ouest dans ton Sud, du Nord Est dans ton génois, du Dire Strait dans les enceintes,de l’eau mais pas trop dans ton vin, c’est du bonheur non? j’aimerais bien y etre...ça me rappelle un paquet de moments sympas sur Harmattan... J’étais en rdv lorsque tu m’as appelé.tout à l’heure..quel dommage...j’ai retransmi l’info à Julia...à plus et bonne route cap’tain" Envoyé par Peudevin le 01-12-2009 à 21:56
Fri, 04 Dec 2009 18:25:00 GMT - Que la vie est belle ! 22°34 N 23°13’W
Fri, 04 Dec 2009 18:25:00 GMT - 22°34 N 23°13’W
17H25 heure du bord, 19H25 en France Bonjour à tous,
Que la vie est belle ! C’est la réflexion que je me faisais ce matin. Je vais essayer de vous décrire la scène. Je viens de terminer ma toilette, j’ai mis du sent bon, tout va bien. Je n’ai pas encore petit déjeuné et je suis assis dans mon cockpit. Ce matin j’ai mis la musique. L’antenne de ma BLU étant en panne, je n’ai que la musique que j’ai emportée. J’ai un CD de « Dire Straits » que Jacky m’avait offert lors de la mise à l’eau du bateau en 2006 et une clef USB sur laquelle j’ai gravé une trentaine de tous mes morceaux préférés.
Ce matin c’est la clef USB. Sur les trois dernières années j’ai dû la passer déjà au moins trois cent fois. Je suis très éclectique, il y a de tout, (non pas de tout, pas de musique classique tout de même) il y a des tubes des années 80 et puis d’autre d’aujourd’hui. Il y a beaucoup de guitare, de la guitare électrique mais de l’acoustique également. Puis il y a du rythme. J’adore le rythme, surtout quand il est lancinant. Il y a également des tubs dont les paroles me remuent.
Ainsi, Sultans of Swing de Dire Straits ou Hotel California des Eagles voisine avec Histoire de Luv de Camaro et Tom’s Diner de Suzanne Véga. Là bas de Goldman, Lucie de Balavoine ou Diégo de Berger cohabitent avec Hello ! de Lionel Ritchie ou bien Only the very best de Peter Kingsbury. Et puis il y a aussi Toto Africa ou Lipps Inc Funky Town….
La musique est un peu forte, j’adore.
Le soleil brille, après une nuit calme et sans problème, le vent a forcie ce matin en prenant un peu de Nord. Il est maintenant entre 20 et 22 nœuds et venant un peu plus sur le travers, les voiles et en particulier le génois sont bien gonflées. De grosses vagues arrivent sur la hanche arrière tribord.
Je rêve en regardant la mer et mon bateau. Que c’est beau !
Le bateau file entre 7 et 9 nœuds, je vois bien qu’il se fait plaisir. Je pourrais passer des heures ainsi à le regarder passer dans la mer.
La grosse vague arrive et nous on est tout petit dans le fonds du creux de la précédente, on a l’impression que la vague va nous engloutir, elle est bien au dessus de nous. Et puis Harmattan lève sont petit cul, il le lève, il le lève jusqu'à ce qu’il soit tout en haut de la vague alors que la delphinière est encore dans le creux de la précédente. Le bateau pique ainsi sur l’avant et part en surf sur la vague dans un bouillonnement d’écume blanche en prenant de la vitesse et en vibrant de bonheur.
Quel plaisir, j’ai envie que la mer soit encore plus grosse mais je sais que ce n’est pas raisonnable. Je ne me lasserais jamais de ce spectacle.
C’est dans ces moments là que l’on voit toutes les qualités de cette carène et que l’on se dit que Viktor Brix dessinait vraiment des beaux bateaux. De nos jours, les bateaux sont fait pour la régate, ce ne sont pas des bateaux marins. C’est totalement différent. Bon je vais arrêter là car je pourrais en parler pendant des heures et cela va finir par vous lasser.
Ces 24 dernières heures nous avons bien moins marché puisque le compteur affiche 608 Milles depuis Tenerife, soit 138 Milles pour cette journée. C’est normal, toute la nuit le vent est tombée à 15 nœuds et le bateau n’avançait qu’a 5 nœuds. C’est malgré tout de la route directe pour la Martinique et c’est bon.
Ah ! Nous avons mis dans le volet « Presse » des liens sur différents articles parus suite à la conférence de Presse de Lanzarote.
Du coup, je reçois des mails de partout et dans plusieurs langues. J’en profite pour remercier à nouveau tous ceux qui m’envoient des mails. Même si je ne peux répondre à tous pour l’instant je les lis avec plaisir et je répondrais à tous après mon arrivée. Tous ces mails c’est du bonheur pour moi.
Ce matin en faisant une inspection générale du bateau, j’ai constaté que la ferrure, fixée sur le gouvernail et qui reçoit le vérin du pilote automatique avait du jeu. Un des deux boulons qui la maintien en place était totalement desserré. J’ai refixé tout cela correctement et j’en ai profité pour déconnecter la barre à roue. Il est inutile qu’elle travail pendant toute la traversée. Par contre il ne faudra pas que j’oublie de la remonter avant d’arriver.
Bon, je vous laisse là pour ce soir. A demain
Jean Louis
17:25 hours shipboard time, 19:25 hours in France Hello everyone,
Isn’t life wonderful! That’s the very thought that crossed my mind this morning. I’ll do my best to paint you the picture. I’ve just spruced myself up, put on some scent, all is well. I haven’t had breakfast yet and I’m sitting in my cockpit. Time for some music, I thought. As the aerial of my BLU has broken down, the only music I have is the one I brought with me. I have a “Dire Straits” CD that Jacky gave me as a present when we launched the boat in 2006 and a USB key with about thirty of my favourite pieces of music.
This morning, it’s the USB key’s turn. I must have played it at least three-hundred times over the past three years. I’m very eclectic, there’s a bit of everything on it, (ok, I’ll admit, not everything, no classical music, alright) hits from the 80s and then some current hits, a lot of guitar music, electric guitar but also acoustic guitar and rhythm and blues. I love rhythm and blues, especially when it’s haunting. There are also some hits with lyrics I find moving.
So, ‘The Sultans of Swing’ by Dire Straits or ‘Hotel California’ by the Eagles live happily alongside ‘Histoire [history]’ by Luv de Camaro and ‘Tom’s Diner’ by Suzanne Vega. And, Goldman, Lucie de Balavoine or Diégo de Berger cohabit with ‘Hello!’ by Lionel Ritchie or ‘Only the very best’ by Peter Kingsbury. Joined by Toto Africa or ‘Funky Town’ by Lipps Inc ….
The music is a bit on the loud side, I love it.
The sun is shining and following a calm and hiccup-free night, the wind has become stronger this morning, veering slightly northwards. It’s now blowing at between 20 and 22 knots and coming more abeam; the sails, and especially the jib, are very full. Huge waves are hitting the starboard rear quarter.
I’m dreaming while I’m watching the sea and my boat. It’s so beautiful!
The boat is sailing at between 7 and 9 knots; I can just tell she's enjoying herself. I could spend hours watching her move through the water.
A huge wave comes, and we are very tiny, right in the belly of the previous one; it’s almost as if the wave is going to swallow us up, it’s right overhead. And then Harmattan lifts her little rear, up and up, until it’s right at the top of the wave while the overhang stemhead is still in the belly of the previous one. The boat strikes forward and surfs the wave through seething white spume, gaining speed and trembling with pure delight.
What fun, I would love the sea to be wilder still but I know that wouldn’t be reasonable. I could never tire of this spectacle.
It’s in times like these that the hull really comes into its own and that you say to yourself that Viktor Brix really did design marvellous boats. Nowadays, boats are designed for regattas, not for seamen. It’s completely different. Right, I’ll leave it for now, I could go on for hours and you’ll only get sick of listening to me.
Over the past 24 hours, we’ve made great progress, the milometer tells me we’ve travelled 608 miles since we left Tenerife, so, that’s 138 miles covered today. It’s normal, all through the night the wind decreased to 15 knots and the boat was only sailing at 5 knots. But we're heading straight for Martinique and that's what I want.
Aha! In our “Press” section we’ve installed links to the various articles that were published after the Lanzarote press conference.
All of a sudden, I’m receiving e-mails from everywhere and in several languages. I would like to take this opportunity to once again thank everyone who has been e-mailing me. Even though I cannot answer all your e-mails at the moment, I am delighted to read them and I shall reply to everyone once I have arrived. All these e-mails bring me great happiness.
While doing my rounds of the boat this morning, I noticed that the hinge on the rudder which receives the commands from the automatic pilot wasn’t firmly fixed. One of the bolts that hold it in place was completely loose. I retightened everything again and availed of the opportunity to disconnect the helm wheel. There is no need to have it working throughout the crossing. I mustn’t forget to put it back again before I arrive, though.
Well, that’s it for tonight.
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" "Au milieu de nulle part"??? Oh Cher Capitaine vous êtes au beau milieu d’un rêve que votre courage et votre énergie rendent réalité. Merci de nous conter cette aventure. Emma" Envoyé par Emma le 01-12-2009 à 22:53
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"Enhorabuena....quiero felicitarte por tu aventura, valor y entusiasmo!!!!!!! un ejemplo para muchos de nosotros....os deseo que todo vaya muy bien" Envoyé par Bárbara GO le 02-12-2009 à 10:51
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"Hello ! Je suis heureux d’apprendre que ca file ! Titi m’a expliqué pour le balun, dès qu’on pourra on verifiera ca tous ensemble.Bon vent et à bientôt !" Envoyé par Christophe (F1BDQ) le 02-12-2009 à 11:43
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"Bonjour Jean Louis, j’espère que ton mal de mer est passé désormais et que tu peux profiter pleinement des bonnes conditions météo. Bravo pour la photo de l’arrière du bateau, elle est très sympa. Las Palmas moins sympa que Santa Cruz. Sinon bien rentré à Paris dans la grisaille et le froid. Je t’envie... A bientôt, amicalement." Envoyé par Paparazzi le 02-12-2009 à 14:13
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"Bon courage et à bientôt " Envoyé par CRUZ le 02-12-2009 à 15:02
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"Enfin le grand rêve commence. Je suis votre aventure et je prends de vos nouvelles quotidiennement. Bon courage et à bientôt " Envoyé par Cathy le 02-12-2009 à 15:09
Sat, 05 Dec 2009 17:30:00 GMT - Bienvenue à bord ! 20°50 N 24°45’W
Sat, 05 Dec 2009 17:30:00 GMT - 20°50 N 24°45’W
16H30 heure du bord, 18H30 en France Bonjour à tous,
Aujourd’hui c’est samedi, vous ne travaillez pas pour la plupart, alors je vous invite à passer une journée avec moi à bord de HARMATTAN, au milieu de l’Atlantique.
Vous avez pris vos nautamines ? Tout va bien.
Réveil à 8 heures. Bon pas de réveil qui sonne ni de clairons, COOOOOOOOOOLLLLLLL……. Etirements, bâillements, un petit pipi et on aère le bateau. J’ouvre grand le panneau de pont de la chambre avant, le hublot des toilettes et j’ouvre le panneau de la descente puis je retire les fargues (c’est les planches qui ferment la descente). J’ouvre et je bloque ouvertes toutes les portes dans le bateau. L’air commence à circuler, c’est bon.
Ha ! Tout de suite, couper les feux de routes, il faut économiser l’électricité, je ne remorque pas une centrale électrique.
Tout de suite, également, mettre une poche de dialysat à chauffer. Pour me la passer elle doit être à 37°.
Bon tout va bien, je me mets à la table à carte, à quelle vitesse va le bateau, comment est le vent, la route de la nuit ……. Je jongle avec les menus de l’informatique de navigation, je zoom, je dé zoom, latitude, longitude, comment vais-je négocier les deux ou trois jours qui viennent ? 22 à 24 nœuds de vent ce matin, le bateau va bien, il vibre dans des grands surfs à 8 nœuds. Normal, je suis un peu trop Sud, 215 ° (J’ai empanné hier soir à 21H30) Je monte au cockpit et je mets 10° de plus à 225°. Attention, si j’y vais trop fort je dévente le génois et la voile va s’user, en plus le bateau ira moins vite.
Maintenant vous allez me suivre à la toilette. Toilette complète au lavabo. Il contient deux litres mais avec le roulis ça déborde et à la fin il ne reste qu’un litre. Cà va quand même pour se laver. Me peigner, brosser les dents, ne pas oublier le sent bon, du linge propre, que c’est bon. Aujourd’hui c’est grand carénage, je m’installe dans le cockpit pour me couper les ongles, ongles des mains et ongles des pieds. Je coupe l’ongle du gros orteil puis je jette le bout d’ongle par-dessus bord…. Stop ! J’étais parti à rêver en regardant la mer. Voilà déjà 5 minutes de bonheur de pris, je coupe deux ongles et je repars à rêver en regardant la mer. Je me sermonne et j’arrive enfin à finir ce travail.
Pleine forme ! Maintenant un autre moment de bonheur, j’allume le net book et je consulte mes mails. Je lis avec plaisir tous ces petits messages.
Encore un petit tour dans le cockpit pour s’assurer que la mer est bien là. Un peu de rêve et Holà ! Il est 10 heures moins le quart. Vite, le petit déjeuner car la dialyse arrive à grands pas.
Vous voulez de la baguette ? Désolé, il n’y en a plus, je l’ai fini hier soir. Maintenant c’est Krisprolls, c’est bon également mais moins pratique pour les sandwichs jambon beurre.
Vous êtes Thé ou Café ? Moi c’est uniquement un grand verre avec un peu de jus de raisin (Hé ! pas du vin au petit déjeuner tout de même) et de l’eau. Beurk ! Ah oui, c’est le Kaeyexalate, le médicament contre le potassium, pas très bon.
8 Nœuds 72 ! Elle vous a impressionné cette grosse vague. Moi j’adore, quand le bateau part ainsi en surf dans un bouillonnement de mousse blanche. Cette écume toute blanche et ce bleu profond, c’est trop beau. Et puis, vous entendez ce bruit, le bruit de la mousse, le petit bruit de ces milliers de bulles qui éclatent.
Ah, encore un verre qui s’est envolé et qui a explosé sur le banc du cockpit, ramasser les morceaux, déjà le troisième verre depuis le départ ! Mais non jamais de verres en plastic à bord de mon bateau.
Vite, déjà 10 heure et quart, la dialyse. Tenez vous allez prendre un masque. Oui, c’est comme cela, sur la bouche et sur le nez. Laver les mains, connexion. Vous pouvez enlever votre masque, Merci. Oui, je peux me déplacer en portant les deux poches. Mais qu’est ce qu’il y a dehors ? Un bateau ? Ca alors ! Vous avez de la chance, cela fait trois jours que je n’ai vu personne. C’est un petit chalutier qui est venu tourner autour de nous. Cà doit être un Cap Verdien mais il est à au moins 500 Km de son port !
C’est un tensiomètre de poignet. Oui, tous les jours pendant la dialyse. 13,5 7,9 Pas mal, à terre j’ai en permanence entre 15 et 16. Dans le bateau c’est toujours entre 12 et 13 ! Je note sur le petit cahier de suivi. Cela se termine, les masques s’il vous plait pendant que je déconnecte. Fini, je porte la poche dehors pour la vider à la mer avant de la mettre dans la poubelle.
L’impédancemètrie maintenant. Les électrodes à la main et au pied, insérer la carte magnétique, raccorder les fils, s’allonger, mesure. Tien, +0,0L, excellent !
Je peux enfiler des chaussettes maintenant.
A la table à carte, séance de transmission des données médicales à mon néphrologue. Je branche le lecteur de carte, je raccorde la transmission satellite et hop ! Tout est envoyé.
Il est 11 heures et quart, j’ai maintenant une heure et quart pour moi. Un petit coup de téléphone, quelques mails, écrire, lire, ménage, un peu de bricolage, rêver en regardant la mer …. Mince, déjà midi et demi, il faut que je vous prépare à manger. Avant je jette une poche sur le réchauffeur.
Aujourd’hui c’est tomate à la croque au sel en entré puis « Solomillo » aux nouilles. (C’est du filet mais je l’ai acheté en Espagne) puis camembert et raisin.
Oui, dans le cockpit le midi, mais prenez la crème solaire, plus on descend en latitude et plus ça chauffe. Dans le bateau il fait 26° maintenant.
Non, pas de ketchup. Ha ! Vous n’aimez pas. Moi si. Avec modération tout de même.
Hé oui, c’est la fin du raisin. Tout a une fin et cela va être de plus en plus dur.
Bon, il est 14 Heures, vite je débarrasse la table, tout en vrac dans l’évier. Vos masques SVP. C’est dialyse. Un petit repos allongé pour cette dialyse. Ensuite, la vaisselle. Ha ! Vous voulez vous y coller. Alors attention, on ne laisse pas couler le robinet, juste un peu d’eau au fonds de l’évier et on ne rince pas. Ce n’est pas comme cela chez vous ? Moi non plus, mais ici on est sur un bateau qui doit tenir en autarcie pendant peut être 4 semaines.
Et puis, on ne laisse pas la vaisselle s’égoutter car avec le roulis elle va s’envoler.
Un petit café ? Bon c’est des sachets. Çà va ? Merci. Avec du sucre ?
Il est 15 heures, une petite heure pour moi. Super ! Ecrire, faire une photo pour le blog, un petit film ….
16 heures : Noter la route sur le livre de bord. Ha ! 155 Milles ces dernières 24 heures. Normal, avec la nuit que l’on a passée, cela a avionné. Un peu de temps pour la navigation. Je vais encore continuer Sud sud ouest jusqu'à ce soir et puis j’empannerais pour refaire de l’ouest. Mon objectif est le Way Point AN514 de Jimmy Cornell qui se trouve 20°N 30°W.
Il faut également que je mette un petit coup de moteur pour faire circuler l’huile dans l’inverseur (c’est la boîte à vitesse du bateau). Une demi-heure en prise à 1000 tours, juste un coup d’accélérateur au départ pour amorcer l’alternateur.
Une petite grenadine à l’eau peut être ? Non, ce n’est pas le même goût que chez nous, c’est le goût Espagnole.
Ah ! Vous partez déjà ? Oui, la route, je comprends.
Bon, Hé bien bonne route et à bientôt sur le net j’espère. Merci d’être venu.
Jean Louis
16:30 hours shipboard time, 18:30 hours in France Hello everyone,
Today, it’s Saturday, and as most of you will have the day off, I’m going to invite you to come and spend the day with me on board of HARMATTAN, right in the middle of the Atlantic.
Have you taken your Nautamine tablets? Everything is under control, so.
The alarm has been set for 8. Ok, no alarm clock ringing or bugles playing, COOOOOOOOOOLLLLLLL……. A few stretches, some yawning, a quick visit to the bathroom and time to air the boat. I open the big deck cover of the front room, the porthole of the toilets and then the hatchway panel and remove the wash strakes (they’re the planks that close the gangway). I open and block all the doors on the boat so that they actually stay open. The air is beginning to flow, great.
Aha! First thing, switch off the navigation lights, I must save electricity; I’m not towing a power station, you know.
Next on the agenda, warming a dialysate pouch. It should be at 37° before I infuse it.
Ok, everything is going well, I sit down at the chart table, check the boat’s speed, the wind, the route we’ve travelled during the night.……. I juggle with the computerized navigation menus, I zoom in, zoom out, latitude, longitude, how am I going to negotiate the next two or three days? With a wind force of 22 to 24 this morning, the boat is doing well; she's vibrating in the 8-knot surf. All things considered, I’m going a bit too far south, 215 ° (I gybed at 9.30 p.m. last night). I go into the cockpit and I increase the 225° by 10°. Careful, if I go too fast I take the wind out of the jib, the sail will wear out and the boat will slow down.
And now, follow me to the bathroom, bathroom cum sink, if you don’t mind. The sink can hold two litres but, with the roll, the water spills out so, in the end, I am left with only one litre. It’ll do for a wash. I comb my hair, brush my teeth, mustn’t forget the scent, clean clothes, great. Today, major clean up, I install myself in the cockpit to cut my nails, both from fingers and toes. I cut my big toe nail and chuck the nail overboard.... Stop! Watching the water, I was off in one of my dreams again. Ok, five minutes of sheer happiness under my belt, I cut two more nails and off I am again, dreaming, watching the sea. I give myself a good talking-to and I finally manage to get the job done.
I’m in great form! Now on to my next guilty pleasure: I turn on my net book and I check my e-mails. I love reading all those little messages.
One more walk around the cockpit to make sure the sea is still there. Another bit of dreaming, whoa! It’s a quarter to ten. Quick, breakfast; it’s nearly time for my dialysis.
Would you fancy some baguette? I’m really sorry, I haven’t got any left, finished it all last night, I’m afraid. Now, it’s Krisprolls, also very nice but not quite as handy for ham and butter sandwiches.
Are you a tea or coffee person? I only have a large glass with a bit of grape juice (hey! not wine for breakfast, surely) and water. Yuck! I had forgotten, it’s Kaeyexalate, the medicine to treat my high potassium levels, not very nice.
8 knots 72! I can see that you were impressed by that wave. I love it when the boat takes off like that and surfs the seething white spume. This snow-white foam and that deep blue, it's only stunning. And then the noise of course, the noise of the spume, the little sounds these millions of bubbles make when they burst.
Right, another glass bit the dust, it exploded against the cockpit bench; tidy up the mess, that’s the third glass since I left! Plastic glasses on my boat… never!
Quick, it’s quarter past ten, my dialysis. Kindly take a mask. That’s correct, cover your mouth and nose. I must wash my hands and hook up. You can remove your mask now, thank you. Yes, I can walk around carrying the two pouches. But what do I see out there? A boat? Good heavens! You’re in luck; it’s been three days since I've seen a living soul. It’s a little trawler that turned around us. It looks like one from Cape Verde but it's at least 500 km away from home!
That’s a wrist tensiometer. Yes, every day, during dialysis. 13.5 7.9, not bad, on land it always fluctuates between 15 and 16. On the boat it’s invariably between 12 and 13! I write it down in my little records book. Right, that's it, please put on your masks again while I disconnect myself. Job done, I take the pouch outside, dump the contents into the sea and throw the pouch into the bin.
Now, on with the bioimpedance. Attach the electrodes to hand and foot, insert the magnetic card, connect the wires, lie down, measure. Waw, +0.0L, excellent!
I can pull on my socks now.
Now for a little data-transmission session at the chart table, must forward the medical data to my nephrologist. I connect the card reader, then the satellite transmitter and hop! Off it goes!
Quarter past eleven, right, an hour and fifteen minutes to myself. A telephone call, a few e-mails, writing, reading, housekeeping, a little DIY, some ‘sea’ dreaming…. Man, it’s already half past twelve, I have to get lunch organized. Though, first, I must warm up a pouch.
Today, I’m serving tomato dipped in salt and then “Solomillo” with noodles (fillet steak but I bought it in Spain, you see), then Camembert and wine.
Yes, in the cockpit at noon, but do take some sunscreen, the lower the latitude, the hotter it gets. It’s 26° on the boat now.
No, no ketchup. Aha! You don’t like it. I do, in moderation, mind you.
Ah yes, it’s the end of the wine. Everything comes to an end and it’s only going to get harder.
Right, it’s 2 p.m., I’ll quickly clear the table, dump everything in the sink. Your masks, please! It’s dialysis time. A bit of a lie-down for this one, I reckon. Then, the wash-up! Aha! You would like to see to that? In that case, careful, don’t let the tap run, just a little water in the bottom of the sink and no rinsing. I see, you do things differently at home. So do I, but this is a boat and we’ll have to be self-sufficient for 4 weeks perhaps.
Oh, before I forget, don’t let the dishes drip dry because they’ll fly in all directions with this roll.
Fancy a cup of coffee, maybe? Fine, it’s in sachets. Is that alright? Thank you. Care for some sugar?
It’s 3 p.m., a little hour to myself, brilliant! Some writing, a photograph for the blog, a little filming….
16:00 hours: record the route in the logbook. Aha, 155 miles over the past 24 hours. Only normal, with the night we’ve had, we’ve flown it. Now let me sort out the navigation for a moment. I’ll keep south west until tonight and then I’m going to gybe to go westwards again. My target is the AN514 Jimmy Cornell waypoint which lies at 20°N 30°W.
I’ll also have to run the engine for a while to get some oil circulating through the reversing gear (that's the boat's gearbox). Half an hour at 1000 rev, accelerating slightly at the start to start the alternator.
A little grenadine and water, perhaps? No, it doesn’t taste the same as ours, it’s the Spanish flavour.
Aha! You’re leaving already? Of course, the road, I understand.
Well, have a safe trip and I’ll talk to you soon over the Internet, I hope. Thanks for dropping by.
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"Hello cap’tain, C’est vraiment mal pavé cet Atlantique. J’imagine que ce n’est pas évident de faire du slalom entre les cargos, surtout la nuit...çà fout la trouille...tu as bien raison de serrer les fesses, çà aide quand meme un peu...Mais encore bravo la technologie à bord c’est quand meme beaucoup plus fiable...Ce pauvre christophe Colomb n’avait cette chance, d’un autre coté il y’avait surement moins de trafic...Bravo pour la photo de nos copains les dauphins, çà valait le coup de mettre la Hoegaarden au frais. Bonne nuit, bon courage à demain. Jacky" Envoyé par Jacky Peudevin le 02-12-2009 à 23:20
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"Merci pour ce beau récit,Jean-Louis je l’ai presque vécu en live :), tellement c’est bien narré :) Bon vent ...et bonne bière !" Envoyé par druet le 02-12-2009 à 23:32
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"Les internautes (dialysés et transplantés) de la Ligue Rein et Santé suivent le parcours. RV aux Antilles, pour quelques photos, petit bateau sur l’eau et que sa mousse, techin Jean Louis." Envoyé par Raoult Michel le 03-12-2009 à 08:43
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"J’espère que vous n’avez pas oublié le gruyère !!! Ca serait dommage de s’en passer alors que ça se conserve très bien, sauf dans mes mains..." Envoyé par Killer de Grugru le 03-12-2009 à 16:40
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"génial!!! je suis l’infirmier référent de la DP au CHR Toulouse, je trouve votre traversée magnifique. j’éspère que je pourrai vous citer en exemple auprés des patients et des eleves que je forme, vous avez une super equipe d’infirmieres et medecins bonne continuation pour eux et "bon vent" pour le marin daniel" Envoyé par tahou daniel le 03-12-2009 à 16:49
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"C’est génial ce que vous faites! Je suis chargée de livraison des produits DP à l’ATIR, c’est avec un réel plaisir que nous procéderons à votre approvisionnement des votre arrivée. en Martinique." Envoyé par FRANCOIS-CHRISTOPHE Liliane le 03-12-2009 à 17:47
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"Bonsoir Jean-Louis , Trop cool la photo avec le ciré jaune ! j’adore. Je suis encore à Zurich, ou le ciel varie entre le gris clair et le gris foncé - tellement différent du beau ciel bleu de Lanzarote. Je suis très contente d’apprendre que tout va bien, merci beaucoup pour les dauphins - ils sont sauvés sur le disque dur ! - Prennez bien soin de vous, bonne soirée - amitiées michele" Envoyé par michele le 03-12-2009 à 18:22
Sun, 06 Dec 2009 17:39:00 GMT - Repos aujourd’hui. 20°04 N 26°50’W
Sun, 06 Dec 2009 17:39:00 GMT - 20°04 N 26°50’W
16H39 heure du bord, 18H39 en France Bonjour à tous,
Aujourd’hui c’est dimanche, et le dimanche c’est repos. Repos pour la mer, repos pour le vent. Avec entre 10 et 11 nœuds de vent le bateau se traine entre 3,5 et 4 nœuds en roulant très fort d’un bord sur l’autre. C’est fatigant et moyen pour le moral.
Tout saute des équipets et roule dans le bateau d’un côté à l’autre. Manger est un sport et faire la vaisselle un travail de jongleur.
Pour écrire cette news il faut se tenir d’une main, tenir le net book de l’autre et vite fait taper un peu dans les moments de répits. Je ne vais pas vous en pondre trois pages aujourd’hui.
Du coup, seulement 131 Milles au compteur ces dernières 24 heures. Plus petite journée depuis le départ. Ce soir je vais couper la ligne des 20° de latitude Nord, il paraît que c’est à partir de cette ligne que soufflent les alizés. Peut être vais-je ressentir subitement une forte accélération.
Ce matin j’ai laissé tourner le moteur à 1200 tours pendant 3 heures. Cela a aidé un peu pour la moyenne, cela a lubrifié l’inverseur et cela a rechargé un peu les batteries.
Pour le moral j’ai tout essayé, je suis sorti prendre l’apéritif à l’extérieur. En bout de delphinière. Comme c’était dimanche, j’ai eu droit à mes deux carrés de chocolat hebdomadaire (Et oui, seulement deux carrés par semaine, toujours à cause de ce foutu potassium). Et puis j’ai une bière au frais pour cet après midi.
C’est comme pour les vacances, c’est la deuxième semaine la plus dure. La première on est encore tout excité, et la troisième on est enfin dans le rythme, on est cool. La deuxième semaine on est toujours un petit peu dans la dépression.
Je pense qu’il va me falloir encore deux ou trois jours pour trouver des alizés vigoureux, il faut que je descende vers la latitude 15°. Pour info, la Martinique c’est 14° de latitude.
Bon, je vous laisse là, je vais aller m’allonger en me callant bien avec des coussins et lire un peu.
Bonne soirée, à demain. Jean Louis
16:39 hours shipboard time, 18:39 hours in France Hello everyone,
Today, it’s Sunday and Sunday is a day of rest. Rest for the sea, rest for the wind. With a wind force of between 10 and 11 knots, the boat is crawling along at between 3.5 and 4 knots and rolling heavily from side to side. It’s tiring and not the best for morale.
Everything falls from the stowage shelves and rolls from one side of the boat to the other. Eating is a sport and doing the dishes is a sheer juggle.
To write you this news, I have to hold the net book with one hand and quickly type with the other when there is some respite. I shan’t be typing you three pages today.
As a result, the counter only clocked up 131 miles in the past 24 hours; the shortest distance since I left. Tonight I’m going to cut across latitude 20° north, it seems that you get the trade winds once you have crossed that line. Maybe I’ll feel the boat speed up quickly then.
This morning, I left the engine run at 1200 rev for 3 hours. It brought up the average somewhat, lubricated the reversing gear and also charged the batteries a bit.
I’ve tried everything to lift my spirits; even had my aperitif outside, at the end of the overhang stemhead. And, as today is Sunday, I ate my two weekly squares of chocolate (ah yes, only two squares a week, all on account of that blasted potassium). And, I have a beer chilling for this afternoon.
It’s like being on holidays; the second week is always the hardest. The first week you're still all excited, and the third week you're finally into the rhythm, everything is cool. The second week, you’re always a little depressed.
I think I’m going to need two or three more days before I’m going to find any strong trade winds, I’ll have to get to latitude 15°. For your information, Martinique is on latitude 14°.
Right, I’ll leave you now, I’m going to lie down and wedge myself between some cushions and read a little.
Have a good evening, talk to you tomorrow,
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"cher Jean-Louis, vos photos sont magnifiques, j’ai adoré vos exercices au labo de bactério !!!!. Nous sommes complètement avec vous, sur l’eau même si je vous écris depuis l’Alsace, bien loin de l’eau bleue. je suis très enthousiasmée par votre voyage et votre courage, c’est formidable. Je me présente : je suis néphrologue à Colmar et une des pionnières de la DP avec C Verger que je connais depuis 1978 !!! Très bonne continuation, à bientôt Bernadette Faller" Envoyé par Bernadette Faller le 03-12-2009 à 21:48
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"Rebonsoir cap’tain Très content de t’avoir eu au téléphone, tout à l’heure, la qualité de communication est vraiment remarquable. Pour le ciré c’est parfait, le jaune est tellement vif qu’on a l’impression que c’est un montage...Je regrette vraiment de ne pas avoir été là pour te jeter quelques seaux d’eau et faire plus vrai...notamment le teck qui est tout sec... A part çà je vois que tu as retrouvé l’appétit, tu me fais envie avec ton gruyère et tes grains de raisin, c’est top! Allez cap’tain il est ici 22h45 j’imagine que tu attaques ta nuit sur cette autoroute sans paquebot. Alors bonne nuit, Jacky" Envoyé par Jacky Peudevin le 03-12-2009 à 22:46
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"Bonsoir Cap’tain, ah c’est sûr que je suis jaloux! Tu m’avais caché que tu avais un si beau ciré jaune. Avec Jacky aux seaux d’eau on aurait pu faire de belles photos pendant le convoyage!!! Celle-ci est très bien, comme dit Jacky, c’est si fluo qu’on dirait qu’elle est truquée. Le moral est au beau fixe à ce que je vois. Le spectacle donné par les dauphins me fait rêver... Si tu ne dors pas déjà, bonne nuit." Envoyé par Paparazzi le 03-12-2009 à 23:03
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"le fait de prendre une heure ne t’autorise en rien à te transfuser une poche supplémentaire pas plus que te servir une nouvelle bière...En attendant bravo l’artiste car non content de chevaucher dans l’écume (de mer) ton fidèle destrier "l’harmattan", tu joues avec je ne sais quel logiciel a fabriquer un superbe photo montage...et que je te dessine un ciré surmonté d’un haume de scaphandrier dans lequel je viens coller ma tête de capitaine. Ma parole, non content de tirer du cap plein ouest, tu te payes notre tête en plus. Allez on savoure au quotidien les milles gagnés sur ta route. Ciré bas mon capitaine !" Envoyé par creusot alain le 04-12-2009 à 11:29
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"coucou ! capitaine comment vas tu ? moi ça baigne
de bonnes notes, j’espere que tu t’éclates
je pense à toi sur ton bateau joli ciré bon salut bye
à la prochaine julia qui t’adore" Envoyé par Peudevin Julia le 04-12-2009 à 19:44
Mon, 07 Dec 2009 17:55:00 GMT - Ambiance Mutinerie 19°00 N 29°00’W
Mon, 07 Dec 2009 17:55:00 GMT - 19°00 N 29°00’W
16H55 heure du bord, 18H55 en France Bonjour à tous,
Ambiance Mutinerie. La mer est plate, le soleil brille, pas de vent, le bateau roule, le gréement claque, les voiles battent, les marins s’ennuient, c’est toujours dans ces conditions que débutent les mutineries. Ouvrons l’œil !
Depuis 24 heures c’est presque la pétolle, 10 nœuds de vent dans les meilleurs moments. Mon bateau est un bateau de gros temps, il a du mal dans ce tout petit temps. Aujourd’hui les bateaux sont conçus pour le petit temps, pour la régate. Ils sont légers et ont des plans de voilure très élancés. Pour que vous compreniez bien, à ras de l’eau il n’y a pas de vent, et plus ont s’élève plus il y a du vent. Les bateaux d’aujourd’hui ont des mats très hauts et des petites bômes. Harmattan, dont l’architecte à été formé avant les années 1920, est conçu comme un bateau de gros temps avec des mats relativement petits, même si j’ai installé des mats de 1,5M plus long que ceux d’origine, et des très grandes bômes.
En plus, il est lourd, 16 tonnes ! Dans le gros temps et même le très gros temps il est parfait et cela me convient bien mais dans ces conditions de temps c’est un peu déprimant.
Aussi, pour éviter la mutinerie le Capitaine a décidé d’occuper l’équipage.
Cela fait une semaine que nous sommes en mer et nous entrons dans la période des manques. Bien sûr ce qui me manque en premier ce sont les êtres que j’aime. Beaucoup pensent que, parce que l’on aime la solitude, on n’aime pas les gens. Mais pas du tout, moi j’adore la solitude mais j’adore également la compagnie. Seulement c’est comme tout, un bon équilibre entre les deux et la vie est merveilleuse à vivre.
Depuis deux jours, plus de pain frais, depuis hier, plus de raisin, aujourd’hui j’ai fini la viande fraiche. Les vivres frais diminuant, j’ai pu tout caser dans un seul des deux frigos. Cela m’a permis d’arrêter un des frigos : de la consommation électrique en moins. Nettoyage du frigo.
Ce qui commence à manquer également, c’est le linge propre. A bord j’ai une machine à laver. C’est la chose la plus indispensable à bord d’un bateau. Une femme peut être aussi… Pour faire fonctionner la dite machine. Holà ! Du calme, c’était pour rire ….. Bien sûr que ce n’est pas pour faire fonctionner la machine à laver…. C’est pour s’occuper du Capitaine !
Bon, reprenons notre sérieux, Odette, c’est la machine à laver, consomme 40 litres d’eau pour un lavage. Aussi, avant de lancer une première lessive, il faut mettre en fonction le déssalinisateur. Celui-ci doit être « stocké » si on ne s’en sert pas pendant 15 jours. En fait on injecte à l’intérieur des produits biocides. Pour le mettre en fonction, il y a une procédure de déstockage à effectuer. Le Capitaine a ordonné, le marin s’est exécuté.
Pour le groupe électrogène, c’est plus simple, il s’suffit d’appuyer sur un bouton et de tourner les commutateurs.
Ce bateau, c’est une vraie petite ville flottante. Hier soir, au téléphone mon ami Richard me demandait si je ne me sentais pas un peu seul, comme cela, au milieu de nulle part. Mais non, je suis dans mon bateau, dans mon univers, chez moi. Je connais tout de ce bateau, j’ai tout fait. Je connais par cœur chaque millimètre carré de ce bateau. Je pourrai passer plusieurs mois sur ce bateau, bon pas s’il y a pétolle, il faut un minimum de vent tout de même. Faire une traversée de l’Atlantique en solitaire, c’est un peu comme naviguer vers les étoiles. Je pense que lorsque l’on fait un voyage interplanétaire, il faut connaître parfaitement son vaisseau et après, la confiance est là, on peut aller au bout de l’univers.
L’important c’est de gérer pour ne pas manquer définitivement avant d’arriver à destination. Le plus important c’est l’énergie électrique. C’est elle qui fait tout fonctionner. Les gros consommateurs ce sont les frigos, la navigation, le radar, la cartographie, le pilote automatique et le déssalinisateur.
Pour la sécurité, il faut pouvoir produire de l’électricité de différentes façons. Harmattan est équipé de 10 batteries de servitude, 1100 Ampères heure. C’est énorme mais cela permet de recharger très rapidement. En production j’ai le moteur principal équipé de deux alternateurs, le groupe électrogène avec trois chargeurs de batterie (un de 80A, un de 60A et un de 30A), et un alternateur d’arbre d’hélice. Celui-ci est installé sur l’arbre d’hélice. Quand le bateau marche sous voile, l’hélice tourne. Aussi, elle entraîne un alternateur qui compense en parti la consommation du bord (Sauf si c’est pétolle).
Pour alimenter le moteur principal et le groupe électrogène, j’ai un réservoir de gasoil de 600 litres. Cela me donne une très grande autonomie car mon moteur principal est peu gourmand, il ne fait que 55 CV.
En eau j’ai un réservoir de 300 litres et le déssalinisateur, fonctionnant en 12V, produit 30 litres par heure en consommant 8 Ampères. Je peux ainsi partir plusieurs mois en autarcie complète.
Bon, la lessive est terminée je crois, matelot il faut aller pendre le linge. Bien Capt’ain.
A demain. Bonne soirée. Jean Louis
PS : Aujourd’hui seulement 123 Milles au compteur et le mérite en revient beaucoup plus à Dieu Volvo qu’à Dieu Eole. 1017 Milles après une semaine de navigation sur 3000 Milles environ à parcourir !
news in translation
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"Hola Cap’tain, Je vois que tu t’amuses bien avec tes 20/22 noeuds de vent, un genois bien gonflé, des belles vagues sur tribord arrière, du surf à 9 noeuds + du Dire Strait....c’est pas de la gourmandise ça???. Tu as raison d’en profiter après l’énorme grain que tu as pris hier, heureusement que tu avais ton magnifique ciré jaune!!! Enfin l’important c’est que tu sois sur la route et que les cargos te laissent dormir. Have a good night cap’tain, Jacky
" Envoyé par Jacky Peudevin le 04-12-2009 à 23:50
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"rock on, baby!" Envoyé par petra le 05-12-2009 à 00:23
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"Quand le coeur y est, tout y est. Bon vent monsieur Jean-Louis ! Par hasard, en furetant sur le web, je suis arrivée sur votre site. C’est avec un sourire que je vous découvre. Sur votre bateau et en ce temps de l’année.. temps d’échanger des voeux, je vous souhaite Paix, Sérénité, Santé, Amour, Joie ! Bonne traversée !" Envoyé par danielle le 05-12-2009 à 12:35
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"coucou !! Capitaine ça va? moi super aujourd’hui j’ai super bien joué au Tennis . £t je vais inviter une copine trop simpa ! Toi je suppose que tu peux pas t’ennuyer ,avec ta music et tout le tralala... Aller bye @+ " Envoyé par Peudevin Julia le 05-12-2009 à 12:37
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"Salut Jean-Louis, Tant mieux si la croisière s’amuse mais t’es pas un peu fou d’espérer de plus grands creux. Tu devrais essayer Led Zep quand sa surf. Michèle et moi t’embrassons Jannick" Envoyé par Jannick caillet le 05-12-2009 à 14:59
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"Bonjour Cap’tain, tout va bien à ce que je peux voir. J’aimerais bien être sur l’Harmattan pour le voir surfer. Çà doit être vraiment être trop top. Comment vont les dauphins? Toujours là, Bonne journée. Enjoy..." Envoyé par Paparazzi le 05-12-2009 à 16:03
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"Salut cap’tain, salut Petra. Tu sais quoi Petra, le cap’tain voulait m’emmener mais au menu c’était : poireaux 3 fois par semaine et gruyère 1 fois le Dimanche seulement...en plein Atlantique....trop dur, j’ai refusé. La bise à toi et Berti, see you later cap’tain. Jacky" Envoyé par Jacky Peudevin le 05-12-2009 à 16:10
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"Coucou Jean-Louis?! Il est 19h et pas encore de nouvelles. Et sur le prochain video, chante avec les Dire Strait, stp! Je trouve super de se rencontrer ici, Jacky, et , tu sais, c’est (presque) comme si on était avec JL sur le Harmattan, juste sauf les poireaux, le mal de mer, mais avec du grugru et de la moutarde à volonté! Bises à toi et ta ravissante fille, ET AU CAPITAINE bien sûr!" Envoyé par petracassecouille le 05-12-2009 à 19:14
Tue, 08 Dec 2009 19:00:00 GMT - Milles manœuvres 17°55 N 31°00’W
Tue, 08 Dec 2009 19:00:00 GMT - Manoeuvres aplenty 17°55 N 31°00’W
16H00 heure du bord, 19H00 en France Bonjour à tous,
Milles manœuvres ! C’est très fatigant le petit temps, depuis deux jours je n’arrête pas de manœuvrer. Et les nuits c’est pire.
Hier soir, au moment de passer à table, le vent se renforce un tout petit peu à 12 nœuds et tourne un peu plus nord.
Pour ne pas fâcher la nature, je coupe le moteur, déroule le génois et prends 20° de plus sur le cap pour bien gonfler les voiles. Harmattan part tranquillement à 4 nœuds. Je suis content.
Vers 23H30, je suis réveillé par la gite importante. Le vent est monté vers les 18 nœuds, du coup je dois me lever, ouvrir la descente, monter dans le cockpit et reprendre 15° au cap. Le bateau file entre 6 et 6,5 nœuds. C’est le paradis, je retourne me coucher heureux.
Puis vers 1H30 je suis réveillé par le génois qui bat. Lever, ouvrir la descente, monter dans le cockpit : Plus que 10 nœuds de vent, le bateau marche à 3 nœuds ! Je roule le génois et remets le moteur en marche à 1200 tours. Mince de mince, ce ne sera pas pour cette fois ci.
Ce matin, 10 nœuds puis en milieu de matinée, le vent forci à 12 nœuds. Tiens, je vais essayer de mettre les voiles en ciseaux, grand voile et artimon sur tribord, largement ouvert avec une retenue de bôme (C’est un cordage qui empêche la voile de changer de bord) et génois sur bâbord. Cela roule pas mal mais je marche entre 4,5 et 5 nœuds.
Une heure plus tard, juste le temps de la photo, le vent retombe entre 8 et 10 nœuds. Obligé de manœuvrer à nouveau, rouler le génois et démarrer le moteur. Dépité !
Depuis une heure, c’est reparti, vent entre 15 et 17 nœuds, le bateau marche entre 5 et 6 nœuds. Pourvu que cela tienne !
Bon j’ai encore au moins 450 litres de gasoil mais je suis toujours très prudent. J’aime bien avoir de la marge.
Ce matin je fini ma dialyse et je vais porter mes poches dehors pour les vider à la mer. Surprise, je suis en train de traverser un troupeau de baleines. Il y en a 6 ou 7, ce sont des baleines de taille moyenne, même pas a 10 mètres du bateau. Elles font du farniente en surface, elles sont tranquilles, pas effrayées du tout. Une donne un coup de queue, une autre sort la tête pour regarder passer le bateau, une autre encore envoie à 3 mètres un jet d’eau pulvérisée. Je suis émerveillé. J’ai l’habitude de voir des baleines mais souvent c’est une seule, parfois deux, un troupeau pareil, je n’en ai jamais vu.
Je dégringole dans le bateau, vite la caméra. Mince la carte mémoire. Dans le net book. Voilà. Mince, dans l’autre sens, du calme Jean Louis !
Quand je ressors, elles sont déjà à 50 mètres et c’est trop tard.
C’est très difficile à photographier les baleines car on ne peut le faire que lorsqu’elles sont côte à côte avec le bateau.
Ah ! Un coup de gueule !
Bon, je n’ai pas la télé à bord mais je sais que dimanche, le thème de l’émission « Zone interdite » sur M6 était « Du don de soi au trafic d'organes, jusqu'où peut-on aller pour sauver une vie ? » L’émission traitait de l’insuffisance rénale, de la dialyse et de la greffe. Et bien sûr de ces gens qui vendent un de leurs reins.
Pourquoi dans cette émission n’a-t-on pas, semble t il, parlé de cette méthode de dialyse qui n’empêche pas de mener une vie normale et épanouie ?
Je peux comprendre ces gens qui pour survivre et faire vivre leur famille vendent un de leurs reins. Je peux comprendre ces gens, qui, en hémodialyse, devant se rende à l’hôpital un jour sur deux pendant une demie journée se décident à acheter un rein pour sortir de cette prison.
Par contre je ne peux pas comprendre que l’on oriente plus facilement les malades vers l’hémodialyse que vers la dialyse péritonéale. Je ne peux pas comprendre que ce sont souvent des critères qui n’ont rien à voir avec l’intérêt du malade qui dictent cette orientation. Je ne peux pas comprendre que les pouvoirs publics laissent cette méthode de dialyse de côté alors que c’est une révolution pour la qualité de vie du malade et qu’en plus elle coûte énormément moins cher à la société. Enfin je ne peux pas comprendre que les journalistes de M6 n’aient pas parlés de cette méthode de dialyse qui permet aux malades d’attendre sans aucune impatiente leur future greffe.
Voilà, j’espère, par mon aventure, montrer que l’on peut vivre normalement en étant dialysé et qu’il y a d’autres alternatives qu’être prêt à tout pour acheter un rein qui fonctionne.
Revenons au milieu de l’Atlantique. Toujours sous voiles et sans moteur, le bateau marche à 5 nœuds, une petite prière pour que cela tienne.
Je viens de passer le 18 éme parallèle, je continue à descendre dans le sud en espérant trouver plus de vent. Sur ces dernières 24 heures, j’ai parcourue 132 Milles. Il commence à faire très chaud, surtout quand il n’y a pas de vent. J’estime en avoir encore pour une douzaine de jours est j’espère arriver vers le 20 décembre à Fort de France. Mais tout va dépendre de la bonne volonté des Alizés. (Vous avez vu, j’ai mis un A majuscule exprès à Alizés, cela peut, peut-être, aider.)
Ah,j'ai oublié, une heure de plus de décalage horaire, ici 16H, en France 19 H.
Bonne soirée, à demain. Jean Louis
16:00 hours shipboard time, 19:00 hours in France Hello everyone,
Manoeuvres aplenty! The weather is taking its toll, for the past two days I haven’t stopped manoeuvring. At night, it’s even worse.
Last night, just when I was about to start my supper, the wind rose a little to 12 knots and turned slightly north.
To keep on the good side of Mother Nature, I switched off the engine, unrolled the jib and changed my course by 20° so that the wind could really fill the sails. Harmattan took off unhurriedly at 4 knots. I was delighted with myself.
At around 11.30 p.m., I was woken by some serious listing. The wind has increased to 18 knots, so up I got, opened up the hatchway, climbed into the cockpit and adjusted my course by 15°. The boat was sailing at between 6 and 6.5 knots. Paradise! Back off to bed I went, happy.
Then, at about 1.30 a.m., I was woken again because the jib was banging. I got up, reopened the hatchway and climbed back into the cockpit: the wind force had dropped to 10 knots and the boat was moving along at 3 knots! I rolled up the jib and switched on the engine again to 1200 rev. Man, man, no luck this time!
This morning, 10 knots and then mid-way through the morning the wind rose again to 12 knots. So, I tried to boom out, mainsail and mizzen starboard, fully opened with the boom guy (that's the rope that stops the sail changing direction) and the jib to port. Bit of a roll, but I was moving along at between 4.5 and 5 knots.
One hour and just enough time to take the photograph later, the wind dropped to between 8 and 10 knots again. More manoeuvring, I rolled up the jib once more and restarted the engine, vexed!
And for the past hour, we’re back under sail, the wind is blowing at between 15 and 17 knots, the boat is moving at between 5 and 6 knots. Let’s hope it’ll last!
I still have at least 450 litres of gasoil left but I’d rather err on the side of caution. I believe in having a bit of a margin.
When I finished my dialysis this morning and was just about to empty my pouches into the sea, I could hardly believe my eyes. I was actually sailing through a school of whales. There were 6 or 7 of them, of average size, at less than 10 metres away from the boat. They were just lazing about, were really peaceful, not the least bit frightened. One flapped its tail, the other stuck its head out of the water to watch the boat sail by and another one sprayed up a jet of water from three meters away. I was enchanted. I have often met whales on my travels but mostly a single one at a time; sometimes two but I’ve never seen a whole school of them.
I scampered back into the boat, the camera, quick! Blast, where’s the memory card? In the net book! Right! Damn, wrong direction, relax Jean Louis!
When I came out again, they were 50 metres away and it was too late.
Photographing whales is very difficult because you can’t do it when they’re swimming right alongside the boat.
Aha! A rant!
Ok, I don’t have any television on board but I know that last Sunday’s M6 programme “Zone Interdite [Restricted Area]” centred on “Self-sacrifice and organ trafficking, to what lengths should we go to save lives? » The programme dealt with renal insufficiency, dialysis and transplants. And of course with people who sell one of their kidneys.
Why did this programme, as I heard, not highlight this particular method of dialysis that does allow people to lead a normal and full life?
I can understand the people who sell one of their kidneys simply to survive and feed their families. I can also understand the people on haemodialysis who have to go to hospital every second day for half a day at a time who decide to buy a kidney to escape that sentence.
But what I cannot understand is that patients are more often than not advised to opt for haemodialysis instead of peritoneal dialysis. I cannot understand how criteria that have little to do with the interests of patients can dictate that position. I fail to understand how the powers that be can just push this method of dialysis aside even though it is revolutionary in terms of patients’ quality of life and is far less costly to society. Finally, I can’t understand either why the M6 journalists did not even broach this form of dialysis which would allow patients to patiently wait for their transplant.
That’s it, I hope that, through this adventure, I can prove that it is possible to live a normal life while being on dialysis and that there are other options than to simply buy a healthy kidney cost what may.
Let’s return to the Atlantic. Still under sail and without engine, the boat is sailing at 5 knots, a little prayer in the hope that this keeps up.
I’ve just crossed the 18th parallel, I’m going further south in the hope of finding more wind. Over the past 24 hours, I have travelled 132 miles. It’s getting really hot, especially when there is no wind. I’m guessing I’ll be sailing for another twelve days and hope to arrive in Fort de France on 20 December. But everything will depend on the kindly disposition of the Trade Winds (note, the capitalization; maybe that might help).
Aha, I forgot, one more hour of a time difference now, it’s 16:00 hours here, 19:00 hours in France.
Have a pleasant evening, talk to you tomorrow. Jean Louis
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"Merci pour la journée à bord ! Bien rentrés pas trop de monde sur la route juste quelques mouettes :) La prochaine fois on s’occupe des verres on voudrait que tu sois obligé de boire le vin directement au cubi ça ferait un peu poivreau. En attendant bonne route. Bisous." Envoyé par AF, Didier & Co le 05-12-2009 à 19:59
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"Alors là, chapeau bas Cap’tain, on s’y croirait vraiment! On était vraiment sur le bateau à partager ta journée. Merci pour la balade. Bonne nuit." Envoyé par Paparazzi le 05-12-2009 à 22:57
Wed, 09 Dec 2009 18:11:00 GMT - Au pays des Exocets 16°12 N 32°21’W
Wed, 09 Dec 2009 18:11:00 GMT - 16°12 N 32°21’W
16H11 heure du bord, 19H11 en France Bonjour à tous,
Au pays des Exocets. Ce matin, pour la première fois depuis mon départ, j’ai vu une envolée de poissons volants. C’est très beau. L’exocet est un poisson qui ressemble à un hareng, une vingtaine de centimètres de long, bleu vert, très effilé et très beau. Ses nageoires pectorales sont extrêmement développées, très longes, étroites, elles sont transparentes et on dirait quelles sont faites en dentelle.
En fait, le poisson ne vole pas, il plane dans le vent à quelques dizaines de centimètres au dessus de l’eau. Il peut parcourir ainsi entre 50 et 100 mètres. On en aurait vu un planer pendant 45 secondes !
Lors de mon tour de Méditerranée en 2007, j’en ai vu beaucoup. Un matin, au large de la Lybie, je me lève, je monte dans le cockpit et j’en découvre plusieurs sur le pont. Ils décollent devant le bateau, effrayés par celui-ci et si le vent est contraire, ils atterrissent sur le pont. Ils se débattent en perdant toutes leurs écailles et finissent par mourir ici. Beaucoup les mangent et il paraît que c’est délicieux, frit à la poêle. Moi je n’ai pas pu. C’est vraiment une merveille de la nature et j’étais trop triste de les voir finir ainsi. Une petite photo (celle que je vous ai mise aujourd’hui sur le blog). Une petite oraison funèbre et je les ai rejeté à la mer.
Ce sont des poissons d’eaux chaudes. Mon thermomètre annonce une température de l’eau de mer de 29,9 °, mais je ne suis pas sûr qu’il soit très bien étalonné. Peut être surestime t il celle-ci de un ou deux degrés.
En parlant de poisson, cela nous conduit tout droit à la pèche. La plus part des hommes, et en tout cas la plus part de ceux que je connais sont mordus de pèche. Cela est enfoui en eux très profond dans leurs gènes. Certainement cela date t il du temps ou il fallait pécher ou chasser pour survivre. Sans cesse, on me dit avec un regard avide « Tu as péché ? » Hé bien non. J’essaie de me forcer mais je n’y arrive pas, cela me rebute, je n’y prends aucun plaisir. Quand des amis sont à bord, je participe pour me réjouir avec eux mais seul, je n’ai jamais péché. Cela me gène d’être si différent. Je m’interroge. Pour cette traversée, je m’étais assuré d’avoir le matériel de pêche en état mais je n’arrive pas à me forcer à pécher.
Bon, cela va un tout petit peu mieux, maintenant j’ai une moyenne de 13 nœuds de vent. Par moment plus, par moment moins. Depuis 24 heures, je n’ai pas utilisé le moteur, le bateau avance entre 4 et 6 nœuds. Ce n’est pas folichon mais cela me permet d’économiser mon gasoil. Sur les dernières 24 heures j’ai parcourue 127 Milles, ce n’est pas beaucoup mais comme je suis au cap 215°, je continue à descendre encore plus Sud et j’espère trouver du vent vendredi. L’idéal serait d’avoir un Alysée entre 20 et 25 nœuds de Nord Est, cela me permettrai de tirer direct d’un seul bord sur la Martinique et de récupérer une moyenne convenable.
Le soleil est généreux, ce matin le ciel était tout bleu, de ce bleu clair que l’on trouve sous ces latitudes. Maintenant c’est un peu laiteux. La mer est plate, une légère houle, mais une houle d’Atlantique, très longue et qui ne gène pas. On se croirait au mois de Juin en train de transiter vers la Corse. C’est vraiment ambiance croisière.
Au niveau nourriture, tout va bien. Hier c’était œufs brouillés – petits pois et ce midi purée – saucisses. En entré ce midi c’était petits cœurs d’artichaut !
Hier soir, vers 16H30, heure du bord, je rêvais en regardant la mer et tout d’un coup, je découvre à l’horizon un petit point blanc. On dirait un voilier. Je descends au radar. Rien. Je vais lire un peu et je ressors. C’est maintenant un petit trait blanc vertical. C’est un voilier. Au radar toujours rien.
Une demi-heure plus tard, il est à 3 Milles et je le vois au radar. Je suis tout excité. J’allume la VHF, j’essaie de rentrer en contact mais personne ne réponds. Il est maintenant à 300 mètre sur mon arrière. La VHF crachotte : « Sailing boat, sailing boat …… » Je responds. Des Français !
Est ce que tout va bien à bord ? Oui et pour vous ? La météo ? Vous allez où ? En Martinique. Moi également. Hé bien, bon vent.
C’est déjà fini. Ils sont plusieurs à bord, moi je suis un peu en manque de communication et j’aurai bien continué à discuter plus longtemps. Je sors la caméra/appareil photo, j’essaie d’immortaliser ce moment.
Ils sont tribord amure, moi bâbord amure, on se croise et chacun disparaît à l’horizon alors que l’on va au même endroit. Elle est vraiment large cette autoroute !
Ce matin je veux regarder les photos. Rien ! Ai-je fait une fausse manip ou bien ai-je rêvé ?
Ah ! La dialyse se termine et puis on est mercredi, c’est le jour de la bière. Une Hoegaarden cela ne se boit pas, cela se déguste. Ce n’est donc pas en écrivant la news à la table à carte, c’est obligatoirement dans le cockpit en regardant la mer !
Aussi, bonne soirée et à demain.
Jean Louis
news in translation
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"Courage, tu vas retrouver du vent bientôt!" Envoyé par Christophe le 06-12-2009 à 20:02
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"tenez bons Jean Louis ! bientôt la troisième semaine pour être cool ;) mon ami ne sera pas à Fort de France pour la bouteille avec le message... il sera de retour en France pour Noël depuis le 19... et puis il habite en Guadeloupe, pas en Martinique... très dommage, un grand merci quand-même ...
je vous lis, merci ! Jorge -interprète conférence de presse Lanzarote" Envoyé par Jorge interprète Lanzarote le 06-12-2009 à 22:29
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"Salut cap’tain Merci pour ton coup de fil, ça fait vraiment très plaisir, on a beau le savoir c’est quand meme bluffant de recevoir un appel d’un copain en plein Atlantique. Bon, j’ai bien vécu la journée de Samedi avec tous ses détails, j’avais vraiment l’impression d’y etre, j’ai meme cru reconnaitre ton "sent bon". Pour Dimanche, bémol sur les conditions météo mais quand meme apero sur la delphiniere, 2 carrés de chocolat et une bière c’est journée de gala... Avant d’aller dormir je vais faire des incantations pour que notre pote Eole t’apporte de quoi t’éclater avec Harmattan... See you soon cap’tain Jacky " Envoyé par jacky peudevin le 07-12-2009 à 00:34
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"bonjour jean louis courage ,les alizés sont devant vous a quelques milles.Harmatan va de retour avoir des "ruades "de plaisir.Je parle de vous tous les jours dans mon entourage et je suis fier de vous connaître. Malgré cette accalmie,vous n’avez pas perdu votre humour c’est bon signe. A port la foret il y a des gens qui pense a vous tous les jours. bon vent martine et noel" Envoyé par morin le 07-12-2009 à 08:16
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"Bonjour Amiral. Désolé de vous avoir abandonné quelques jours pour raisons professionnelles. J’ai pris connaissance des messages quotidiens et suis rassuré.L’intendance a l’air de suivre, les dauphins aussi, quant au ciré jaune fluo avec le pantalon rouge, ca devrait exciter les sirènes de passage.Pas de musique classique à bord ? Je vous enregistrerai l’ouverture de Parsifal. Les jours de grosse mer, ça doit être grandiose !! Bonne route et que Neptune vous accompagne de ses bienfaits. Amitiés. GD et MD " Envoyé par GD le 07-12-2009 à 09:19
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"gaffe quand même de ne pas passer la ligne des 20° au moteur. Si jamais tu te prends l’hélice dans la ligne t’es foutu de nous détricoter tout le maillage des méridiens et des parallèles, et après ça comment on fait pour relever ta position et suivre le sillage de l’harmattan nom d’une pipe d’écume ??!! Rouli, roula, sur la terre aussi il en est ainsi...salutations capitaine! " Envoyé par alain creusot le 07-12-2009 à 11:49
Thu, 10 Dec 2009 19:27:00 GMT - Dans les Alizés 14°13 N 33°50’W
Thu, 10 Dec 2009 19:27:00 GMT - 14°13 N 33°50’W
17H27 heure du bord, 20H27 en France Bonjour à tous,
Dans les Alizés. Depuis hier soir, j’ai enfin touché des vents entre 15 et 20 nœuds. Le bateau s’est régalé toute la nuit et toute la journée à une moyenne de 6 nœuds, nous permettant de descendre en dessous de la latitude de Fort de France, jusqu’au 14 éme parallèle en parcourant 144 Milles. Pour mémoire, le port du Marin est à la latitude 14°28.
Je viens d’empanner (virement de bord par vent arrière) et nous sommes maintenant sur un bord direct à une distance de 1582 Milles. Depuis Tenerife, le loch à totalisé 1420 Milles. La visibilité sur la date d’arrivé est maintenant meilleure. Avec une moyenne de 6 nœuds si les Alizés sont faiblards ce sera le lundi 21 mais plus probablement le dimanche 20 Décembre si Eole est avec moi.
Le moral est bon même si la solitude commence un peu à me peser. La guitare de Dire Straits et Mark Knopfler ont refait leur apparition dans le cockpit, la mer est belle, il fait chaud avec un petit vent sympa, la vie est belle.
Ce matin c’était baignade. Bon, pour les pieds uniquement, mais quel bonheur !
J’en ai profité pour vous poster une petite vidéo qui va vous emmener pendant quelques secondes au milieu de l’atlantique. Attention, mettez le son de votre ordi un peu plus fort, c’est trop bon.
Ce midi j’ai attaqué les plats tout préparés, en conserve. Pas beurk mais pas bon non plus. Très moyen. Sur la photo il y a de gros morceaux de viande et un peu de légumes mais dans la boite c’est des tout petits morceaux de viande, un peu de légume et beaucoup de bouillon. Forcément c’est de l’eau, ça ne coûte rien.
A cette occasion j’ai découvert un problème technique à bord. Ma gazinière est montée sur cardan, cela permet que les gamelles soient en permanence horizontales quelque soient les mouvements du bateau. Par contre j’ai monté mon micro-onde fixe et le bouillon du plat s’est renversé à l’intérieur du four. A corriger.
Ce matin en me levant, j’ai ramassé 6 poissons volants sur le pont. Demain, promis, s’il y en a, j’essaie d’en manger un.
Bon, j’arrête là pour que vous puissiez regarder ma vidéo ce soir et vous endormir en rêvant.
A demain
Jean Louis
17:27 hours shipboard time, 20:27 hours in France
Hello everyone,
I hit the Trade Winds! As of last night, I am finally sailing with a wind of between 15 and 20 knots. The boat had a great time all through the night and day, sailing at an average of 6 knots, which means that we now find ourselves below the Fort de France latitude, as far as the 14th parallel and have travelled 144 miles. For your information, Port du Marin is situated on latitude 14°28. I’ve just gybed (i.e. changed course by swinging the sail across a following wind) and we are now on a straight course 1582 miles away. Since I left Tenerife, I have clocked up 1420 miles. I presently have a better idea of when I’ll arrive. With an average of 6 knots, if the Trade Winds are weak, it will be Monday 21 but more than likely Sunday, 20 December, provided Aeolus is on my side.
I am in good form even though the loneliness is beginning to get to me a little. The guitars from Dire Straits and Mark Knopfler have made another appearance in the cockpit, the sea is beautiful, it’s warm but there is a refreshing breeze, life is good.
This morning, paddling time, feet only of course, but talk about bliss!
I used the opportunity to post you a short video film which will transport you to the middle of the Atlantic in a matter of seconds. Don’t be afraid to turn up the sound on your computer, it’s too good to miss.
For lunch, I decided to attack the ready-made meals, in tins. Not exactly disgusting, but, I have had better. Only very average! The picture shows large pieces of meat and a few vegetables but the tin contains tiny bits of meat, some vegetables and loads of stock. It’s water needless to say, that’s free.
When cooking my lunch, I came across a technical problem. My cooker is mounted on a universal joint, which means that the mess tins remain horizontal, regardless of the boat’s movements. My microwave, on the other hand, is an actual fixture and the stock of the dish spilled out into the oven. To be rectified.
When I got up this morning, I collected 6 flying fish from my deck. Tomorrow, if I find any more, I’ll try and eat one, promised.
Well, I’ll sign off for now and give you a chance to watch my video so that you can all fall asleep dreaming.
Talk to you tomorrow!
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"Bonsoir Jean Louis,
Ne faites pas comme les flibustiers d’autre fois, quand il fallait embarquer du rhum pour éviter les mutineries. Attendez les Antilles.
Un grand merci pour votre récit qui, vu d’ici, nous fait voyager avec vous.
Pendant ce message, c’est le cycleur de dialyse de Lou-Anne qui m’appelle (je préfère à 22h30 qu’a 4h du matin).
Bon vent (et il viendra). Nicolas " Envoyé par Nicolas MULLIER le 07-12-2009 à 22:35
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"Bonsoir Cap’tain, dur dur, j’espère au moins qu’il n’y a pas trop de houle et que la journée n’a pas été trop pénible coté roulis. J’ai voulu télécharger UGRIB sur les conseils de Pierre Yves pour pouvoir suivre ta météo mais hélas çà ne marche pas sur Mac. Au fait que donne la pêche? Allez bonne nuit, en espérant qu’Eole voudra bien se montrer plus présent demain." Envoyé par Paparazzi le 07-12-2009 à 22:57
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"Hello cap’tain, Je constate que malheureusement mes incantations de la nuit dernière n’ont pas apporté le rendement que j’esperais pour gonfler un peu plus génois,grandvoile et hartimon. Je n’étais peut etre pas tourné dans la bonne direction. Bravo pour le coup de la machine....et une femme...tu étais en train de te faire un paquet d’amies.. juste avant de lire que c’était pour rire... Enfin je reconnais bien là ton pragmatisme, qu’est ce que l’on peut faire dans du pétolle...Bah la lessive bien sur. Par contre Christophe à raison on peut mettre aussi la peche...c’est un temps à daurade...peut etre meme à cormoran..ça vaut le coup d’essayer...et les poissons volants tu n’en parle pas, ils ne sont pas encore arrivé?? Pour la mutinerie sois vigilant mais avec les conseils de Pierre-Yves tu devrais normalement gérer le probleme. Malheureusement la météo n’est pas canon, 10/15 noeuds dans ta région ce sera surement un temps à mutinerie pour demain. Allez patience et je sais que tu en as, ça va aller mieux dans peu de temps. De tout coeur avec toi Jacky " Envoyé par jacky peudevin le 07-12-2009 à 23:43
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"Paparazzi a écrit : J’ai voulu télécharger UGRIB sur les conseils de Pierre Yves pour pouvoir suivre ta météo mais hélas çà ne marche pas sur Mac. : correction, si..si..ça marche sur Mac OS X, il suffit d’installer Parallels et windows. Je viens de le faire, et c’est super, on sait immédiatement le vent dont bénéficie Jean Louis à partir du moment ou connait sa zone." Envoyé par Christian Verger le 08-12-2009 à 01:54
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"Jean-Louis, à 9 heures les ilesdu Cap Vert. Tu reprendras bien une tranche de sodade avec ta biscotte! Dans ton secteur pas besoin d’ugrib pour savoir que les vents (même faibles) portent de toute façon les senteurs chaloupées des rythmes rhum citrons-verts. Venus de ces caillous qui émergent de l’Afrique, sous ce soleil exactement qui semble rendre moins pénible la misère parfois aride de ces lieux... cap vert de rage ou de rêve! Je te souhaite au plus vite un bon souffle tropical par trois quarts arrière, et encore merci pour la visite guidée du bateau!" Envoyé par alain creusot le 08-12-2009 à 10:09
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"Bonjour Je suis marie que vous croisez au bureau (celle qui porte des couleurs flashies du rose fluo lol) je voulais vous dire que vous avez raison d’aller au bout de vos rêves malgré la dialyse et que j’espère que vous serez une source d’espoir pour les autres dialysés. J’ai entendu parlé de vous à l’émission de laurent RUQUIER sur europe 1 mais j’ai pas fais le rapprochement car pour moi vous êtes Mr VIDICHRI.. Alors bonne route et que le vent souffle pour vous emmener au bout de votre voyage et encore bravo " Envoyé par Marie le 08-12-2009 à 14:18
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"Salut de johannesburg, nous t avons laisse tombe car nous etions depuis plus de 3 semaines en brousse en Land rover, je t ai explique elle a 41 ans est toute refaite comme nos bateaux respectifs nous venons de faire plus de 3000 kms de 4x4 kruger park etc.. mais pas de connection internet nous repartons en France ce soir, je recommence a te suivre et voir avec STW des que je serai de nouveau operationnel en metropole, vers mi Dec car la nous partons en vbrousse aussi en france a la presqu ile de crozon.. toutes nos amities content d avoir de tes nouvelles j allais dire bon vent a la lecture de ton recit de ce jour !! bravo l ami tu continues a donner un exemple remarquable , a bientot JL" Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 08-12-2009 à 17:26
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"salut capitaine! Comme promis un autre message! Comment vas tu ? moi ça baigne je stresse un chouïa car les bulletins vont bientôt apparaitre !! si non l’équit c’est cool , le tennis ça marche. Et la machine ; morte de rire aller à la prochaine Julia !!" Envoyé par Juli@ PEUDEVIN le 08-12-2009 à 18:08
Fri, 11 Dec 2009 20:50:00 GMT - Au Milieu du Milieu de l’Atlantique 14°17 N 36°34’W
Fri, 11 Dec 2009 20:50:00 GMT - 14°17 N 36°34’W
18H50 heure du bord, 21H50 en France Bonjour à tous,
Au milieu du milieu de l’Atlantique ! Cà y est, la marque de mi parcourt est passée, je suis en plein milieu de l’océan. C’est bon, je me sens bien ici. Etrange non ?
Aujourd’hui 148 Milles de parcourus, il ne reste plus que 1433 Milles à parcourir alors que, depuis Tenerife nous en avons 1568 au compteur.
Pour vous situer, la ville de Recife, au Brésil, la pointe extrême à l’Est du continent Sud Américain est derrière moi en longitude !
C’est ici que l’on voit que la crise est réellement mondiale, même les Alizés sont poussifs. On veut du vent ! On veut du vent ! Bon pas trop tout de même.
Hier soir, après une journée pas mal, le vent est tombé avec une moyenne autour de 15 nœuds. Puis ce matin, plus souvent 13 que 15 ! Je voyais la vitesse du bateau chuter inexorablement. Comme je voudrais bien passer Noël avec mon petit fils (Il s’appel Matis et va avoir 3 ans), je me suis résolu à sortir l’artillerie lourde.
J’ai donc décidé de monter le Spi. C’est une très grande voile de couleur rouge, qui dort en général sous le lit du Capitaine. C’est une voile légère, d’environ 140 m², elle se monte à l’avant du bateau et remplace le génois qui n’en fait que 65. Vous savez, cela ressemble à un gros ballon à l’avant des bateaux.
En solitaire, en plein milieu de l’Atlantique, on hésite à envoyer cette toile. D’une part c’est un vrai travail de l’envoyer puis un autre de la reprendre. Cela se fait sur la pointe avant du bateau, il vaut mieux ne pas tomber à l’eau ! Remarquez bien, 1500 Milles à la nage ou bien 10, c’est pareil, c’est mission impossible. Ce qui fait hésiter par ailleurs, c’est que sous spi la situation peut très vite devenir critique, c’est un peu de l’équilibre instable. Je ne vais pas le laisser à poste cette nuit, ce ne serait pas prudent.
Enfin, je m’y suis jeté et quelle récompense, avec 15 Nœuds de vent, le bateau marche entre 6,5 et 7,5 nœuds. Avec 17 Nœuds de vent, je suis au dessus de 8. Bon par moment la gite est importante mais les voiliers c’est fait pour cela.
Tiens, à l’instant où j’écris, un écho sur l’écran radar. Il est à 7 milles nautiques, environ une douzaine de kilomètres. Je monte dans le cockpit en attrapant les jumelles, c’est un grand voilier, un trois mats. Dommage, il est un peu loin.
Ce midi, le coq (c’est comme cela que l’on nome le cuisinier sur un bateau) s’est surpassé. C’était œufs brouillés au bacon (prononcez baicone) aux nouilles. Dé-li-cieux.
Un petit coucou aux infirmières de Pontoise et à tous ceux qui m’écrivent des commentaires sur le blog. Pour tous ceux qui n’osent pas écrire, n’hésitez pas, c’est tellement bon de recevoir un peu de courrier quand on est seul au milieu de l’Atlantique depuis maintenant 11 jours. On coule Cap’tain, on coule ! ! ! ! ! !
Je viens de vous abandonner pendant deux heures, je vais vous raconter mon aventure.
C’est l’heure de la dialyse, tout va bien, le bateau marche à fonds à 7,5 Nœuds par 17 Nœuds de vent. J’attaque la dialyse et pendant celle-ci, les choses évoluent, je sens le bateau qui accélère, je reconnais les vibrations caractéristiques de ces grand surfs à huit nœuds et demi. Le vent doit forcir un peu. Puis, la gite augmente de plus en plus, cela commence à devenir Rock N Roll comme dirait un biker de mes amis qui se reconnaîtra ici.
J’ai hâte que cette dialyse se termine. Vite je me déconnecte et je me précipite à l’extérieur pour vider mes poches. C’est à ce moment là que tout s’enchaîne. Le vent monte maintenant à 24 Nœuds, une lame plus grosse que les autres au mauvais moment, (je vous ai déjà expliqué que mon bateau fait des lacets, pour ne pas trop consommé, j’ai réglé le pilote pour qu’il ne réagisse pas trop rapidement) le bateau commence à lofer (en fait il se met travers au vent).
Le pilote automatique qui a mis la barre à fonds pour récupérer la situation mais trop tard décide de mettre les pouces. Il se met en erreur.
24 Nœuds dans le spi et sur la grand voile qui est dans l’axe du bateau, celui-ci se couche carrément dans l’eau, le passavant bâbord sous 50 cm d’eau. Le hublot de la cuisine est ouvert, glou ! glou ! glou !, c’est à gros bouillons que l’eau envahie le bateau.
Dans cette situation, il faut réagir très vite. Heureusement je suis dans le cockpit, je me jette sur l’écoute de spi et la libère. Cela ne suffit pas car le spi est plein d’eau et fait chalut d’une part et la grand voile que j’avais mis dans l’axe du bateau pour favoriser le travail du spi est maintenant en travers du vent. Je libère un bon bout d’écoute de grand voile pour redonner de la vitesse au bateau.
Glou ! glou ! glou, il faut maintenant redresser le bateau.
Je saute sur le pilote, Standby pour annuler l’erreur puis Auto pour pouvoir manœuvrer, le cap est à 330, pas étonnant que nous soyons couchés dans l’eau, vite je tourne la molette sur 270. Lentement le bateau se redresse en reprenant de la vitesse, le spi commence à faséyer.
Vite encore un peu d’écoute de grand voile, le bateau est maintenant à 6 Nœuds, je me précipite à l’avant pour étouffer ce spi, pas facile avec cette force de vent. Progressivement je descends la chaussette en fixant le bout sur un taquet. Maintenant le descendre sur le pont. Ouf ! Çà y est ! Résultat : Le spi trempé par l’eau de mer et le Capitaine trempé de sueur.
Je déroule le génois, 7,5 nœuds, tout va bien.
Maintenant allons voir l’intérieur. Bien sur il y a quelques bassines d’eau à retirer et les allumettes sont hors d’usage. Quelle bonne idée d’avoir pensé à en mettre à un autre endroit. Moi qui suis un peu faignant pour le nettoyage des planchers, maintenant c’est fait. Voilà une journée sympa qui se termine, vivement mon lit car je suis mort de fatigue.
A demain.
Jean louis
news in translation
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"Jean Louis, Best of luck on your voyage from Ireland! You are an inspiration! My brother had a kidney transplant just over two years ago now. Warm Wishes Bernadette McHale" Envoyé par Bernadette McHale le 08-12-2009 à 21:13
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"Météo du 9 décembre (mise sur le blog à ta demande Jean-Louis ! pour essai) Les jours se suivent et se ressemblent... mais pas longtemps ! La journée de mercredi sera aussi aléatoire que ce mardi: NE 15 Kts, variable, irrégulièr, puis ENE vers 03:00 UTC aussi il sera avantageux de faire une route sud. Avantageux pourquoi ? parce qu’à partir de jeudi, les modèles prévoient le début des bons alizés de 20 Kts vers Lat 13°N; Long 35°W, alors que si tu continues sur cette latitude il faudra que tu attendes Long 40°W pour mettre le turbo. Pour bien comprendre, sur les fichiers GRIB, le renforcement des vents à partir de jeudi, dessine un "L" aux latitudes et longitudes sus-dites. Donc après jeudi, si tu arrives à attraper le train des bons alizés, tu devrais y rester jusqu’à l’arrivée, sous réserve de te situer sous les 15°N en latitude. Il est prévu plus tard des renforcements locaux à 25 Kts, un peu de pluie, des vagues, bref que du bonheur. Aujourd’hui j’arrête là. à demain, bonne nuit de manoeuvres ! Pierre-Yves " Envoyé par pierre-yves le 08-12-2009 à 22:47
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"Buenos dias cap’tain Je vois bien que c’est le temps des grandes manoeuvres, je vois très bien comment ça peut se passer, c’est beaucoup d’énergie et c’est en permanence aléatoire. D’après la météo de Pierre-Yves tu devrais toucher du 20kts vers la lattitude 13, tu étais à 17.55 hier, ça ne doit plus être très loin... Heureusement, pour te sortir de tes soucis tu as eu droit au cortège de baleines, j’espére que tu as préparé le matos photo pour le prochain convoi...ça me rappelle une autre baleine avec qui nous avons failli entrer en collision quelque part en meditérrannée!!! Bon je te laisse aux manoeuvres en te souhaitant des temps meilleurs. Attendons de tes nouvelles. Jacky " Envoyé par jacky peudevin le 09-12-2009 à 14:52
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"Bonsoir, il est 17h15 et j’ai décidé de me mettre sur votre projet. Mais avant tout un petit bonjour en espérant que tout est "super" pour vous et le bateau. J’ai regardé aussi cette émission dans laquelle j’ai été très surpris de ne pas entendre une seule fois prononcer le nom de votre méthode de traitement ?.... N’y aurait-il pas un problème de "fric" pour taire à ce point cette solution ?... Enfin, sur la "terre", ça va pas trop mal en attendant les "sages décisions de Copenhague" dans ces prochains jours. Je vous souhaite tous mes voeux de réussite, bon courage, bientôt à vous "Les Amériques....." Cordialement Jacques" Envoyé par DOLLEE JACQUES le 09-12-2009 à 17:25
Sat, 12 Dec 2009 18:50:00 GMT - Quelle belle navigation ! 14°12 N 38°58’W
Sat, 12 Dec 2009 18:50:00 GMT - 14°12 N 38°58’W
15H50 heure du bord, 19H50 en France Bonjour à tous,
Quelle belle navigation ! 160 Milles nautiques en 24 heures, c’est la meilleure journée depuis le départ. Merci le spi, merci l’Alizé.
Profitons bien de ce record car demain ce ne sera pas très bon, le vent ne cesse de mollir depuis midi, maintenant c’est du 10 à 11 Nœuds, la misère. Cela ne corresponds pas à du force 5 ou bien Monsieur Beaufort à revu son échelle !
Ici, les prévisions marines ne sont pas plus fiables qu’en Méditerranée, j’envie les marins bretons qui semblent très confiants dans les prévisions météo. En Méditerranée cela se comprends, le temps change en permanence et très vite. Ici, finalement cela se comprends également, il n’y a pas grand monde pour constater.
Très bonne nuit, après la journée mouvementée d’hier, j’ai dormi comme un bébé. Grasse matinée jusqu'à 9 heures !
Bon, pour la dégustation de poisson volant j’abandonne. Déjà que je ne suis pas très poisson, un skipper de mes amis m’a dit que c’était plein d’arrêtes.
Du coup ce midi c’était plat tout fait. Comme la dernière fois pas terrible et ne correspondant pas du tout à la photo sur l’emballage.
Maintenant c’est ma semaine pomme. J’ai fini les poires, il était temps, elles commençaient à s’abimer. Le raisin 8 jours, les poires 15 jours, les pommes beaucoup plus longtemps.
Ce que j’adore particulièrement ce sont les yaourts pasteurisés que l’on trouve au rayon conserves. C’est excellent et on ne peut pas faire la différence avec les yaourts frais. C’est très pratique. J’en mets un au frigo le matin pour qu’il ne soit pas chaud quand je le mange et c’est du bonheur.
Ah ! J’ai du effectuer une petite réparation. Comme je vous l’ai expliqué dernièrement, ma gazinière est montée sur cardans, le tout fixé sur la tôle supérieure du micro-onde. Celle-ci n’étant pas très épaisse et pas en tôle d’inox, avec le temps la rouille s’est mise là dedans et les vis ont commencée à passer au travers. Ainsi, ma gazinière menaçait de se retrouver au milieu du carré. J’ai effectué un haubanage, 4 petites vis auto perçantes, un fil d’inox et le tour est joué, cela attendra bien Fort de France maintenant.
Pas très grave car il fallait que je revoie tout cela pour monter le tout sur cardans. Avoir une petite bobine de fil d’inox à bord c’est indispensable.
Bon, en parlant navigation, je vais vous présenter ma table à cartes. C’est l’endroit où je passe une grande partie de mon temps. Tout d’abord c’est là que j’écris, c’est là que je consulte et que j’envoie mes mails. Mon netbook est mon outil de travail principal, il est connecté sur internet à travers le Fleet 150. Formidable d’ailleurs cet appareil. Un peu cher pour la transmission de données mais formidable, qualité irréprochable.
A ma table à carte, il y a également mon écran de navigation Raymarine. Formidable lui aussi. Il y a tout dessus, le radar d’abord, vous pouvez d’ailleurs voir sur la photo la zone de garde (entourée d’un trait bleu). Si un bateau rentre dans cette zone, un point jaune apparaît, l’écho, et la sirène se mets en fonction. La nuit, je laisse l’écran radar sur l’échelle3 Milles Nautique. Comme cela, dès que je m’assoie à la table à carte, je vois la situation. Je peux sinon porter l’échelle à 24 Mn ce qui me permet de voir si il y a des bateaux un peu plus loin.
Sur cet écran, je peux également faire apparaître la cartographie. Vous voyez sur la photo, à droite l’Afrique avec les Canaries en face du Sahara et les îles du Cap vert en face du Sénégal. Vous voyez à gauche le continent sud Américain et les Antilles avec la Martinique sous la croix rouge. Je zoom pour voir la route et les environs du bateau et je dé zoom pour voir la vue d’ensemble. Sur la photo, vous pouvez voir la position de HARMATTAN, au milieu de l’océan.
C’est également sur cet écran que je peux voir tous les éléments de la navigation, les milles parcourus, ceux qui restent à parcourir, la dérive, le cap ….
Pour la vitesse, j’ai un répétiteur que vous pouvez voir tout à fait à gauche. Au dessus, la balise de détresse, à ne pas oublier si je dois quitter le bateau en catastrophe. En dessous, la VHF portable.
Vous pouvez voir également les deux gros tableaux en bois où se trouvent toutes les commandes et toutes les indications du bateau.
A l’extérieur, le boitier du pilote automatique et les indicateurs, de gauche à droite, vitesse, profondeur, vent et loupe de près. Celle-ci sert à avoir une idée plus précise de la direction du vent quand celui-ci est très sur l’avant ou très sur l’arrière.
Et bien voilà. Samedi, c’est pour vous le jour des grandes courses avec les embouteillages qui vont avec aussi je vous souhaite bon courage.
A demain.
Jean Louis
news in translation
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"Les exocets, quelle merveille de la nature ! Merci jean-Louis, c’est la première fois que j’en vois :). Si vous êtes un peu en manque de communication, je vous propose de vous raconter la traversée .........sur glace :) que mes sportives en patinage synchronisé , sont en train de faire , pour essayer d’être sélectionnée à la Coupe du Monde Juniors. J’attends votre réponse pour commencer. Bon vent , jean-Louis." Envoyé par druet le 10-12-2009 à 00:03
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"Bonsoir cap’tain Donc ils sont enfin arrivés ces poissons volants...je comprends ta réticence à manger ces petites bètes elles sont vraiment trop mignonnes, cela dit si ton frère était là (coucou Alain) je pense qu’il nous aurait cuisiné ça aux petits oignons...Chacun son truc. D’un autre côté, vu les menus que tu annonces, je conçois que tu délaisses le poisson... Profites bien de tes 29.9° ici dans le Luberon il fait 3.5° (et pas dans l’eau°). Bon vent, bonne route. Jacky
" Envoyé par jacky peudevin le 10-12-2009 à 00:19
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"Météo du 10 décembre Salut Jean-Louis, bonne progression vers le sud ! Les modèles restent stables, à savoir que les bons alizés (20 Kts) se situent toujours sous Lat 15°N, et se décalent temporairement vers l’Est, surtout samedi, pour ensuite revenir vers l’Ouest. Avec ta position actuelle tu commence à entrer dans ce régime. Pour bien faire il faudrait encore un poil plus Sud. Petite parenthèse, si tu avais retardé ton départ d’une semaine, tu aurais eu des vents contraires: aux Canaries il y a du SW depuis ce w-end ! Ensuite, il faudra gérer cet alizé qui sera désespérément ENE, donc si tu n’es pas suffisamment descendu en latitudes, tu l’auras pile derrière ce qui n’est pas bon pour la tranquillité de l’équipage, mais bon pour la sécurité à bord.. En effet, vu les exocet que tu reçois, il faut être informé que ces missiles peuvent être parfois dangereux: lorsqu’en pleine méditation on prend l’une de ces bestioles en pleine figure, ça peut laisser des traces (c’est arrivé à un équipier). Donc pour résumer: météo sans surprise pour cette partie. Prochain point demain. Bonne nuit tranquille ! Pierre-Yves
PS à propos la pêche.. as-tu pêché d’autres cormorans ?" Envoyé par pierre-yves le 10-12-2009 à 01:08
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"Balade avec les dauphins. Tête à tête avec les baleines... Meeting de poissons volants organisé par l’aéronavale... Qui a dit traversée de l’atlantique en solitaire? Puisses-tu par cette rencontre d’exocoetidae (nom latin pour exocet) y lire un heureux présage, voir un signe des Dieux...Car "poisson volant " est aussi une constellation de l’hémisphère Sud sise dans le Sud de la Carène (autre constellation). Ca ne s’invente pas!!! Encore quelques degrés de latitude sud en moins et c’est là que tu vas croiser les ailes des alizés! Décidément même Eole en personne s’est invité à bord... You are not Jean Louis a poor lonesome navigator!!!" Envoyé par creusot alain le 10-12-2009 à 12:02
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"salut Jean-Louis, Quelle heureuse nouvelle, tu n’aimes pas pêcher, moi non plus, par contre je peux contempler la mer pendant des heures sans bouger. Nous ne sommes pas anormaux, j’en connais d’autres. J’aime tes longs courriels, cela signifie que ta vie à bord n’est pas trop sportive. Inutile de rappeler nos âges mais j’aime les choses plus cool maintenant. Continue de voguer vers le soleil avec bonheur. Michèle et moi t’embrassons." Envoyé par jannick le 10-12-2009 à 13:47
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"C’est amusant, tu souhaitais discuter plus longtemps, je souhaitais de mon côté ne pas t’importuner dans ta belle aventure... Lorsque j’ai su que tout allais bien pour toi à bord, j’ai préféré pudiquement respecter ce rythme tout particulier de la transatlantique ! Bien à toi Jean-Luc" Envoyé par tollemer le 24-12-2009 à 13:39
Sun, 13 Dec 2009 19:09:00 GMT - Un temps de demoiselles ! 14°28 N 41°25’W
Sun, 13 Dec 2009 19:09:00 GMT - 14°28 N 41°25’W
16H09 heure du bord, 20H09 en France Bonjour à tous,
Un temps de demoiselles ! C’est le temps qu’il fait ici, ce beau dimanche de décembre. Certains me parlent de weekend sur le canapé en regardant le feu dans la cheminé alors que la neige tombe à l’extérieur, tant mieux, j’adore Noël sous la neige, mais pour l’instant, Noël me semble à des années lumières.
J’aime cette expression « Un temps de demoiselles », que d’images cela évoque dans ma tête, une superbe journée de Mai ou de Juin avec ces demoiselles en longue robes amples de couleurs claire avec le corsage bien rempli, la petite ombrelle dans le même tissu que la robe et de beaux cheveux châtains qui cascadent dans leur dos.
Ici, c’est calme plat, la mer toute plate avec de temps en temps le dos d’un dromadaire qui passe et puis le ciel tout bleu avec quelques nuages blancs laiteux, un soleil qui tape fort avec un tout petit courant d’air d’a peine 8 nœuds et cela ne fait que décroitre.
Hier soir, c’était déjà très calme, le vent était tombé en dessous de 15 nœuds, aussi j’avais mis plus 10° de barre pour essayer d’avancer un peu. Puis, vers 3 heures du matin, le bateau prends fortement de la gite et parts comme une fusé. Je sorts, la mer est toute plate et le bateau file à 8,5 nœuds. Je reprends 10° pour atténuer un peu la gite et améliorer le cap et retourne me coucher.
Ma cabine est dans la pointe avant du bateau, c’est l’idéale. Si je suis tribord amure, je me calle entre le matelas et la coque bâbord et si c’est bâbord amure, je me cale sur la coque tribord. Même si la mer est formée, je suis bien calé et je dors comme un bébé. Où c’est compliqué, c’est dans le très petit temps en vent arrière, quand le bateau roule d’un bord sur l’autre car dans ce cas je roule également d’un bord sur l’autre et c’est impossible de dormir. Je dois dans ce cas caller mon corps avec des coussins.
Je ne sais pas comment font ceux qui ont une cabine centrale à l’arrière du bateau avec une allée de chaque côté. Je pense que c’est très bien au port et ça épate les amis lorsque l’on fait visiter mais à l’usage en mer, cela ne doit pas être top.