MON AVENTURE

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Fri, 25 Sep 2009 12:05:00 GMT - Préparation de l'expédition


Fri, 25 Sep 2009 12:05:00 GMT -

Bonjour à tous,

Tout d'abord un grand merci à Jacky qui est venu hier et qui a, au sens propre, mouillé la chemise pour transférer et ranger dans le bateau 200 kg de poches de dialyse et 100 kg de bouteilles d'eau.
Au niveau mécanique, les chose avancent bien, le moteur principal est presque fini d'être révisé, il tourne comme une horloge.
Il me reste le groupe électrogène puis le désalinisateur. Ensuite il faut que j'installe le convertisseur.
Merci également à Didier qui avance bien dans la mise en place des moyen météo et communication. Nous avons un problème avec l'Iridium qui a du être retourné chez le fournisseur. Nous saurons lundi s'il peut être dépanné immédiatement ou bien si il faut le retourner chez le fabriquant. Du coup, nous ne pouvons larguer les amarres sans que le Fleet 150 soit à poste et testé.
Je pense mettre l'antenne en haut du mat, il faut que je grimpe la haut cet après midi pour voir si c'est possible et que je m'occupe de faire fabriquer un support.
Le départ est toujours prévu pour le 5 Octobre. C'est vrai que c'est une course contre la montre mais que la vie est sympa dans ces conditions.
La dialyse se termine, je vais pouvoir y retourner
Au fait, pour Pierre Yves, je n'ai malheureusement pas pris le temps de faire des photos, ce n'est pas mon fort les photos, je vais essayer de me corriger.
A bientôt
Jean Louis


Hello everyone,

First of all, I would to send a big ‘thank you’ to Jacky who came yesterday and who, literally, got his shirt wet to move and put away 200 kg of dialysis bags and 100 kg worth of bottled water.
Mechanically speaking, things are coming along fine, the main engine has almost been fully serviced and it is running like a dream.
All I need to sort out now is the power supply and then the watermaker. Then I must install the converter.
I would also like to thank Didier who is making great progress with the meteorological and communication equipment. We have a problem with the Iridium which had to be sent back to the supplier’s. On Monday we’ll know whether it can be sorted out straight away or whether it will have to go back to the manufacturer. All of a sudden, we cannot slip the moorings until the Fleet 150 is in position and has been tested.
I am thinking about putting the aerial on top of the mast, I’ll have to climb up there this afternoon to see whether it’s possible and must organize a bracket.
We are still hoping to set sail on 5 October. It has to be said that it’s a race against time but life is good under those circumstances.
The dialysis is about to end, I’ll be able to get back to it.
By the way, and this is for Pierre Yves, I did unfortunately not have the time to take any photographs, photographs aren't my cup of tee, I'll try and do better in the future.
Talk to you soon,
Jean Louis


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Wed, 30 Sep 2009 12:46:00 GMT - La dernière étape


Wed, 30 Sep 2009 12:46:00 GMT -

Bonjour à tous,

Ouf !
Enfin un peu de pression en moins, le camion est chargé. Il est rempli par les poches de dialyse d'une part mais aussi par tout le matériel de transmission que Didier a préparé. Beaucoup de travail a été accompli pour mettre au point tous ces appareils, se procurer tout le petit matériel qui va bien pour le bateau, antennes spéciales, câbles coaxiales, petites prises, adaptateurs divers pour le PC …. Tout est maintenant testé, des essais de transmission ont été effectués et internet a été utilisé avec le Fleet 150.
J'ai passé la matiné d'hier à l'hôpital de Pontoise avec Ghislaine et Florence pour peaufiner ma formation. Comment réagir en cas de péritonite, préparer les antibiotiques, les injecter, effectuer les prélèvements pour injection dans les tubes aérobie et anaérobie. Florence m'a appris à me servir de l'appareil BCM de mesure de l'eau par impédancemétrie que me prête le laboratoire Fresenius. Je suis prêt.
Samedi, sur le ponton, j'étais en train de gonfler mon annexe et un type passe, il me dit :
- Cela sent le départ, quand on gonfle son annexe.
On discute, je lui raconte ce qui se prépare et il me propose de me prêter une caméra, il me dit qu'il est réalisateur. C'est Philippe Crozier. On doit se rencontrer ce soir sur la route entre Lyon et Saint Etienne pour que je récupère le bébé. Encore un gars sympa qui m'aide à réaliser mon projet. Merci.
Aujourd'hui c'est la route, j'espère être demain dans la matiné au bateau puis quelques jours à 300 à l'heure pour installer tout cela, finir de remplir le bateau et être prêt pour lundi 5 octobre, date du départ pour les Canaries. Pour l'instant la météo n'est pas mauvaise même si le vent n'est pas favorable. Il faut attendre encore un peu pour avoir des prévisions fiables.
A bientôt

Jean Louis


Hello everyone,

Phew!
Finally under a little less pressure, the truck has been loaded. It is not only full of dialysis bags but also stuffed with the transmission equipment Didier got ready. A lot of work has gone into fine-tuning all the equipment, acquiring all the small bits for the boat, special aerials, coaxial cables, little plugs, various adaptors for the PC …. Everything has now been tested, the transmission tests are complete and the Internet has been used with the Fleet 150.
I spent yesterday morning in Pontoise hospital with Ghislaine and Florence to finalize my training. I’m being taught what to do if I were to contract infections, how to prepare and inject antibiotics, how to take samples to inject them into the aerobic and anaerobic tubes. Florence taught me how to use the BCM device, lent to me by the Fresenius laboratory, to measure the water content of my body by means of bioimpedance. I am ready.
Saturday, on the pontoon, while I was inflating my dinghy, a chap walked by who said:
- Inflating your dinghy, looks like you’re about to set sail.
We chatted for a while, I tell him what I’m about to do and he offers to lend me a film camera, tells me he is a film-maker. It was Philippe Crozier. That night we'll have to meet on the road between Lyon and Saint Etienne so that I can collect the baby. Another kind guy who helps me realize my project. Thank you.
Today, I’m driving but I hope to be on the boat tomorrow morning, then a few days racing to get everything shipshape, finish stocking up the boat and be ready on Monday, 5 October, the date I’ll set sail for the Canary Islands. The weather reports at the moment are not too bad even though the wind is not favourable. I’ll have to wait another while to get a more reliable forecast.
Talk to you soon,
Jean Louis


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Fri, 2 Oct 2009 12:07:00 GMT - La dernière ligne droite avant le départ


Fri, 2 Oct 2009 12:07:00 GMT -



Bonjour à tous,

C'est la dernière ligne droite des préparatifs.
Hier en arrivant à Port Napoléon, je me suis fait jeter du port avec mon camping car. Du coup j'ai dû décharger en catastrophe et dans une parfaite illégalité quelques centaines de kg de matériel. Plus d'électricité pour faire les dialyses, c'est vraiment nul ce port. Plaisancier si tu passe devant Port Napoléon, passe ton chemin. Dommage, les salariés Français sont bien, c'est la direction Hollandaise qui est nulle.
J'ai donc rempli le bateau, je ne le pensais pas si petit. Plus moyen de rentrer dans le carré. Il s'est enfoncé dans l'eau de plusieurs centimètres.
Ce matin je suis monté en haut de l'artimon. J'avais un peu de stress avec ce cathéter mais pas de problème, il ne me gène pas du tout. Je vous joints une photo. Mon ambition est d'avoir passé le câble coaxial ce soir.
Je vous laisse, j'y retourne.
A bientôt
Jean Louis


Hello everyone,

The final stage of the preparations.
Yesterday, when I arrived in Port Napoleon, I managed to get thrown out of the port with my camper van. All of a sudden I had to unload a few hundred kilos of equipment in a hurry and perfectly illegally. No more electricity for my dialysis, this port really is the pits. Amateur yachtsman: if you pass Port Napoleon, give it a wide berth. Pity, the French employees are alright, it’s the Dutch management who are the pits.
So I load my boat, I never thought it was so small. I can’t even get into the lounge anymore. It has sunk several centimetres into the water.
This morning I climbed the mizzenmast. The catheter worried me a little, but no problems, it doesn’t bother me at all. I enclose a photograph. I hope to have the coaxial cable in place tonight.
I’ll leave you for now, back to work.
Talk to you soon,
Jean Louis



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"C’est le début de l’aventure..."
Envoyé par Christophe le 02-10-2009 à 16:10

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Sat, 3 Oct 2009 18:55:00 GMT - Départ moins 2 jours


Sat, 3 Oct 2009 18:55:00 GMT -

Bonsoir à tous,

Vivement la haute mer !!!!!!
Quelle course, encore une journée épuisante qui se termine.
En tout premier lieu, un grand merci à Jacky qui est venu passer la journée pour ranger le bateau. Il a dû faire preuve d'ingéniosité pour arrivé à tout faire tenir. Des poches de dialyse, il y en a partout.
Moi j'ai installé les deux antennes, celle de la BLU et celle du Fleet 150. Les câble coaxiales sont maintenant à l'intérieur du bateau, les traversées de pont sont réalisées. Demain je dois fixer les appareils et tout raccorder puis faire les tests. Encore une longue journée en perspective. Demain soir dîner d'adieu avec les amis et lundi encore beaucoup de travail avant de larguer les amarres, nettoyage du bateau, avitaillement, finir les derniers tests, remettre de l'huile dans l'inverseur ........
Peut être départ lundi soir ?
Pour l'instant, c'est dialyse, vaisselle et dodo.
A bientôt
Jean Louis


Good evening everyone,

Long live the sea!!!!!!
Talk about rushing, I’ve put in another exhausting day.
First of all, my heartfelt thanks to Jacky who came to spend the day tidying up the boat. It took some ingenuity to make everything fit. There are dialysis pouches absolutely everywhere.
I installed the two aerials, the BLU one and the Fleet 150 one. The coaxial cables are now inside the boat and the deck transducers are in place. Tomorrow I must secure and connect the equipment and then run some tests. Another long day ahead! Tomorrow evening the farewell dinner with my friends and Monday still plenty of work before casting off, i.e., cleaning the boat, refuelling, performing the last tests, pouring the oil back into the reversing gear……
With a bit of luck I might be able to set sail on Monday evening!
But for now, one dialysis exchange, the dishes and then to bed.
Talk to you soon,
Jean Louis



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"Bientôt le depart."
Envoyé par Christophe le 05-10-2009 à 12:40

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Sun, 4 Oct 2009 16:48:00 GMT - Départ moins 1 jours


Sun, 4 Oct 2009 16:48:00 GMT -



Bonsoir tout le monde,

Beaucoup de travail abattu ce jour, le Fleet 150 est à poste et fonctionne, l'onduleur est à poste et délivre du 220 V sur toutes les prises du bord, la BLU n'est pas encore à poste mais il n'y en a plus pour longtemps. La chambre des équipiers est rangée, nettoyée et les lits sont faits.
Christophe est arrivé en milieu d'après midi, il a été embauché immédiatement pour coller le nom sur l'annexe, juste le temps de boire une menthe à l'eau !
Ce soir c'est repos et petite fête en ville.
Demain encore beaucoup de travail, finir de monter la BLU, ranger, nettoyer le bateau, faire l'eau, l'avitaillement, trouver et mettre l'huile dans l'inverseur, aller chercher les dernières choses qui manque ou qui ont été oubliées, monter en haut du mât finir de fixer le porte pavillon après avoir acheté les rivets qui vont bien et emprunté une pince plus forte que la mienne ........ Enfin encore beaucoup de choses à faire. En partant il faudra passer à Fos pour faire le plein de gas oil. J'en emporte 600 litres.


A bientôt
Jean Louis


Good evening everyone,

Managed to get through an awful lot of work today, the Fleet 150 is in position and operational, the inverter is in place and provides all the sockets on board with 220 V, the BLU is not yet in position but that won’t take long now. The crew’s room is tidied, cleaned and the beds are made.
Christophe arrived mid-afternoon and was immediately hired to stick the name on to the dinghy, so just a little time for a glass of peppermint cordial!
Tonight there will be time to relax and for a little party in the city.
Tomorrow there will still be plenty of work to do, finish mounting the BLU, tidying, cleaning the boat, taking on water, refuelling, finding and putting the oil into the reversing gear, go and get the last things that are missing or have been forgotten, climbing on top of the mast to finish securing the flag post once I have bought rivets that actually work and borrowed pliers that are stronger than mine……. So in other words, still loads of work to get through. When we leave, we’ll have to sail past Fos to fill up with gasoil. I'll be carrying 600 litres.


Talk to you soon,
Jean Louis



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"Vas y Jeanwoui !!
Montres leur aux ptits cons comment on fait pour être un homme !!"
Envoyé par Killer de Grugru le 02-10-2009 à 22:18

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Mon, 5 Oct 2009 20:27:00 GMT - Ca y est, c'est parti


Mon, 5 Oct 2009 20:27:00 GMT -



Bonsoir à tous,

Trés grosse journée aujourd'hui.
Ouf, enfin la mer !
Pour commencer, super soirée hier soir au "Restaurant du bout du monde" avec les amis.
Ce matin Christophe est monté au mat finir de fixer le porte pavillon pendant que Jacky passait le karcher sur le bateau.
Moi j'ai fini de tout installer, BLU, Fleet... Puis les courses et tout un tas de petites bricolles et enfin, à 20 heures : "LARGUEZ LES AMARRES !!!!"
Nous sommes actuellement mouillé dans le golfe de Fos, à 3 milles seulement de notre point de départ pour nous reposer et faire le point.
Premier gros problème, l'onduleur !
Putain d'onduleur, pour le camping car j'avais dû en essayer 4 avant de trouver un onduleur ad hoc. Je m'en veux énormément car j'aurais dû tester cet onduleur avant de partir. Tout simplement le réchauffeur ne fonctionne pas avec cet onduleur et j'ai dû mettre la poche d'extraneal sur la culasse du moteur pour me la passer !
Ce soir, trop fatigué, il faut que je dorme. Demain sera un autre jour et Richard se propose de venir me chercher avec son bateau à moteur pour retourner chercher l'onduleur du camping car qui, celui ci fonctionne trés bien. Merci Richard, encore un "Top"
Je découvre un autre problème avec cette première dialyse en mer, c'est la difficulté d'utiliser le peson.
Le mouillage est un peu rouleur et la poche monte et descend au bout du peson. Il faut faire une moyenne pour avoir la bonne lecture. Pour peser la poche du liquide rendu, on y arrive mais pour purger et amener à la bonne valeur la poche à infuser, dur, dur !
Bon la dialyse se termine, bonsoir à tous, vivement ma couchette !
A bientôt
Jean Louis


Good evening everyone,

Had a very big day today.
Phew, finally the sea!
For starters, I had a splendid evening in the "Restaurant du bout du monde" with my friends last night.
This morning, Christophe climbed the mast to secure the flag post while Jacky took the Karcher around the boat.
I finished installing everything, BLU, Fleet... Then some shopping and a whole heap of trivia and finally, at 20.00 hours: "CAST OFF!!!!"
Currently, we have dropped anchor in the gulf of Fos, only 3 miles from where we set sail to have a rest and take stock.
First major problem, the inverter!
Bloody inverter, for the camper van I had to try out 4 of them before I found an ad hoc model. I could really kick myself because I should have tested that thing before we set sail. The heater simply doesn’t work with that inverter and I had to put the Extraneal bag on the head of the engine before I could use it!
Tonight, I am so tired, I must sleep. Tomorrow brings another day and Richard has offered to come and collect me in his motor boat to go and fetch the inverter from the camper van as that one works very well. Thanks, Richard, another "Star".
I have discovered another problem while doing my first dialysis at sea, the weight indicator is not very easy to use.
The anchorage rolls around a bit and the dialysis bag bops up and down at the end of the weight indicator. To get a proper reading you have to take the average. I managed to weigh the pouch of return liquid but draining the infuse pouch and bringing it up to the correct value is a very different kettle of fish!
Ok, the dialysis is over, good evening everyone, I can’t wait to get into my bunk!
Talk to you soon,
Jean Louis


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Wed, 7 Oct 2009 21:26:00 GMT - Escale à Barcelone


Wed, 7 Oct 2009 21:26:00 GMT -



Bonsoir à tous,

Que la vie est belle pendant l'escale. Ce soir c'était petit restaurant sur le port, un vrai moment de bonheur.
Nous sommes arrivés à 19 heures ce soir à Port Ginesta, c'est à 10 milles au sud de Barcelone. L'endroit est extrêmement tranquille et malheureusement je dois attendre encore un peu pour faire ma dernière dialyse avant de me jeter dans ma couchette. Que j'attends ce moment avec impatiente.
En attendant, je vais vous raconter notre traversée.
Mardi matin après une nuit au mouillage de "La Gracieuse" que j'ai passée à tout passer en revue, je me suis levé à 6h15 pour démonter cet onduleur. Comme il me l’avait proposé, Richard est venu me chercher avec son bateau à moteur et nous avons fait un aller et retour à Port Napoléon pour récupérer l'onduleur du camping car. Merci encore Richard.
Finalement après avoir monté ce nouvel onduleur, effectué les tests et rangé le bateau, nous levons l'ancre à 9heures 55, accompagnés par Richard sur son bateau à moteur pour l'adieu final.
Il faut sortir du golfe de Fos et pour l'instant c'est moteur. Il y a un peu de mer, c'est force 5 Est Sud Est. On sort le vent dans le nez et nous avons hâte de passer la bouée de La Balancelle pour monter les voiles et mettre un peu d'ouest dans notre sud.
Nous avons viré la bouée, grand voile, artimon et génois le bateau avance, nous sommes en route directe sur Barcelone. Il a du mal, nous sommes un peu trop dans le lit du vent. Je remets le moteur en marche, au ralentie, à 1500 tours. Maintenant, c'est du bonheur, le bateau bondie de vague en vague, on est en permanence entre 7 et 8 noeuds!
Qu'il marche bien ce bateau. A bord, c'est un peu dur pour une mise en jambes. Tout le monde est un peu barbouillé.
C'est déjà l'heure de la dialyse, il faut que je descende dans le carré. Je vais chercher le petit matériel dans la chambre du capitaine et immédiatement je sais que cela va mal se terminer. J'ai le coeur qui commence à chavirer.
Je m'installe pour la dialyse, il faut se concentrer sur ce que l'on fait. Je me connecte, malgré les secousses du bateau c'est beaucoup moins difficile que je l'avais imaginé. Je sens malgré tout le mal de mer arriver et j'attrape la bassine.
Cela commence par une énorme bouffée de chaleur, ma chemise est à tordre, des grosses gouttes de sueur tombent de mon front et puis c'est parti, je rends de l'acide, ça brûle, c'est pas bon. Une fois, quatre fois, cinq fois. La dixième fois que d'éfforts pour une simple goutte.
Je m'allonge en chien de fusil, ça passe un peu. Je dois maintenant purger la poche pour obtenir la quantité exacte à m'injecter, la poche danse au bout du pesons et moi j'essaie de lire un poids qui varie énormément, c'est impossible. On va dire que là ça va. Je clampe, j'ouvre mon clamp de cathéter et je replonge dans la bassine. Ce peson, c'est la manip qui tue.
Je m'allonge à nouveau en chien de fusil, c'est la seule position qui me procure un peu de répis. Maintenant je dois me débrancher. En temps ordinaire, c'est l'histoire d'une minute.
Là le simple fait de m'assoir me fait replonger dans la bassine. Je dois m'allonger pendant 20 minutes pour très rapidement m'assoir, mettre le masque, ouvrir le sachet du bouchon, me passer les mains à la solution hydro alcoolique, me déconnecter et mettre le bouchon en place avant de me jeter sur la bassine.
Le mal de mer, temps qu'on ne l'a pas, on peut gérer et l'éviter. Essentiellement en restant dehors. Mais une fois qu'on l'a attrapé, c'est très difficile de s'en séparer. Je passe l'après midi sur la couchette que je suis incapable de quitter. J'angoisse pour la dialyse suivante qui arrive très vite. C'est un Everest ces dialyses. Quand on vomi, et que l'on est incontinent, on urine en même temps, ma situation devient apocalyptique. Je me sens très malheureux, je suis à bout de nerfs, j'ai envie de pleurer mais je ne suis pas seul. Je sais pourtant que cela me ferais énormément de bien et soulagerais cette tension qui m'oppresse. Je lâche 3 ou 4 sanglots dans ma manche et cela va un peu mieux.

Pourquoi je me suis mis dans cette situation ? C'est encore mes défis irréalisables. Je serais quand même mieux à pêcher la truite dans la rivière prés de chez moi. Je donnerais cher pour être ailleurs. Je me traite d'imbécile. Je sais pourtant que je suis très facilement malade en bateau. Je savais que cela se passerai mal au moment de la dialyse mais je l'ai occulté rapidement pour ne pas butter sur ce problème qui me semble alors insurmontable.

Le soir arrive, il faudrait bien que je passe un coup de téléphone à Pierre-Yves pour rassurer l'équipe à terre. Je branche le Fleet, c'est merveilleux cet appareil. Je parle 5 minutes dans le cockpit. C'est beaucoup d'efforts et dés que je raccroche, je paye au prix fort, je dois en passer autant dans ma bassine.

Je suis épuisé. Je m'allonge et dors un peu. Quand je me réveil cela va mieux. Il y a moins de vent, il a tourné sud et nous avons 16 à 17 noeuds dans le nez. Il y a moins de vague, le bateau fait beaucoup moins le cabri. J'essaie de boire une gorgée d'eau, elle ne ressort pas immédiatement cette fois ci.
Je me lève, range tout mon fourbi des dialyses successives et je sorts dans le cockpit avec Jacky qui fait le quart. Christophe dors dans sa couchette.
Je demande à Jacky si il reste un peu de raisin. C'est frais, cela me fait du bien. Un petit verre d'eau rougie et je retourne au lit. Je me repose enfin.
Vers trois heures du matin je monte dans le cockpit et je renvoie Christophe au lit. Cela ne sert à rien de faire des quarts au milieu du golfe du Lyon où il n'y a pas de bateau. Le radar est en marche avec une zone de garde. A la moindre alerte, et d'une façon beaucoup plus fiable qu'avec un homme de quart, je serais alerté.
Au petit matin, je ne peux plus dormir car nous arrivons prés de la côte espagnole et les chalutiers sont de sortie. Il faut sans cesse repositionner la zone de garde et surveiller les routes.
Je profite que mon téléphone cellulaire fonctionne à nouveau pour consulter mes mails. J'en ai 7. C'est beaucoup trop pour moi, et je paye immédiatement le prix de cet excès en passant à nouveau par la case cuvette. Pourtant la mer est très calme mais c'est les conséquences de cette infernale journée d'hier.
J'essaierais bien de prendre un comprimé de nautamine mais je ne me sens pas capable d'aller chercher dans la pharmacie du bord. Jacky me propose de s'en occuper et je prends un comprimé avec un tout petit peu d'eau. Étonnant ! L'effet est quasi immédiat et une demi heure plus tard je me sent guéri, je peux enfin faire un brin de toilette, me laver les dents, mettre du sent bon. Quel bonheur de vivre !
Aujourd'hui c'était pétole et c'était bien comme cela.
J'ai constaté une petite déchirure de la ralingue au niveau du point d'amure du génois. Il faut réparer cela avant de repartir. Monsieur Verger, mon néphrologue désir que je fasse un passage à l'hôpital de Barcelone pour quelques analyses après ces moments difficiles.
J'espère que nous ne serons pas trop longtemps arrêtés ici, la route est encore longue. Mais j'ai un stock de nautamines et la leçon de cette première étape c'est que je dois prendre ce médicament à la moindre alerte.

Bonsoir à tous
Jean Louis


Good evening everyone,

Isn’t life great when put into port. Tonight we ate in a small restaurant in the harbour, a moment of true happiness.
We docked at Port Ginesta, 10 miles south of Barcelona, at 7 p.m. this evening. It’s a very peaceful place; unfortunately I have another bit to go before I can do my final dialysis and hit my bunk. I can hardly wait.
In the meantime, I will tell you about our crossing.
Tuesday morning, after a night at the "La Gracieuse" moorings, which I spent mulling over the day’s events, I got up at 6.15 a.m. to disassemble the inverter. As promised, Richard came to collect me in his motor boat and we travelled up to Port Napoleon and back down again to collect the inverter of the camper van. Thanks again, Richard.
Once we had installed the new inverter, ran the tests and tidied the boat, we lifted anchor at 9.55 a.m., escorted by Richard in his motor boat bidding us a final farewell.
As we had to get out of the gulf of Fos first, we had to use the engine. The sea is calm, wind force 5 east south-east. We leave with the wind on the nose and we’re looking forward to passing the La Balancelle buoy to raise the sails and get a bit of south-westerly wind into our southern course.
We negotiated the buoy, mainsail, mizzen and jib, the boat is heading straight for Barcelona. She finds it difficult; we are too much in the eye of the wind. I restart the engine, on idle speed, at 1500 revolutions. Now, it’s pure delight, the boat bounces from wave to wave, we are continuously sailing at 7 and 8 knots!
This boat sails really well. On board, things are slightly less rosy. Everyone looks a little green around the gills.
It’s time for my dialysis; I must go down to the lounge. I go to gather my bits and bobs from the captain's quarters and I know instantly that things are not going to end well. I feel nauseated.
I get ready for my dialysis; I must concentrate on what I’m doing. I hook myself up the machine and despite the jolting of the boat it is a lot easier than I would have imagined. Though, I can feel that I’m going to get sick and grab the basin.
It starts with a terrible hot flush, my shirt is soaked, large drops of sweat drip from my forehead and there we go, I bring up acid, it burns, not a good sign. Once, four times, five times. At the tenth time I can hardly bring up a single drop.
I lie down like a gun dog, it passes a little. I must now drain the pouch to get the correct quantity I need to inject myself with, the bag is bopping up and down on the weight indicator and I am trying to read a weight that varies enormously, which is downright impossible. Let’s just say I’ve had enough. I clamp, I open the miniset and put my head back into the basin. That weight indicator, it’s the manipulation that does it.
I reposition myself in my gun-dog-like position; it’s the only thing that brings me any relief. Now I must unhook myself. Under normal circumstances that only takes a minute.
But sitting down is enough for me to end up with my head back into the basin again. I must lie down for 20 minutes before I can sit up really quickly, put on the mask, open the sachet, wipe my hands with a hydroalcoholic solution, unhook myself and put the cap back on before I have to throw myself back onto the basin.
Seasickness, as long as you don’t have it you can manage and avoid it, basically by staying outside. But once it hits you it is very difficult to get rid of it. I spent the afternoon on my bunk bed as I was simply incapable of getting up. I dread the next dialysis which is approaching very quickly. These dialyses are like climbing Mount Everest. When you get sick and are incontinent, one has to urinate at the same time, so my situation becomes apocalyptic. I feel really unhappy, am at my wits' end, I feel like crying but I am not alone. I know however that it would do me the world of good because it would release some of this suffocating tension. I shed 3 or 4 tears into my sleeve and feel a little better.

Why did I put myself in this situation? Another one of my impracticable challenges! Surely, I would be far better off catching some trout in the river near me. I would give anything to be elsewhere. I call myself an imbecile. I have always known that I easily get sick on a boat. I knew it would turn out badly when I had to do the dialysis but I quickly blacked it out not to have to deal with a problem that seemed so insurmountable.

It’s night time; I must call Pierre-Yves to reassure the team on shore. I connect the Fleet, it’s a fantastic device. I talk in the cockpit for 5 minutes. It takes a lot of effort and as soon as I hang up I have to pay a heavy price, I must once again use the basin.

I am exhausted. I lie down and sleep a little. When I wake up I feel better. There is less wind, it has turned to the south and we have 16 to 17 knots on the nose. The waves are not as high and the boat does not make as many summersaults. I try to drink a sip of water, and this time around it doesn’t come up straight away.
I get up; tidy all the mess of my successive dialyses and go to join Jacky in the cockpit who is on watch. Christophe is sleeping in his bunk.
I ask Jacky if there are any grapes left. It’s fresh, that will do me some good. A little glass of water with a drop of wine and I go back to bed. I finally rest.
Around 3 o’clock in the morning, I climb into the cockpit and send Christophe to bed. It’s useless standing watch in the middle of the Gulf of Lyon where there are no boats anyway. The radar is in watch mode. At the slightest danger, and far more reliably than any man standing watch ever could, it will give me a warning.
In the early hours of the morning, I can no longer sleep as we are approaching the Spanish coast and the trawlers are out. The sea-watch area must constantly be repositioned and all the routes must be watched continuously.
I avail of the fact that my mobile phone is working again to check my e-mails. I have 7 e-mails. That’s more than I can cope with and I immediately pay the price for this excess by making another dash for to the toilet. Yet, the sea is very calm but I am still suffering the consequences of that dreadful day yesterday.
I’ll try and take a Nautamine [anti-seasickness] tablet but feel incapable of fetching one from the shipboard pharmacy. Jacky offers to get one for me and I take a tablet with a tiny sip of water. Amazing! It has an almost instant effect and half an hour later, I feel completely cured, I can finally tidy myself up a bit, brush my teeth and put on some scent. It’s so nice to be alive!
Today was complete shit and I won’t forget it in a hurry.
I discovered a little tear in the bolt rope at jib-armour level. That has to be fixed before we set sail again. Dr. Verger, my nephrologist, wants me to call in to the hospital in Barcelona for some analyses after the difficult hours I put in.
I hope we won’t be delayed for too long here as we have a long road ahead. But I have a stock of Nautamine and the one lesson I learned during this first stage is that I will have to take this medication at the first signs of seasickness.

I wish you all a pleasant evening,
Jean Louis



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"Toute l’équipe d’infirmières de l’unité de dialyse péritonéale de Pontoise se joint à moi pour vous souhaiter bonne route et le succès dans votre aventure. Nous vous remercions aussi au nom de tous nos patients à qui vous donnez l’exemple du courage et de l’enthousiasme qu’il faut savoir conserver.
Dr Christian Verger"
Envoyé par Verger Christian le 05-10-2009 à 16:12


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"Le module de commentaires fonctionne correctement.
Je peux y lire les messages qui y sont laisser.
Il indique même la date et l’heure de l’envoi."
Envoyé par Christophe le 06-10-2009 à 09:04

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Sat, 10 Oct 2009 09:46:00 GMT - HARMATTAN
37° 20’,634 N 00°56’,316W

Sat, 10 Oct 2009 09:46:00 GMT -
37° 20’,634 N 00°56’,316W


Bonjour à tous, Buenos dias plus exactement !

Quelle belle journée qui s’annonce encore ce matin !

L’ambiance à bord est excellente, la toilette est faite, tous les hublots et les panneaux de pont sont ouverts et un petit courant d’air frais traverse le bateau. Cela sent bon l’eau de toilette et il y a de la musique Ibérique avec beaucoup de guitare et des « micolassccssonne ».

Depuis que nous sommes partis de Barcelone avant-hier soir, c’est calme plat et moteur. Que cela fait du bien, c’est enfin un peu de repos. Après ces 3 derniers mois qui ont été une véritable course contre la montre pour partir à la date que je m’étais fixé, après tout ce stress accumulé, la pression retombe.

Hier j’ai pu enfin rattraper le retard dans mon travail de deuxième urgence et aujourd’hui c’est repos. A part vous écrire ce petit mail, je n’ai rien d’urgent à faire et je vais en profiter pour glander un peu.

Nous sommes actuellement au sud est de l’Espagne, au large de Aguilas. Cette nuit nous sommes passés au large d’Alicante et ce soir nous passerons Almeria.

Nous naviguons en suivant la côte Ibérique, tirant tout droit de cap en cap, ce qui nous fait passer au large, entre 20 et 50 milles nautiques de la côte (40 à 100 kilomètres)

C’est étonnant, il y a très peu de bateau dans ces parages. Encore une fois, cette nuit nous avons tous dormis comme des bébés. Aucune alarme collision, nous avons l’impression d’être seuls en mer. Depuis Barcelone, la seule route maritime que nous avons croisé, c’est Valence – Palma de Majorque, le reste du temps nous apercevons parfois un cargo au loin mais jamais sur notre route.

Sur beaucoup de bateaux, il faut effectuer des quarts. C'est-à-dire qu’en permanence, un équipier doit rester dans le cockpit pour veiller. C’est même règlementairement obligatoire.
A l’époque où l’on vie, je trouve que la sécurité ne doit plus passer uniquement par un homme de quart. Combien de fois des accidents ont eu lieu parce que l’homme de quart s’est endormi.

Par ailleurs, l’électronique est tellement plus performante par rapport à un l’homme qu’une électronique de sécurité devrait être obligatoire dans tous les bateaux qui vont au large.

Harmattan c’est une merveille de technologie. C’est même un univers, une machine entièrement automatique qui a une autonomie de fonctionnement.
Ce qui compose cette machine, ce sont quelques organes essentiels :
Un très bon moteur, pas très gourmand et capable de tourner plusieurs jours d’affilé sans fatiguer, une cartographie, un GPS, un pilote automatique performant, un bon radar et un système d’alarme permettant d’alerter l’équipage du risque de collision et de la sortie de route.

Equipé comme cela, la veille devient inutile en haute mer et la navigation en solitaire réalisable. Par contre, en parcours côtier ou dans des endroits encombrés, la veille est obligatoire car les alarmes sont permanentes.

La cambuse commence à se vider, il faut aller au fond des équipets pour trouver des boîtes de conserve oubliées. Ce midi c’était lentilles, petits gésiers d’oie en confit. Très bon.

Pour ce soir nôtre repas vient de monter à bord sous forme d’une petite bonite de 52 centimètres pour 3 kilogrammes. Jacky va nous préparer des steaks de thon à la sauce tomates accompagnées de riz blanc.

Ah ! Il faut que je vous parle de Louisette.
En fait, officiellement nous sommes trois à bord mais dans les faits nous sommes quatre. Nous avons un passager clandestin. Plus exactement nous avons une passagère clandestine.
Ce sont les hasards de la vie.
Hier midi, pendant le déjeuner, nous étions à une centaine de kilomètres des côtes et Christophe se demandait si la mouche qui l’agaçait était montée à bord à Barcelone ou bien si elle avait volé jusqu’à nous.
Je lui raconte alors que souvent il m’est arrivé de recueillir, très loin des côtes des petits oiseaux des bois égarés en pleine mer.
- « Tien un pigeon ! » dit Jacky au même moment
En fait une petite tourterelle à col noir vient de se poser sur le pont. Pas plus grosse qu’une ablette, elle est épuisée.
Nous la baptisons immédiatement. Louisette !
Nous lui offrons du pain, de l’eau dans une petite soucoupe mais elle n’a qu’une idée : dormir.

Cela fait plus de 30 heures quelle est avec nous, elle à compris que nous ne lui ferons pas de mal. Elle s’est appropriée l’espace sous la trinquette. On peut s’approcher très prés, à moins de 10 centimètres. Si vraiment on la surprends, elle s’envole et revient se percher un peu plus loin.

Bon ben voilà, maintenant c’est l’heure de la sieste, je vais vous laisser ;
A bientôt
Jean Louis


Hello everyone, or rather Buenos Dias, to be precise!

What a nice day it is promising to be!

The atmosphere on board is excellent, I have washed myself, all the deck’s portholes and panels are open and there is a fresh breeze blowing over the boat. There is a nice smell of eau de toilette and we’re travelling to the sound of Spanish music with plenty of guitars and “micolassccssonne “

Since we left Barcelona the night before last, the sea has been completely still and we had to rely on the engine. It does us the power of good, as finally we get some rest. After these last three months which have been a real race against time to get everything ready by the day I had set for myself, after all the pinned up stress, the pressure drops.

Yesterday, I have finally been able to catch up on some slightly less urgent work and today I can rest. Aside from sending you this e-mail I have no other pressing matters things to attend to and I’m going to avail of the opportunity to loaf about a little.

We are currently in the south-west of Spain, off Aguilas. During the night we sailed past Alicante and tonight we’ll pass Almeria.

We are sailing along the Iberian coast, straight from cape to cape, which allows us to stay out on the open sea, between 20 and 50 nautical miles (40 to 100 kilometres) away from the coast.

It is amazing; there are very few boats in these waters. Last night we, once again, all slept like babies. No collision alerts, it’s as if we’re all alone at sea. Since we left Barcelona, the only shipping lane we crossed was the lane between Valencia and Palma de Mallorca, other than that we saw the odd cargo vessel now and again but never met one on our lane.

On many boats, the crew must stand watch. Which means that one of the crew members must be in the cockpit at all times to keep a close eye on what is going on. From a regulatory point of view it’s even compulsory.
In this day and age, I feel that safety should no longer be the responsibility of one watchman. How many accidents have taken place because the watch fell asleep.

What’s more, electronics are far more efficient than man, so, an electronic safety system should be compulsory on all boats sailing the open sea.

Harmattan is a marvel of technology. You could call her a universe, a fully automated machine that can function all by itself.
This piece of machinery has a number of essential components:
An excellent engine that doesn’t use too much energy and that can tirelessly run for several days on end, cartography, a GPS, an efficient autopilot, a good radar and an alarm system that warns the crew if there is any danger of a collision and how to get out of the way.

With this type of equipment there is no need to keep watch on the open sea and solo voyages are practicable. On the other hand, when sailing along the coast or in congested waters, watch must be kept all the time because the alarm would go off constantly.

The storeroom is running low; we must really search now to find a few forgotten tins of food. For lunch we ate lentils and goose-gizzard confit. Delicious!

Our evening meal landed on board in the form of a small 52-centimetre long bonito, 3 kilos in weight. Jacky is going to cook us tuna steaks in tomato sauce with white rice.

Aha! I must tell you about Louisette.
Officially, there are three of us on board but in actual fact there are four. We have a stowaway. A female stowaway, to be precise.
These are some of life's ups and downs.
Yesterday during lunch, we were sailing some one-hundred kilometres off the coast and Christophe was wondering whether the fly that had been annoying him joined us in Barcelona or whether it had flown all the way to meet us.
I told him that, on occasion, I have had the pleasure of welcoming little wild birds on board who were wandering across the open sea, miles away from any coast.
“Look a pigeon!” says Jacky at that precise moment in time
And indeed, a little black-collared turtledove was sitting on our deck. Not much bigger than a bleak, it was completely exhausted.
We christened her immediately. Louisette!
We offered her bread and water on a little saucer but she had only one thing in mind: sleep.

It has been 30 hours now since she came to join us; she has realized that we don’t mean her any harm. She has taken up lodgings under the forestaysail. We can get really close to her, at less than 10 centimetres. If we really catch her unawares, she flies off and simply perches a little further away.

Well, time for a siesta now, I shall leave you,
Talk to you soon,
Jean Louis



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"Bon Voyage pour cette première étape."
Envoyé par Didier le 06-10-2009 à 10:31


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""Un mouillage rouleur"... rien ne vaut une mer de soie ? Enfin je dis ça, j’en ai jamais connue ;-)
Bon voyage et à très bientôt sur la terre ferme."
Envoyé par AF le 06-10-2009 à 13:03


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"Un grand applaudissement des deux main pour vous et pour l’équipe qui vous a permis de mettre ce projet sur pied.

Bon vent, bonne transat,
Foucault"
Envoyé par Foucault le 06-10-2009 à 18:20


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"Salut Jean-Louis, il l’a dit, il le fait, t’es un costaud.
J’ai échoué dans mon premier message ’avant ton départ) mais j’ai un gendre sympa qui m’a conseillé.
J’ai compris que la terre ferme n’est pas la mer, bon vent, pas le même qu’à Revel (en rafale). Souhaite un grand bonjour à Jacky.
Jannick
"
Envoyé par caillet le 07-10-2009 à 12:46


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"
s@lut a tous


j’espere que vous aller surper bien moi ouai aujord’hui j’ai rendu mon exposer mais il est pas super mais bon en tout qu’a je penser très fort a vous trois même si je ne connais pas le troisieme bon salut moi papa je vais faire ma soirée je te raconterai comment ça c’est passer je vous adore


et papa jet’aime "
Envoyé par Juli@ le 07-10-2009 à 19:00


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"Salut l ami, j espere que tu as fait bonne route jusqu a Barcelone. Je viens de terminer mon stage de formation intensive de bagnard casseur de.. lest dans les fonds du Sagar, en debut de siecle, apres un tel entrainement j aurais ete pret a postuler pour un poste de chef d equipe au bagne en Guyane.. j espere que tes problemes d onduleur et de pesees pour liquides de dialyse sont regles, pour la pesee une suggestion : essaie de te procurer a Barcelone un "peson" a pendre. En y accrochant un filet pour mettre les poches a peser, ca balancera mais ca pesera de facon exacte.. Encore bravo pour la perseverance et l exemple, tes enfants et ton epouse peuvent etre fiers de toi, continues !! bon vent et bonne mer a tous les 3 a bord de l Harmattan, amities, JL

PS: Fais Ch.., maintenant je mange tout seul le soir ..! et puis je n ai plus d echo de qualite pour critiquer Adolf dit CCH.."
Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 08-10-2009 à 02:28

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Sun, 11 Oct 2009 09:29:00 GMT - En mer d'Alboran
36°23’262 N 003°44’375 W

Sun, 11 Oct 2009 09:29:00 GMT -
36°23’262 N 003°44’375 W


Bonjour à tous,

Grande forme ce matin, chaud bouillant.
Encore du beau temps au sud de l’Espagne, nous sommes en plein milieu de la mer d’Alboran, au sud est de Marbella. Nous serons ce soir à Gibraltar où nous allons certainement jeter l’ancre. Nous devrions rentrer dans la baie d’Algésiras aux alentours de minuit.

La mer est plate, la nuit a été longue et reposante. Il y a un instant une bande de dauphins sautaient joyeusement sur une mer d’huile.

Hier après midi nous avons péché deux daurades coryphènes. Nous avons gardé la première et rendu sa liberté à la seconde. Elles faisaient toutes deux 60 centimètres. C’est très beau ce poisson, quand on le sort de l’eau il brille de toutes les couleurs de l’arc en ciel.
Ce midi c’est donc daurade au menu.

Ce matin nous sommes un peu tristes car Louisette nous à quitté dés l’aube. Après avoir passé deux jours à bord nous nous y étions habitués. Nous sommes contents cependant qu’elle ait récupéré assez de force pour continuer son voyage.

Pour l’instant tout se passe bien, nous sommes exactement conformes au planning prévisionnel.

Hier soir mon téléphone cellulaire m’a lâché, il ne veut plus se mettre en marche et 3 minutes plus tard, c’était le tour de l’ordinateur de bord qui a rendu l’âme alors que nous l’avions entièrement révisé la semaine précédent le départ. Quelle poisse !
Ca fâche. Heureusement que j’ai le Fleet 150 et un petit net book de secours.

Ce matin il fait très beau, pas de vent, nous sommes très au large de la côte, alors j’ai fait ma première dialyse dans le cockpit, en extérieur. C’est beaucoup plus agréable et cela m’a permis de prendre mes marques pour le cas où le temps rendra celle ci impossible en intérieur.

Quand je pense qu’il y a trois mois j’avais 90 ans et que j’étais incapable de marcher 100 mètres sans devoir me reposer, je me dis que j’ai beaucoup de chance et que la vie est belle. Depuis de nombreuses années je pensais que ma vie serait finie le jour où je serais dialysé, et que je serais en prison à mon domicile. En fait, je vie comme avant, j’ai la même liberté, très peu de contrainte et je me demande pourquoi cette méthode de dialyse n’est pas plus répandue, pourquoi la plus part des dialysés ont la contrainte d’aller à l’hôpital un jour sur deux ?

A bord tout est calme, Jacky bouquine, Christophe trie ses photos ( il « édite » nous dit il) et le bateau marche tout seul. Nous avons déjà parcourus 427 milles depuis Barcelone et il nous en reste 77 à faire. Le moteur est à 1900 tours et nous marchons à 6,8 nœuds.

Je vais vous laisser là car il faut que je me mette dans les guides nautiques, Gibraltar, Tanger, le Maroc … Avant d’arriver, il faut se documenter et avoir une bonne idée de où l’on va mettre les pieds.

Bon dimanche, à bientôt
Jean Louis


Hello everyone,

In great form this morning, roasting hot.
More nice weather in the south of Spain, we are right in the middle of the Alboran Sea, south-east of Marbella. Tonight we’ll get as far as Gibraltar where we’ll definitely drop anchor. We’ll reach the Bay of Algeciras around about midnight.

The sea is calm, the night long and peaceful. All of a sudden we spot a school of dolphins happily diving through a perfectly still sea.

Yesterday afternoon we caught two red sea breams. We kept one but set the other one free again. They both measured 60 centimetres in length. It’s a stunning fish; when you take it out of the water it shines like the colours of the rainbow.
So for lunch, we’re going to have sea bream.

This morning we’re all a little sad because Louisette left us at dawn. Having had her with us on board for two days, we had gotten used to her company. Nevertheless, we are delighted that she has recovered well enough to continue her journey.

At the moment, everything is progressing well, we are exactly on schedule.

Last night, my mobile phone left me down, it won't turn on again and 3 minutes later, the shipboard computer gave up the ghost, even though we had completely overhauled it the week before we left. How unlucky!
It would make you mad. Luckily I have the Fleet 150 and a little emergency netbook.

The weather is glorious this morning, no wind; we are very far off the coast, so I did my first dialysis in the cockpit, outside. A far more pleasurable experience as I can now take my marks for when the weather will make it impossible to do so inside.

When I think about the fact that I celebrated my 90th birthday three months ago and that I was incapable of walking 100 meters without having to take a rest, I say to myself that I have been very lucky and that life is great. For years I thought that my life would be over once I had to resort to dialysis and that I would be imprisoned in my own home. In fact, I carry on like before, I still have the same amount of freedom, very few constraints and I wonder why this dialysis method is not more widespread, why do so many dialysis patients have to suffer the inconvenience of going to some hospital every second day?

On board everything is peaceful, Jacky is reading, Christophe is sorting his photographs (“editing” as he calls it) and the boat is sailing all on her own. We have travelled 427 miles since we left Barcelona and we still have another 77 miles to go. The engine is running at 1900 revolutions and we’re moving along at 6.8 knots.

I’m going to leave you now as I must spend some time perusing the nautical guides, Gibraltar, Tangier, Morocco…. Before we reach our destination we’d better be informed and have some idea of where we’re going.

Have a nice Sunday, talk to you soon,
Jean Louis


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Mon,12 Oct 2009 10:03:00 GMT - Dans le Détroit de Gibraltar
36°7’ N 5°22’ W

Mon,12 Oct 2009 10:03:00 GMT -
36°7’ N 5°22’ W


Bonjour à tous, Good Morning, Buenos Dias, Salam aleckoum (C’est peut être pas la bonne orthographe)

Et oui, ce matin c’est un grand moment de navigation entre Gibraltar, l’Espagne et le Maroc. Il est 11 heures en France et 11 heures à l’heure du bord. Nous venons de partir de Gibraltar.

Nous sommes arrivés à 0 heure 45, au milieu de la nuit. Très impressionnant ce roc gigantesque au bord de cette grandiose baie d’Algésiras. Des cargos ancrés dans tous les sens avec à chaque fois un plus petit sur leur flanc en train de transvaser les marchandises.

Quel bonheur de couper le moteur après presque 80 heures de navigation ininterrompue. Juste le temps de s’endormir et réveil en fanfare par la police Anglaise qui nous demande de mouiller 500 mètres plus loin dans les eaux Espagnoles. Une demi-heure d’activité et à nouveau les bras de Morphée, bercé par un petit roulis, dans un silence inconnu depuis plusieurs jours.

Les moments marquants de la journée d’hier ont commencés par une grosse fâcherie. Pour vous faire ce mail, je tape sur mon net book puisque l’ordi du bord m’a lâché. Je prépare le mail sur Word et ensuite je me mets sur Internet pour faire un copier/coller et l’envoyer. J’avais laissé le câble réseau du Fleet 150 branché.
Puis j’envoie le mail et je vérifie ma consommation. HORREUR ! J’ai consommé 50 Mégas. J’ai pourtant pris soin de désactiver les mises à jour automatiques et je n’ai pas de programme qui tourne en tâche de fonds. A 13,5 dollars HT le méga cela fait quelques centaines d’Euros qui s’envolent en fumé inutilement. Je n’aime pas le gâchis et cela me fâche. Mauvaise matinée. C’est un piège ce Fleet, il faut prendre soin de débrancher le câble réseau et ne le connecter que très brièvement pour envoyer un mail. Encore une chose qu’il faudra résoudre pendant mon arrêt aux Canaries.

Hier après midi nous avons été éblouis par le spectacle que nous ont donné les dauphins. Comme dans les marinelands ils sautaient verticalement et restaient un instant debout sur leur queue. Très beau, je n’avais jamais encore vu cela en pleine mer.

Puis en arrivant près de Gibraltar, la mer a commencée à se creuser, des moutons se formaient, pas étonnant, 3 nœuds de courant contraire. Sortir de Méditerranée est toujours beaucoup plus difficile que d’y rentrer car l’évaporation de l’eau dans cette mer fermée n’est pas compensée par le débit des rivières. De ce fait il y a une différence de hauteur d’eau entre celle ci et l’océan qui peut atteindre 3 mètres, provoquant un courant d’eau entrant en Méditerranée qui peut atteindre 6 nœuds !!!!!

Ce matin, nous pensons rester à Gibraltar car il faut faire du gasoil et nous avons vu sur le guide nautique qu’à Tanger c’est avec les jerricans. Nous rapprochant du quai des douanes et de l’immigration, le pompiste nous hèle, nous proposant de faire le plein immédiatement. Nous sautons sur l’occasion. 345 litres à 0,51 € le litre ! C’est deux fois moins cher qu’à Barcelone. Nous en profitons pour faire le plein d’eau, c’est compris dans le prix. Ainsi ravitaillés nous n’avons plus rien à faire à Gibraltar car nous n’avons tous qu’une idée en tête, c’est la visite de Tanger.

Aussi nous voilà dans le détroit. C’est un endroit difficile, un grand moment de navigation. Je vais donc vous laisser là pour m’occuper du bateau.
A demain
Jean Louis


Good Morning, Bonjour, Buenos Dias, Salam aleckoum (the spelling might be a bit off here) everyone!

And yes, this is the morning where we’ll be sailing between Gibraltar, Spain and Morocco. It is 11 o’clock in France and 11 o’clock on the ship’s clock. We have just left Gibraltar.

We arrived at 0:45 hours, in the middle of the night. Very impressive this gigantic rock in this awe-inspiring Algeciras Bay. Cargo vessels are anchored in every direction, each one with a smaller vessel alongside it, busily transferring all the goods.

What a relief it was to be able to turn off the engine after having sailed non-stop for 80 hours. We had just fallen asleep when we were woken up to the fanfare of the English police who told us to move 500 metres up into Spanish waters. Half an hour of hustle and bustle later, we once again found ourselves in the arms of Morpheus, rocked by a little roll, amidst a silence we hadn't experienced for several days.

Yesterday started off with me getting into a really bad mood. To send you this mail, I type on my netbook as the shipboard computer left me down. I prepare my e-mails in Word and then I get onto the Internet and do a copy/paste and, off they go. I had left the Fleet’s network cable plugged in.
Once I’ve sent my e-mail I check the number of megabytes I have used. SHOCK HORROR! I had used 50 Megabytes. I knew for a fact that I had deactivated my automatic updates and I do not have a programme that runs background tasks. At 13.5 dollars excl. tax per Megabyte, it meant that a few hundred euro had just needlessly gone up into smoke. I hate waste and it makes me cross. A bad morning! This Fleet is a bit of a trap, you must make sure that you disconnect the network cable and only plug it in briefly when you want to send an e-mail. Another thing I’ll have to sort out during our stop-over on the Canary Islands.

Yesterday afternoon we were really dazzled by a dolphin spectacle. As they do in the aquatic parks, they jumped up vertically and stayed up on their tails for a moment. Stunning, I had never seen that on open sea before.

Then, when we approached Gibraltar, the sea began to get choppier, white horses appeared, nothing too dramatic, 3 knots of counter current. Getting out of the Mediterranean Sea is always a lot harder than sailing into it because the water evaporation in this enclosed sea is not compensated by the flow of rivers. As a result, there is a level difference between the water in this sea and the ocean which can reach up to 3 meters, causing a current of water entering the Mediterranean which can, at times, be 6-knot strong!!!!!

This morning, we’re thinking of staying in Gibraltar because we need gasoil and we read in the sailing guide that tanking up in Tangier is done by jerrycan. With customs and the immigration service approaching on the pier, the fuel attendant called out to us and offered to refuel the boat immediately. We grasp the opportunity with both hands. 345 litres à € 0.51a litre! Twice as cheap as in Barcelona. We avail of the opportunity to stock up on water, it’s included in the price. Refuelled and stocked up with water, we have no further business in Gibraltar as we have only one thing on our minds and that is to visit Tangier.

So, there we are in the Strait. It’s a difficult spot, one of the great moments in navigation. So, I’ll leave you now and shall go and see to my boat.
Talk to you tomorrow,
Jean Louis



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"Courage, courage !!!!"
Envoyé par Christophe le 08-10-2009 à 16:19


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"Bravo pour avoir passé la première épreuve qui n’était pas mince. Une petite correction pour mes collègues qui seraient étonnés sinon : il n’est pas nécessaire d’être aussi précis pour la purge des poches...mettez le peson au placard et ne l’utilisez plus !
Il suffit de compter 10 secondes pendant la purge et c’est assez précis.
Bon courage pour la seconde étape et tous mes voeux de bonne mer et bon vent.
PS : Je suis très heureux de l’accueil très efficace que vous ont réservé mes collègues néphrologues de Barcelone. Je leur rends hommage d’autant plus qu’ils sont très occupés. Ils m’ont envoyé vos examens, vous restez "bon pour le service..""
Envoyé par Verger Christian le 08-10-2009 à 17:24


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"quel dommage qu’on n’a pas pu se voir plus longtemps. pour tout ceux qui veulent voir JL quand le HARMATTAN s’est arrêté le long du LARGYALO en hauteur de Barcelone: www.news-of-largyalo-and-crew.blogspot.com
On te suit de près, t’envoie mille bises et on SAIT que tu réussiras!"
Envoyé par Petra la grande allemande le 08-10-2009 à 21:29


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"Bon courage à vous cher Jean Louis,un véritable espoir pour tous nos malades dialysés de part le monde."
Envoyé par Attou le 09-10-2009 à 16:36


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"Salut Jean-Louis,
Dur, dur pour un homme mais je te connais tu vas surmonter ça.
C’est comme le mal joli, une fois passé la vie à bord reprend ses droits.
Nous vivons dans la dualité, c’est ce qui permet de comparer.
Tu as connu le moche, tu auras le beau après le franchissement de la ligne d’arrivée.
Se sera alors "que du bonheur" comme dirait quelqu’un de ma connaissance.
Michèle et moi t’embrassons, sache que plein de personnes pensent à toi."
Envoyé par caillet le 09-10-2009 à 18:25


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"Nous vous suivons avec beaucoup d’admiration dans cette magnifique et courageuse aventure.
Quel force et quelle volonté !
Au plaisir de lire vos prochains posts
"
Envoyé par dave et krys le 09-10-2009 à 23:18


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"Bonsoir,

quelle activité sur ce blog, vous n’avez plus qu’à l’alimenter comme promis.
Je tiens à vous présenter à nouveau toute mes félicitations pour ce magnifique projet mené à bien à 80% (partir avec un bateau prêt et un équipage sur-motivé représente l"essentiel de la traversée).

En tout cas pensez bien à nous qui sommes abonnés au flux RSS de vos aventure et qui ne supporterons pas deux jours sans nouvelles.

A nouveau : Bon vent, bonne mer
Foucault"
Envoyé par Foucault le 09-10-2009 à 23:44


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"La première épreuve est franchie non sans mal mais il semblerait qu’une fois amariné une bonne partie des difficultés disparaitront .
Courage et persévérence il faut gravir les marches une à une ! Jean-christophe"
Envoyé par jean-christophe le 10-10-2009 à 09:19


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"salut moi je vais tres bien j’ai fait ma pyjama party ont s’est couchées à 2h on a fait une boom !!

trop bien la soirée avec mes cops


PS: j’ai eu 19/20 en Anglais

signer Juli@"
Envoyé par juli@ le 10-10-2009 à 15:28

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Tue, 13 Oct 2009 08:59:00 GMT - HARMATTAN à TANGER
35°47’ N 5° 47’ W

Tue, 13 Oct 2009 08:59:00 GMT - HARMATTAN in TANGIER
35°47’ N 5° 47’ W


Bonjour à tous,

Nous voici à Tanger, à la sortie du détroit de Gibraltar.

Facile à passer ce détroit, on m’en avait parlé comme extrêmement difficile, mais il est très large (8 milles, une quinzaine de kilomètres) et le trafic n’est pas très dense. J’imaginais quelque chose comme le détroit de Messine mais ce n’est pas du tout cela, c’est beaucoup plus simple. Le détroit de Messine est très étroit et le trafic d’une densité qui n’a rien à voir avec ici.

Le goulet a un effet venturi et au milieu le vent est monté à 27 nœuds alors qu’il n’était qu’a une quinzaine de nœuds de part et d’autre. La mer très formée dans le passage avec beaucoup de moutons, tout cela du fait d’un courant de 2,5 nœuds contre le vent.

Arrivé difficile à Tanger, le port est avant tout un port commercial et un port de pèche. Le quai réservé aux plaisanciers de passage peut contenir seulement deux bateau et est situé dans l’entré du port. C’est complet !

On nous fait signe de se mettre à couple d’un Gibsea d’environ 55 pieds. Très difficile, il faut jeter l’ancre dans l’entré du port et reculer alors que le vent est de travers. Tout le monde s’y met, et on fini par être à couple. Quelle suée. Quels moments de stress. J’ai toujours peur d’abimer mon bateau. Autant Harmattan est super en haute mer, autant il n’est pas manœuvrable dans les ports. C’est l’incidence de la quille longue.

A peine remis de mes émotions, le capitaine du Gibsea me dit qu’ils s’en vont dès qu’on leur rend leurs passeports et qu’il va falloir à nouveau manœuver. C’est un couple avec trois enfants, en attendant on lie connaissance et après une demi-heure tout le monde se retrouve sur Harmattan, on échange des adresses puis c’est l’heure de se quitter, manœuvre et nous voilà enfin à quai, solidement amarré face au vent sur la jetée en face par une aussière de plusieurs dizaines de mètres.

Il est tard, il faut se dépêcher de descendre l’annexe pour mettre la passerelle à poste. Ensuite c’est la visite rituelle à la police où l’on me donne des « Permis d’escales » en échange de nos passeports puis visite aux douanes avant d’être enfin libre de circuler dans la ville.

Il y a déjà ce port de pèche, c’est un amoncellement de chalutiers en bois avec ces avants très haut et pointu, les peintures sont défraichies et il y a beaucoup de rouille. Cela sent le poisson et beaucoup de marins attendent ici ou là. On comprend tout de suite que nous ne sommes plus dans l’agitation permanente des pays européens. Ici tout le monde a le temps.

Il est 21 heures déjà, nous partons à pieds dans la médina. Ce n’est pas touristique ici, comme dans toutes les médinas, les rues sont étroites, un peu crasseuses, il y a plein de boutiques et j’aime observer la vie qui anime ces quartiers. Certaines boutiques sont toutes petites, elles offrent quelques crêpes, des amandes et des pistaches. Dans d’autres ce sont des cuirs et puis il y a les cafés ou sont assis essentiellement des hommes. Quand même ici il ya quelques femmes, pas de jeunes filles mais quelques femmes d’âge mûr avec leur mari. Les temps changent.

Nous rentrons dans un restaurant « La Mamounia ». Nous sommes assis sur des banquettes très basses et des petits tabourets et dégustons le menu local, soupe, pastilla, couscous au poulet et pâtisserie.

Ce matin il faut s’occuper du bateau, jeter les poubelles, solutionner les problèmes de connexion pour avoir l’électricité, faire l’inventaire, faire les courses, nettoyer le bateau, faire les lessives ……

Nous espérons repartir ce soir.

A bientôt
Jean Louis


Hello everyone,

We are in Tangiers, at the exit of the Strait of Gibraltar.

This Strait is easy to negotiate, I had been told that it was really difficult, but it’s very wide (8 miles, 15 kilometres roughly) and there isn’t a whole lot of traffic. I was imagining something like the Strait of Messina, but not so, it’s far easier. The Strait of Messina is very narrow and there’s an extraordinary amount of traffic.

The narrow gap is a bit like a Venturi tube where the wind has increased to 27 knots even though it was only about fifteen knots on either side. During the crossing, the sea is very swollen and there are loads of white horses, all on account of the 2.5-knot counter current.

The arrival in Tangiers was difficult; the port is first and foremost a commercial port and a fishing port. The quay for amateur yachtsmen can only accommodate two boats and is located at the entrance of the port. Needless to say, it’s full!

We are signalled to double-moor along a Gibsea measuring about 55 feet. Very difficult, we have to drop anchor at the entrance of the port and then reverse with the wind on the beam. Everyone pulls up their sleeves and we end op double-moored. Talk about breaking out in a cold sweat. A most stressful experience. I’m always afraid to damage my boat. Even though Harmattan is a star at high sea, manoeuvring her in the harbour is quite a challenge. That’s because her keel is so long.

No sooner had I recovered from that ordeal or the captain of the Gibsea told me that they were going to move on as soon as they got their passports back, so we had to start the whole operation all over again. Our neighbours were a couple with three children; we decided to introduce ourselves and half an hour later everyone was on Harmattan. Once we had exchanged addresses, it was time to part company and to embark on some more manoeuvring. So now we are finally moored, all by ourselves on the jetty, straight into the wind and right across from a hawser, tens of metres long.

It is late; we’ll have to get our skates on to lower the dinghy so that we can put the gangplank in place. Then it’s time for the traditional call on the police where I’m given my “Docking Permit” in exchange for our passports and then we visit Customs so that we are free to move around the city.

An old fishing port, there are heaps of wooden trawlers with very high, pointed bows, the paint is flaking and there is quite a bit of rust to be seen. It smells of fish and there are loads of seamen hanging about. It doesn’t take us long to realize that we have left the hustle and bustle of the European countries behind. Here, everyone has plenty of time.

It’s already 9 o’clock at night and we walk to the medina. It’s not at all touristy here; like in any other medina, the roads are narrow, a little grubby, there are loads of shops and I love watching life going by in these areas. Some shops are tiny; they sell some pancakes, almonds and pistachio nuts. Other shops sell leather goods and then there are cafes, mainly frequented by men. There are some women here though, not young girls but ladies of a more mature age, who are there with their husbands. Times are changing.

We go into a restaurant called “La Mamounia”. We sit on very low wall seats, and little stools and sample the local menu, soup, pastilla [meat pie], couscous with chicken and some patisserie.

This morning, we’ll have to tend to the boat, empty the bins, solve the connection problems so that we have power, do a stock-take, some shopping, clean the boat, laundry……

We hope to leave again tonight.

Talk to you soon,
Jean Louis



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"salut jean-Louis,
Heureux de savoir qu’il ne se passe rien.
Bonne fin de journée
Jannick"
Envoyé par jannick le 10-10-2009 à 16:53


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"Comment se porte l’équipage, le cap’tain ainsi que que ....Louisette
Amitiés Jannick"
Envoyé par jannick le 11-10-2009 à 09:46


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"Station Film,understand allow good method degree escape wear feel warm annual note away pass where fund branch high percent daughter advance flight manner religious replace improve act useful speaker continue almost health into deal creation bridge male court choice lot race considerable institution firm aim jump stone list think weight variation extend ministry level insurance never urban style temperature pocket require where white talk constant watch tradition notion side check atmosphere growing king ground income distribution child result provide withdraw influence able dark situation "
Envoyé par diet drink le 30-11-2010 à 13:34

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Wed, 14 Oct 2009 10:59:00 GMT - Au large de RABAT
34°36’62 N 07°06’81 W

Wed, 14 Oct 2009 10:59:00 GMT -
34°36’62 N 07°06’81 W


Bonjour à tous,

Quelle nuit !

Après les courses, les lessives, récurage du capitaine, de l’équipage et du bateau nous partons enfin. Il est 18 heures TU, 20 heures en France. La nuit commence à tomber.

Les Marocains sont sympas, ils nous aident à libérer le bateau. Jacky est à l’avant, il s’occupe de remonter l’ancre. Je fais l’aller et retour entre la pointe avant et le cockpit pour mettre un peu de moteur face au vent et contrôler l’arrivé de l’ancre à bord.
C’est difficile et nous voyons apparaître des gros cordages et un vieux pneu, le tout entouré de grandes feuilles de plastique.
Jacky attaque au couteau pendant que je maintiens le bateau dans la passe.
Après un quart d’heure d’efforts nous voilà enfin libérés. Jacky n’a plus qu’à aller se laver.

Le vent souffle 20 nœuds d’Est, c'est-à-dire que nous allons être vent arrière. J’ai décidé de monter les voiles dans l’avant port pour ne pas être trop secoué. Une fois les voiles à poste, il faut virer de bord. C’est musclé, le bateau se couche et puis il part comme un boulet de canon. Nous sommes très rapidement à 7 nœuds auxquels il faut ajouter 2,5 nœuds de courant favorable. La côte défile et c’est bon.
Puis rapidement le vent tombe à 15 nœuds. Au portant ce n’est pas beaucoup. Nous arrivons au cap Spartel, la sortie du détroit de Gibraltar et l’entrée dans l’Atlantique. Le vent se renforce et monte à 30 nœuds, puis 34. C’est violent mais la mer est plate.

Il va falloir empanner maintenant. Je n’aime pas cette manœuvre. Je reprends l’écoute d’artimon en totalité et je reprends pas mal l’écoute de grand voile. Sur celle-ci j’ai un frein de baume qui permet de faire cette manœuvre sans trop de problème.

Je règle le « Aller à » sur la cartographie et l’écoute de grand voile dans la main j’appuie sur le bouton du pilote. Un grand bruit, la baume de grand voile file jusque dans les haubans. Je sais tout de suite que j’ai cassé. Dans le noir c’est difficile, on ne voit rien. C’est une nuit sans lune.

Maintenant nous sommes très souvent au dessus de 40 nœuds. Le bateau file entre 8 et 9 nœuds avec grand voile et artimon. La mer est plate, cela pourrait être du bonheur sans ce sentiment d’avoir cassé.

Maintenant que tout semble stabilisé, que le pilote assure le cap, je commence à faire le tour. La position des cordages à l’arrière du cockpit n’est pas très normale. Je n’en crois pas mes yeux, j’ai perdu le chariot de grand voile.

En fait, le cordage de réglage du chariot avait été sorti de son taquet par inadvertance lors de la monté des voiles et je ne l’ai pas contrôlé. Lors de l’empannage, le chariot, monté sur roulement à billes, n’étant plus maintenu, est parti comme une fusé sur l’autre taquet et l’a arraché. Fâcheux de n’avoir plus d’écoute de grand voile dans 40 nœuds de vent.

La grand voile n’est que légèrement appuyée sur les haubans, voyant le vent monté en permanence (nous avons maintenant des rafales à 44 nœuds), je décide d’essayer de prendre un ris. Cela commence pas mal puis tout se coince. La voile ne veux plus ni descendre ni monter.

Heureusement la mer est plate, j’ouvre un peu l’artimon qui donne trop, obligeant le pilote à compenser au gouvernail et nous filons maintenant à 9 nœuds.

Christophe propose de faire à manger, je n’ai pas faim. Cela me travaille cette situation, ce vent très fort et plus d’écoute à la grand voile qu’il est impossible d’affaler.

On avale quand même chacun un petit sandwich à la dinde et un yaourt.

Après un moment, la mer s’aplatit encore et le vent tombe à 20 nœuds. Je mets le moteur en marche et descends faire la dialyse. Il y a pleins de pécheurs et il faut veiller la route en permanence. Jacky s’y colle pendant que j’essaye de me reposer. L’alarme collision hurle en permanence, c’est impossible et cette grand voile à poste me travaille.

Vers une heure du matin, le vent tombe à 3 nœuds et passe au sud. C’est le moment d’essayer de descendre cette grand voile. On monte, on affale mais elle reste coincée. Dans le noir c’est très difficile. J’ai beau allumer les projecteurs de pont, on n’y voit rien, c’est dans les hauts que c’est coincé dirait on.

Encore un écho sur le radar. Ses feux ne sont pas allumés à ce bateau. Il est très prés. J’allume mon projecteur qui se trouve en haut du mat et j’effectue un balayage. Il allume un lumignon puis ses feux et part, moteurs à pleine puissance, faire un arc de cercle autour de nous. Il s’arrête à 200 mètres et allume un gros projecteur, le secouant dans un mouvement vertical et nous éclairant.

J’ai lu qu’à cette distance de la côte, il peut y avoir des filets dérivants et que c’est très dangereux. J’imagine immédiatement que c’est cela, coupe les gaz et envoie Jacky dans la delphinière après avoir allumé le projecteur. Nous avançons à 1 nœud, avec précaution.

A nouveau grand coups de projecteurs, j’ouvre la VHF, personne ne réponds. J’arrête le bateau et nous hurlons « Qu’est ce que vous voulez ». Après de multiples tentatives de communication, nous croyons entendre « Marine Royale »
Ils ont une drôle d’attitude ces policiers. Nous n’y croyons pas trop et leur demandons d’approcher. Ils viennent à 50 mètres et nous constatons que c’est bien un bateau officiel.
« Quel est la nationalité du bateau ? »
« Vous êtes combien à bord ? »
« Il est où le troisième ? »
« Le nom du bateau ? »
« Vous venez d’où ? »
« Vous allez où ? »
« Le nom du propriétaire ? »
« Le nom des deux autres ? »

Le tout en hurlant. Ce n’est pas facile, il faut répéter 3 fois chaque question. Je leur crie :
« Vous n’avez pas une VHF ? »
« Canal 14 »

Cela va déjà mieux, maintenant ils veulent le numéro des passeports. Mince on va y passer la nuit !

Puis tout d’un coup :
« C’est bon, bonne route »
Ils vont nous suivre encore un bon moment touts feux éteints. Bizarre ce contrôle, d’habitude cela se passe autrement.

Le vent qui est maintenant Sud Est monte un peu, on est à 12 nœuds. Je n’aime pas cela avec cette grand voile impossible à manœuvrer. Je m’y recolle et décide de forcer un peu sur le premier ris. J’observe la voile et demande à Jacky de se mettre au winch. Cà force puis tout d’un coup « Pan », la voile descends d’un seul coup et tombe sur le pont. Je me sens tout de suite beaucoup mieux. Ce matin j’ai compris, c’est le petit coinceur de nerf de chute qui a attrapé la drisse de lazzi bag et s’est coincé dedans. La fixation du lazzi bag a lâché, il va falloir monter au mat à l’escale mais ce n’est pas grave.

Quelle nuit, les dieux n’étaient pas avec nous.

Ce matin nous avons vu deux globicéphales noirs. Nous avons été à leur rencontre. Quelle grosse tête toute ronde !
Ce sont de petites baleines qui mesurent jusqu'à 6 mètres et peuvent peser jusqu'à 2 tonnes.

Je profite de ce mail pour remercier tous ceux qui laissent des messages sur mon site. Je ne peux y répondre en ce moment mais revenu à terre je répondrais à chaque mail.

Bonne journée, A bientôt

Jean Louis

PS : C’est un lac cet océan atlantique !


Hello everyone,

What a night!

With the shopping and the laundry done, the captain, crew and team scrubbed, we are finally ready to go. It is 6 p.m. UT, 8 o’clock at night in France. The night is falling.

The Moroccans are nice, they helped us get our boat free. Jacky is in front, he is busy lifting the anchor. I walk up and down between the front and the cockpit so that we can use the engine to combat the wind and to check that the anchor gets on board.
It’s a difficult operation and we see huge ropes and an old tyre, and large plastic sheets floating all around.
Jacky pulls out his knife while I keep the boat in the channel.
After fifteen minutes we’re finally free. All Jacky has to do now is to go and have a good wash.

The wind is blowing 20 knots from the east, i.e. we have the wind behind us. I decide to raise the sails in the outer harbour so that things don’t get too rough. Once the sails in position, it’s time to turn the boat. It’s a tough one, the boat keels over and then takes off like a canon ball. Soon we are travelling at 7 knots, adding another 2.5 knots thanks to the favourable current. The coast rolls past and that suits us fine.
Then the wind quickly reaches 15 knots. On the outrigger that’s not a lot. We arrive at Cape Spartel, the end of the Strait of Gibraltar and the beginning of the Atlantic Ocean. The wind picks up speed and reaches 30, then 34 knots. It’s vicious but the sea is calm.

No we’ll have to gybe. That’s one manoeuvre I do not like. I take the whole mizzen sheet and don't do a bad job with the sheet of the mainsail. On this one I have a boom brake which allows me to carry out this manoeuvre without too many problems.

I set the “Destination” on the cartography and with the mainsail sheet in hand I press the pilot button. A terrible noise, the boom of the mainsail ends up in the shrouds. I know straight away I have faltered. In the dark it’s difficult, one can’t see a thing. It’s a moonless night.

Now we often reach more than 40 knots. The boat sails at between 8 and 9 knots with the mainsail and the mizzen. The sea is calm; it could be bliss if it wasn’t for that feeling of having faltered.

Now that everything seems to have stabilized, that the pilot looks after the course, I begin to do my rounds. The position of the ropes behind the cockpit is not very normal. I cannot believe my eyes! I have managed to lose the trolley of the mainsail.

What had happened, in fact, was that the trolley’s adjustment rope had inadvertently come out of its cleat when the sails were being raised and I hadn’t checked it. While gybing, the trolley, mounted on ball bearings and no longer secure, had shot off like a bullet onto the other cleat and simply tore it off. Most annoying not to have a mainsail sheet anymore when the wind is blowing at 40 knots.

The mainsail is only lightly pushed against the shrouds, and with the wind continuously rising (we now have gusts of 44 knots), I decide to try and take in a reel. Things start off well and then everything jams. Now, the sail goes neither up nor down.

Thankfully the sea is calm, I open the mizzen slightly but it drops too much, so that the pilot must compensate for the rudder and we're now moving at 9 knots.

Christophe offers to cook something, but I am not hungry. This situation is getting to me, this strong wind and no longer any sheet on the mainsail which makes it impossible to haul it down.

Nevertheless, we all eat a little turkey sandwich and a yoghurt.

After a while, the sea becomes even calmer and the wind drops to 20 knots. I start the engine and go downstairs for my dialysis. There are loads of fishermen and we have to keep watch permanently. Jacky gets down to standing watch while I try to get some rest. The collision alarm never stops sounding, it’s impossible and this mainsail in position is bugging me.

At about one o’clock in the morning the wind drops to 3 knots and turns south. The moment has come to try and lower this mainsail. We climb, we haul but it remains stuck. In the dark it’s extremely difficult. Switching on the floodlights on deck is all very fine and well, but we still can’t see a thing, we reckon it’s stuck on top.

Another echo on the radar. That boat doesn't even have any lights on. She is very close. I switch on the floodlight on top of the mast and scan the area. They turn on a small light, then their lights and leave, engines roaring, circling in a big arc around us. The boat stops 200 meters further up, a large floodlight is turned on, and with one vertical movement we are swimming in light.

I did read that this far from the coast there could be drift nets and that it could be dangerous. It’s the first thought that came to my mind, so I turned off the gas and sent Jacky to the overhang stemhead as soon as I had the floodlight lighting. We carefully move forward at 1 knot.

Once again major floodlights, I open up the VHF, but no one replies. I stop the boat and we roar “What do you want”. After several attempts to communicate we thought we heard “Royal Navy”
Peculiar attitude they have these guards. We don’t really believe them and ask them to come closer. They come to within 50 metres and now we can see it's an official boat.
“What’s your boat’s nationality?”
“How many people on board?”
“Where is the third one?”
“What’s the name of the boat?”
“Where did you come from?”
“Where are you going?”
“What’s the owner’s name?”
“What are the names of the other two?”

All this at a roar. Not easy, every question had to be repeated thrice. I shout back:
“Don’t you have VHF?”
“Channel 14”

Things are looking up, now they want our passport numbers. Man, we’ll be here all night!

Then, all of a sudden:
“Ok, everything in order, have a safe trip”
They end up following us for another while, all lights switched off. Strange one this check, normally things are done differently.

The south-west wind is beginning to rise a little, it’s reached 12 knots. Not to my liking, as we can’t manoeuvre the mainsail. I get back to it and decide to force the first reel a little. I watch the sail and ask Jacky to work on the winch. It’s a bit of a strain and then all of a sudden “pang”, the sail falls down in one go and lands on deck. All of a sudden I feel a lot better. This morning I realized that the small nut of the leech line had caught the lazy-jack halyard and got stuck there. As the lazy-jack fixture had come loose, we would need to climb the mast in port but that’s not too bad.

What a night, the Gods were definitely not on our side.

This morning we saw two black pilot whales. We actually went to meet them. What large round heads they have!
They are small whales that can measure up to 6 meters in length and can weigh up to 2 ton.

With this e-mail, I take the opportunity to thank everyone who has left messages on my website. At this moment I cannot reply to any of them but once on shore I shall reply to every single e-mail.

Have a nice day, talk to you soon,

Jean Louis

PS: It’s a lake this Atlantic Ocean!



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"Bonjour jeune homme!! Sans le savoir, tu es passé devant ma maison qui est en bord de mer à Carboneras au nord de Malaga! Bonne route et bonjour à Tanger la blanche!! Gros baisers à tous les trois !"
Envoyé par Brigitte le 11-10-2009 à 14:19


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"JSalut Jean Louis, bonjour a tous les 3, je t ai envoye un long mail mais il y a eu un message d erreur provenant du serveur, je ne sais pas s il est parti ou non ?? je vous souhaitais bon vent pour la suite et vous recommandais d aller manger des chich Kebbab au petit socco a Tanger, pour l ambiance, aussi de voir le lever de soleil depuis la hauteur Est a l exterieur de Tanger, c est grandiose et l on comprend la signification de l expression " Tanger la Blanche". ( je t en avais parle avant le depart) Tanger est une ville tres interessante, un carrefour a tous points de vue, un peu comme Istanbul, j espere pour vous que vous pourrez y passer quelques jours, d ailleurs l Harmattan m a tel en douce pour me dire qu il avait envie de souffler un peu 2 ou 3 jours,car il a bien bosse et souhaite que tu le bichonnes un peu, lavage de pont, nettoyages, entretiens, niveaux d huile petites coutures, etc.. Amities a tous les 3, JL"
Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 11-10-2009 à 22:05


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"Bonjour, le dr Verger a attiré notre attention sur votre site car je suis dialysé depuis août 2005 et je n’osais voyager car les cartons de poches et tout le petit matériel ainsi que la machine nous rebutaient pour envisager quoique ce soit. Nous pensions qu’il fallait respecter une très haute hygiène (poussière, vent et microbes, etc ..) pour éviter toute infection. Or, nous constatons que vous faites cette dialyse en plein air..... Comment avez-vous pu sur un petit bateau stocker toutes les boîtes !!!! Nous vous souhaîtons bon vent et bonne route. Nous suivrons vos messages. Bien sincèrement. Jean et DAnielle Plancot"
Envoyé par Plancot Jean le 12-10-2009 à 09:15


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"En réponse à Plancot Jean : la manipulation dans l’atmosphère confinée à l’intérieur du bateau n’est probablement pas plus sûre que celle à l’air libre en haute mer. En effet il y a des études montrant que l’atmosphère en haute mer est beaucoup moins riche en germes qu’à terre. Ce qui est valable en mer ne l’est donc pas à terre. C’est une partie de l’intéret de l’aventure de Mr Clemendot, nous apprenons avec lui à adapter le traitement en fonction de conditions très spéciales et les protocoles traditionnels ne sont pas tous applicables ici. Il en est de même pour la surveillance de son poids que nous allons suivre par impédancemétrie, etc.."
Envoyé par Verger Christian le 13-10-2009 à 13:22

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Thu, 15 Oct 2009 10:30:00 GMT - HARMATTAN dans le brouillard
32°42’03 N 9°14’75 W

Thu, 15 Oct 2009 10:30:00 GMT - HARMATTAN in the fog
32°42’03 N 9°14’75 W


Bonjour à tous,

Ce matin c’est la morosité à bord, nous sommes dans un brouillard à couper au couteau depuis l’aube. Merci le radar car on ne voit pas l’avant du bateau. A l’intérieur tout est humide, à l’extérieur tout est trempé. Comme dit Jacky, on se croirait à Terre Neuve à la pèche à la morue.

Très peu de vent, 11 nœuds de l’arrière ce qui, avec notre vitesse de 7 à 8 nœuds nous donne un vent apparent de 3 à 4 nœuds !

La journée d’hier et la nuit ont été très calmes. Seulement 3 ou 4 alertes collision cette nuit.

Nous sommes au large de Sidi Bou Seksou et nous nous rapprochons de la côte pour tourner le cap Cantin.

Cette nuit nous avons eu à nouveau un passager clandestin, un petit oiseau pas plus gros qu’un noyau de pêche qui avait la bougeotte. Il ne pouvait rester 2 secondes à la même place. Il a dormi dans le lazzi bag d’artimon et est reparti à l’aube.
Etonnant ces oiseaux des bois qui se retrouvent en pleine mer. Sur le bateau on peut les approcher de très prés sans qu’ils se sauvent. Quel caractère ils doivent avoir pour partir ainsi à la découverte du monde !

Nous n’avons pas encore décidé si nous faisons un stop à Essaouira ce soir où nous pourrions atterrir vers minuit ou bien si nous poursuivons jusqu’à Lanzarote que nous pourrions atteindre Samedi après midi.

Le gros problème à résoudre maintenant va être de trouver une place au port. Avec le rallye de l’ARC le port de la Luz à Grand Canarie est complet jusqu’au 22 novembre date de départ du rallye.

Bonne journée à tous, A demain

Jean Louis

PS : Finalement nous jouons la sécurité et sautons l’escale d’Essaouira pour tirer directement sur Lanzarote.


Hello everyone,

This morning it is gloominess all around on board, for, ever since dawn, we have been surrounded by fog so thick that you could cut it with a knife. Thank you radar, because we can’t even see the bow of the boat. Inside everything is damp, outside everything is soaked. As Jacky puts it, it’s like being on a cod-fishing trip in Newfoundland.

There is very little wind, 11 knots from behind which, at our speed of 7 to 8 knots, gives us an apparent wind of 3 to 4 knots!

Yesterday and last night were very peaceful. We had only 3 or 4 collision alerts during the night.

We are sailing off Sidi Bou Seksou and are approaching the coast to round Cape Cantin.

Last night we had a new stowaway, a little bird not larger than a peach stone that was suffering from a dose of the fidgets. It couldn’t stay in the same spot for 2 seconds. It slept in the mizzen lazy-jack and flew off again at dawn.
Amazing, these little wild birds that end up right out on full sea. On the boat we can get really close to them, they don’t even fly off. They must have some character to simply take off and go and discover the world!

We haven’t quite decided yet whether to stop in Essaouira tonight, which we should reach around midnight, or whether to sail on to Lanzarote, where we could land some time Saturday afternoon.

Our biggest problem at the moment is finding a place in the port. With the ARC [Atlantic Rally for Cruisers] regatta, La Luz Port on Gran Canaria is completely full until November 22, the starting date of the race.

Have a nice day everyone, talk to you tomorrow,

Jean Louis



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"Bonne arrivee a Tanger. Impressionant le courant de 6 Kts que tu mentionnes, je ne pensais pas qu il y en avait autant.. J ai hate d avoir votre description de l arrivee a Tanger, et de la Marina ou tu vas. ( si tu peux ramener des infos sur les marinas de Tanger ce serait sympa) Une suggestion : Ce serait interessant que tu ajoutes chaque jour a la position geographique de ton blog la distance parcourue ce jour la et le cumul depuis le depart. Ton grand pote CCH est venu me chercher sur mon bateau pour "causer", il n a pas ete decu !! nous en parlerons de vive voix. Fais moi penser aussi stp a te donner une version personelle de l orthographe de Salam aleikoum, suite a ta remarque a ce sujet. ..tu aimeras ma version j en suis sur !
Bon sejour a tous les 3 a Tanger, amities, JL"
Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 12-10-2009 à 22:00


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"Bravo Jean-Louis, on te suit de près, . Haha, Pierrefeu, je sais qui est CCH!!!!!
Bisous aux marins et bonne nave!"
Envoyé par petra et cassecouille le 14-10-2009 à 22:28

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Thu, 15 Oct 2009 15:12:00 GMT - HARMATTAN sous Spi
32°16’85 N 9°42’92 W

Thu, 15 Oct 2009 15:12:00 GMT -
32°16’85 N 9°42’92 W


Rebonjour à tous,

Les heures se suivent et ne se ressemblent pas. Ce matin c’était la morosité dans un brouillard Londonien et cet après midi, c’est le bonheur parfait, plus ce serait indécent.

Tout a basculé vers midi quand le vent s’est levé, un petit 17 nœuds de Nord Est avec un peu de mer et des moutons. Immédiatement nous avons hissé le spi et coupé le moteur. Enfin un peu de calme, le bateau file à plus de 8 nœuds, on sent qu’il se régale, nous aussi. Nous ne sommes pas tout à fait sur la route mais à 10 degrés prés c’est bon. J’ai réglé le pilote en mode régulateur de vent pour profiter au maximum de ces perles de vie.

J’ai mis sur la sono du bord ma clef USB contenant les 30 musiques ou chansons que j’aime le plus. Il y a toutes les époques depuis les années 70, beaucoup de guitare sèche ou électrique, des morceaux d’anthologie comme « Hôtel California », du Goldman, du Balavoine, du Berger mais aussi Lionel Richie et Suzanne Vega, Peter Kingsbury. Un peu de tout, quoi, mais rien que de l’excellent. C’est un peu fort mais c’est bon.

A midi c’était purée, préparée par le capitaine. Une vraie purée avec des vraies patates. On a l’estomac callé et cela nous aide à voir la vie en rose.

Au milieu du repas, qui se présente dans le cockpit pour manger à notre table ?.....Gilbert !
Gilbert c’est le petit serin qui avait trouvé refuge sur le bateau hier après midi. Je vous avais annoncé à tort son départ. Il est tellement petit qu’on le perd. Il se niche dans un tas de cordage et on ne le voit pas. Maintenant il est totalement apprivoisé et n’hésite pas à venir à table. Il y a un instant on l’a même retrouvé dans la cabine arrière.

Ce bateau qui file tout seul dans un confort exceptionnel, c’est réellement un grand moment de bonheur. Quel sentiment de liberté absolue. « Liberté », c’est le mot de la langue française que je préfère. Dans une dictature je serais très certainement emprisonné, j’aime beaucoup trop la liberté. Je suis comme Gilbert, ce sont les grands espaces qu’il me faut, je ne peux imaginer d’avoir un fil à la patte et j’ai eu vraiment très peur que la dialyse en soit un. Quel bonheur qu’il n’en soit rien !

Nous venons de passer une demi heure sportive, nous avons mal aux côtes à force de rire !
Mon copain Richard va être jaloux car, j’en suis sûr il n’a jamais réalisé une si belle pèche. Nous avons péché le cormoran !

En train de faire la vaisselle, nous remarquons que des cormorans s’attaquent à notre rapala, le leurre que nous trainons pour prendre des bonites ou des daurades coryphènes. Nous allons tous sur la plage arrière et quel spectacle ! Une quinzaine de cormorans plongent à tour de rôle sur le leurre. Ils volent au dessus et tout à coup, comme des flèches, les ailes repliées, le bec tendu devant et les pattes repliées dans la queue, ils plongent. Certains arrivent à le saisir et la canne plie vivement, le moulinet lâche un peu de fil. Au bout d’un moment un cormoran s’accroche et il faut sauter sur la canne. C’est Christophe qui s’y colle, c’est comme pour la pèche au gros, c’est sportif. Le cormoran se débat, il fait du ski nautique les ailes déployées. Moi je n’en peu plus, j’en pleure tellement je rie. Cela dure plus de dix minutes, j’imagine déjà manger du cormoran en matelote, il paraît que c’est bon. Mais la bête fini par se dégager et s’envole, épuisée vers d’autres cieux en jurant de devenir végétarien, « Le poifon f’est pu pou moi ! », se rappelant d’aller voir son dentiste dès demain !

Nous remontons le rapala, il n’y a plus d’hameçons !!!!

Quelle belle balade !

A bientôt, bonne soirée

Jean Louis


Hello again everyone,

Time is flying but no two hours are the same. This morning was sheer misery, a London fog, and this afternoon, perfect happiness, anything more would be indecent.

Everything changed around lunchtime when the wind rose, some 17 knots from the north-east, the sea slightly choppy and white horses. Immediately we hoisted the spinnaker and turned off the engine. Finally some calm, the boat is sailing at more than 8 knots, one can feel that she is enjoying herself and so are we. We’re not quite on course but within 10 degrees is fine. I’ve set the pilot to wind-regulator mode so that I can enjoy life's little treasures to the full.

I inserted my USB with 30 of my most favourite pieces of music or songs into the shipboard sound system. It has something from every era, from the 1970s, a lot of acoustic or electric guitar music, little pieces of anthology like “Hotel California”, some Goldman, Balavoine, Berger but also Lionel Richie and Suzanne Vega, Peter Kingsbury. A bit of everything, so what, it’s nothing but the very best. It’s a bit loud but it’s nice.

For lunch we had mashed potatoes, cooked by the captain. Real mashed potatoes made with real potatoes. Our stomachs are full so we can see the bright side of life.

And in the middle of our meal, who turns up in the cockpit to join us at our table?.....Gilbert!
Gilbert is the little canary that came to seek refuge on our boat yesterday afternoon. I mistakenly told you he had left. He’s so small that we lose him all the time. He nestles in a pile of rope and we can't see him. Now he’s completely tame and doesn’t think twice about joining us at the table. At one stage, we even found him in the rear cabin.

This boat who sails all by herself in the heights of comfort, it’s truly a moment of great happiness. What a feeling of utter freedom. “Freedom” is my favourite word in the French language. If I was living in a dictatorship I would certainly end up in prison, I value my freedom so much. I am like Gilbert, I need open spaces, I couldn’t imagine being tied down and I really dreaded that dialysis would be a tie. How lucky that nothing is further from the truth!

We’ve just spent a sporty half an hour and have a pain in our sides from laughing!
My friend Richard will be jealous because I am sure he never caught a fish as beautiful as this one. We caught a cormorant!

While washing the dishes we noticed that the cormorants were attacking our rapala, the lure we pull to catch bonitos or red sea breams. We all went on quarterdeck and what a sight! About fifteen cormorants, taking turns, diving towards the lure. They were circling over it and all of a sudden, like arrows, wings folded back, beaks stretched out and legs pulled up against their tails, they made a dive for it. Some managed to catch it and the rod bent heavily, the reel unwound a little. All of a sudden a cormorant is caught and we have to jump on the rod. It’s Christophe who holds on for dear life, it’s like deep-sea fishing, it’s a sport. The cormorant is struggling; he’s water skiing, wings open wide. I am in stitches; the tears are streaming down my cheeks with laughter. It goes on for more than ten minutes, I have visions of eating cormorant stew; I’ve heard it's delicious. But the bird manages to free itself and flies off, exhausted, to other skies swearing that he’ll become a vegetarian, "I'm gone off fiff [fish]”, making a mental note to himself that he should go and see his dentist tomorrow!

We reel in the rapala, all the fishhooks are gone!!!

What a trip!

Talk to you soon, enjoy your evening,
Jean Louis



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"Cher Jean-Louis,
Dans ma lecture, me voici replongé dans les meilleures pages de l’Harmattan, lues avec passion.
Notre pensée t’accompagne au cours de ce nouveau défi vraiment décoiffant.
Si tu répondais, je ne pourrais pas te lire avant 15 jours car demain je suis à Rhodes, puis Jérusalem, etc. Chypre, Ephèse, Corinthe, Malte, Rome ... en paquebot.

Amicales pensées vers toi.

Dominique"
Envoyé par Dominique Manchon le 14-10-2009 à 16:27


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"Bonjour Dominique,

Merci pour ce mail sympa. Embrasse ton épouse pour moi et bonne croisière.
Jean Louis
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:49

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Fri, 16 Oct 2009 11:27:00 GMT - HARMATTAN en Atlantique
31°13’84 N 11°47’90 W

Fri, 16 Oct 2009 11:27:00 GMT -
31°13’84 N 11°47’90 W


Bonjour à tous,

Cà y est déjà.
J’ai déjà trouvé ce que je suis venu chercher en Atlantique et que je n’avais pas en Méditerranée.
Depuis hier midi nous sommes sous spi !
En Atlantique, on monte les voiles et puis on n’y touche plus pendant des heures, voire des jours j’espère. En Méditerranée, le vent change tellement souvent et rapidement de force et de direction que la navigation sous voile est difficile. Souvent on entreprend de monter le spi et lorsqu’il est à poste, il faut le redescendre immédiatement car les conditions de vent ont changées. Je parle souvent d’une grande navigation sous spi qui ma marqué entre « la gracieuse » dans le golfe de Fos et la calanque de Sormiou, sous spi à 9 nœuds par 20 nœuds de vent. Cela n’avait pas duré 4 heures et c’était exceptionnel.

Ici, cela va faire 24 heures que nous sommes sous spi et que le bateau file. Il se fait plaisir ce bateau, maintenant ça faiblit un peu mais toutes la nuit nous avons eu 16, 17 nœuds de vent et le bateau marchait très fort. Nous étions en permanence autour de 8 nœuds. J’ai dormi habillé car c’était la première fois que je gardais le spi la nuit.
La navigation sous spi demande beaucoup plus d’attention que sous voile normale. Il y a deux risques, le vent qui forci et qui peut coucher le bateau et au contraire, le vent qui faiblit, le bateau qui vient vent arrière et le spi s’enroule autour de l’étai. Il peut alors être impossible de le démêler sans y aller avec un gros couteau en grimpant en tête de mat par le long de l’étai. En solitaire, cela peut être difficile.

Cette nuit je me suis levé une douzaine de fois. Quelque fois c’était pour des bateaux que l’on croisait et les autres fois pour régler le pilote et vérifier que tout allait bien. J’adore ce rythme de vie, je dors dans la pointe avant et j’adore entendre le bateau qui ouvre l’eau et toute cette eau qui ruisselle et qui cascade sur les flancs de la coque. A partir de 7 nœuds, 7,5 nœuds, le bateau vibre et la sensation de vitesse est grisante. A tout moment, de ma couchette, je sais exactement comment va le bateau et si quelque chose cloche. Vers 4 heures du matin, je me réveil, je sais que quelque chose ne va pas. Je sors et trouve le pilote en « standby ». Les mystères de l’électronique ou plus exactement le mode régulateur d’allure qui ne fonctionne pas parfaitement dans ces conditions. Je repasse le pilote en mode « Auto », c'est-à-dire qu’il tient un cap compas. Ici c’est possible avec un vent aussi régulier et le bateau fait beaucoup moins d’embardées, il marche mieux.

Ma couleur préférée c’est le rouge et j’aime ce grand spi rouge vif.

Ah ! Notre repas de midi vient d’être livré, cela va être daurade au riz, une belle daurade coryphène de la taille idéale pour un repas à trois. Ce sera certainement mieux que du cormoran ! Certain croient que nous nous amusons, en fait c’est juste pour pouvoir manger et survivre.

Je n’ai pas de nouvelles à vous donner de Gilbert car nous ne l’avons pas encore vu ce matin. Comme hier il est apparu vers 13 heures nous ne savons pas s’il est encore en grasse matinée ou bien s’il nous a quittés. Hier soir il faisait parti de l’équipage. Il s’est posé sur l’épaule à Jacky, Christophe l’a caressé et alors que j’étais à la barre il est venu se percher sur un des barreaux de celle-ci.

Nous sommes actuellement à environ 140 milles de Lanzarote que nous atteindrons demain midi si tout va bien. Aux Canaries c’est la pleine saison et les marinas ne répondent même pas aux mails. Dans quelle île va-t-on trouver une place pour le bateau ? Je crois que ce n’est que sur place que l’on va pouvoir gérer ce problème.

En attendant, bonne journée et à demain.

Jean Louis


Hello everyone,

Got it!
It didn’t take me long to find what I was looking for in the Atlantic Ocean, something I couldn't get in the Mediterranean.
Since yesterday we have been sailing with the spinnaker!
In the Atlantic Ocean, you hoist the sails and don’t have to touch them again for hours, let's hope even for days. In the Mediterranean Sea, the force and direction of the wind changes so often and fast that sailing a boat under sail is quite an operation. On more than one occasion, we found that no sooner had we the spinnaker hoisted and in place and it became high time to bring it down again, because by then the wind conditions had changed. I often talk about a great sailing experience between “La Gracieuse” in the Gulf of Fos and the Mediterranean creek of Sormiou where we sailed at 9 knots with the spinnaker in a wind force of 20 knots, which really spoilt me for life. It didn’t even last 4 hours but it was truly exceptional.

Here, we have been sailing with the spinnaker for almost 24 hours now and the boat is flying it. This boat would make your heart sing, things are slowing down a little but during the night we had a wind force of 16, 17 knots and the boat really played a stormer. We were constantly sailing at around 8 knots. I slept fully dressed as it was the first time I was watching the spinnaker during the night.
When you sail with the spinnaker you have to remain far more alert than when you are sailing with a normal sail. There are always two risks you have to consider, one the wind gaining strength causing the boat to keel over and then, the direct opposite, the wind slackening off and with the wind in the back, the spinnaker wrapping itself around the headstay. It may be impossible to untangle it then unless you, clung to the top of the mast, take a large knife to it all along the headstay. Now when you’re by yourself, that particular situation could be quite a challenge.

During the night I woke about twelve times; sometimes because some boats where sailing past and other times to adjust the pilot and to make sure that all was well. I love this way of life, I sleep in the front and love listening to the boat breaking all that flowing water, dropping down from the sides of the hull. Once she reaches 7, 7.5 knots, the boat vibrates and the sensation of speed is exhilarating. In my bunk, I always know exactly how the boat is doing and whether anything is amiss. I woke up at 4 o’clock in the morning and knew that something wasn’t right. I went outside and found the pilot on “standby”. The mysteries of electronics, or more precisely, the speed-regulating mode which does not work flawlessly in these conditions. I switched the pilot back to "Auto", so that it would maintain the magnetic compass course. Here, under steady wind conditions you can do that; the boat lurches a lot less and sails better then.

My favourite colour is red and I love this big bright-red spinnaker.

Aha! Our lunch has been delivered; we're going to have sea bream with rice, a beautiful red specimen, just the perfect size for three. Definitely far better than cormorant! Some of you think that we are having a great time but, in fact, it's all about being able to eat and survive.

I can’t give you any news about Gilbert as he hasn’t surfaced so far this morning. As he only appeared at about 1 p.m. yesterday we are not quite sure whether he’s having a lie-in or whether he has left us. Last night he was part of the crew. He perched himself on Jacky’s shoulder, Christophe rubbed him and while I was at the helm, he came to sit on one of the helm bars.

We are currently some 140 miles from Lanzarote where we should arrive at noon tomorrow, all going well. On the Canary Islands, it’s high season and the marinas aren’t even replying to e-mails anymore. I wonder at which island we’ll be able to dock our boat! We’ll probably only be able to sort out that problem once we get there.

In the meantime, have a nice day and I’ll talk to you tomorrow,

Jean Louis



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"Bravo Jean Louis J’imprime tous les jours vos aventures;Elles me rajeunissent de 20 ans , du temps ou c’etait moi le capitaine sur ce bateau que vous aimez tant Bravo contimuez on vous ecoute tous Pepe Vieu "
Envoyé par VIEU Bernard le 14-10-2009 à 19:39


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"aiaiaiiiiiii!c’est pas le bonheur aujourd’hui! mais tu vas le "solutionner" aussi, ce problème! "
Envoyé par petra le 14-10-2009 à 23:01


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"coucou
j’espere que vous allez tres bien
moi non

je me suis fait mordre pas un cheval (talon)

a l’epaule droite
donc j’e n’ais pas monter

et j’ai une super nouvelle

a vous dire

j’ai eu un


20 en mathematiques

bon bisous je pense tres fort a vous trois
Juli@ a bientot"
Envoyé par Juli@ le 15-10-2009 à 13:15


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"Bonjour Julia,

Super tes mails, j’espère que tu continuera à m’en envoyer quand je serais seul en mer.
Pleins de bisous
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:42


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"Bonjour "Pépé Vieu"

Votre bateau, il est super ! Quel bonheur ces 30 heures de navigation sous spi.
Nous avons fait de magnifiques photos sous voile. Achetez le prochain Voiles et Voiliers, vous y verrez l’Harmattan en photo.
A bientôt
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:46

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Sat,17 Oct 2009 10:20:00 GMT - La côte Est de LANZAROTE
29°09’72 N 13°21’09 W

Sat,17 Oct 2009 10:20:00 GMT -
29°09’72 N 13°21’09 W


Bonjour à tous,

Grand beau ce matin, soleil radieux et chaud, mer calme, petite brise de NNE force 3 (9 nœuds), l’équipage se fait bronzer en maillot de bain sur le pont pendant que le capitaine fait son courrier à la table à carte.

En ce moment nous longeons l’île de Lanzarote. C’est une île composée de multiples cônes volcaniques apparus suite à une éruption qui a débutée en 1730 et a durée 6 ans. Il y a encore des fumeroles et des petites cheminées volcaniques actives ainsi qu’une grande plaine de lave noire. L’île est longue de 50 km et large de 16km.

Du large, on distingue de grandes pentes arides beiges et ça et là la tache blanche d’un village ou de quelques maisons. Au niveau de la mer et approximativement au milieu de la côte Est, la ligne blanche de la ville d’Arrecife, capital de l’île.

L’impression générale qui se dégage en regardant cette terre, c’est un sentiment de grande sécheresse, la vision d’une terre aride. Cela s’explique car Il ne pleut pratiquement pas sur Lanzarote. Des usines de dessalement de l’eau de mer, de plus en plus nombreuses, fournissent l’eau pour les touristes et pour l’agriculture.

On y cultive des champs de tomates et de figuiers de barbarie ainsi que la vigne.

Notre atterrissage est prévu vers 15 heures à Puerto Calero, au Sud Est de l’île. C’est une marina privée d’excellente réputation. 150 places sur 420 sont réservées aux visiteurs et la sécurité y est parfaite semble-t-il. Nous espérons trouver là bas une place pour la nuit et pourrons sur place gérer plus facilement le stationnement du bateau pendant le mois de novembre.

Effectivement, Gilbert nous a quittés hier matin sans nous dire au revoir. Nous étions un peu tristes.

Hier après midi, le pilote à baissé les bras, il a basculé tout seul sur « Standby ». J’ai entendu le spi qui s’est mis à claquer et me suis précipité dans le cockpit. Trop tard !
Le spi était déjà enroulé autour du bas étai, formant des poches, une en haut du mat, une autre en bas. Le bateau remis sur sa route, impossible de solutionner ce problème, la poche du haut interdisant au spi de se dérouler et de reprendre sa place. Que faire ?
Un moment j’envisage de grimper au mat pour dérouler la poche du haut et puis me vient une idée.
Je mets le moteur en marche, ouvre la grand voile en grand et faits pivoter le bateau pour que la grand voile vienne masquer le vent dans la poche supérieure. Immédiatement, tiré par les forces appliquées sur la poche du bas, le spi se déroule et s’ouvre en grand. Ouf !

Je n’aimerai pas que cela m’arrive en pleine nuit. Aussi, vers 19 heures, le vent étant tombé à 9 nœuds, nous décidons de rentrer le spi et de poursuivre au moteur, cela nous est d’autant plus facile que le bateau n’avance plus qu’a 4 nœuds et qu’il faut mettre un bon coup de barre à droite pour tirer sur Lanzarote, nous positionnant pile en vent arrière, allure impossible pour ce spi.

Nous mangeons de bonne heure et vite au lit après la dernière dialyse. Nuit pleine et parfaite pour tout le monde, sans aucune alarme. Petit déjeuner à 8 h30, heure du bord pour un capitaine et un équipage en pleine forme.

J’essai d’appeler au bureau, bizarre personne ne réponds. J’appel mon fils sur son portable, il me dit :
« Mais papa, je ne suis pas au bureau, c’est Samedi ! »

Nous sommes partis de Tanger mardi ! En mer, on perd toute notion du temps. Quelle belle balade, déjà 568 milles parcourus depuis Tanger, 1326 milles depuis notre départ !

Je vous souhaite une bonne journée, A bientôt

Jean Louis


Hello everyone,

A stunning morning this morning, radiant sunshine and heat, a calm sea, a slight NNE force 3 breeze (9 knots), the crew are sunning themselves on deck in swimsuit and the captain is writing postcards at the table.

We are currently hugging the isle of Lanzarote. This island consists of numerous volcanic cones which appeared following an eruption that started in 1730 and went on for 6 years. There are still some fumaroles and small active volcanic vents not to mention a huge plain of black lava. The island is 50 km long and 16 km wide.

From the sea, we can distinguish large beige arid slopes and here and there the white fleck of a village or a few houses. At sea level and more or less in the middle of the east coast, the white line of the city of Arrecife, the island’s capital.

The overall impression you get when looking at this land is one of immense dryness, of arid soil. Easy to explain as it hardly ever rains on Lanzarote. More and more desalination plants, which remove salt from the sea water, supply tourists and the agricultural sector with water.

Here, they grow fields and fields of tomatoes, prickly pears and grapes.

We are scheduled to land in Puerto Calero, at the south west of the island at 3 p.m. It’s a private marina and has an excellent reputation. 150 places out of 420 are kept specifically for visitors and security is supposed to be outstanding. We hope to find a place for the night there and it will be easier to organize the parking-up of the boat during the month of November once we get there.

And indeed, Gilbert left us yesterday morning without bidding us goodbye. We were a little sad.

Yesterday afternoon, the pilot downed tools, and switched itself all by itself to “Standby”. I heard the spinnaker beginning to bang and I hurried into the cockpit. Too late!
The spinnaker had already wrapped itself around the lower headstay, forming pockets, one on top of the mast and another one at the bottom. Once I had the boat back on course, the problem proved to be irresolvable, as the top pocket was preventing the spinnaker from unwinding and slotting back into position. Now what?
For one moment I thought about climbing the mast to unroll the pocket and then all of a sudden I came up with an idea. I switched on the engine, opened up the mainsail completely, and swung the boat around so that the mainsail blocked the wind from the top pocket. And immediately, pulled by the force on the lower pocket, the spinnaker unrolled itself and opened itself up in all its glory. Phew!

I wouldn’t fancy that happening to me in the middle of the night. Around 7 p.m., with the wind having dropped to 9 knots, we decided to bring in the spinnaker and to switch over to engine power, which was a lot easier as the boat was only doing 4 knots and as we had to give the helm a fine pull to the right to head for Lanzarote, positioning ourselves with the wind in the back, a speed this spinnaker cannot handle.

We ate early and I went to bed after my final dialysis exchange of the day. Everyone had a full and perfect night sleep, no alarms of any description. Breakfast at 8.30 a.m., shipboard time, and the captain and his crew were all in high spirits.

I tried to call the office but, strange, no reply. I called my son on his mobile, to be told:
“But dad, I’m not in the office, it’s Saturday! “

We had left Tangier on Tuesday! At sea, you lose track of time completely. What a nice trip, we have travelled 568 miles since we left Tangier, 1326 miles since we set off first day!

Have a nice day, talk to you soon,

Jean Louis



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"Salut Jean-Louis,
C’est pas possible tu as des merguez dans les yeux.
Ce brouillard t’indique que tu es au large du Pas de Calais.
Fais vite demi-tour
Jannick "
Envoyé par jannick le 15-10-2009 à 20:03


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"bravo,
mais ce n’est pas raisonable...
moi qui me plaint de mon diabète, chapeau bas
fais attention, et courage, tu en auras besoin.
p’ain de maladie, tiens toi bien...
et bon voyage
Jean-Louis"
Envoyé par Jean-Louis Candelon le 15-10-2009 à 22:34


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"@Jean Louis

Merci, je ne te connais pas et cela fait encore plus de bien.
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:38

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Sun, 18 Oct 2009 11:36:00 GMT - En fête à Porto Calero
28°55’ 02 N 13°41’ 05 W

Sun, 18 Oct 2009 11:36:00 GMT -
28°55’ 02 N 13°41’ 05 W


Bonjour à tous,

Quelle fête !

Ici c’est la fête, la fête de la voile. Pas moins de 4 régates en cours dans la baie, des régates internationales et puis des régates pour monsieur tout le monde avec un petit force 5, des hélicoptères qui filment et parfois comme équipier sur les bateaux de course ………une fille en string !!!!!! Bonjour la concentration du barreur.

Il faut se faufiler au milieu de tous ces bateaux qui virent au dernier moment, nous arrivant droit dessus, couché sur l’eau avec une quinzaine d’équipiers assis sur le bord le plus élevé, les pieds pendant au dessus de l’eau.

Harmattan fait le beau mais le capitaine n’en mène pas large.

Nous arrivons enfin au port, Puerto Caléro, après presque 4 jours de mer

Quel port ! C’est l’agrément de la haute qualité sans le côté désagréable du grand standing. Ici on vit normalement au milieu du luxe. Les bites d’amarrage sont en laiton poli astiquées tout les jours, on dirait de l’or. Les échelles, les rambardes sont en inox, beaucoup de bâtiments en marbre. Tout est admirablement bien entretenu.

Nous constatons tout de suite que la fête c’est justement ici que çà se passe. Nous allons à la capitainerie faire les papiers, à la pompe faire le plein de gasoil (Décidément il n’y a qu’en France que c’est cher, ici 0,61 € le litre !) et nous rejoignons la place qui nous a été attribué.

Ouf ! Un peu de repos.

Après avoir amarré correctement Harmattan, nous partons à la conquête de ce port. Premier objectif une bonne bière pression glacée.

C’est grand, c’est plein de boutiques de luxe, de cafés, de restaurants …

Au milieu du port un grand espace de fête avec du dallage au sol et un velum tendu au dessus. Une scène, une énorme sono, deux murs d’image, quelle belle fête.

Très vite les équipages rentrent puis c’est la remise des prix. Beaucoup de bruits, c’est la fête quoi.

Le soir arrive déjà, on s’offre un restaurant dans une ambiance très Tropézienne. Il fait bon, les belles filles sont nombreuses, tout le monde est heureux, cela ressemble étonnamment au paradis. Au milieu du repas, beaucoup d’agitation sur la jetée, beaucoup de monde, c’est la musique qui passe. Essentiellement des percutions, tout le monde danse en avançant avec les musiciens. Les filles sont déjà en transe.

Ensuite c’est soirée « gangster » sur l’espace central avec sono à fond et DJ. Déjà 1h du matin, le capitaine va se coucher, l’équipage un peu plus tard. Encore une fois le hasard a bien fait les choses, c’était aussi un peu la fête de notre arrivée, la fête de la réussite de cette première partie de l’aventure.
Pour les amateurs de chiffres, voici de quoi vous faire plaisir :

1347 milles parcourus depuis notre départ il y a 12 jours.
Quand même 182 heures de moteur, il faut déjà refaire une vidange et changer le filtre.
210 heures de navigation soit une moyenne de 6,42 nœuds. Pas mal !

Maintenant il faut s’occuper du bateau, poubelles, nettoyer les fonds, laver, effectuer toute les petites réparations. Il faut aussi organiser la livraison des poches pour poursuivre le voyage. Pas le temps de faire la sieste ou de visiter l’île.

Pendant que je gère mes problèmes de santé, dialyse, impédancemétrie, refaire le pansement de mon cathéter …. Jacky a déjà bien attaqué le travail. Merci à lui

Merci également à l’ensemble de l’équipage qui a assuré souvent ma part de cuisine et de vaisselle pendant que j’effectuais mes obligations médicales. Cette première partie de voyage à été parfaite.

Je vous laisse là pour aujourd’hui car c’est déjà l’heure de passer à table. Ce midi c’est poulet petits pois façon Jacky.

Bon dimanche
A bientôt

Jean Louis

PS : Au fait, si quelqu'un peut me donner la traduction de « micolassonne ». Peut être toi qui est une Espagnole pure souche Montsé ?


Hello everyone,

What a festival!

Here, it’s festival time, the sailing festival. There are no less than 4 regattas taking place in the bay, international regattas and then regattas for Tom, Dick and Harry in a slight wind force 5, there are helicopters filming above and sometimes the racing boats are manned by ………a girl wearing a string!!!!!! Talk about consideration for the helmsman’s concentration!

It’s really a matter of weaving yourself through all these boats that turn at the last minute, we arrive straight in front of it, and sit on the water with another fifteen crews perched on the highest edge, feet dangling over the water.

Harmattan is strutting about but the captain’s heart is in his boots.

Finally, after 4 days on the high sea we hit shore, Puerto Caléro

And what a port! It has all the charm of top quality without all the downsides of luxury. Here luxury is considered to be normal. The moorings are made from polished brass, and are polished up every day, they look like gold. The ladder and guardrails are made from stainless steal and a lot of the buildings have been built in marble. Everything is praiseworthily maintained.

We notice straight away that the festival is taking place on this very spot. We go to the harbour master’s office to sort out all the papers, to refuel (France is clearly not the only expensive place, here it costs € 0.61 a litre) and then return to the spot we have been allocated.

Phew! A little rest.

Once we had Harmattan moored, we went to conquer the port. First mission, an ice-cold beer on draft.

It’s big, full of high-end shops, cafes, restaurants …

In the middle of the port there is a large paved party area with an awning overhead. One scene, fantastic sound, two picture walls, what a festival!

The crews soon come in and then it’s prize-giving time. Lot’s of noise, it’s a festival after all.

It’s evening time and we’re treating ourselves to a meal in a restaurant with a very Tropezian atmosphere. The weather is great, there are loads of pretty girls, everyone is happy; this looks remarkably like paradise. During our meal, loads of commotion on the pier, a lot of people, it’s the music passing by. Basically percussion, everyone is dancing and following the musicians. The girls are already in a trance.

Then, it’s “gangster” night in the central area, the music is blaring and there is a DJ in attendance. It’s already one o’clock in the morning, the captain heads for bed and the crew follows a little later. Once again fate could not have planned it any better, it’s also a little bit of a celebration for our arrival, to celebrate that this first stage of our adventure has been such a success.
For those of you who love figures, here is something that should keep you happy:

1347 miles since we left 12 days ago.
As the engine ran for 182 hours, we must change the oil and replace the filter.
210 hours of sailing at an average speed of 6.42 knots. Not bad!

Now we have to look after the boat, empty the bins, clean the lower parts, wash, and carry out all the small repairs. I must also organize a new supply of pouches before I can continue my journey. No time for a siesta or to visit the island.

Also my sincere thanks to all the crew who often took over my cooking and washing-up duties while I was taking care of my medical needs. This first part of the voyage has been perfect.

I’ll leave you now for today as it’s time to sit down at the table. For lunch we're having chicken and peas, à la Jacky.

Have a nice Sunday,
Talk to you soon,



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"Bravo pour votre courage et votre détermination, sans parles de l’humour!
Bonne chance! de la part de la maman du Dr P.Y Durand"
Envoyé par Maïté Lasserre le 16-10-2009 à 14:34


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"Bonne poursuite du voyage à vous et à Gilbert. On vous suit de prés (même de loin)!

(un ami de votre Fils)"
Envoyé par Fael le 16-10-2009 à 16:34


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"@Maïté Lasserre

Merci, votre mail nous a apporté beaucoup de bonheur et de fraicheur.
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:35


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"Victime d’un cancer du rein il y a 5 ans, j’ai subi une ablation du rein gauche (43 ans). Ma hantise est la dialyse si mon rein droit venait ą lācher. Ce que tu fais donne un grand espoir. Alors BRAVO et MERCI."
Envoyé par Jacques Drouard le 23-10-2009 à 15:40


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"Bonjour Jacques,

Depuis plus de 10 ans, je sais que je vais être dialysé. Je pensais que ce serai la prison et une perte totale de liberté. On ne connais pas assez la dialyse péritonéal et lorsqu’on nous la présente, se dialyser 3 ou 4 fois par jour pendant trois quart d’heure, cela fait peur. En fait, il faut manger trois fois par jour pour vivre, ce n’est pas une contrainte. La dialyse, c’est pareil.
Et puis, tu as encore un rein et cela suffit très largement pour vivre. Vis ta vie et te tracasse pas.
Si mon aventure pouvait faire connaître et se développer cette méthode de dialyse, ce serait un bonheur pour moi.
Amitiés
Jean louis
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 23-10-2009 à 15:41

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Mon, 19 Oct 2009 13:49:00 GMT - Chez les « MICOLASSONNE »
28°55’02N 13°41’05W

Mon, 19 Oct 2009 13:49:00 GMT -
28°55’02N 13°41’05W


14H49 heure local - 15H49 en France

Bonjour à tous,

Et oui, nous sommes chez les « MICOLASSONNE ». Très facile de faire un tube dans ce pays, pleins de « micolassonne » et de « teqiero » et çà passe à la radio en boucle.

Beaucoup de problèmes ont été résolus depuis hier matin.

Tout d’abord ce problème de chariot de grand voile. Le taquet de bout de rail était tenu par un boulon traversant le pont. J’ai démonté le plafond de la cabine arrière et dévissé l’écrou. Il ne me reste plus qu’a faire souder un bout de tige fileté sur une vis à tête fraisée pour constituer un boulon de 18 centimètres de long, commander un sac de billes chez Frédériksen et l’affaire sera réglée, je n’aurai plus qu’a remonter avec un peu de Sika.

Un autre problème, la poulie sous la bôme dont la goupille était partie. J’ai détordue les flancs de fixation et positionné un boulon de 6.

Encore un autre problème, lorsque nous sommes arrivés à quai, le réservoir d’eau potable était totalement vide, la souillarde, partie du bateau la plus basse et qui forme réservoir était elle-même prête à déborder. J’ai dû arrêter la pompe à eau qui était bouillante et vider environ 150 litres d’eau de la souillarde. Hier après midi j’ai repéré la fuite, le tuyau qui alimente le chauffe eau en eau froide avait une hernie. Celle-ci s’est formée par la chaleur intense pendant toutes ces heures dans la salle machine. J’ai coupé un bout du tuyau, raccordé et tout est rentré dans l’ordre.

Ce matin plusieurs problèmes étaient à résoudre, la réparation du génois, la livraison des poches de dialysat et le lazzi jack.

Je me suis rendu chez le shipchandler acheter une poulie et un bout de cordage puis j’ai grimpé en haut du mat pour fixer cette poulie et remettre en place la drisse du lazzi jack.

Le maître voilier est un Français. Très sympa. Non seulement il va s’occuper du génois mais il va également gérer la réception des poches de dialysat. Un grand merci à lui. Pour les plaisanciers qui passent par Puerto Calero et qui ont un problème de voile, je donne ses coordonnées : Olivier Youf, tel/Fax 00 34 928 51 59 01 E-mail : olivier_youf(mettre un @)yahoo.fr
En fin d’après midi, c’est séance photos pour HARMATTAN. Notre photoreporter a loué un bateau à moteur et nous allons tirer de bords dans la baie sous voile pendant qu’il va photographier.
Ce n’est qu’après cette dernière sortie que le bateau va pouvoir enfin se reposer un peu. Demain c’est repos pour tout le monde et visite de l’île en voiture de location puis mercredi retour en France.
Je ne reviendrais que le 25 novembre pour effectuer la traversée vers les Antilles. D’ici là, en attendant que les alizés soient au rendez vous, j’ai beaucoup de travail dont un stage en biologie pour apprendre à soigner la péritonite qui est un des risques pendant cette traversée. Pendant la dialyse, il existe deux moments où l’asepsie doit être parfaite, c’est le moment ou je me connecte et le moment ou je me déconnecte. Une faute d’asepsie et cela peut engendrer une péritonite. On va m’apprendre à ensemencer des boîtes de Pétri et à faire un antibiogramme.
Je vous raconterai tout cela le moment venu. En attendant il faut que je vous laisse car le paparazzi ne va pas tarder à me mettre la pression.
A bientôt
Jean Louis


14:49 hours local time – 15:49 hours in France

Hello everyone,

And yes, we are amidst the “MICOLASSONNE”. Very easy to get a chart-topper in this country, plenty of “micolassonne” [Mi Corazon: my love] and “teqiero” [Te quiero: I love you] and Bob’s your uncle.

Many problems have been resolved since yesterday morning.

First of all, the problem with the trolley of the mainsail. The cleat at the end of the rail was held in place by a bolt across the deck. I took down the roof of the rear cabin and unscrewed the nut. All I have to do now is to get a piece of threaded rod welded onto a counter-sunk screw to end up with an 18 centimetre long bolt, order a bag of balls from Frederiksen and the problem is sorted, so it’s just a matter of getting up there with a bit of Sika.

One other problem, the pulley under the boom where it cotters was gone. I have untwisted the anchor sides and put in a bolt of 6.

Another problem, when we arrived at the quay, our drinking-water tank was completely empty, the box room, the lowest part of the boat which acts as a reservoir was about to overflow. I had to turn off the water pump which was roasting hot and get rid of some 150 litres of water from the box room. Yesterday afternoon I fixed the leak, the pipe that feeds the cold water into the boiler had a bulge. This was caused by the intense heat it had been subjected to during all those hours in the engine room. I cut a piece of pipe, reconnected it and everything is back to normal.

This morning there were several problems on the agenda, the jib was in need of repair, the pouches of dialysate were to be delivered and we had the lazy-jack to deal with.

I went to the ship chandler’s to buy a pulley and some rope and then I climbed on top of the mast to secure the pulley and put the lazy-jack halyard back in place.

The master sail-maker is French. A very nice guy. Not only will he look after the jib but he’ll also take delivery of the dialysate pouches. I thank him from the bottom of my heart. For any amateur yachtsmen passing through Puerto Calero who are having problems with their sails, I give you his details: Olivier Youf, Tel. / Fax 00 34 928 51 59 01 E-mail: olivier_youf (add @)yahoo.fr)
Late afternoon and it's time for HARMATTAN’s photo shoot. Our photographer hired a motor boat and we’ll pull out from the bay with sails raised while he'll be taking photographs.
And once this last outing is over and done with, the boat will finally be able to take a little rest. Tomorrow everyone will have a day off and we’ll be visiting the island in a rental car and Wednesday we’ll return to France.
I won’t come back until 25 November to embark on my crossing to the Antilles. Until then, and while awaiting the arrival of the trade wind, I have plenty of work, among which a biology internship to learn what to do in the event I contract peritonitis, one of the risks of that crossing. During dialysis, there are two moments where asepsis is vital, the first one when I hook myself up to the device and then when I unhook myself from it. One error and I could end up getting peritonitis. They are going to teach me how to culture boxes of Petri plates and to work out an antibiogram.
I’ll tell you all about it when the time has come. I’ll have to leave you for now because the paparazzi will soon put the pressure on.
Talk to you soon,
Jean Louis


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Tue, 20 Oct 2009 21:47:00 GMT - ON A MARCHE SUR LA LUNE
28°55’ 02N 13°41’ 05 W

Tue, 20 Oct 2009 21:47:00 GMT -
28°55’ 02N 13°41’ 05 W


22H37 heure local - 23H37 en France

Bonsoir à tous,

Dernière soirée à Lanzarote, demain matin on se quitte, chacun rentre chez soi. Que de bons moments passés ensemble. Des moments intenses dont on se souviendra toute une vie.

Hier après midi c’était séance photos pour Harmattan. 15 nœuds de vent, parfait pour faire de belles photos. Christophe dans un speed boat, nous sommes partis sous grand voile, génois et artimon. Après trois quart d’heure de prise de vue j’ai hissé le spi et Christophe a continué à nous mitrailler. Harmattan était très fier et faisait le beau. Nous avons fait de très belles photos, Christophe était content.

Ce matin démontage et pliage du génois. A trois c’est beaucoup plus facile que seul. Mes deux sherpas l’on porté chez le maître voilier qui va effectuer la petite réparation. A mon retour le 25 novembre je n’aurais plus qu’à le récupérer et le hisser. Seul ce sera déjà beaucoup plus difficile.

Cet après midi, nous avons pu enfin dégager quelques heures pour faire les touristes. Nous avons loué une voiture et nous sommes rendus à la Montanas del fuego.

C’est très, très, très impressionnant. On a vraiment l’impression d’être sur la lune.
Entre 1730 et 1736, s’est produit ici une des éruptions volcaniques les plus importantes de l’histoire de l’humanité. Plus de vingt villages sont ensevelis, des plaines fertiles sont recouvertes de cendre et de lave. La plage est repoussée de plus de 8 kilomètres dans la mer. Des dizaines de cratères déversent des pierres de toutes couleurs, des noir, des rouges, des jaunes, d’autres à tendance vert.
A perte de vue, des champs de croute de lave, étendent leurs désolations sans végétation, sans vie animale. Etonnant !
J’ai déjà visité plusieurs volcans, jamais je n’ai vu cela. Ici, c’est 53 kilomètres carrés de paysages lunaires.

La dernière éruption date de 1924 et la terre ne s’est pas encore refroidie. A 10 centimètres de profondeur, la température est de 140 ° !!!!
A 6 mètres elle est de 400 °

Pour faire un barbecue il suffit de creuser un petit trou dans le sol et de mettre une grille dessus. Pas de gaz, pas de charbon de bois, seul la température du sol suffit pour griller les aliments. Incroyable.

Voilà, Lanzarote c’est cela. C’est aussi les plages et tous les hôtels avec beaucoup de touristes Anglais essentiellement.

Bon, il est tard et demain va être chargé, 7h30 de voyage avec une escale à Madrid et arrivé après 22H à Orly. J’ai entendu dire qu’il fallait oublier le short et les chemisettes et prévoir des vêtements chauds. Cela va être difficile.

Bonne soirée

Jean Louis


22:37 hours local time – 23:37 hours in France

Good evening everyone,

Our last night in Lanzarote, tomorrow we part company, everyone is returning to their own homes. We really had a great time together; intense moments that will stay with us forever.

Yesterday afternoon we had the Harmattan photo shoot. 15 knots of wind, perfect for some nice photographs. Christophe went by speed boat, and we left with the mainsail, jib and mizzen raised. After 45 minutes of shots, I hoisted the spinnaker and Christophe kept snapping away. Harmattan was proud as punch and really strutted around. We have some nice photographs and Christophe was happy as Larry.

This morning, the dismantling and folding of the jib. With three people it’s a whole lot easier than on your own. My two sherpas brought it to the master sail-maker who is going to look after the mending. All I’ll have to do when I get back on 25 November is to collect it and hoist it. It will be a lot harder on my own.

This afternoon we were finally able to free up some time to do some touristy things. We hired a car and went to the Montañas del Fuego.

It is very, very, very impressive. You really get the feeling you are standing on the moon.
Here, between 1730 and 1736, the most important volcanic eruptions in history of mankind occurred. More than twenty villages were buried and fertile land ended up covered under ash and lava. The beach has been pushed back 8 kilometres into the sea. Tens of craters spout stones in every colour, black, red, yellow and others with a green hue.
As far as the eye can see, fields of lava crust stretch their desolation; there is no vegetation, no animal life. Amazing!
I have already visited several volcanoes in the past, but I have never seen anything like this. Here, you have 53 square kilometres of moon landscape.

The last eruption dates back to 1924 but, as yet, the earth has not cooled down. At a depth of 10 centimetres, the temperature still reaches 140 °!!!!
At a depth of 6 metres, the temperature rises to 400 °.

If you want to have a barbecue, simply make a little hole into the soil and place your grill on top. No need for gas or charcoal; the temperature of the soil is such that it is plenty hot enough to cook your food. Unbelievable!

Well, so much for Lanzarote. But it’s also an island with beaches and hotels and basically loads of English tourists.

Ok, it’s late and there is a lot on the agenda tomorrow, 7.5 hours of travel with a stopover in Madrid and a late arrival in Orly, after 10 p.m. I was told to forget about shorts and short-sleeved shirts, that warm clothes would be needed. That is going to be hard.

Have a good evening,
Jean Louis



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"Bravo Jean-Louis et bravo l’équipage et bjr à Jacky. Tous les jours j’ai ma petite dose de voyage, de mer et d’aventure, je suis un peu avec vous, passager non pas clandestin mais par l’esprit. Finalement il y a du monde sur ce bateau, vous ne pourrez jamais être vraiment solitaire, même les oiseaux viennent se reposer et passer un peu de temps avec vous. Joli destin pour Harmattan accoucheur de rêves, d’amitiées et auberge pour oiseaux voyageurs. Bon vent, bon moral et bonne santé"
Envoyé par Hubert Durand le 17-10-2009 à 20:06


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"Salut a tous les 3, bonne arrivee a Lanzarotte. Malgre quelques avatars, vous voila bien arrives, en vue de Lanzarote. Sympa les rencontres avec les petits oiseaux, dangereux de naviguer sous spi sous pilote de nuit !! jolies photos, belles peches, la peche a l arrivee, bravo, je vous souhaite de tout coeur que la fete de la croisiere a la voile continue ! et bravo au skipper et a ses equipiers pour cette premiere nav reussie, amities JL"
Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 17-10-2009 à 22:13


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"Salut l’équipage
Comme tous les jours je me connacte sur le blog.
Conaissant un peu jean louis, je connais le programme à venir, un bock de bière bien frais et un petit resto, que du bonheur en somme
amitiés jannick et que la route continue d’être douce."
Envoyé par jannick le 18-10-2009 à 09:03


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"bonjour à tous
beau temps pour nous

aujourd’hui mon passe temps mes devoirs car demain j’ai 3 contrôles trop dégouter mais bon
je principal avoir le morale bisous a vous 3
je vous adore je pense très fort à vous


julia"
Envoyé par julia le 18-10-2009 à 13:53


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"Salut l’autre Jean louis,

Merci pour tes mails et à bientôt un petit resto à Port Saint Louis
Amitiés
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:29


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"Merci Hubert, quel poète !"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:32

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Fri, 22 Oct 2009 20:16:00 GMT - En automne à Paris
Cergy Pontoise

Fri, 22 Oct 2009 20:16:00 GMT -
Cergy Pontoise
22h16 heure locale

Bonsoir à tous,

Brrrrrrr !!!! Le short et la chemisette, c’est fini pour l’instant, il faudra maintenant attendre le 25 novembre au soir pour les retrouver. Maintenant c’est pantalons longs et polaire.

Je suis parti à midi du bateau et après 12 heures de voyage, soit à minuit pile je suis arrivé à la maison. 3 heures d’attente à Madrid et 2 heures depuis Orly car j’ai pris par Paris Est et le périphérique était fermé à Porte de Pantin. Fatiguant !

Aujourd’hui c’était bureau. Enfin un peu de temps pour rattraper le travail en retard et surtout répondre à tous ces contacts et à tous ces mails que j’ai reçu sur le blog depuis quinze jours.
Didier à sauté sur l’ordinateur du bord pour le remettre en état et nous avons visité la boutique Orange pour mon téléphone portable. Ils me font un échange standard, il a trois mois ce téléphone. J’aurai le nouveau lundi.

Christophe à retenu 45 photos sur les 1000 qu’il a pris. Il est content de son reportage. Les premiers échos sur celui-ci sont bons.

Dans le prochain Voiles et Voiliers, il y aura une ou deux photos et une « Bréve » comme ils disent. Je crois qu’il faut comprendre une « nouvelle brève »

J’ai répondu en directe à tout les mails et ci-dessous vous trouverez les réponses aux contacts.
Je remercie tous ceux qui me soutiennent et qui me mettent des petits mots. Je remercie surtout ces gens que je ne connais pas et qui m’encourage dans mon aventure. Je remercie vivement ceux qui, comme moi pensent que l’on peut encore vivre sa vie même si le ciel est gris comme l’a écrit quelqu'un.

Bon, demain c’est rendez vous à l’hôpital pour faire des analyses, rencontrer mon néphrologue et m’occuper des formalités pour être inscrit sur la liste des gens en attente de greffe.

Bonne nuit à tous,

Jean Louis


22:16 hours local time

Good evening everyone,

Brrrrrrr!!!! Not exactly shorts and short-sleeved shirts weather, that’s well and truly over, I’ll have to wait until the evening of 25 November to wear them again. Now it’s long, polar trousers.

I left the boat at noon and after 12 hours of travelling, I arrived home, on the dot of midnight. A 3 hours' wait in Madrid and 2 hours from Orly as I had to travel via Paris East and the ring road was closed at Porte de Pantin. Wearing!

Today I did some office work. Finally a little time to catch up on my work backlog and above all to reply to all these contacts and e-mails I have been receiving on this blog over the past fifteen days.
Didier has begun checking out the shipboard computer to get it back up and running and we went to the Orange shop for my mobile phone. They’ll do a straight swap; the telephone is three months old. I’ll have my new phone on Monday.

Christophe has kept 45 out of the 1000 photographs he took. He is really happy with his photo report. The first rumours are that they are good.

The next edition of ‘Voiles et Voiliers’ will feature one or two photographs and a “Flash” as they call it. I think they mean a “brief article”

I have replied to all the e-mails live and hereafter you can read my replies to my contact persons.
I thank all those who are supporting me and who have dropped me a few lines. Above all, I thank all of you I don’t know and who have spurred me on in my adventure. I wholeheartedly thank all those who think as I do, that one can live life even when skies are grey, as someone wrote.

Right, tomorrow I have an appointment at the hospital for some analyses, to meet my nephrologist and to sort out some formalities before I can get my name onto the transplant list.

Good night everyone,
Jean Louis



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"Si je comprends bien, la vie est douce à Porto Calero.

Pour répondre à votre question, si mon Espagnol n’est pas trop rouillé "micolassonne" est en fait "mi corazon", c’est à dire "mon coeur" en Français.

Bon repos après cette belle traversée. Au fait, bien joué pour le déroulage de spi !!!

Foucault
"
Envoyé par foucault le 19-10-2009 à 12:17


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"salut jean louis
Pour une arrivée c’est une arrivée.
Je savais qu’il y aurait la bière fraîche en terrasse. La vie est faite de joie simple pour ceux qui savent regarder.
Dis moi la photo 17, c’est dans le carré? je n’arrive pas à situer.
La table à carte était dans la coursive arrière ?
amitiés Jannick"
Envoyé par jannick le 19-10-2009 à 13:02


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"Salut Jannick,

La photo 17 représente bien le carré. La déformation du grand angle joue des tours. Le carré semble moins long sur la photo qu’il ne l’est en réalité."
Envoyé par Christophe le 19-10-2009 à 13:19


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"Salut Jannick

Merci pour tes différents mails. Effectivement une bonne bierre pression glacée après plusieurs jours de mer c’est vraiment top.
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:25


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"Bonjour Foucault,

Merci pour cette traduction.
Amitiés
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:27


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"Bravo pour cette traversée. En vous lisant ce là me donne vraiment la pêche pour construire mon rêve, de se dire que tout est toujours possible, même si le ciel est parfois gris.

Merci."
Envoyé par Claude Vincent le 23-10-2009 à 15:44


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"Bonjour Vincent,

Très sympa votre mail, cela donne de la motivation. Une belle aventure, ce mail, c’est le bonheur. Merci
Amitiés
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 23-10-2009 à 15:45

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Sat, 24 Oct 2009 16:49:00 GMT - Tout est toujours possible !
Cergy Pontoise

Sat, 24 Oct 2009 16:49:00 GMT - Nothing is ever impossible!
Cergy Pontoise


18h49 heure locale.

Bonsoir à tous,

Il ne fait pas très beau sur Paris, 14 ° et il pleut. Je n’ai pas envie de sortir la moto alors je circule avec la voiture de Francine.

Je vais descendre dans le sud d’un coup de TGV pour récupérer mon camping car. Avec lui je suis autonome. Sa charge utile est de 1,2 tonne, je peux ainsi emporter des poches pour plus d’un mois.

C’est lui qui m’a rendu la liberté. Quand j’ai compris que j’allais être dialysé sous peu, j’ai vendu ma voiture pour acheter ce camping car. Je l’ai équipé d’un convertisseur pour avoir le 220 V à bord et brancher le réchauffeur de poche. Ah, oui, j’oubliais, pour ceux qui ne connaissent pas la dialyse péritonéale, il faut, avant de m’infuser les poches, que je les réchauffe pour les amener à la température du corps humain, c'est-à-dire 37°.

Quand c’est l’heure, je m’arrête sur un parking, et je me dialyse. Trois quart d’heure à une heure plus tard, je repars et continue mon chemin. C’est la totale liberté !

Souvent, il faut faire 4 dialyses par jour. Moi j’ai de la chance, j’ai encore une bonne diurèse (c’est le volume d’urine sur 24 heures) du coup, je n’ai que 3 dialyses à faire par jour.

Hier j’ai passé la matinée à l’hôpital. Tout va bien, cela va même un peu mieux qu’avant mon départ. Le bateau c’est une bonne thérapie. J’en profite pour remercier le Docteur Verger et toute son équipe qui passent beaucoup de temps pour m’aider et gérer l’aspect médical de mon aventure.

J’ai acheté un microscope car je vais en avoir besoin dans le bateau pour analyser l’antibiogramme si par malheur je faisais une péritonite. Pas cher ! 130 €. C’est un monoculaire avec une tourelle et un éclairage électrique. Il peut grossir jusqu'à 1250 fois ! Avec mes garçons on s’est amusé à observer une patte de mouche. Quel beau jouet !

La formation en biologie devrait être possible avant le 11 novembre. Je vous raconterai. Certainement passionnant.

Je tiens encore à remercier tous ceux qui m’écrivent des encouragements. Parmi tous ces mails, je veux citer celui de Claude :

Bravo pour cette traversée. En vous lisant ce là me donne vraiment la pêche pour construire mon rêve, de se dire que tout est toujours possible, même si le ciel est parfois gris.
Merci.

« Tout est toujours possible » voilà exactement le message que j’aimerais faire passer, c’est la règle de ma vie, c’est la mère de toutes mes actions, c’est la source du bonheur.

Un autre message m’a beaucoup touché, il s’agit de celui du père de Lou-Anne, 4 ans en dialyse péritonéale. Voici un extrait de son message et je vous mets sur le blog la photo de la petite puce :

Du haut de ses 4 ans, elle découvre le monde et la vraie vie. Elle vous aidera dans la traversée.

Sympa !

Au fait hier soir j’ai été voir « Le Roi Lion » au théâtre Mogador. Super top ! Et après, un petit resto à la maison d’Alsace sur les Champs Elysées. C’est aussi cela la vraie vie !

Ah, encore une avancée. Quand on est dialysé, un des paramètres important qui doit être suivi, c'est la rétention d'eau. Pour contrôler cela, on doit se peser tous les matins avec précision. Trop d'eau dans le corps, la tension monte très vite et on peut faire un oedeme pulmonaire. Cela peut être mortel. Pas assez d'eau, la tension chute et la diurèse peut être cassée. Hors, en bateau il est impossible de se peser. Du fait des mouvements du bateau, les balances "classiques" ne fonctionnent pas. J'en ai parlé à Michel Cousinou, technicien dans les drônes à la SAGEM. Il va voir avec ses collègues si ils peuvent concevoir une balance "intelligente". Je vous tiendrai informés.

Bon, un dernier point, vous vous souvenez de la façon dont on m’avait traité à Port Napoléon avant mon départ, m’interdisant de rentrer dans le port avec mon camping car et de pouvoir me brancher à l’électricité pour faire mes dialyses. J’avais envoyé au directeur une lettre de protestation et j’ai reçu en retour des excuses. Il s’agirait d’un malentendu, d’une erreur d’un responsable. Il semblerait que la direction fasse désormais des efforts pour améliorer sa relation aux clients. Bravo, cela va dans le bon sens.

Bon il faut que je vous laisse, c’est les infos à la télé.

Bonne fin de weekend.

Jean Louis


18:49 hours, local time.

Good evening everyone,

The weather in Paris isn’t very nice, it’s 14° and it’s raining. I didn’t feel like taking the motorbike so I’m driving Francine’s car.

I’m going to take the TGV [high-speed train] south to collect my camper van. Once I have that, I’m independent. It can carry 1.2 ton, so I can take well over a month’s supply of pouches.

In fact, it’s the camper van that gave me back my freedom. Once I realized that I would be on dialysis soon, I sold my car and bought the camper van instead. I fitted it with a converter so that I could have a 220V power supply on board and connect the pouch warmer. Aha, yes, I had forgotten, for those of you who are not familiar with peritoneal dialysis, I must warm up the pouches to body temperature, i.e. 37°, before I can infuse myself.

When it’s time for my dialysis, I simply pull into a car park and do my dialysis. Forty-five minutes to one hour later, I’m off again and continue on my way. It’s complete freedom!

Often, patients must do 4 dialyses per day. I am lucky, my diuresis (i.e. the urine output over a period of 24 hours) is still ok, and so, I am only on 3 dialyses a day.

I spent yesterday morning in the hospital. Everything is going well, even a little better than before my departure. The boat is great therapy. I hereby take the opportunity to thank Mr. Verger and all his team who have dedicated a lot of time to helping me and managing all the medical aspect of my adventure.

I’ve bought a microscope as I am going to need it on the boat to analyse the antibiogram in the event I would be unlucky enough to contract peritonitis. Not expensive! € 130. It’s a monocular one with a lens and an electric light. It can magnify up to 1250 times. My boys and I had great fun studying the leg of a fly. What a smashing toy!

I should be able to get my biology training in before 11 November. I’ll tell you all about it. It will definitely be fascinating.

I would also like to thank all of you who have taken the time to write me some words of encouragement. From among all the e-mails I received, I would like to quote Claude:

Congratulations on this crossing. Reading your blog really pushes me to realize my dream, to tell myself that nothing is ever impossible, even if the sky is grey at times.
Thank you.

“Nothing is ever impossible” is precisely the message I would like to convey; it's the rule of my life, it has been the mother of all my actions, it’s the very source of happiness.

I received another message that really touched me; it came from the father of Lou-Anne, 4 years of age and on peritoneal dialysis. Here, an excerpt from his message; I shall also post the photograph of the little girl on my blog:

At the age of 4, she is discovering the world and what it’s like to really live. She will be with you during your crossing.

Really nice!

By the way, I went to see the “Lion King” at the Mogador theatre last night. Absolutely brilliant! And after that we went for a meal in the Maison d’Alsace on the Champs Elysées. That is also real life!

Aha, another bit of progress. One of the most important parameters that must be followed up in patients on dialysis is their water retention. To check that, kidney patients must accurately weigh themselves every morning. When the body retains too much water, blood pressure rises very quickly and you are at risk of pulmonary oedema. That can be fatal. When there is too little water in the body, blood pressure drops, affecting the diuresis. Now, weighing oneself on a boat is impossible. On account of the boat’s swaying, “traditional” scales simply don’t work. I discussed this problem with Michel Cousinou, a technician working for SAGEM. He is going to check with his colleagues whether they could develop "intelligent" scales. I shall keep you posted.

And now, coming to my last point, you will remember the treatment I received at Port Napoleon before I left, where I was forbidden to enter the port with my camper van and to use their electricity for my dialyses. I did send the manager a letter of protest and I have received an apology. Apparently it was a misunderstanding, an error by one of the people in charge. It seems that the board is taking steps to improve customer relations. Well done, things are moving in the right direction.

I shall leave you for now, time to watch the news.

Enjoy the rest of your weekend,

Jean Louis



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"Saluts les couillues, je prends connaissance ce jour de votre périple et vraiment je suis impressionné ce doit être un super voyage. Je voudrais dire à mi Amigo Jacky Choukrane d’avoir pensé à moi lors du passage du détroit et arrivée à Tanger. Moi je pense aussi à vous et aux bons moments de rigolades et de galères que vous devez passer ensemble.
Ps: une petite correction ce n’est pas MICOLASSONNE mais Mi Corazon et non plus teqiero mais Te Quiero. Une amicale pensée pour les potes et bon vent"
Envoyé par Tony Cruz le 19-10-2009 à 18:55


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"bonjour jean louis
je suis le gars de la snsm de port st louis et je suit votre traverser avec plaisir ja vais donner l adresse a j christophe
@++++++++++ ludo"
Envoyé par devassineludovic le 19-10-2009 à 21:16


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"No rompez pas trop de corazones là -bas, les gars!
Gros bisous au SOLUTIONNEUR et Jacky Poireau"
Envoyé par petra le 19-10-2009 à 22:02


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"cher Monsieur
J’ai suivi votre traversée par votre blog, je suis pleine d’admiration pour ce que vous venez d’accomplir et pour ce que vous allez entreprendre le mois prochain - C’est génial
Très cordialement, michele"
Envoyé par michele D’herde le 20-10-2009 à 16:33


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"Bonjour,
BRAVO : quelle leçon. Je viens de découvrir votre site. Notre fille de 4 ans est en DP également. Votre traversée est un challenge de tous les jours. Vivre dialysé n’est pas simple mais sur un bateau et en mer, encore bravo.
Ici, dans le nord, nous vous suivrons tout au long de votre aventure. Bon vent.
Nicolas M."
Envoyé par Nicolas MULLIER le 20-10-2009 à 22:02


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"@michele D’herde
Merci, j’espère vous faire rêver à nouveau en attendant les fêtes de fin d’année.
Amitiés
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:01


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"Coucou Petra,

Je vois que tu maîtrise aussi bien l’Espagnol que les relations humaines.
Pleins de bisous
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:15


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"Salut Ludo et bonjour à tous ceux de Port Saint Louis"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:19


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"Merci pour "les couillues", ça fait toujours plaisir même si nous n’avons eu que du beau temps et pas de mer mauvaise."
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 22-10-2009 à 17:21

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Wed, 28 Oct 2009 11:25:00 GMT - En Camargue
Port St Louis du Rhône

Wed, 28 Oct 2009 11:25:00 GMT - In the Camargue
Port St Louis du Rhône


12h25 heure locale

Bonjour à tous,

Je suis en Camargue depuis lundi, il fait un temps magnifique.

Je passe beaucoup de temps dans mon camping car sur la plage Napoléon. Quel bonheur ! La vie en camping car c'est très proche de la vie en bateau.

Richard a eu la gentillesse de venir me chercher à Nîmes, à la descente du TGV. C’est un véritable ami ce Richard, avec un cœur énorme. Un jour il m’a dit :

« Jean Louis, je voudrais te donner un de mes reins, renseigne toi si cela est possible »

Je crois que ce n’est pas possible en dehors du cercle familial proche. De toute façon, j’ai un vrai problème avec cela. Plusieurs membres de ma famille m’ont fait des propositions mais c’est trop difficile.

Vendredi dernier j’ai rencontré le docteur qui s’occupe du bilan de pré transplantation. C’était une femme, elle m’a demandé si j’avais un « donneur vivant ». Je lui ai dit non.
Donner ses organes quand on est mort, je trouve cela naturel même si cela doit être très difficile pour les proches du défunt. Par contre accepter un rein d’un donneur vivant j’en suis incapable. Peut être est ce lié au fait que j’ai intégré ma dialyse comme faisant partie de ma vie et que je continue à vivre normalement avec celle-ci.

J’ai dans mon sac à dos un boulon tout neuf pour mon taquet de chariot de grand voile. C’est Sylvain de Port Napoléon qui me l’a fabriqué. Il est vraiment très doué ce garçon, son travail est toujours parfait. Pour les plaisanciers de passage c’est la société STM.

Je suis impressionné par le développement de ce blog. Lundi dernier, soit après même pas trois semaines de vie, il y a déjà des internautes dans 19 pays qui ont visités ce blog. Étonnant ! Aussi nous avons décidé de faire un blog bilingue Anglais – Français.

Ah ! Au fait, Christophe, le photographe professionnel, n'est plus avec moi aussi je vous demande de me pardonner pour la qualité des photos à venir. Je ne suis pas très doué pour cela.

Bonne après midi

Jean Louis


Hello everyone,

I have been in the Camargue since Monday; the weather is only glorious.

I am spending a lot of time on Napoleon beach in my camper van. What a delight! Life in a camper van is quite similar to that on a boat.

Richard was kind enough to come and pick me up in Nîmes, off the TGV. Richard is a true friend; he has a heart of gold. One day he even said to me:

“Jean Louis, I would like to donate one of my kidneys to you, make some enquiries to see whether it’s possible”

I think it cannot be done by someone outside the immediate family circle. In any case, I would have a serious problem with it. Several of my family members made me the same offer but it’s too hard.

Last Friday I met the doctor who does the pre-transplant check-up. It was a lady; she asked me whether I had a "living donor". I replied no.
Donating your organs after you have died is one thing; I would even consider it normal, although it may be difficult for the close relatives of the deceased. But I simply couldn’t accept a kidney from a living donor. Maybe it’s because I’ve been able to integrate my dialysis into my daily life and that I can continue to lead a normal life in spite of it.

In my backpack I have a brand-new bolt for my mainsail trolley cleat. It was Sylvain in Port Napoleon who made it for me. This chap is really gifted, anything he makes is perfect. For any amateur yachtsmen passing through, look out for the company STM.

I am really impressed by the way this blog is developing. By last Monday, not even three weeks after it was set up, surfers from 19 different countries had already visited the blog. Amazing! For that reason we decided to turn it into a bilingual English – French blog.

Aha! Incidentally, Christophe, the professional photographer is no longer travelling with me, so by the present I apologize in advance for the quality of any future photographs you’ll get to see. Photography is not one of my specialities.

Have a pleasant afternoon,

Jean Louis



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"J’ai suivi votre voyage et je vous souhaite bonne chance pour la suite de votre aventure.
Les photos sont magnifiques et celles de Lanzarote toujours aussi impressionnantes !"
Envoyé par Agnes le 21-10-2009 à 11:17


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"Bravo pour le succés de la première étape .je suivrais avec attention la deuxième mais je n’ai aucun doute pour la suite ."
Envoyé par jean-christophe le 22-10-2009 à 19:33


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"Je suis ancien chef de service dialyse à Liege.
Quand on pense que bcp de nos patients ne veulent plus rien faire.
Admiration à vous"
Envoyé par Godon JP le 23-10-2009 à 15:28


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"@ Jean Pierre
Merci pour votre mail. Si cela pouvait aider à prendre conscience que l’on peut vivre normalement en étant dialysé, quel bonheur !
Amitiés
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 23-10-2009 à 15:29

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Thu, 29 Oct 2009 17:45:00 GMT - TOUJOURS EN CAMARGUE
Port Saint Louis du Rhône

Thu, 29 Oct 2009 17:45:00 GMT - STILL IN THE CAMARGUE
Port Saint Louis du Rhône


18h45 heure locale

Bonjour à tous,

Eh oui, je suis toujours en Camargue.
Depuis 12 ans je vie trois semaines par mois à Port Saint Louis du Rhône. J’ai passé tout ce temps à refaire mon bateau. 15000 heures de travail. Tous les métiers. Dans un bateau il y a de la résine, du bois, de la mécanique marine, de l’électricité, de la plomberie, de l’électronique, du gréement, des cordages, de la peinture et surtout du ponçage, énormément de ponçage.

Harmattan est un des tous premiers bateaux en polyester. Il a été construit à Abidjan en Côte d’Ivoire en 1969. Il a donc 40 ans, ce qui est vieux pour un bateau. J’ai tout refait. Aujourd’hui on croirait un bateau neuf. Son architecte c’est Viktor Brix.

Quel beau bateau. Il a des lignes magnifiques, comme avaient les bateaux dans les années 1920, avec une belle tonture de pont. Ah ! C’est vrai, les lecteurs m’ont reprochés de ne pas expliquer les termes de marine.
Un pont peu être plat comme les bateaux modernes mais il peut également avoir une tonture, l’avant du bateau est très haut pour protéger le bateau de la mer, puis en revenant vers l’arrière le pont descends pour être au plus bas aux deux tiers avant du bateau, au niveau du cockpit, puis le pont remonte un peu pour protéger le bateau de la mer venant de l’arrière. Quand cette courbe est très harmonieuse, on dit que le bateau a une belle tonture de pont.

Souvent, en mer quand je croise d’autres bateaux, on nous prend en photo ou bien on me fait signe avec le poing et le pouce levé. Sur les pontons, les autres plaisanciers viennent voir Harmattan et j’entends « qu’il est beau ce bateau », « what a nice boat ». Souvent, la discussion commence et cela se finit par une visite du bateau.

J’aime la Camargue et j’aime les Camarguais. Ce sont des îliens. La Camargue c’est une île triangulaire entre les deux bras du Rhône et la mer. Comme tous les îliens, ils sont différents. Ils ont des mots à eux, des expressions. La Camargue que j’aime, c’est la vraie Camargue, celle du Sambuc ou des Salins de Giraux, pas la Camargue pour touristes des Saintes Maries de la Mer. Ici les gens sont attachants, pour s’y rendre il faut prendre le bac. Il y a un pont mais il se trouve à 30 kilomètres !

Souvent, les voyageurs parlent des paysages qu’ils ont rencontrés. Du sable blanc, de l’eau turquoise, des belles montagnes …. Moi ce que je recherche dans les voyages, c’est la rencontre avec l’autre. C’est l’échange, ce sentiment d’amitié intense que l’on peut éprouver pour cet étranger que l’on croise et que l’on ne reverra peut être jamais.

C’était en Turquie, l’été 2007, lorsque j’ai fait mon grand tour de méditerrané. C’est le soir, je vais mouiller dans une crique où il y a 20 ans nous avions passés une soirée avec, à l’époque un bateau de location. A cette époque, il y avait sous les pins une petite cabane qui faisait restaurant pour les rares navigateurs de passage et avec ma femme et les enfants nous y avions dîné.

L’endroit à beaucoup changé, il y a une plage aménagée et des vedettes rapides apportent des touristes de la ville voisine. Le soir nous allons, Francine et moi, dîner dans le restaurant. Ce n’est plus la cabane de l’époque, c’est une belle construction en dur. Ce sont des jeunes qui tiennent cet endroit. Au dessert je dis au garçon que, il y a vingt ans j’ai déjà dîné ici. Surprise, étonnement, émotion. C’est le fils, ses parents viennent de prendre leur retraite. On discute un peu mais il y a le service, on se dit que demain on se revoit pour parler plus. Et puis dans la nuit, le vent se lève fort, l’ancre dérape, il faut partir en catastrophe, que de regrets de ne pas avoir pu cultiver cette amitié.

Je me trouve bien bavard ce soir. Je suis toujours sur la plage Napoléon et mon copain Jean Louis va venir dîner avec sa compagne Brigite. Il faut que je fasse ma dialyse avant qu’ils arrivent aussi il faut que je vous quitte.

A bientôt
Jean Louis


Hello everyone,

And yes, I’m still in the Camargue.
For the past twelve years, I have been spending three weeks a month in Port Saint Louis du Rhône. All that time, I’ve been doing up my boat. 15,000 hours of work. Any job you can think of. On boats you have resin, timber, the mechanics that make her sail, electricity, plumbing, electronics, equipment, ropes, painting and above all sanding, tons and tons of sanding.

Harmattan is one of the very first polyester boats. She was built in Abidjan on the Ivory Coast in 1969. So she is 40 years old, a ripe old age for a boat. I redid everything. Today you would think she is new. She was designed by Viktor Brix.

And what a beautiful boat she is! She has magnificent lines, like the boats from the 1920s, with a lovely deck camber. Aha! It’s true, my readers have accused me of not explaining any of the sailing lingo.
Decks can be flat, like on the modern boats, but they can also have a camber, i.e., the bow of the boat is very high to protect the boat from the sea, but towards the rear the deck goes down to two-thirds of the bow at its lowest level, where the cockpit is, and then rises a bit again to protect the boat from the sea at the back. When this curve is very harmonious, we say that the boat has a lovely deck camber.

Often, when I pass boats at sea, people on the other boats take pictures or they give me the thumbs up. In the jetties, other amateur yachtsmen come to look at Harmattan and I hear “qu’il est beau ce bateau”, “what a nice boat”. Often, we start to talk and it usually ends in a visit of the boat.



I love the Camargue and I love the people from the Camargue. They are islanders. The Camargue is a triangular island situated between two branches of the Rhône and the sea. Like all islanders, they are different. They have their own specific words and expressions. The Camargue I love is the real Camargue, the Camargue of Sambuc or Les Salins de Giraux, not the touristy Camargue of Les Saintes Maries de la Mer. Here the people are lovable; to get there you must take the ferry. There is a bridge, but it’s 30 kilometres away!

Travellers often talk about the scenery they’ve seen on their travels. White sand, turquoise-blue water, stunning mountains…. But what I look for most in my travels is meeting other people. It’s the exchange, this sense of intense friendship that you can feel for that stranger you pass and perhaps will never meet again.

It was in Turkey, in the summer of 2007, while I was doing my great tour of the Mediterranean. It’s evening time, I am going to drop anchor in a Creek where 20 years ago we spent an evening with, at the time, a rented boat. In those days, there was a little cabin under the pine trees which catered for the odd sailor passing by where my wife, the children and I had dinner.

The spot has changed a lot, the beach has been laid out and fast launches now bring tourist from the nearby city. In the evening Francine and I go to the restaurant for dinner. The cabin from former years is gone, now it’s a beautiful building built from non-temporary materials. It’s run by young people. During dessert, I tell the waiter that I had already dined here before, twenty years ago. Surprise, astonishment, emotion. It’s the son, his parents have just retired. We chat a little but he has other diners to attend to, we arrange to meet the next day to talk a little more. But during the night, a strong wind comes up, the anchor drags, we have to rush off, what a pity that I wasn't able to cultivate this friendship.

Tonight I am full of chat. I am still on Napoleon beach and my friend Jean Louis and his partner Brigite are coming for dinner. I must do my dialysis before they arrive and I must leave you.

Talk to you soon,
Jean Louis



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"en direct du Jelem, du Catway E du Port Napoleon.Grand Merci de ces récits parfois bien instructifs pour notamment la "bleue" de la marine. Nous nous sommes ainsi un peu évadés des soucis d’étanchéité de pont causés par les pluies torrentielles de ces semaines pendant que Jean Louis se baladait en short.En tout cas, bonne réacclimation terrestre avec tous ces projets et déterminations emplis d’espoir.
Joelle et Michel"
Envoyé par Debernardi et Buous le 23-10-2009 à 17:59

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Fri, 30 Oct 2009 17:05:00 GMT - AU SAMBUC
Le Sambuc

Fri, 30 Oct 2009 17:05:00 GMT - IN SAMBUC
Le Sambuc


18h05 heure locale

Bonsoir à tous,

C’est la fin de cette petite semaine en Camargue. Ce soir je remonte sur Paris avec mes amis Richard et Montsé. Ils viennent passer un grand weekend à Cergy. On dit Montsé mais en fait elle est Espagnole et s’appelle Montserrat.

Une bonne nouvelle, Pierre-Yves qui est néphrologue et par ailleurs Chef de bord à la fameuse école de voile des Glénans a fait des essais en pleine mer pour voir si je pouvais me dialyser à l’extérieur du bateau, dans le cockpit. Il a exposé des témoins à l’aire libre à 3 milles au large et ensuite des analyses ont été effectuées. Pas de problèmes, l’air est suffisamment sain pour que je me connecte et me déconnecte dans le cockpit. C’est une très bonne nouvelle car cela peut, en cas de mauvais temps, me permettre d’éviter le mal de mer.


Cormeilles en Vexin le 1er Novembre à 14h20 TU, 15h20 heure locale

Super voyage, nous avons dormis prés de Macon sur un parking d’autoroute. Vraiment top le camping car. Levé à 5h30 hier matin, nous étions à 11h à Cormeilles en Vexin, chez moi.

Hier soir nous avons passé la soirée sur un bateau mouche à Paris. Visite de la ville avec dîner gastronomique. Quelle soirée sympathique. C’était avec la compagnie des « bateaux parisien ». Le repas était excellent. Que c’est beau Paris la nuit, que c’est bien éclairé. Comme je connais très bien Paris, j’ai pu commenter le trajet. C’est les 120 ans de la tout Effel. Nous avons eu droit comme tous les soirs, pendant 4 minutes, à un festival d’effets lumineux. C’était le bouquet final. Nous avons passé une soirée vraiment merveilleuse.

Ce matin nous sommes allés au champignon. Oui, ce n’est pas une faute de frappe, nous n’en n’avons trouvé qu’un seul. Nous l’avons dégusté à midi. Ensuite c’était une daurade au four qu’a apporté Richard. C’est d’ailleurs lui-même qui l’a cuisiné. Un régal !

Cet après midi, nous allons aller visiter le musé de l’air au Bourget. J’adore.

A bientôt

Jean Louis


18:05 hours local time

Good evening everyone,

My little week in the Camargue has come to an end. Tonight I’m driving back towards Paris with my friends Richard and Montsé. They just spent a long weekend in Cergy. We call her Montsé but in fact she is Spanish and her real name is Montserrat.

A little bit of good news, Pierre-Yves, who is a nephrologist and purser at the famous sailing school of Les Glénans did some tests out at sea to check whether I could do my dialysis outside of the boat, in the cockpit. He exposed some samples to the great outdoors 3 miles into sea and had them analysed. No problems, the air is sufficiently healthy for me to do the hooking up and unhooking in the cockpit. That is very good news indeed, because this means that I can avoid bouts of seasickness when the weather is bad.


Cormeilles en Vexin 1 November, 14:20 hours UT, 15:20 hours local time

Fabulous trip, we slept near Macon in a motorway car park. The camper van is truly fantastic. We got up at 5.30 a.m. yesterday morning and at 11o’clock we were in Cormeilles en Vexin, at my home.

Last night we took a trip on a bateau mouche [excursion boat] in Paris. A visit of the city with a gastronomic dinner. What a lovely evening. The cruise was run by the company “Bateaux Parisiens” [Parisian boats]. The meal was outstanding. Paris is so beautiful at night, it is so well lit. As I know Paris very well, I was given the job of tour guide. This year, it’s the 120th anniversary of the Eiffel tower. And like any other night, we were entitled to 4 minutes of special light effects. It was the icing on the cake. We had a truly marvellous evening.

This morning we went on a mushroom hunt. Note the singular, it’s not a typing error, for we only found one. We sampled it at lunch. Then we had oven-baked sea bream, which Richard had brought. What’s more, he had even cooked it himself. What a treat!

This afternoon we are going to visit the aviation museum at Le Bourget. I love it.

Talk to you soon,
Jean Louis



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"Jean Louis Clemendot a la gentillesse de me citer dans son texte et je l’en remercie. J’en profite pour apporter un peu d’information médicale au lecteur.
Il n’est pas le type de patient standard mais il montre quel est le meilleur chemin pour lutter contre la maladie : un travail d’équipe et, en dialyse péritonéale comme pour d’autres traitements, il faut concevoir le patient comme faisant partie de l’équipe médicale et para médicale. En effet , chacun, en communiquant son domaine de compétence et ses contraintes, permet de trouver les solutions optimales, parfois non standards, mais qui permettent en toute sécurité au patient de conserver son autonomie et liberté de vie propre à son environement. Un exemple pour le poids : nous avons trouvé un compromis, nous utilisons un impédancemètre multifréquence prêté par le laboratoire Fresenius ; celui ci en envoyant dans le corps un faible courant alternatif non perceptible permet de mesurer avec une approximation satisfaisante la quantité d’eau totale du corps, à l’extérieur et à l’intérieur des cellules. C’est pour cela que nous pouvons laisser Jean Louis Clemendot partir 3 semaines sans pesée. Bien entendu si ses ingénieurs mettent au point une meilleure solution ce sera l’idéal.
Un mot sur le temps consacré à la dialyse : Jean Louis Clemendot en parlant de ¾ h à 1 h a probablement inclus tout le temps (arrêt sur parking, préparation matériel, manipulations, départ). En pratique le temps pour remplir le péritoine ne doit pas excéder 10 mn , celui pour le vider 10 à 15 mn (au delà ça ne sert à rien) ce qui fait 30 à 45 mn selon l’habileté, soit environ 14 h par semaine. Pendant la phase de remplissage et drainage il est possible de conserver une activité statique (lire, taper sur l’ordinateur, etc..) et donc d’intégrer son traitement dans la vie quotidienne. Ceci est illustré sur son blog dans certaines des photos que vous pouvez admirer . Pour rappel, une hémodialyse en centre c’est trois fois 4 heures par semaine, en dehors de son cadre de vie habituel, auxquels il faut rajouter les transports soit 14 h à 16 h par semaine (excepté pour l’hédomdialyse à domicile). Enfin il est aussi possible, en dehors de la navigation de se dialyser de nuit et être totalement libre durant la journée.
"
Envoyé par Christian Verger le 26-10-2009 à 12:27


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"je suis le papy de lou -anne, qui du haut de ses 4 ans vous aide dans votre traversée moi je vous souhaite "bon vent marin" du courage , de la volonté et sachez que là ou vous etes : vous n’etes jamais seul aujourd’hui avec les gros progrés de la médecine ce n’est plus un handicap..... bravo pour votre ténacité et merci a tous ceux et celles qui vous aident pour vous en sortir....
bon vent à toutes et tous larguez les voiles..."
Envoyé par mullier le 27-10-2009 à 15:48

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Wed, 4 Nov 2009 13:14:00 GMT - LA REPRISE DU TRAVAIL
Cergy Pontoise

Wed, 4 Nov 2009 13:14:00 GMT - BACK TO WORK
Cergy Pontoise


14h14 heure locale

Bonjour à tous,

Les vacances en Camargue sont finies, le weekend avec les amis aussi !
Hier matin j’ai emmené au RER mes amis Richard et Montsé pour qu’ils rejoignent leur TGV gare de Lyon.

Les bons moments de farniente sont terminés, il faut se remettre dans l’action.

J’ai passé l’après midi à l’hôpital de Pontoise.
En revenant de Lanzarote, j’avais un peu mal à l’émergence. C’est l’endroit de mon ventre par lequel sort le petit tuyau qui me sert pour me dialyser. Il y a huit jours, quand j’étais passé à l’hôpital à mon retour, un prélèvement avait été effectué. Stéphanie me dit qu’il y avait deux germes. Depuis, je n’ai plus mal mais elle veut refaire le pansement. Le Docteur Verger vient voir, photo avec le petit code à barre, tout à l’air en ordre.

Ensuite, séance de formation par Stéphanie. On revoit pour la troisième fois l’ECB de poche (Examen CytoBactériologique) ainsi que la préparation et l’injection d’antibiotique.

Pour l’ECB, il faut, en respectant une parfaite asepsie, prélever du liquide de la poche dans laquelle je viens de vider mon ventre et ensemencer les flacons aérobie et anaérobie.
S’il y a une suspicion de péritonite, je devrais commencer par effectuer cette manipulation avant de prendre des antibiotiques. Ce seront des antibiotiques à large spectre en espérant que ceux-ci soient efficaces pour l’infection en cours.

J’ai rendez vous mardi prochain au laboratoire de biologie pour apprendre à ensemencer les boîtes de Pétri et à déterminer quel est l’antibiotique le plus efficace pour luter contre l’infection en cours. On appel cela l’antibiogramme.

C’est passionnant.

Hier j’ai également révisé la préparation et l’injection d’antibiotique. J’ai tout noté pour taper une fiche que je vais mettre dans la boîte à pharmacie du bord.

Les deux Christophe étaient là. Christophe Lepetit qui a fait des photos et mon fils qui a filmé. Nous avons investi dans une caméra spéciale pour que je puisse durant ma traversée vous envoyer quelques vidéos. C’est une caméra qui enregistre directement sur carte SD au format télé normal. Nous l’avons reçu à midi, juste avant d’aller à l’hôpital.

Ensuite j’ai dû me peser et faire une impédancemétrie , puis, des tests de masse musculaire et de masse graisseuse. Mesure du bras dont la circonférence du biceps, mesure de l’épaisseur de la peau, mesure de la force musculaire en pressant une poire ….

Aujourd’hui, j’ai été à Paris. J’ai acheté la carte électronique de la Caraïbe et je me suis rendu à la Librairie de la mer, dans le 15éme pour acheter les guides nautiques « Leeward Islands » et « Windward Islands ». Toujours le même accueil sympa. Mon livre, « La passion de réussir » était à porté de main au comptoir et nous avons passés un bon moment à parler « bateaux ».

J’ai mon sac de billes pour le chariot de Grand voile et nous avons reçu ce matin le « Magic Arm », le bras qui va me permettre de fixer à peu prés partout l’appareil photo ou bien la caméra. Tout s’en cliquète correctement et je devrais être prêt pour repartir le 25 de ce mois.

Hier, au courrier, j’avais le formulaire de Baxter m’annonçant la livraison des poches à Lanzarote pour le 9 Novembre. Cela me rassure, merci Baxter.

J’ai également un peu de travail au bureau, quelques coups de téléphone à passer, des clients à aller voir….

J’aime bien cette vie bipolaire. Une partie voyages, vacances, aventure et une partie travail professionnel. Je pense que le bonheur c’est un équilibre.

Bon, il faut que je vous laisse, je dois aller voir une cliente.

A bientôt
Jean Louis


14:14 hours local time

Hello everyone,

The holidays in the Camargue are over and so is the weekend with my friends!
Yesterday morning I drove my friends Richard and Montsé to the RER [Paris Metropolitan and Regional Rail System] so that they could catch their TGV at Lyon station.

The glorious moments of farniente [lazing about] are over, time for some action again.


I spent the afternoon at Pontoise hospital.
On my return from Lanzarote, the exit site was a little sore. That is the spot on my abdomen where the little tube I use to dialyse myself comes out. Eight days ago, when I called into the hospital after I got back, a sample was taken. Stéphanie tells me the pain was caused by two germs. I have had no more pain since then and she wants to change the dressing. Mr. Verger comes to take a look, a photograph with a little bar code, and everything seems to be ok.

Then a training session hosted by Stéphanie. For the third time, we revise the CBE (CytoBacteriological Examination) of the pouch and the preparing and injecting of antibiotics.

For the CBE, I must, under perfectly aseptic conditions, take a sample of the liquid in the pouch in which I just emptied my abdomen and culture the aerobic and anaerobic bottles.
If there is the slightest suspicion of peritonitis, I must do this first before I take any antibiotics. They will be broad-spectrum antibiotics in the hope that they will counteract any infection that may be present.

Next Tuesday I must go to the biology laboratory to learn how to culture the Petri dishes and how to determine which antibiotic would be the most effective against any infection I could be brewing. It’s called an antibiogram.

It is fascinating.

Yesterday I also revised how to prepare and inject antibiotics. I have written everything down and I’m going to type out a card which I will put in the shipboard pharmacy.

The two Christophes were there. Christophe Lepetit who took photographs and my son who did some filming. We invested in a special camera so that I could send you a few videos during my crossing. This camera records directly on SD card, in normal television format. We received it at lunch time, just before we went to the hospital.

Then, I had to weigh myself and do a bioimpedance, then muscle mass and fat mass tests. Arm measurements, including the circumference of my biceps, measuring the thickness of my skin, checking my muscular strength by squeezing a pear….

Today I was in Paris. I bought the electronic map of the Caribbean and went to the Librairie de la mer [Maritime Library], in the 15th district to purchase the “Leeward Islands” and “Windward Islands” travel guides. I always get the same pleasant welcome here. My book, “La passion de réussir [Passion to succeed]” was within easy reach on the counter and we spent quite some time talking "boats".

I have my bag of balls for the mainsail trolley and this morning we received the “Magic Arm”, the arm that is going to help me attach the photo or film camera just about anywhere. Everything is working out perfectly and I should be ready to leave on the 25th of this month.

Yesterday, in the post, I received the form from Baxter, informing me that the pouches would be delivered in Lanzarote on 9 November. It reassures me, thank you Baxter.

I also have a little work to do in the office, a few telephone calls to make, clients to see….

I love this bipolar life. One part travel, holidays, adventure and one part professional work. I think that happiness is all about getting the balance right.

Right, I must leave you now; I must go and see a client.

Talk to you soon,


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Thu, 5 Nov 2009 20:03:00 GMT - Mise au point
Osny

Thu, 5 Nov 2009 20:03:00 GMT - Setting the record straight
Osny
21H03 heure locale

Bonsoir à tous,

En exploitant les statistiques de fréquentation de mon blog, je constate que celui-ci a, entre autre, été visité à travers le site Hisse-et-ho. Mon fils Didier m’explique que cela se fait à travers un « forum ». Je ne connais pas, il me montre et je commence à lire ce « forum ».

Le « Fil » (j’apprends plein de mots nouveaux pour moi) a été ouvert par Pierre-Yves quand je cherchais une place aux Canaries.
Je commence à lire les discutions et je suis immédiatement sidéré. Ce qui me frappe le plus, c’est la vivacité des échanges. Ca cogne dur !

Ensuite ce qui m’interpelle, c’est la méconnaissance profonde par le grand public de ce qu’est la dialyse en général et je ne parle pas du cas particulier de la dialyse péritonéale.

Enfin, l’essentiel de ce forum est fournie par un internaute qui s’oppose aux autres en prétendant que cette aventure, si elle est médiatisé, va faire du mal aux dialysés.

Forcément, sur le coup je suis choqué et je m’interroge. C’est l’inverse de ma volonté !

Aussi, je veux faire ici une petite mise au point.

Tout d’abord, qui je suis ?

J’ai 59 ans, 3 enfants de 29,31 et 33 ans. Ce qui me caractérise le plus, c’est mon indépendance, mon besoin d’autonomie. Je n’aime pas dépendre des autres. Je crois que cela est due au fait que j’ai perdu mes parents très tôt (ma mère à l’âge de 12 ans et mon père à l’âge de 28 ans). Ils n’avaient aucune fortune et je me suis fait seul.
Bac électronique en 1968 (on me l’a donné), j’ai passé 5 ans à l’armé puis 7 ans à la SAGEM dans les ordinateurs avant de créer une société d’informatique en 1980.

Au bout d’un an j’avais 18 salariés, 50 quelques temps plus tard. Un métier difficile avec des hauts et des bas et surtout du travail, beaucoup de travail, souvent 16 heures par jour et souvent 7 jours par semaines pour gagner ma vie mais c’est tout.

Puis, il y a 12 ans, j’ai eu la bonne idée de me lancer dans l’immobilier et d’y faire fortune, ce qui m’a permis à l’âge de 50 ans de pouvoir travailler à plein temps sur mon bateau et de pouvoir financer et réaliser mes rêves.

J’ai écrit un livre dont le titre est « La passion de réussir ». En effet j’adore me lancer des défis. J’ai besoin de me lever le matin en ayant quelque chose à réussir et quelque chose de grand si possible. C’est mon bonheur à moi.

Le mot de la langue Française que je préfère, c’est « Liberté ». Je suis un solitaire, je ne peux imaginer d’être privé de liberté. Je m’inquiétais car je pensais que lorsque la dialyse arriverait ce serais pour moi comme une incarcération, une mise en prison. Il faut savoir que 90% des dialysés sont traités en hémodialyse (pour des raisons qui n’ont souvent rien à voir avec l’intérêt du patient mais plus souvent à voir avec des intérêts financiers) et que cela conduit le patient à passer 4 heures à l’hôpital un jour sur deux !

Et puis, j’ai découvert la dialyse péritonéale. Cela semble encore plus contraignant à première vue puisque c’est une dialyse tous les quatre heures qui dure environ trois quart d’heure ! J’ai failli me tromper et prendre l’hémodialyse !

Maintenant que je suis dialysé en dialyse péritonéale, j’ai une vie presque normale et surtout je n’ai pas perdue ma liberté.

Juste avant de savoir que la dialyse était là, j’avais lancé un projet de tour du monde en bateau par la Patagonie et le cap Horn. Coup de massue, puis en échangeant des mails avec Pierre-Yves qui est néphrologue et chef de bord aux Glénans, j’ai commencé à penser que je pourrais continuer à faire du bateau en étant dialysé. Il m’est même apparu rapidement que cela serait plus facile en haute mer qu’en navigation côtière. En effet, il y a moins de manœuvres urgentes à effectuer. Du coup, j’ai eu envie de traverser l’atlantique en solitaire, ce que j’ai toujours voullu avoir fait au moins une fois dans ma vie.

La question s’est alors posée de le faire en catimini ou bien en médiatisant un peu la chose. J’ai réfléchie et pensé que je pourrais apporter beaucoup aux autres en parlant de cette aventure. D’une part à tous ceux qui vont un jour être dialysés, pour leur montrer qu’il existe une méthode de dialyse qui permet de garder sa liberté. D’autre part aux gens déjà dialysés pour leur montrer que l’on peut vivre « presque » normalement en étant dialysé. Beaucoup hésitent à sortir de chez eux !
Il faut savoir qu’en dialyse péritonéale, il n’y a que deux moments pendant la dialyse où l’asepsie doit être parfaite, la connexion et la déconnection. On peut ainsi avec un peu d’astuce, vivre normalement même durant la dialyse, manger, s’occuper du barbecue ….

Du coup, la dialyse n’est pas une contrainte et la vie reste belle à vivre.
Il n’y a rien de « pathétique » comme j’ai pu le lire dans cette traversée de l’atlantique, je me contente de vivre ma vie avec bonheur.

Enfin, et c’est l’essentiel des messages de soutien que je reçois, je crois qu’il faut dire haut et fort que la vie est belle, qu’il ne faut jamais baisser les bras et que tant que l’on vie il faut en profiter.

La position prise par cet internaute de prétendre que cette aventure va desservir les dialysés « qui ne pourrons plus se mettre en maladie » me navre. J’ai été chef d’entreprise et je sais que celui qui ne veut pas travailler n’a pas besoin d’être malade pour se mettre en maladie.

Sachez que durant mes nombreux stages à l’hôpital que ce soit pour ma maladie de rein ou pour soigner mon cancer, je ne me suis jamais mis en arrêt de travail. Je n’ai pas pour habitude de m’appuyer sur la communauté.

Je pense réellement qu’il n’y a pas beaucoup plus de risques à effectuer cette traversée en étant dialysé qu’en étant en bonne santé. Je ne suis pas un kamikaze, j’ai l’habitude de prendre des risques, mais toujours des risques calculés.

J’ai la certitude qu’il y a énormément plus de positif à médiatiser cette aventure que de négatif. Aujourd’hui, la plus part des gens n’ont aucune idée de ce qu’est la dialyse et un éclairage des méthodes modernes ne peut que servir tout ceux qui de prés ou de loin seront un jour concernés.

A bientôt
Jean Louis


21:03 hours local time

Good evening everyone,

Using my blog's visitor statistics, I noticed that my blog is, for one, also visited via the Hisse-et-ho website. My son Didier tells me that this is done via a “forum”. As I am not familiar with this he shows it to me and I begin to read this “forum”.

The “Thread” (I’m learning a whole new vocabulary) was opened by Pierre-Yves when I was looking for a place on the Canary Islands.
I begin to read the discussions and I’m instantly flabbergasted. What strikes me most is the liveliness of the exchanges. I’m bowled over!

The next thing that touches me is how little the public at large know about dialysis in general, and I am not even talking about peritoneal dialysis.

The main point of debate comes from a surfer who does not agree with the others by claiming that this adventure, if it gets media cover, will be detrimental to dialysis patients.

Not surprising, I am suddenly shocked and I begin to ask myself some questions. It’s the exact opposite of what I want to achieve.


And I would like to set the record straight.

First of all, who am I?

I am 59 years of age, have 3 children who are 29, 31 and 33 years old. What really characterizes me best is my independence, my need to be autonomous. I do not like being dependent on others. I think that stems from the fact that I lost both my parents very early on (my mother at the age of 12 and my father at the age of 28). They were not rich and I had to make my own way.
I got a degree in electronics in 1968 (they handed it to me on a plate) and spent 5 years in the army and then 7 years with SAGEM in the IT section before I set up my own IT company in 1980.

One year later, I was employing 18 people, and not long after 50 people. It’s a difficult business, with ups and downs and especially work, lots and lots of work, often 16 hours a day and often 7 days a week, just to earn a living.

Then 12 years ago, I had the great idea to get involved in real estate and to make some real money, which allowed me, at the age of fifty, to work full-time on my boat and to fund and realize my dreams.

I wrote a book entitled the “La passion de réussir”. In fact, I love taking on new challenges. I need to be able to get up in the morning knowing that I have something to bring to a successful conclusion, and if possible, something big. That’s what makes me tick.

“Freedom” is my favourite word in the French language. I’m a loner; I couldn’t even imagine being deprived of my freedom. I was really worried because I thought that when I had to go on dialysis it would feel like being incarcerated, like being confined to prison. It is worth knowing that 90% of dialysis patients are treated by means of haemodialysis (for reasons which often have very little to do with the interests of the patients but more so with financial interests) and that means that patients end up spending 4 hours a day in hospital every second day!

And then, I discovered peritoneal dialysis. At first, that seemed even more restricting because you’re talking dialysis every four hours with every dialysis lasting about forty-five minutes! I almost made the mistake of opting for haemodialysis!

Now that I am undergoing my dialysis through peritoneal dialysis, I lead an almost normal life and I have definitely not lost any of my freedom.

Just before I got the news that it was time to resort to dialysis, I had launched a project involving a sailing trip around the world via Patagonia and Cape Horn. A blow with a club, and then through my e-mail exchange with Pierre-Yves who is a nephrologist and purser at Les Glénans, I started to think that I could continue sailing while being on dialysis. It soon became clear to me that this would be a whole lot easier if I was sailing out on the open sea rather than along the coasts. There is less dramatic manoeuvring to be done on open sea, you see. I immediately felt like crossing the Atlantic on my own, something I had always wanted to do at least once in my life.

The question that arose then was whether to do it quietly or to get some media coverage. I thought about it and felt that it might help other people if I talked about my adventure. On the one hand, those who will one day end up on dialysis, by showing them that there is a method of dialysis which allows them to retain their freedom. On the other hand, those that are already on dialysis by showing them that you can lead an “almost” normal life while being on dialysis. A lot of people even think twice about leaving their own homes!
It is worth knowing that, in the case of peritoneal dialysis, there are only two important moments where asepsis must be perfect, during hooking up and during unhooking. So with a little shrewdness you can carry on as normal while doing your dialysis, eating, tending to a barbecue.

So all of a sudden dialysis is no longer a constraint and life is still worth living.
There is nothing “pathetic” about it, as I read during this crossing of the Atlantic, I am happy to enjoy my life.

In fact, and that is the most important part of the messages of support I receive, I feel that you must shout from the rooftops that life is wonderful, that you must never throw in the towel and that you should enjoy life as long as you are still alive.

The stance taken by this Internet surfer, who claims that this adventure will do dialysis patients “who will no longer be able to take sick leave" a disservice saddens me. I have been a company manager and I do know that those who do not want to work do not have to be sick to take sick leave.

Please know that throughout my many sessions at the hospital, whether it was for my kidney disease or to look after my cancer, I have never stopped working. I am not in the habit of leaning on the community.

I really believe that this crossing isn’t a whole lot riskier for people on dialysis than for people in perfect health. I am not a kamikaze, I am used to taking risks, but they are always calculated risks.

I am certain that there are far more positive aspects of this adventure to be publicised than negative ones. Many people know nothing about dialysis at the moment and highlighting the modern methods can only help all those people whose lives might one day be affected by it.

Talk to you soon,



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"Bonjour jJean Louis
c’est Bernard Vieu qui nous a indiqué ton blog
nous sommes ses cousins et c’est avec nous que tu as découvert Harmattan à Marseille;Nous avons lu ton livre et maintenant nous trouvons formidable ce que tu continue de faire..Le bateau est vraiment reparti pour une nouvelle jeunesse , la seule chose qui n’a pas changé c’est la quille longue qui nous donnait tant de mal pour manœuvrer en marche arrière! Soigne toi bien, nous suivons tes péripéties avec beaucoup d’intérêt. "
Envoyé par Lafaye Bernard et Michèle le 30-10-2009 à 17:44


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"Bonjour Jean Louis,

Je suis très émue par votre blog, véritable témoignage d’espoir pour la maman que je suis.
Félicitations pour votre énergie et votre capacité à vivre en homme libre.
Je suis admirative, dubitative et finalement convaincue par votre état d’esprit : " Il faut manger trois fois par jour pour vivre, ce n’est pas une contrainte. La dialyse, c’est pareil. "
J’espère avoir l’énergie et l’exemplarité nécessaire pour transmettre cet état d’esprit à mes 3 enfants Elisa (4 ans), Romain & Chloé (10 mois).
Puisse chacun d’eux rêver leur vie et vivre leurs rêves et puisse Romain dépasser les "aléas" de son insuffisance rénale.
Je vais suivre vos aventures, en me disant qu’au delà de toute contrainte petit à petit un rêve peut devenir réalité...
Merci à vous et Bonne Mer."
Envoyé par Emma le 01-11-2009 à 01:30


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"Cher Jean-Louis,
De retour de voyage, je vois 1) la carte qui te situe dans l’Océan 2) un commentaire te positionnant en Camargue le 29 octobre.
Dans les deux cas, je t’envoie mes très amicales salutations.
Dominique."
Envoyé par Dominique Manchon le 02-11-2009 à 11:40


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"@ Emma
Merci beaucoup pour ce mail qui m’a beaucoup ému.
Je suis moi même un jumeau et souvent dans les jumeaux, il y a quelques problèmes de fabrication. Moi j’avais une dent à la naissance et ce problème de malformation qui a entraîné cette maladie.
Bon courage à vous et pleins de bisous à Elisa, Cloé et surtout à Romain
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 03-11-2009 à 13:49


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"@ Lafaye Bernard et Michèle
Merci pour votre soutien. Quelle belle journée nous avions passés ensemble lors de la découverte de ce bateau !
Amitiés
"
Envoyé par Jean Louis CLEMENDOT le 03-11-2009 à 13:53

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Sun, 8 Nov 2009 13:08:00 GMT - Merci Emma
Osny

Sun, 8 Nov 2009 13:08:00 GMT - Thank you Emma
Osny


14H08 heure locale

Bonjour à tous,

Séquence “Frissons”!
Ce matin, je n’ai pas trouvé de champignons (bon, c’est vrai, je suis sorti hier soir, retour au milieu de la nuit, levé tardif, départ pour les champignons à 11h du matin !) mais je suis tombé nez à nez avec deux gros sangliers. Ils étaient à moins de 10 mètres !
Ils étaient affolés, certainement par les chasseurs et leurs chiens qui battaient la forêt. J’ai immédiatement fait l’arbre. Pas bouger, pas respirer et se contenter d’observer. Ils sont partis au petit trot puis sont revenus vers moi, virage à 90 degrés puis grand cercle. Le manège a duré deux ou trois minutes. C’est leur vie qu’ils tentaient de préserver. Bonne chance les amis.

Je ne souhaite pas intervenir directement dans des forums car d’une part je ne veux pas passer mon temps sur mon ordinateur et d’autre part, sur le bateau, le moyen de communication (un Flet 150 ) qui me permet de mettre à jour mon blog et de lire mes mails est beaucoup trop onéreux en exploitation pour aller surfer sur le net.

Séquence « Emotion »

C’est donc sur mon blog que je veux rendre hommage à Emma et au delà, à tous ceux qui, comme elle, m’apportent la raison de médiatiser cette aventure ainsi que la chaleur humaine dont on a tous besoin.

Tout d’abord, voici le mail que je découvre ce matin. Il vient de Emma, rappelez vous, elle a mis un commentaire sur le blog le 29 Octobre. Elle est maman d’une petite fille de 4 ans et de deux jumeaux (je suis moi-même jumeau). Son petit Romain, 10 mois est atteint d’insuffisance rénale :

« Cher Jean Louis,

Sans vous connaitre, je me permets de vous dire "Cher Jean Louis", tant votre démarche me parait importante.
A la lecture de votre "mise au point", il me parait nécessaire d'intervenir de nouveau.
Je ne suis pas adepte des forums et je n'ai pas l'habitude d'aller chercher des avis sur internet.
Si certains croient pouvoir "se mettre en maladie", c'est peut être une façon pour eux de moins subir leur maladie...
Heureusement, il y a d'autres états d'esprits.
J'ai été interpellée par un lien vers "les tribulations du Capitaine Clémendot, dialysé péritonéal et homme libre", alors que je cherchai désespérément des solutions et des explications concernant l'insuffisance rénale sur un site bien trop sérieux pour une maman inquiète.
Quelle étonnante découverte....
La vie réserve souvent des surprises et dans certains chemins difficiles, il arrive de croiser des personnes formidables qui donne courage et énergie.
Cela redonne du sens aux valeurs auxquelles on croit.
Je ne vous connais pas directement mais merci d'aller au bout de vos rêves et d'en témoigner de cette manière sur votre blog.
Personnellement j'ai réalisé que les perpétuels "aléas" m'entrainaient dans des erreurs de renoncements.
Je sais maintenant que j'étais en train d'oublier de donner vie à mes envies!
Avec mon exceptionnel mari, j'ai donné vie à 3 merveilles, maintenant il est indispensable de leur transmettre ce goût de la vie.
Comme une élève assidue, je me répète à chaque doute que cela est possible et je recentre mon énergie et mes actions vers cet essentiel.
Alors votre traversée de l'Atlantique, c'est un peu ma boussole à moi qui m'indique le bon cap à suivre.
J'aime pas forcement la navigation, mais j'attends avec impatience votre prochaine newsletter.
Même en solitaire, vous ne serez pas seul.
Mais cela, vous le saviez déjà.

A bientôt
Emmanuelle »


Merci Emma. Merci tout d’abord pour la beauté de ton écriture, Merci pour ta tolérance, Merci pour la force que tu as en toi, Merci pour tout ce que nous avons en commun dans notre façon de concevoir la vie, Merci de rester debout devant les difficultés, Merci d’avoir toi aussi « La passion de réussir ».

Enfin, Merci Emma pour tout ce que tu me donne à travers ce mail. En lisant celui-ci ce que j’entreprends me paraît tout petit, j’aimerais pouvoir faire beaucoup plus. C’est comme une récompense que l’on n’a pas méritée.

Cette aventure n’est en aucun cas un exploit et ne demande aucun courage, (le courage c’est ce pompier qui rampe sous les décombres d’un immeuble écroulé par un séisme pour sauver une personne incarcérée alors que des répliques peuvent arriver à tout moment)

Ce n’est qu’une balade sympa mais déjà que de chaleur humaine j’ai rencontré !
Finalement, cette dialyse ne ma pas emprisonnée, tout au contraire, elle me permet de faire toutes ces belles rencontres et de partager de grandes émotions.

Emma, encore Merci pour tout.

A bientôt

Jean Louis


14:08 hours local time

Hello everyone,

The “Shivers” sequence!
This morning I didn’t find any mushrooms (alright, it’s true, I went out last night, came back in the middle of the night, got up late, set off on my mushroom hunt at 11 o’clock in the morning!) but I was met head on by two big wild boars. They were less than 10 meters away!



They were in a complete panic, no doubt on account of the hunters and their dogs beating about the forest. I straight away made for a tree. Don’t move, don’t breathe and be happy to watch. They trotted off slowly and then came back towards me making a 90° turn and then a large circle. The game lasted two or three minutes. They were trying to protect their lives. Good luck my friends.

I have no wish to become directly involved in any forums because, on the one hand, I don’t want to spend my time in front of my computer and, on the other hand, shipboard communication (a Fleet 150) which allows me to update my blog and read my e-mails is far too expensive to run to surf the Internet.

Sequence “Emotion”

It is therefore that, on my blog, I would like to pay tribute to Emma and all the others who have given me a reason to publicise this adventure and the human warmth we all need.

First of all, hereafter the e-mail I found this morning. It comes from Emma, you might remember, she posted a message on my blog on 29 October. She is the mother of a little 4-year old girl and of twins (I myself am a twin). Her little Romain, 10 months old is suffering from renal insufficiency:

“Dear Jean Louis,

Even though I don’t know you I take the liberty of addressing you with "Dear Jean Louis", as your undertaking seems that important to me.
When reading your “setting the record straight”, it seemed appropriate that I dropped you another line.
I am not any good at forums and I am not in the habit of looking for advice on the Internet.
If some feel that they can “go on sick leave”, it may be a way for them to suffer less from their illness…
Luckily, there are also other frames of mind.
I was touched by a link to the “the trials and tribulations of Captain Clémendot, on peritoneal dialysis and a free man", while I was desperately looking for solutions to and explanations on renal insufficiency on a site that was far too serious for a worried mum.
What an amazing discovery....
Life often has surprises in store and sometimes when you are walking a difficult path, you end up meeting fantastic people who give you courage and energize you.
That restores your faith in the values you believe in.
I do not know you personally but I want to thank you for achieving your ultimate dreams and for testifying to that in this way on your blog.
I have realized for myself that the eternal ups and downs led me to errors of renunciation.
I now know that I was in the process of forgetting how to realize my own desires!
Together with my amazing husband, I gave life to 3 treasures, and now it is vital that I pass this gust for life on to them.
Like a diligent student, I tell myself every day that this is possible and I refocus my energy and my actions on what is important.
So, you crossing the Atlantic is a bit like a compass to me that shows me the correct course to follow.
I am not particularly keen on sailing myself but I am really looking forward to your next newsletter.
Even though you will be out on your own, you will not be not alone.
But you knew that already.

Talk to you soon,
Emmanuelle”


Thank you Emma. First of all thank you for your beautiful letter, Thank You for your tolerance, Thank You for the strength you have in you, Thank You for all the things we have in common in the way we look at life, Thank You for facing up to the difficulties, Thank You for having your own "Passion to succeed" also.

Finally, Thank You Emma for everything you have given me through this message. Reading this I know that what I do is very little, I would like to do a whole lot more. It’s like getting a bonus you haven’t deserved.

This adventure is definitely not a feat and doesn’t require any courage, (courage is firemen climbing through the rubble of a building that has collapsed following an earthquake even though it’s only a matter of time before the aftershocks come).

It’s only a nice ramble but what human warmth I have come across!
In conclusion, this dialysis did not incarcerate me, quite the opposite; it has allowed me to meet all these fabulous people and to share their intense emotions.

Emma, once again Thank You for everything.

Talk to you soon,
Jean Louis



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"Coucou Jean-Louis! Tu t’es déguisé en prêtre pour le Halloween? (photo)
Bisous de Petra et Berti"
Envoyé par petra le 02-11-2009 à 17:29


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"Mais non Pétra, Jean louis est déguisé en père Noel (incognito et en noir sur le bateau mouche) en pleine répétition car il n ’aura pas le temps en Décembre...
A propos cap’tain 1 champignon pour 4 ça fait un peu juste...j’espère que la daurade de Richard était plus grosse que la mienne.
See you soon"
Envoyé par Jacky Peudevin le 02-11-2009 à 23:47


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"Bonjour Mr Clemendot (j’ai failli dire Louis!!! )

Je suis néphrologue et je lis votre blog depuis le début...
et je dois vous dire merci.

votre projet, votre enthousiasme, votre fougue me sont précieux.
J’ai déja conseillé à plusieurs de mes patients qui ne sont pas encore en dialyse ou qui le sont déjà de lire avec attention votre blog. Vous démontrez l’impossible: la vie est belle même en dialyse. Merci de cette aide qui sera, j’en suis sûr, précieuse pour de nombreux patients.
Je suis un passionné de bateau (à voile si possible!) je suivrais donc votre traversée avec émotion.
Bon vent Bonne mer

Ps si l’occasion se présente... donner bien le bonjour au Dr Verger que j’admire beaucoup"
Envoyé par Luc le 04-11-2009 à 14:48


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"Sure Female,academic credit free murder anything marry satisfy unfortunately impact perfect pleasure least friend strike cut wish task odd behind hard technique flat cross between unfortunately effort show village period get plan understand modern right practical severe approach communication his through according train unfortunately warn politics housing pull soft summer term quick argue shoulder acquire limit member attract everything exercise neither off dress fall management past ready area attempt woman anyone without with aid arrive miss establishment otherwise housing past business family nothing observation demonstrate requirement appoint suitable "
Envoyé par products weight loss le 27-06-2010 à 19:18

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Tue, 10 Nov 2009 20:24:00 GMT - Au laboratoire Gérard Verger
Osny

Tue, 10 Nov 2009 20:24:00 GMT - At the Gérard Verger Laboratories
Osny


21H24 heure locale

Bonsoir à tous,

Quelle journée intéressante !
J’ai passé la journée au laboratoire de Gérard Verger. Il se trouve que mon néphrologue, Christian Verger, a un frère biologiste. Celui-ci a bien voulu passer du temps sur le problème important qu’est le risque d’infection dû à la dialyse et que l’on appel « péritonite ».

En effet, à chaque dialyse, il faut connecter la double poche au cathéter et à la fin de la dialyse, effectuer la déconnection. Cela se fait dans de grandes conditions d’asepsie mais il existe toujours un risque de récupérer un germe et que celui ci se développe.

Si je fais une péritonite, je serais alerté par des symptômes, fièvre, mal au ventre et surtout le liquide que je récupère quand je vide mon ventre sera trouble.

La première chose sera de prendre, sur les conseils de mon néphrologue, des antibiotiques à large spectre. Il faudra ensuite essayer de déterminer s’il y a réellement une infection et si oui, quel est le germe responsable (Staphylocoque, streptocoque, Escherichia Coli, pseudomonas ou bacillus)

Une fois le germe identifié, il faudra faire un antibiogramme pour déterminer quel est l’antibiotique qui lutte le mieux contre ce germe afin d’injecter dans les poches cet antibiotique avant de me les infuser.

Tout d’abord c’est Gérard Verger qui m’a fait un cours sur les différents germes, les coques et les bacilles avec les particularités de chacun.

Un « kit » avait été préparé contenant tout ce qu’il faut pour constituer un petit laboratoire de biologie à bord de Harmattan.
Il y a des flacons Uri line, différentes boîtes de Pétri, un kit de coloration Gram, des tubes Oxi/ferm, des entérotubes, différents flacons, des petites pipettes en verre, des pipettes Pasteur, un kit de test Oxydase, un kit pour réaliser des antibiogrammes, des lames vierges pour le microscope …

C’est Cédric, ensuite, qui s’est chargé avec gentillesse et patiente de m’apprendre les manipulations. Encore merci Cédric.

C’était très intéressant. Il faut savoir ensemencer les substrats que l’on met ensuite à l’étuve. Pour cela j’ai à bord un deuxième réchauffeur de poche qui me sert en secours du principal et que je peux recouvrir avec mon four solaire. J’ai ainsi une étuve à 37°.

Au bout de 24 à 48 heures, on peut voir si cela a poussé. Sur le substrat, il y a des zones de différentes couleurs. Si cela a poussé sur telle couleur et pas sur telle couleur, on peu déjà tirer des conclusions. Ensuite, s’il y a des colonies, on peut faire une coloration de Gram et regarder au microscope. En fonction de ce que l’on observe, forme et couleurs, on avance dans la déduction.

Selon le germe, on peut ensuite être amené à faire une oxydase puis un oxyfermtube ou un antérotube. Ce sont des tubes magiques, comme des gros crayons, composés d’une douzaine de cases de différentes couleurs. On ouvre un bouchon et c’est comme un stylo bille. Il suffit de tremper le bout du stylo dans une colonie, d’enlever l’autre bouchon, de tirer sur la tirette métallique en tournant afin que toutes les cases soient bien ensemencées puis de mettre le tout dans l’étuve. Au bout de 24 heures, il suffit de comparer les couleurs avec un nuancier pour déterminer quel est le germe. C’est très visuel. Par exemple du rouge vif cela passe au jaune vif. Bon faut pas être daltonien !

L’antibiogramme n’est pas très compliqué lui non plus.

J’ai un peu simplifié mais en gros c’est les manips à effectuer. Je n’ai pas la prétention d’être devenu un biologiste après une journée de formation même si Gérard Verger et Cédric ont été très performants mais je devrais être capable de m’en sortir. De toute façon j’ai à bord deux téléphones satellites et je serais en liaison si un problème se présentait.

Voilà ma journée. Encore un grand merci à Gérard Verger et à Cédric pour cette formation et ce « kit grande croisière pour dialysé ».

Les parents d’enfants dialysés me demandent des précisions sur ce qui me dérange dans le don de rein par un donneur vivant.
Ce qui me gène c'est d'être le receveur. Je n'aurai aucun problème à donner un rein à un de mes proches si cela était nécessaire.
Par contre, dans mon propre cas, je ne veux pas déranger un de mes proches pour cela. J'estime que je suis très peu gêné par la dialyse et que cela ne mérite pas que je gène un de mes proches pour gagner quelques mois.

Ah ! J'allais oublier, la Capitainerie de Porto Calléro m'a téléphoné, les poches de dialyse sont bien arrivées, merci BAXTER et merci l'AURA. C'est un grand poids en moins pour moi.

Bon, il est tard, journée fatigante, je termine ma dialyse et vais me coucher.

A bientôt

Jean Louis


21:24 hours local time

Good evening everyone,

What an interesting day!
I spent my day at the laboratory of Gérard Verger. As it happens, my nephrologist, Christian Verger, has a brother who is a biologist. He was happy to spend some time on the important problem of the risk of infection caused by dialysis, called “peritonitis”.

For each dialysis one must connect the double pouch to the catheter and, at the end of the dialysis, this pouch must be disconnected. This is done under the strictest of aseptic conditions but there is always a risk that you contract a germ and that this germ leads to an infection.

If I contract peritonitis, I will be alerted by the symptoms, fever, abdominal pains and, more specifically, the liquid that I recover when I empty my abdomen will be cloudy.


My nephrologist told me that, in that case, the first thing to do is to take a broad-spectrum antibiotic. Then it’s a matter of trying to establish whether I do indeed have an infection and if so, what germ caused it (Staphylococci, streptococci, Escherichia Coli, pseudomonas or bacillus).

Once I have identified the germ, I must do an antibiogram to find out which antibiotic could best combat this germ so that I can then inject this antibiotic into the pouches before I infuse myself.

To begin, it was Gérard Verger who gave me a course on the different germs, the cocci and the bacilli and who told me about their individual characteristics.

A “kit” had been prepared containing everything you might need to set up a small biology laboratory on Harmattan.
It contains bottles of Uri line, different Petri dishes, a Gram colouring kit, Oxi/ferm tubes, all sorts of enterotubes, different bottles, small glass pipettes, Pasteur pipettes, an Oxidase-test kit, a kit to do the antibiograms, virgin slides for the microscope …

Then, Cedric very kindly and patiently took it upon himself to teach me all the manipulations. Thanks again, Cédric.

It was extremely interesting. You must know how to culture the substrates that you then put in the incubator. For that purpose, I have a second pouch warmer on board as a back-up for the first one which I can cover with my solar furnace. That way I have an incubator of 37°.

After 24 to 48 hours, you can check whether it has grown. The substrate has different colour zones. If it has grown on one colour and not on the other, you can already draw some conclusions. Then, if there are colonies, you can do a Gram colouring and study them under the microscope. In function of what you see, shape and colours, you are making some progress in your deductions.

Depending on the germs, you may then have to do an oxidase test then an oxi/ferm tube or an enterotube test. These tubes are magical, like large pencils, composed of about twelve different colour compartments. You take off the cap and it’s like a ballpoint pen. All you have to do is to immerse the end of the biro into a colony, take off the other cap, pull the metal knob while turning it so that all the compartments are properly cultured and then put everything into the incubator. Then, 24 hours later, you simply compare the colours to a colour chart to establish which germ you are dealing with. It’s very visual. For instance, bright red goes to bright yellow. Ok, as long as you’re not colour-blind!

The antibiogram is not very complicated either.

I’ve simplified things a little but the gist of it is the manipulations you have to perform. I do not for one moment believe that I have become a qualified biologist after my day's training even though Gérard Verger and Cédric where very effective but I should be able to manage it. Anyhow, I have two satellite telephones on board and I shall be in contact if I have any problems.

So that was my day. Once again, many thanks to Gérard Verger and Cédric for this course and this “dialysis patient’s cruiser kit”.

Parents of children on dialysis ask me why it would not sit right with me to accept a kidney from a living donor.
What bothers me is to be the recipient. I would not for one moment hesitate to give a kidney to one of my nearest and dearest if that was necessary.
In my own case, however, I do not want to inconvenience one of my close relatives for that. I feel that dialysis doesn't interfere with my life a whole lot and that I should therefore not trouble one of my relatives just to gain a few months.

Aha! I almost forgot, the Harbour Master’s Office in Porto Calléro called me, the dialysis pouches have arrived safely, thank you BAXTER and thank you AURA. That is a great weight off my shoulders.

Ok, it’s late, had a tiring day, I finish my dialysis and shall go to bed.

Talk to you soon,



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"bon chance à l’hostho


mercredi c’étaisla rentrée pour moi j’ai revu mes amis et mes prof

Ps: j’ai lu ton message bien sur que je vais continuer à t’envoyer des commentairesje te laiiserai toujours des commentaire je ne t’oublierai jamais

Juju banana bis soigne toi bien ! bonjour à la famille "
Envoyé par Jul!@ le 05-11-2009 à 18:16

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Wed, 11 Nov 2009 17:20:00 GMT - Les deux modes de dialyse péritonéale
Osny

Wed, 11 Nov 2009 17:20:00 GMT - The two forms of peritoneal dialysis
Osny


18H20 heure locale

Bonsoir à tous,

Eh bien voilà !
Pour les champignons c’est comme pour le reste de la vie, il ne faut jamais baisser les bras. Ce matin j’ai bravé les sangliers et ma persévérance a été récompensée. Dans un petit coin que je connais bien, nichés au milieu des fougères et des feuilles mortes, quelques très beau spécimens de cèpe m’avaient donné rendez vous.

Aujourd’hui, je voulais vous parler des deux modes de dialyse péritonéale. Il y a la dialyse manuelle, à base de doubles poches. Une poche vide et une pleine. On commence par se vider le ventre dans la poche vide puis on se rempli en transvasant la poche pleine.

Il y a différents types de poches qui ont chacune leurs caractéristiques. Certaines poches peuvent être gardées 4 heures, d’autres 2 heures et d’autres jusqu’à 16 heures. C’est ce type de poche que l’on s’injecte le soir pour aller dormir. C’est également ce que je me suis injecté avant de quitter Lanzarote pour être tranquille pendant tout le voyage de retour.

Le deuxième mode de dialyse péritonéale est la dialyse automatisée. On utilise une machine sur laquelle on installe plusieurs poches pleines. Une très grosse poche vide est installée sous le lit et tout au long de la nuit la machine vide et remplie le ventre alternativement. Au petit matin la dialyse est effectuée et on est tranquille pour la journée. J’ai essayé cette méthode mais comme j’ai très souvent mal au ventre pendant la dialyse cela me réveil et c’est intenable. Cela fonctionne parfaitement sur d’autre.

C’est cette méthode qu’utilise la petite Lou-Anne. Voilà un mail de son papa, Nicolas, qui nous décrit la vie de sa fille :

« La vie vaut d’être vécue. Nous considérons la DP comme une chance pour Lou-Anne et son avenir. Il faut faire connaître cette technique. En ce qui nous concerne, Lou est en DP Automatisée. 10h30 de dialyse toutes les nuits. Cette « assignation à résidence » de nuit, nous permet de vivre le quotidien comme tout le monde. Lou-Anne à l’école maternelle, mon épouse (consultante) sur Dunkerque quasiment tous les jours et moi (commercial) avec mes déplacements fréquents. C’est une organisation à mettre en place mais qui nous permet de profiter (ce week end nous serons d’ailleurs chez Disney). Seules contraintes, les conditions d’hygiène et le coffre de la voiture pour les poches (mais vous connaissez).

Cela fait déjà 3 ans de DP, ce soir c’est très exactement la 1186ème dialyse, le tout sans péritonite, ni infection du point de ponction. Pour Lou, c’est sa vie. Elle s’en amuse. Ce tuyau fait partie intégrante d’elle même. Demain, elle sera au CHRU de LILLE (sa résidence quasi secondaire), voir ses taties et son docteur préféré.
Elle joue, fait du poney, va à la piscine très régulièrement. Il n’y a que les voyages à l’étranger que nous évitons (nous minimisons les risques). Et pourtant, nous sommes des voyageurs en suspend ……
2010 sera, nous l’espérons l’année de la greffe. Avec d’autres angoisses, en particulier la rechute de sa maladie génétique (Syndrome Hémolytique et Urémique Atypique). Seul un traitement rare et horriblement coûteux (400 K€ / an) peut nous permettre d’envisager l’avenir avec un nouveau rein (Lou n’a plus de rein).

Avec tout cela, Lou-Anne est une aventurière. Peur de rien et un peu casse-cou.

Médiatisons votre aventure. Faisons connaître la DP et le bonheur de vivre la vie malgré la maladie. »


Voilà encore un témoignage qui montre la liberté qu’apporte la dialyse péritonéale une fois que l’on s’est un peu organisé. Bien sûr c’est une maladie grave, bien sûr c’est lourd, mais on peut vivre presque normalement avec ce mode de dialyse.

A bientôt
Jean Louis


18:20 hours local time

Good evening everyone,

Well, now!
Like with life, you should never throw in the towel when it comes to mushrooms. This morning I braved the wild boars and my perseverance paid off. In a little spot I know well, nestled amidst bracken and dead leaves, I came across some fine cep specimens that were simply waiting for me.

Today I would like to talk to you about the two types of peritoneal dialysis. You have continuous ambulatory dialysis, based on two pouches. One empty pouch and one full one. You start by emptying your abdomen into the empty pouch and then you fill it up again by infusing the full pouch.

There are several types of pouches, each with their own characteristics. Some pouches may be kept for 4 hours, others for 2 and some for up to 16 hours. The latter is the type of pouch you inject yourself with before you go to bed. That’s also the one I used before I left Lanzarote so that I wouldn’t have anything to worry about during my return trip.

The second peritoneal dialysis method is the automated one. You use a machine that can accommodate several full pouches. A very large empty pouch is placed under the bed and all through the night the machine alternatively empties and refills the abdomen. By early morning, the dialysis is over and done with and you have peace of mind for the rest of the day. I did try this method but as I often have pains in my abdomen during dialysis it was waking me up and I couldn’t stick it. It works perfectly well for other people.



It is this method that little Lou-Anne uses. Hereafter, an e-mail from her dad, Nicolas, who describes his daughter’s life:

“Life is worth mastering. We feel that PD is an opportunity for Lou-Anne and her future. This technique must become widely known. In our case, Lou is on automated PD. 10 and a half hours of dialysis every single night. This night-time “house arrest” allows us to live our daily lives like everyone else. Lou-Anne attends nursery school, my wife (a consultant) travels to Dunkirk almost every day and I (a sales representative) am away a lot. It takes some organizing to get everything in place but it allows us to enjoy ourselves (this weekend we shall be in Disneyland in fact). The only constraints, hygiene and the boot of the car for the pouches (as you know all too well).

She has been on dialysis for 3 years now; tonight she is undergoing her 1186th dialysis to be precise, all without contracting peritonitis or any infection of the puncture point. For Lou, it’s a part of life. She enjoys herself. This tube is an integral part of her. Tomorrow she will be at the LILLE CHRU [Regional University Hospital] (her second home), to visit her aunties and her favourite doctor.
She plays, rides, and often goes to the swimming pool. The only thing we avoid is travelling abroad (to minimize the risks). And yet, we are only travellers in waiting ……
2010 will, we hope, be the year of her transplant. Together with other worries, especially the relapse of her genetic condition (Atypical Haemolytic Uremic Syndrome). Only a rare and terribly expensive (€ 400 K /year) treatment could allow us to consider the future with a new kidney (Lou no longer has any kidney).

But Lou-Anne is an adventurer nevertheless. She is not afraid of anything and a bit of a daredevil.

Let’s give your adventure media coverage. Let’s publicise PD and the joy of living in spite of the illness. ”

This is another testimonial about the freedom peritoneal dialysis brings once you are a little organized. Of course it’s a serious illness, there is no doubt that it’s difficult, but you can lead an almost normal life with this form of dialysis.

Talk to you soon,



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"comme déja écrit sur le site Héo:
chapeau bas !
il est certain de plus que c est un message ou les gens ,pourront voir que la vie continue et les projets peuvent voir le jour !
merci pour ce blogd"
Envoyé par serge regnaaut le 07-11-2009 à 12:01


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"Respect, !!!!!"
Envoyé par Yann Bouchet le 07-11-2009 à 12:08


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"Tous mes voeux vous accompagnent pour un voyage sans histoire et un rêve de plus accompli."
Envoyé par Jean paul le 07-11-2009 à 16:37


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"Bonjour, je suis votre aventure et m en régale. J ai été choqué par les propos tenus sur héo et me suis permis d indiquer sur ce site que vous donniez vos explications. Bon vent et de tout coeur avec vous Claude"
Envoyé par claude le 08-11-2009 à 09:48


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"faut pas s’inquiéter, sur hisse et ho, le principe de base est souvent de causer sans savoir.

bonne virée sur l’eau, que le vent souffle dans le bon sens"
Envoyé par olivier le 08-11-2009 à 20:27

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Fri, 13 Nov 2009 16:55:00 GMT - C’est vendredi soir
Osny

Fri, 13 Nov 2009 16:55:00 GMT - It’s Friday night
Osny
17H55 heure locale

Bonsoir à tous,

C’est vendredi soir, un weekend sympa en perspective puisque je parts très tôt demain matin pour Quimper, Concarneau et La Forêt Fouesnant. Petit tour en Bretagne sud.
Je vais faire la connaissance de Pierre-Yves, qui va me transmettre tous les jours la météo pendant ma transatlantique en solitaire.

Pierre-Yves est néphrologue spécialiste de dialyse péritonéale et pendant ses loisirs chef de bord à l’école de voile des Glénans. Nous nous connaissons pour le moment uniquement par téléphone interposé.

Il m’a déjà énormément aidé et c’est à lui que j’ai confié en tout premier mon envie de vivre cette aventure. Sa parfaite connaissance de ma maladie et son excellent niveau en croisière hauturière font de lui quelqu'un en qui j’ai toute confiance et sur qui je peux m’appuyer sans réserve.

C’est également par son intermédiaire que Christophe Lepetit, photographe professionnel, a rejoint l’aventure.

Enfin, c’est lui que j’appelais tous les soirs pendant le convoyage du bateau vers les îles Canaries pour faire un point général ainsi qu’un point météo.
Il avait déjà il y a quelques années emmené des dialysés quelques jours en bateau pour une croisière côtière. Cette expérience a également comptée dans ma décision d’essayer de réaliser cette aventure.

Le départ est pour dans 12 jours. Je suis tout à fait prêt et la tension est mille fois moins importante que lors de mon départ de Port Napoléon. Tout est rodé maintenant.

Hier j’ai fait un saut à Paris pour récupérer mon Iridium qui était de retour de réparation. J’ai ainsi deux téléphones satellite, je suis tout à fait serein.

Aujourd’hui, j’ai passé la matinée à l’hôpital pour les derniers examens, je suis en pleine forme, tout va bien, ou en tout cas, tous les voyants sont au vert pour effectuer cette traversée compte tenu de ma maladie.

Ah ! Un coup de gueule tout de même.
C’est cette fameuse vaccination contre la grippe H1N1. Hier soir je reçois une lettre m’invitant à passer très rapidement au centre de vaccination. Je suis comme tout le monde, très influencé par toutes les informations négatives que l’on reçoit sur ce sujet. Du coup, ce matin j’en parle au Docteur Verger et je décide d’aller tout de même me faire vacciner. Sur la convocation, ni horaires, ni numéro de téléphone. Je m’y rends en début d’après midi, à 14h15 très exactement. Porte close ! Sur les portes aucune indication des horaires d’ouverture. Résultat, 40 kilomètres et une heure de perdue pour rien. Je suis furieux. Quel gâchis, que de temps perdu ! N’aurait il pas été plus simple et plus efficace de confier cette vaccination aux médecins généralistes !

Bonne soirée,
A bientôt


17:55 hours local time

Good evening everyone,

It’s Friday night and I have a great weekend ahead because tomorrow morning I shall leave for Quimper, Concarneau and the Fouesnant Forest. A little tour of southern Brittany.
I’m going to meet Pierre-Yves for the first time, who will be relaying the weather reports every day while I am making my solo trip across the Atlantic.

Pierre-Yves is a nephrologist who specializes in peritoneal dialysis and who, in his leisure time, is the purser at the sailing school of Les Glénans. At the moment we only know one another from the telephone conversations we have had.

He has already helped me greatly and it was in him I confided first about my desire to embark on this adventure. The fact that he is so familiar with my illness and that he is an excellent ocean navigator himself makes me trust him completely and makes that I can rely on him unreservedly.

It’s also through him that Christophe Lepetit, a professional photographer, came on board.

In fact, it was him I called every night when the boat was being escorted to the Canary Islands to relay some general news and some meteorological news.
Some years ago he took some dialysis patients on a coastal cruise. This experience also played a part in my decision to turn my dream into reality.

The departure has been scheduled for 12 days from now. I am completely ready and I am a thousand times less stressed than when I was leaving Port Napoleon. Everything is up and running.

Yesterday, I popped into Paris to collect my Iridium which had been repaired. I have two satellite telephones, I’m completely at ease.

Today, I spent the morning at the hospital for the final check-ups, I am in great form, everything is going well, or in any case, I’ve got the green light for this crossing, taking my illness into account.

Aha! I do have a serious gripe.
It’s this famous vaccine against the H1N1 flu. Last night I received a letter inviting me to go to the vaccination centre as quickly as possible. I’m just like everyone else, easily influenced by all the bad news one hears on this subject. So, I spoke to Mr. Verger this morning and decided to get the vaccine anyway. On the invitation, no times nor telephone number. I arrive there early afternoon, at 2.15 p.m. to be precise. Doors shut! On the doors no information about their opening times. So I wasted 40 kilometres and one hour for nothing. I am furious. What a waste, what a waste of time! Wouldn’t it have been far easier and more efficient to let the general practitioners look after the vaccinations!

Have a nice evening,
Talk to you soon,


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Sun, 15 Nov 2009 18:29:00 GMT - Weekend en Bretagne sud
Osny

Sun, 15 Nov 2009 18:29:00 GMT - Weekend in southern Brittany
Osny


19H29 heure locale

Bonsoir à tous,

La Bretagne c’est loin ! 600 kilomètres de Cergy !
Nous sommes arrivés samedi en début d’après midi. J’avais réservé une chambre au Ker Moor, c’est un petit hôtel « Les pieds dans l’eau », en bord de mer, sur la plage des Sables blancs à Concarneau. Très sympa, l’hôtel est construit avec des éléments de vieux bateaux. Quelle ambiance pour un marin !

J’avais passé une poche d’extraneal à 6h30. Comme je peux la garder pendant 16 heures, j’ai été tranquille durant tout le voyage. En arrivant à l’hôtel j’ai tout de suite mis à chauffer une iso, celle-ci je peux la garder jusqu'à 4 heures. Le temps de monter les bagages, de s’installer je n’ai pas attendu qu’elle soit chaude, je l’ai passée. On n’est pas obligé d’attendre que la poche soit à 37 degrés, on peut la passer avant. Cela fait un peu froid mais çà passe sans problèmes. Du coup, à 16 heures 30 nous étions ressortis de l’hôtel.

Le temps de faire quelques courses pour la soirée, nous voici partis pour Quimper. Je tenais à aller saluer un de mes anciens clients concessionnaire motos qui possède un voilier de 37 pieds à Port la Forêt.

Retour à l’hôtel à 19 heures, la dernière dialyse de la journée et à 20 heures nous sommes sur le parking du super marché où Pierre-Yves doit venir nous chercher. En effet, il habite au milieu des bois, dans une propriété que les GPS ne connaissent pas. Il arrive, grand, sec, avec un bonnet de marin. Je le reconnais tout de suite, il m’avait envoyé une photo de Sereine, le voilier des Glénans où il est chef de bord. Il apparaissait sur cette photo.

Nous faisons connaissance et suivons sa voiture dans des petits chemins qui entrent dans les bois. Je m’imagine que nous allons arriver sur un feu de camps et cela ne m’enchante pas car il pleut beaucoup. Mais non, nous arrivons dans la coure d’une propriété en pierre de taille. C’est une vraie maison bretonne, avec des toutes petites ouvertures du côté des vents dominants (l’ouest).

On entre et c’est une pièce immense avec une cheminée au fond où brule un bon feu. Devant la cheminé, un salon ou discutent des « marins ». Il y a Alain, Lionel, et Philippe, et puis des filles, Fanny, Stéphanie et Sylvie. C’est tout de suite sympa, on est tous fait dans le même moule. Quelle soirée agréable. Jusqu'à deux heures du matin nous discutons de bateau et de dialyse. Pour le café, Jean Marie qui est moniteur aux Glénans et sa femme Véronique nous rejoignent.

La soirée se termine par un irish-coffee fait maison digne des meilleurs pubs irlandais.

Nuit reposante bercé par le bruit des vagues sur la plage et après un bon petit déjeuner et une première dialyse, nous allons marcher sur la plage avant de visiter la ville close. Ensuite, nous prenons la voiture pour aller au port de pèche admirer le Belém en escale ici et la Calypso, du commandant Cousteau, dont le squelette en train d’être totalement remis à neuf déborde d’un hagard au fond du port.

Je veux ensuite visiter Port La Forêt. C’est immense, un port à flot immense et un port à sec immense. Ici c’est une base de bateaux de course. Tous les grands noms de la plaisance sont ici. Malheureusement avec la course en cours les bateaux sont en mer. Nous en voyons quand même un. C’est impressionnant.

Un petit restaurant et puis il faut bien partir, ce soir nous dormons à Caen car demain ce sont les visites au centre de greffe. Nous devons rencontrer l’urologue, le néphrologue et l’anesthésiste qui vont ensuite m’inscrire sur la liste des malades en attente d’une greffe de rein.

Voilà un weekend bien rempli et bien sympa qui se termine.

Une dernière dialyse et je me jette au lit car je suis mort, c’est certainement l’air du large.

A bientôt

Jean Louis


19:29 hours local time

Good evening everyone,

Brittany is some distance away! 600 kilometres from Cergy!
We arrived early Saturday afternoon. I had booked a room at the Ker Moor, a little “feet in the water” hotel, on the seashore, on the Sables blancs beach in Concarneau. Very nice, the hotel was built with parts of old boats. What a place for a sailor!

I had already infused a pouch of Extraneal at 6.30 this morning. As I can keep that for 16 hours, I had nothing to worry about during the journey. When I arrived at the hotel I immediately warmed an iso, which I can keep for up to 4 hours. By the time I had taken the luggage up, got sorted, I didn't even wait for it to warm up, I had infused it. You don’t have to wait until the pouch reaches 37 degrees, you can infuse it before that. It’s a little cold but it goes in effortlessly. As a result, we left the hotel again at 4.30 p.m.

We did a spot of shopping for the evening and then left for Quimper. I wanted to go and say hello to my old clients, a motorbike agency, who have a 37 foot sailing boat in Port la Forêt.

We got back to the hotel at 7 p.m., the last dialysis of the day and at 8 o’clock we were at the car park of the supermarket where Pierre-Yves was to come and collect us. He lives in the middle of the woods as a matter of fact, in an area the GPS hasn't heard of. He arrives, tall, dry, wearing a sailor’s cap. I recognize him immediately; he had sent me a photograph of the Sereine, the Les Glénans sailing boat of which he is purser. He was also in that photograph.

We introduce ourselves and follow his car along the little roads running into the woods. I have a picture of us arriving at a camp fire and I am not looking forward to it because it’s raining heavily. But no, we arrive in the courtyard of a property built in freestone. It’s a real Breton house, with tiny little openings on the side of the prevailing winds (west).

We enter and come into a huge room with a fireplace at the far end and a roaring fire. In front of the fireplace, a suite of furniture where the “sailors” talk. Alain, Lionel, and Philippe are there and then some girls, Fanny, Stéphanie and Sylvie. It’s really cosy; we are all cast from the same mould. What an enjoyable evening. We talk about boats and dialysis until two o’clock in the morning. For the coffee, we are joined by Jean Marie, an instructor at Les Glénans and his wife, Véronique.

We end the evening with a home-made Irish coffee any Irish pub would be proud to serve.

A very peaceful night, rocked asleep by the sound of the waves on the beach and after a lovely breakfast we take a walk on the beach before we go and visit the closed city. Then, we take the car to the fishing port to admire the Belém which is visiting here and Commander Cousteau’s Calypso, whose skeleton is being completely renewed and is sticking out of a boathouse at the back of the port.

Then I wanted to visit Port La Forêt. It’s enormous, with a huge floating port and an immense dry dock. This is one of the bases for racing boats. All the great names of amateur sailing are here. On account of the race all the boats are unfortunately out at sea. But we do manage to get to see one. It is impressive.

We go to a small restaurant and then it is time to leave as we are staying in Caen tonight for tomorrow I shall visit the transplant centre. We must meet the urologist, the nephrologist and the anaesthetist who will then put me on the list of patients awaiting a kidney transplant.

Another well-filled and very enjoyable weekend drawing to a close.

One last dialysis and I shall throw myself on my bed as I am dead, it is must be the sea air.

Talk to you soon,


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Wed, 18 Nov 2009 09:08:00 GMT - Départ dans une semaine
Osny

Wed, 18 Nov 2009 09:08:00 GMT - Departure in a week's time
Osny
10H08 heure locale

Bonjour à tous,

Le départ approche, dans une semaine à cette heure ci je serais en escale à Madrid, en route pour le soleil de Lanzarote.

Je suis dans les starting-blocks, tout à fait prêt. J’ai récupéré un téléphone tout neuf. En fait comme il était encore sous garantie, j’ai eu droit à un échange standard. J’ai récupéré l’Iridium en retour de réparation, j’ai de quoi réparer mon chariot de grand voile, Didier a remis en état l’ordinateur de bord et vérifié mon net book. J’ai mon microscope, tout le matériel de bactériologie, la carte électronique des Antilles, les guides nautiques ….

Arrivé à Lanzarote je vais avoir quelques jours un peu « chauds ». Il va falloir remettre en état le bateau, remonter le chariot de grand voile, récupérer le génois, l’installer sur l’enrouleur, remonter la capote, refixer le projecteur de pont….

Il va falloir également que je fasse les lessives, que je nettoie le bateau, que je transporte les poches de dialyse de la capitainerie et que je les range à bord. Il va également falloir faire l’avitaillement pour un mois.
On me demande souvent qu’est ce que je vais emporter. C’est encore un grand mystère pour moi, cela va dépendre de ce que je trouve sur place. Il doit bien avoir un grand super marché sur Lanzarote, j’ai cherché sur internet mais je n’ai pas trouvé. J’ai deux réfrigérateurs à bord mais ils sont assez petits et une partie est prise par le matériel de biologie qui doit rester au frais, les boîtes de Pétri en particulier.

Il y a beaucoup de fromages et de charcuteries qui se conservent au frais pendant 30 jours, et puis les œufs se conservent bien. Je pense que je vais pécher. Ce n’est pas trop mon truc la pèche mais cela m’apportera des protéines. Je vais également emporter des conserves, du thon en boite, des sardines …

Quand je faits mes courses, je ne prends pas au hasard comme je vois souvent le faire mes équipiers. Moi j’essaie de composer des repas précis et je prends juste ce qu’il faut pour ces repas. Je vais ainsi prendre pour 28 jours. Comme je ne risque pas de faire un resto en route, cela devrait être parfait et je ne devrais pas gâcher.

J’espère mettre entre 3 et 4 semaines pour effectuer cette traversée. Les alizés ont démarrés, ils soufflent entre force 4 et force 6. Pour rejoindre la Guadeloupe en voilier, beaucoup croient qu’il suffit d’aller tout droit. Eh bien non !

Entre Lanzarote et les Iles du Cap Vert, le vent souffle sud sud ouest, presque parallèle à la côte puis, à la latitude du Cap Vert, ils s’orientent plein ouest. Du coup la route va être de descendre sur les iles du Cap Vert puis arrivé à la latitude de la Guadeloupe, de virer pour aller droit dessus. Si une tempête tropicale apparaît, ce qui peut encore arriver à cette saison avec le réchauffement climatique, il faudra essayer de l’éviter.

Je pense que cette navigation va être beaucoup plus facile que la fin de mon tour de méditerranée en 2007 car je ne vais rencontrer que des vents favorables. Un force 8 venant de l’arrière est beaucoup plus facile qu’un force 6 en plein dans le nez. Et un force 6 de l’arrière, au portant comme disent les marins est un vrai régal.

Lundi j’étais à Caen pour rencontrer l’équipe de greffe. Que des gens sympa, très humains. J’ai rencontré le néphrologue, c’est dans son service que je serais hospitalisé, j’ai rencontré l’urologue qui effectueras l’opération et l’anesthésiste qui s’occupera de moi.

Beaucoup se posent la question et moi-même je me la suis posé, la différence entre l’urologue et le néphrologue. En fait, le travail de l’urologue, c’est la mécanique, c’est donc un chirurgien. Le néphrologue est un médecin.

Je ne suis pas encore inscrit sur la liste des personnes en attente de greffe, mais je pense que cela ne devrait pas tarder. Comme j’ai eu un cancer l’an passé, la question se pose de savoir si il faut attendre et combien de temps pour voir si je suis totalement guéri avant de me mettre un nouveau rein.

Ce n’est pas un problème pour moi car je n’attends pas ce nouveau rein comme le messie. D’abord la dialyse n’est pas une contrainte énorme pour moi et je sais par ailleurs que la greffe de rein n’est pas nécessairement éternelle, car la survie du rein transplanté est d'environ 63 % après 10 ans ; ensuite, en cas de rejet, il faut repartir en dialyse avant une nouvelle greffe. Bon quand j’aurais un nouveau rein je pourrais voyager beaucoup plus, aller en Patagonie avec mon bateau j’espère, ce sera quand même super.

A bientôt

Jean Louis


10.08 am local time.

Hello,

My departure is approaching. In one week, at this time, I will be on a stop-over in Madrid on the way to the sunshine of Lanzarote.

I am in the starting blocks, feeling ready. I have managed to get a brand new telephone. In fact, I had the right to a standard exchange since it was still under warranty. I picked up the Iridium from repairs; I have what I need to repair my mainsail; Didier has fixed up the on-board computer and checked my netbook. I have my microscope, the bacteriology materials, the electronic map of the Antilles, my nautical guidebooks....

Once I arrive in Lanzarote, I'll have a few busy days. I'll need to make sure the boat is in working order, put up the mainsail, pick up the jenny and install it on the winding mechanism, put up the hood, reattach the decklight....

I'll also need to do the washing, clean the boat, and transport the dialysis bags from the port HQ and organize them on board. I'll also need to prepare enough food supplies for a month. People often ask me what I am going to carry on the boat. It's still a mystery to me. It will depend on what I find locally. There must be a large supermarket at Lanzarate, but I didn't find any on the internet. I have two fridges on board but they are fairly small and a part is taken up by the medical material which I need to keep cool, most of all the Petri dishes.

There are a lot of cheeses and cold meats which keep well in the cool for 30 days, and eggs also keep well. I think that I will fish. It’s not really my thing but that will provide me with protein. I will also pack some canned food, some tinned tuna, some sardines…

When I do the shopping, I don’t choose at random, like many of my team members do. I try to prepare specific meals and I take just what I need for these meals. So I will take enough supplies for 28 days. As I probably won’t be finding any restaurants on the way, that should be enough food and there won’t be any wastage.

I hope to complete the crossing in 3 to 4 weeks. The winds have started, blowing between force 4 and 6. Lots of people think you only have to head straight to sail to Guadeloupe. Not at all!

Between Lanzarote and Cape Verde, the wind blows south south west, almost parallel to the coast then, at the latitude of Cape Verde, the winds turn straight west. So the route will be heading down to Cape Verde and then, once I make it to the latitude of Guadeloupe, turning to go straight across. If a tropical storm is threatening, which could happen in this season because of global warming, I have to try to avoid it.

I think this trip will be a lot easier than the end of my Mediterranean tour in 2007 since I should come across only favourable winds. A force 8 coming from behind is a lot easier than a force 6 straight in the face. And a force 6 from behind, downwind as sailors say, is a real joy.

On Monday, I was at Caen to meet the transplant team. Very kind people, very human. I met the nephrologist in whose service I will be hospitalized. I met the urologist who will do the operation and the anaesthetist who will look after me.

The difference between a nephrologist and a urologist? Lots of people ask this question, and I have even asked it myself. In fact, a urologist’s work is mechanical. He’s a surgeon. The nephrologist is a physician.

I am not yet on the waiting list for a transplant but I think that won’t take long. As I had a cancer last year, there is the question of whether to wait and for how long to wait to see if I am totally cured before giving me a new kidney.

It’s not a problem for me as I am not waiting for this new kidney like the Messiah. First of all, dialysis is not a major constraint for me and I also know that a transplant is not necessarily forever as the transplanted kidney survival is about 68 % after 10 years ; afterwards, in case of rejection, you have to start dialysis again before a new transplant. When I have a new kidney, I’ll certainly be able to travel more, to go to Patagonia with my boat, I hope. That will be really great.

See you soon.

Jean Louis.



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"Juste un petit commentaire médical pour les dialysés qui savent tous que les champignons font partie des contre indications en raison de leur forte teneur en potassium. Ne pensez donc pas que le fait que Mr Clemendot en consomme lève cette contre indication. L’hyperkaliémie (trop de potassium dans le sang) fait partie des risques majeurs. De manière exceptionnelle les patients peuvent consommer ce type d’aliment, uniquement après avis du néphrologue et de la diététicienne et si leur bilan biologique le permet : alors admirez la photo, mais si vous êtes dialysé ne vous précipitez pas sur un plat de champignons ! (tout comme fruits secs, haricots, chocolat, bananes, etc...ce peut être parfois très dangereux consommés sans avis médical préalable)."
Envoyé par Christian Verger le 12-11-2009 à 11:21


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"Salut cap’tain
Bravo pour ta ceuillette de champignons (bien sur à consommer avec modérations) ça fait vraiment envie. Au fait la prochaine fois prends un gourdin tu as peut etre droit au sanglier dans ton régime...
Merci à Nicolas, le papa de Lou-Anne pour son témoignage qui est tellement touchant et en meme temps tellement rempli d’espoir...Cela devrait clore de manière définitive le débat philosophique de Hisse-et-ho sur la mediatisation de ton aventure.
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 12-11-2009 à 18:31

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Thu, 19 Nov 2009 19:59:00 GMT - Tout s’accélère
Osny

Thu, 19 Nov 2009 19:59:00 GMT - Things are speeding up
Osny


20H59 heure locale

Bonsoir à tous,
Tout s’accélère !
Hier soir je pensais rejoindre la Guadeloupe où j’ai quelques amis et puis patatrack, ( en écrivant cela je pense tout à coup à David qui traduit maintenant mes news en langue Anglaise, « sorry » David pour ce terme barbare et merci pour ton aide) patatrack donc, je reçois un mail qui me dit que ce serais bien mieux si j’arrivais en Martinique. Cette île semble plus développée en dialyse péritonéale et le néphrologue Guadeloupéen n’est pas disponible.

C’est donc en Martinique, au port du Marin que je pense arriver juste avant Noël. Heureusement j’ai le guide nautique. Il y a deux guides nautiques, un pour la Guadeloupe et les îles au nord et l’autre pour la Martinique et les îles au sud. Quand je suis allé à la Librairie de la Mer à Paris dans le 15 ème, j’ai eu la bonne idée d’acheter les deux guides.

Tout cela tombe bien car ce matin j’ai acheté le tout nouveau Voiles et Voiliers et miracle, il est vendu avec un supplément « Spécial Martinique ». C’est mon jour de chance peut être.

Dans ce même numéro de Voiles et Voiliers, rubrique « Grande Croisière », une belle photo de HARMATTAN sous le titre « TRANSAT ET DIALYSE » et un texte très sympa qui tombe à pic pour le grand départ. Merci Monsieur le Journaliste.

J’en profite pour vous signaler que nous avons ajouté dans le blog un onglet « PRESSE » où vous pourrez retrouver cet article.

Pendant que l’on est dans la partie « PRESSE », les choses s’accélèrent également grâce à l’aide du service communication de BAXTER Europe en la personne de Michèle. Une conférence de presse est prévue à Lanzarote juste avant le départ.

C’est également avec l’aide de BAXTER que le Blog va, sous une semaine environ, être totalement traduit en langue Anglaise. Je suis heureux de cela car il a, d’hors et déjà, été vu dans 30 pays !

Ah ! L’avitaillement. J’ai passé beaucoup de temps sur internet, il semble que je ne vais pas trouver d’hypermarché sur Lanzarote, il n’existe que des supérettes. Je pense que je vais être obligé de faire une escale sur Grand Canarie pour faire l’avitaillement. Je dois stocker de la nourriture pour un mois et étant dialysé, je dois respecter un certain régime. Surtout un régime pauvre en potassium. Pas de chocolat, de bananes, d’avocats, de flageolets …

Bon, voilà. J’oubliais, Christophe Lepetit, le photographe, veux faire des photos du départ. Il me rejoints à Lanzarote. C’est bien car il va falloir transporter le génois et puis les poches de dialyse, je vais pouvoir le mettre à contribution.

Je vais maintenant aller me coucher. Pas de dialyse ce soir, je l’ai fait au bureau à 19 heures. Par contre j’ai aidé mon fils Christophe à monter des cloisons toute la journée et je suis crevé.

Bonne soirée, à bientôt

Jean Louis


8.59 pm local time
Hello everyone,
Things are speeding up!

Yesterday evening I was thinking of arriving in Guadeloupe, where I have quite a few friends, and then all-of-a-sudden [“patatrack” in the French] (and now, writing “patatrack”, I think of David who is translating my news into English. Sorry David for this uncouth term and thank you for you help), so, then, all-of-a-sudden I receive an email to tell me that it would better to arrive in Martinique. This island seems more advanced in peritoneal dialysis and the Guadeloupian nephrologist isn’t available.

So it’s in Martinique, in Marin harbour, where I see myself arriving just after Christmas. Fortunately I have a nautical guide. There are two guides, one for Guadeloupe and the north islands and the other for Martinique and the south islands. When I went to the Seafarers’ Library in the 15th arondissement in Paris, I had the very good idea of buying both the guides.

That turns out vey well since I bought the latest “Voiles et Voiliers” magazine this morning and, lo and behold, it came with a supplement on Martinique! It’s my lucky day, perhaps.

In the same edition of “Voiles et Voiliers”, in the section “Grand Voyages”, there is a lovely photo of Harmattan under the title “Deck chairs and Dialysis” along with a very nice article timed just right for my big departure. Thank you Mr. Journalist.

I take this opportunity to let you know that we have added a tab “News” on the blog, where you can find this article

Whilst we’re in the News section, things are also speeding up thanks to the help of the communications service from Baxter Europe and, in particular, Michèle. A media conference is planned at Lanzarote just before my departure.

It’s also thanks to the help of Baxter that the blog will, within about a week, be entirely translated into English. I am very happy about that because, already, it has been read in 30 countries.

Ah! Supplies! I spend a lot of time on the internet. it seems that I won’t be able to find a supermarket in Lanzarote. There are only mini-markets. I think I will have to stop over in Gran Canaria to get my supplies. I have to stock food for a month and, being on dialysis, I have to stick to a particular diet. Above all, a diet low in Potassium. No chocolate, no bananas, no avocados, no beans….

And so, there we are. I almost forgot, Christophe Lepetit, the photographer, wants to take some photos of the departure. He will join me at Lanzarote. That’s good since I will have to carry the jenny and the dialysis bags. I will be able to put him to work!

I’m going to go to bed now. No dialysis this evening as I did it at the office at 7 pm. On the other hand, I helped my son Christophe put up an internal wall all day long and I am exhausted.

Have a nice evening. See you soon.

Jean Louis


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Sat, 21 Nov 2009 20:45:00 GMT - Une journée de travail
Osny

Sat, 21 Nov 2009 20:45:00 GMT - A hard day’s work
Osny
21H45 heure locale

Bonsoir à tous,

Encore une journée bien remplie qui se termine.

Aujourd’hui encore c’était « cloisons ». C’est peut être l’occasion de vous parler de mon travail. C’est important ce travail car c’est lui qui me permet de profiter si souvent et depuis autant d’années de mon bateau.

C’est en 1997 que tout à commencé. J’avais une société d’informatique, nous étions leader dans l’équipement informatique des concessionnaires moto. Et puis, j’ai eu l’occasion de racheter l’étage de l’immeuble dans lequel ma société exerçait son activité. Comme nous n’utilisions pas toute la surface, j’ai eu l’idée de louer les bureaux non utilisés à l’unité. Cela a tout de suite pris et très vite l’étage était rempli.
L’année suivante j’ai acheté un immeuble entier avec le même succès, puis l’année suivante deux immeubles … Aujourd’hui nous construisons nous même nos immeubles.

Nous continuons à louer des bureaux à l’unité, c’est même l’essentiel de notre activité mais nous louons également des immeubles entiers.

Nous nous sommes séparés de l’informatique en 2006. C’est une entreprise familiale. Francine, mon épouse s’occupe des locations, visites, signature des baux, états des lieux.
Didier, un de mes fils s’occupe de la gestion au quotidien, de la partie comptable, du juridique … et Christophe, mon autre garçon s’occupe des constructions, de l’entretien et du site internet.

Moi je me contente de superviser et d’aider là où il y a besoin. Ainsi, Francine ayant loué un plateau de 400 m² pour le 1er décembre, il faut cloisonner. C’est un gros travail. C’est le boulot de Christophe, il à commandé tout le matériel et s’active à monter seul les cloisons. Heureusement il est très costaud. C’est très physique, il faut mettre en place des grandes plaques de plâtre très lourdes.

Depuis quatre jours je l’aide. Moi je fais les finitions. C’est quand même fatigant. Il faut grimper et redescendre de l’escabeau des centaines de fois, se baisser et se relever sans cesse. Tous les soirs je rentre épuisé et jusqu'à ce midi je me disais que ma maladie m’a quand même bien diminué. Je me disais que je n’étais plus qu’à 80% de mes possibilités.

J’étais malgré tout très content car il y a trois mois, avant la dialyse j’avais 90 ans, j’étais incapable de marcher 100 mètres sans devoir me reposer.

Et puis cet après midi, tout à coup, j’ai senti que mon corps se libérait. J’ai bossé deux fois plus que les autres jours et je suis en pleine forme ce soir. Cela montre encore une fois qu’il faut toujours se battre et ne pas hésiter à demander beaucoup à son corps. C’est incroyable les ressources que nous avons au niveau physique. Si je n’avais pas persévéré, j’aurais pu penser que ma maladie me diminuait et je pense que c’est comme cela que beaucoup restent enfermés chez eux.

Bon, je vais quand même aller me coucher car le chantier n’est pas fini et demain j’ai encore des cloisons et de l’électricité à faire.

Bonne soirée
A bientôt

Jean Louis


Hello to you all,

Another full day reaches its end.

Today, again, was a day of "internal walls”. This is perhaps the moment to speak to you about my work. My work is important because it’s my work which has allowed me to enjoy my boat so often and for so many years.

Everything started in 1997. I had an IT company and we were a leader in IT equipment for motorcycle dealers. And then, I had the opportunity to buy the floor of the building where my company was based. As we weren’t using all the floor, I decided to rent out the empty offices by “the unit”. That took off straight away and the floor filled up very quickly.

The following year, I bought a complete building with the same successful strategy. Then two buildings the year after…. Today we build our buildings!

We continue to rent out offices by the unit. It’s the basis of our activity but we also rent out entire buildings.

We parted ways with IT in 2006. It’s a family business. Francine, my wife, looks after the rentals, visits, lease agreements, and physical verification of the offices.

Didier, one of my sons, looks after the daily management, the accounting, the legal work…and Christophe, my other boy, looks after construction, maintenance, and the internet site.

As for me, I keep myself busy supervising and helping out wherever this is a need. And so, since Francine has rented out a surface of 400 m2 for 1 December, we have to put up the internal partitions. It’s a lot of work. It’s part of Christophe’s job. He has ordered all the material and is working hard to put up the internal walls, alone. Luckily, he is strong. It’s very physical: he has to put large and very heavy sheets in place.

I’ve been helping him for four days now. I look after the final steps. It’s nonetheless tiring. I have to climb up and down a ladder hundreds of times, endlessly bending over and standing up. I get home every evening exhausted, and had been saying to myself—until the middle of today—that my illness had, in truth, made me weaker. I was telling myself that I was now only at 80% of my strength.

I was, despite all this, very happy because three months ago, before dialysis, I felt 90 years old and was unable to walk 100 metres without resting.

And then this afternoon, suddenly, it felt as if my body was released. I worked double what I’d done the other days and I am feeling very fit this evening. That shows, once again, that we always need to fight and shouldn’t hesitate to make demands on our bodies. The physical reserves that we have are amazing. If I hadn’t pushed on, I would have thought that my illness had weakened me. I think that’s the reason that many people stay locked up at home.

OK, I am nonetheless going to bed because the work isn’t finished yet. Tomorrow, I have more internal walls and the electricity to do.

I wish you a nice evening.

More soon.

Jean Louis.


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Mon, 23 Nov 2009 20:35:00 GMT - Départ dans un jour et demi pour Lanzarote
Osny

Mon, 23 Nov 2009 20:35:00 GMT - Departure for Lanzarote in a day and a half
Osny
21H35 heure locale

Bonsoir à tous,

On n’a jamais été aussi prés de la grande aventure. La tension commence à monter.
Après de nombreuses recherches sur Internet, j’ai décidé de partir sur l’île de Tenerife, faire l’avitaillement à Santa Cruz.

Il y a dans la ville un énorme hypermarché Carrefour de 15000 m2 ouvert jusqu'à 22 heures. Je suis certain de trouver là tout ce que j’ai besoin pour un mois en mer.
Ma fille, Virginie, m’a montré ce quelle achète pour Matis, mon petit fils. Il s’agit de yaourts et de différentes compotes qui n’ont pas besoin d’être conservés au frais. C’est très important pour moi car je n’ai que deux réfrigérateurs qui ne sont pas très grands et dont une partie est déjà prise par le matériel de biologie.

Francine m’a montré également des plats cuisinés qui n’ont pas besoin d’être conservés au frais. Je vais en prendre quelques uns.

J’ai établi une liste de courses de façon à ne rien oublier. Je pense avoir du frais pour une semaine (fruits, légumes, viande …) et ensuite il faudra bien s’en passer. Je vais prendre de la nourriture pour 25 jours.

Au niveau de l’eau, j’ai un réservoir de 300 litres et un déssalinisateur qui produit de l’eau douce à partir de l’eau de mer. Il produit 30 litres par heure sans consommer trop d’électricité.

J’emporte quand même 60 bouteilles d’eau de source. D’une part c’est mieux car l’eau produite par le déssalinisateur n’est pas minéralisée et surtout c’est une sécurité. Quand nous sommes arrivés à Lanzarote, il faisait tellement chaud dans la salle machine qu’une hernie s’est formée dans un tuyau d’eau sous pression et la totalité du réservoir d’eau douce est partie à la mer !

Pour le pain, je ne veux pas passer du temps à faire mon pain en mer, j’utilise des Krisprolls. Ce sont des petits pains grillés qui se conservent pendant des mois.

Pour le petit déjeuner, quelques briques de jus de raisin, du planta fin, des sachets de thé. Ne pas oublier les allumettes et en ranger à plusieurs endroits. En effet, une boîte d’allumette qui a reçu une méchante vague devient inutilisable. Bon j’ai un allume gaz piézoélectrique mais quand le temps est très humide il ne fonctionne plus.

Pour les repas du soir, j’ai prévu des sardines, du thon, du foie de morue, du jambon ….
Le jambon sec se conserve très bien. Quelques cornichons pour le moral, du ketchup également.

Ha ! du fromage. Du fromage pour 50 repas. Cela va prendre un peu de place dans les frigos. En y réfléchissant un peu, cela ne fait que deux boites de vache qui rit 24 portions !
C’est l’avantage de partir en solitaire, les quantités ne sont pas importantes. C’est pareil après manger pour faire la vaisselle. En solitaire c’est fait en un rien de temps.

Je vais également prendre un pack de 6 cannettes de bière blanche. Ce sera pour les dimanches et les mercredis après midi. Cela fera un peu fête.
Ne pas oublier une bouteille de champagne pour l’arrivé.

Bon, et puis des nouilles, du riz, des pommes de terre, des œufs, il y a finalement plein de choses qui se conservent bien.

Une bouteille de menthe, une bouteille de grenadine, quelques cubitainers de vin … C’est bien les cubitainers, il n’y a pas le poids des bouteilles de verre et il n’y a pas de risque de casse. En plus cela se case bien s’en prendre trop de place.

Voilà pour l’avitaillement. Demain dernier passage à l’hôpital pour les derniers examens, les dernières analyses et puis coucher très tôt demain soir car mercredi matin réveil à 4 heure 30, dialyse avec une poche 16 heures et direction Orly, décollage à 7heure 10, escale à Madrid et arrivée à Lanzarote à 13 heures.

Bonne soirée
A bientôt

Jean Louis


9.35 pm local time
Good evening to you all,

We’ve never been so close to the great adventure. The tension is mounting.

After much searching on the internet, I have decided to head for the Island of Tenerife, to stock up on supplies at Santa Cruz.

The city has a huge Carrefour supermarket, covering 15000 m2 and open until 10 pm. I am sure I will be able to find everything I need there for a month on the ocean.

My daughter, Virginie, has shown me what she buys for Matis, my grandson. She gets yoghurts and different compotes which don’t have to be kept in the cool. This is very important for me since I only have two refrigerators which are not very big and a part of one is already taken up by the medical lab materials.

Francine also showed me some pre-cooked meals which don’t need to be kept in the cool. I will take a few of them with me.

I have drawn up a shopping list to make sure I don’t forget anything. I am thinking of taking enough fresh food for one week (fruits, vegetables, meat, …) and then I will have to give up the fresh food. I am going to take enough food for 25 days.

For water, I have a 300 L tank and a desalinator which produces fresh water from sea water. It can produce 30 litres an hour without using up too much electricity.

Nonetheless, I am taking 60 bottles of spring water. This is better since the water produced by the desalinator does not contain minerals and, above all, the desalinator is for security. When we arrived in Lanzarote, it was so hot in the engine room that a hernia formed in one of the water pipes under pressure and the entire tank of fresh water emptied into the ocean!

As for bread, I don’t want to spend my time making my bread whilst at sea. So I will eat Krisprolls, little toasts which keep well for months.

For breakfast, several cartons of grape juice, some margarine, some tea bags, not to forget the matches. And to keep the matches in a few different spots. A matchbox which has received a drenching from a nasty wave becomes useless. Well, I have a piezoelectric gas lighter but it stops working when it’s very wet.

For the evening meal, I’ve planned on sardines, tuna, cod liver, ham…. Ham keeps very well. A few gherkins for my morale, some ketchup as well.

Ah! Cheese. Cheese for 50 meals. That’s going to take up a bit of space in the fridges. Thinking about it a bit more, that’s only two 24-portion boxes of “vache qui rit” [type of cheese packaged in individual portions, common in France]!

That’s the advantage of leaving alone. The quantities are not very big. It’s also an advantage after eating, when it’s time to do the dishes. Alone, the dishes done in no time at all.

I will also take a six-pack of “blanche” beer. That will be for Sundays and Wednesdays in the afternoons. It’ll make things a little festive. Not to forget a bottle of champagne for my arrival.

And then noodles, rice, potatoes, eggs. There are, in the end, lots of things which keep well.

A bottle of mint, a bottle of grenadine, some casks of wine… Casks are good, as they don’t have the weight of glass bottles and there is no risk of breaking them. What’s more, they are easy to pack without taking up too much space.

And that’s all for the supplies. Tomorrow, it’s the last visit to the hospital for my final examinations, the last lab analyses, and then to bed very early tomorrow evening because, come Wednesday morning, alarm clock at 4.30 am, dialysis with a 16-hour bag, and direction Orly [an airport in Paris], take-off at 7.10 am, connection in Madrid, and arrival in Lanzarote at 1 pm.

Good evening.

See you soon.

Jean Louis


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Wed, 25 Nov 2009 20:11:00 GMT - Retour à LANZAROTE
Lanzarote

Wed, 25 Nov 2009 20:11:00 GMT - Return to Lanzarote
Lanzarote
21H11 en France

Bonsoir à tous,

Levé très tôt ce matin, à 3 heures 15. Dur, dur !
Il a fallu speeder, toilette, refaire le pansement du cathéter, une petite dialyse, déjeuner et sauter dans la voiture pour partir à 4 heures et demi.
Heureusement à cette heure matinale il n’y a personne dans Paris et à 6 heures moins vingt nous étions à Orly.
Le vol Paris – Madrid s’est bien passé, durée 2 heures. Maintenant il n’y a plus de petit déjeuner de servi dans ces vols « économiques ». Cela a deux avantages, déjà des prix très tirés et ensuite on peut dormir sans être dérangés par l’hôtesse. Cela permet de finir la nuit tranquillement.

Deux heures trente d’escale à Madrid, j’ai pu petit-déjeuner. Je repars à 11 heures 25 pour atterrir à Lanzarote à 13 heures heure locale. L’avion a un peu de retard, on arrive à 13h 20 ce qui fait 14h20 pour moi. J’ai faim. Taxi et petit resto après avoir posé la valise au bateau. Il est un peu sale, plein de sable du Sahara.

J’ai beaucoup de travail. Il faut que je remette en état le bateau. Remettre en place le chariot de grand voile, fixer le taquet en prenant soin de refaire l’étanchéité, remonter le plafond de la cabine arrière, aller chercher le génois et le remettre en place sur l’enrouleur, remonter la capote, refixer le projecteur de pont, faire la vidange du moteur principal, refaire le niveau d’huile de l’inverseur, laver le bateau, refaire le plein d’eau, lancer les lessives, transporter et charger les poches …..
J’ai un jour et demi pour faire tout cela.

Ce soir le génois est en place, je suis content.

Vendredi matin c’est conférence de presse, il faut aussi faire des photos et des films.

Michèle et Christophe le photographe arrivent demain, Didier mon fils arrive vendredi.

J’aimerais partir samedi pour Tenerife de façon à y être dimanche et faire l’avitaillement dès l’ouverture du Carrefour lundi matin. Didier repars de Tenerife lundi matin.

Bon la dialyse se termine, je file au resto manger un bout vite fait et hop au lit. Que cela va être bon après une si longue journée.

A bientôt


9.11 pm in France
Good evening to you all,

Very early wake up this morning, at 3.15 am. Difficult, difficult! I had to hurry: my morning wash, redo the catheter dressing, a quick dialysis, breakfast, and jump into the car ready to leave at half past four.

Luckily, at such an early morning hour, there was no-one in Paris and at twenty to six we were at Orly [an airport in Paris].

The Paris-Madrid flight went well, total of 2 hours. Nowadays they don’t serve breakfast in economy flights any more. That has two advantages: cheaper prices and also we can sleep without being bothered by the stewardess. That let me finish my night peacefully.

Two and a half hours of stopover in Madrid so I was able to eat breakfast. I left again at 11.25 am to land in Lanzarote at 1 pm local time. The plane was running a bit late so we arrived at 1.20 pm, which was 2.20 pm for me. I was hungry. Taxi and a quick restaurant after taking the suitcase to the boat. It’s a bit dirty, full of sand from the Sahara.

I have a lot of work. I have to put the boat back in order. Reinstall the mainsail, attach the cleats making sure to fix up the sealings, put the ceiling of the rear cabin back up, go pick up the jenny and put it in place on the winch, put up the hood, reattach the lights, change the oil in the motor, check the oil level on the inverter, wash the boat, fill up on water, start the washing, carry and pack the dialysis bags…. I have a day and a half to do all that.

This evening the jenny is in place. I am pleased about that.

Friday morning it’s the press conference. There are also some photos and films to take.

Michèle and Christophe, the photographer, arrive tomorrow. Didier, my son, arrives on Friday.

I would like to leave for Tenerife on Saturday, to make sure I am there on Sunday so as to stock up on supplies as soon as the Carrefour opens on Monday morning. Didier leaves from Tenerife on Monday morning.

Well, the dialysis session is finishing. I am heading off to a restaurant to eat a little and, then, to bed. How nice that will be after such a long day.

See you soon.

Jean Louis



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"Bonjour Amiral. Je découvre ce site qui permettra de vous suivre au jour le jour. Que ces quelques lignes, bien modestes, vous accompagnent, empreintes de désir de liberté, d’anti-conformisme,de rencontres, de découvertes, de partage.Bien que restant à terre, je suis à vos côtés. Dans la tête. Dans le coeur.Trés amicalemet. GD"
Envoyé par Gilles Delaporte le 20-11-2009 à 15:46


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"ici Alain le marin rencontré chez Pierre Durand samedi dernier et revenu hier sur ses terres vosgiennes. Ai dévoré ton bouquin cette semaine. Ce qui m’a frappé dans ton récit et qui caractérise aussi la préparation de cette aventure, c’est que quelque soient les embuches et les difficultés les imprévus ton esprit de décision emporte toujours la mise. Puisses-tu par ton exemple nous amener aussi vers d’autres rives. Je vais suivre ton aventure régulièrement. Amitiés Alain C."
Envoyé par creusot alain le 21-11-2009 à 18:22

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Thu, 26 Nov 2009 18:17:00 GMT - Fin prêt pour la traversée
Lanzarote

Thu, 26 Nov 2009 18:17:00 GMT - Ready for voyage
Lanzarote
18H17 heure locale, 19H17 en France

Bonsoir à tous,

Finalement tout arrive à son terme. La préparation du bateau qui me semblait un énorme travail se termine.
Aujourd’hui j’ai remis en place le chariot de grand voile avec les billes, j’ai remonté le taquet en bout de rail et remis en place les vaigrages de la chambre arrière (Les vaigrages sont les décorations de plafond que j’avais dû démonter pour avoir accès au boulon qui tient le taquet)

J’ai accueilli Michèle et le caméraman Belge. Nous avons tourné pas mal de plans dans la journée.

J’ai fini les lessives, ouf !
J’ai remonté la capote, j’ai été chercher les poches de dialyse à la capitainerie et je les ai rangées dans le bateau. Très sympas les filles à la capitainerie, surtout une française, Céline, qui a même poussé la gentillesse jusqu'à m’aider à charger les lourds cartons de poches sur le chariot.

Je suis monté au mat pour refixer le projecteur de pont. Et puis ce soir j’ai attaqué la vidange du moteur. C’est un peu dur car il faut aspirer l’huile chaude avec une seringue, ce n’est pas comme sur une voiture où il suffit d’enlever le bouchon. Demain matin quand il sera refroidi, je changerais le filtre à huile et je ferais le plein avec de l’huile neuve.

Ah ! Autre chose, j’ai voulu tester la cartouche de cartographie sur les Antilles, surprise, impossible de mettre en marche le lecteur de carte. C’est toujours comme cela sur un bateau, on part tout fonctionne et on revient, plus rien ne marche. Ici c’était le disjoncteur qui bien qu’enclenché ne donnait pas de courant. Heureusement que je connais mon bateau par cœur, cela me permet de partir en toute confiance.

Le néon de la cuisine est également à regarder, il ne s’allume plus lui non plus.

Christophe, le photographe, qui est arrivé en début d’après midi, a eu la gentillesse de laver tout le bateau. Il en avait besoin.

Demain matin encore un peu de travail puis à 11H30, conférence de presse, il y a semble t il une dizaine de journalistes et la télé Espagnole. Il y aura un traducteur, les questions me seront posées en Français et je répondrais en Français.

C’est important cette médiatisation car il faut vraiment développer cette méthode de dialyse qui permet de vivre normalement. Aujourd’hui pour des raisons qui n’ont rien de médicales, c’est l’hémodialyse qui est poussée en avant alors que certainement beaucoup de malades auraient une qualité de vie bien meilleure avec une dialyse péritonéale.

Demain après midi c’est sortie en mer pour que le caméraman Belge puisse faire son travail.

Bonne soirée, à demain

Jean Louis


18:17 hours local time, 19:17 hours

Good evening everyone,
Almost there now! I’ve nearly finished getting the boat ready which seemed like a mammoth task, I might as well admit.

Today I put the mainsail trolley back in place with the balls, reattached the cleat to the end of the rail and put back the inner planking in the rear cabin (the inner planking is the ceiling decoration I had to take down to get access to the cleat bolt).

I welcomed Michèle and the Belgian cameraman. We went over quite a number of plans during the day.

I finally managed to get on top of the laundry, phew!

I’ve put the hood back on and went to fetch the dialysis bags at the harbour master’s office and stacked them away on the boat. The girls at the harbour master’s office are really nice, particularly a French girl, Céline, who went beyond the call of duty to help me load the heavy boxes of pouches onto the trolley.

I climbed the mast to reattach the deck floodlight. And this evening I finally got around to tackling the engine oil. Bit of a dose, as you have to suck up the hot oil with a syringe, not like in a car where all you have to do is remove the cap. Tomorrow morning, when the engine has cooled down, I’ll change the oil filter and refill it with new oil.

Aha! Another thing, I wanted to test the cartography Antilles cassette and surprise, surprise, I couldn’t get the card reader to work. That’s the way things work on boats, when you leave everything is working fine, but, by the time you get back everything seems to let you down. This time around, it was the circuit-breaker that wasn’t letting any current through, even though it was properly engaged. Just as well I know my boat like the back of my hand; it allows me to sail off with complete confidence.
I also need to take a look at the neon lamp in the kitchen as that doesn’t light any longer either.
Christophe, the photographer, who arrived early afternoon, was kind enough to wash the whole boat. She definitely needed it.

Tomorrow morning first a few more jobs and then, at 11.30 a.m., a press conference attended, so I’ve been told, by about twelve journalists and the Spanish television. There will also be an interpreter, all the questions will be asked in French and I will be able to answer them in French.

This media coverage is vital because it is really essential that the use of this particular method of dialysis, which allows patients to lead a normal life, is expanded. These days, and for no medical reasons whatsoever, hemodialysis seems to be pushed forward, even though many patients’ quality of life would improve no end if they could resort to peritoneal dialysis.

Tomorrow afternoon, we take the boat to sea so that the Belgian cameraman can get some work done.

Have a good evening, talk to you tomorrow,

Jean Louis


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Sat, 28 Nov 2009 17:24:00 GMT - Entre Lanzarote et Tenerife
28°47‘N 14°17’W

Sat, 28 Nov 2009 17:24:00 GMT - Between Lanzarote and Tenerife
28°47‘N 14°17’W


17h24 heure locale, 18H24 en France

Bonsoir à tous,

Nous sommes en mer entre Lanzarote que nous avons quitté à midi aujourd’hui et Tenerife où nous comptons arriver demain en début d’après midi.

Il fait un temps magnifique mais pas de vent. Du coup c’est moteur.

La pèche est à poste mais nous n’avons pas encore eu de touche. Ni poisson, ni cormoran !

La journée d’hier était consacrée à la communication. Très tôt c’est la télé Espagnole qui est venue sur le bateau pour faire un sujet. Ensuite c’était la conférence de presse avec deux télés Espagnoles, la radio et la presse écrite. L’interprète connaissait bien son boulot, c’était très facile. Il y avait un néphrologue Espagnole qui a parlé de la dialyse péritonéale puis j’ai raconté mon aventure. Ensuite nous sommes allés faire des photos sur le bateau pour les journalistes de presse écrite.

L’après midi j’ai fait une sortie en mer pour le caméraman Belge. Pas de chance, il n’y avait pas de vent. Lui qui espérait me voir en ciré dans la tempête, c’était raté.

Ce matin nous sommes retournés visiter la « Timanfaya », « La montagne de feu », autrement dit le site avec tous ces volcans et ces plaines de lave. On ne s’en lasse pas ! Didier, mon fils qui est venu passer trois jours pour mon départ a beaucoup apprécié.

Maintenant, nous faisons route vers Santa Cruz de Tenerife, Didier, Christophe le photographe et moi.
Lundi matin Didier reprends l’avion et Christophe va m’aider à faire l’avitaillement puis je partirais, lundi après midi j’espère.

A bientôt
Jean Louis


Good evening everyone,

We are at sea, between Lanzarote, which we left yesterday at noon, and Tenerife, where we hope to arrive tomorrow in the early afternoon.

The weather is stunning but there is no wind. So, it’s engine power.

Fish is aplenty but so far we haven’t managed to hook anything yet. Neither fish, nor a cormorant!

Yesterday we devoted our day to the media. The Spanish television arrived first on the boat to make a report. Then we had the press conference, attended by two Spanish television stations, the radio and the papers. The interpreter was very good at her job; it made everything really easy. We were also joined by a Spanish nephrologist who talked about peritoneal dialysis and then I told my story. Next, it was time for a few shots on the boat for the newspaper journalists.

In the afternoon, I took the boat out to sea for the Belgian cameraman. But no luck, the wind left us down. Anyone who expected to see me battling a storm, got very little satisfaction.

This morning we returned to the “Timanfaya”, “The Mountain of Fire”, the site with all the volcanoes and lava plains, in other words. We just can’t get enough of it! Didier, my son, who came to spend three days with me before I set off on my voyage, really enjoyed it.

Now we, i.e., Didier, Christophe, the photographer and I, are heading for Santa Cruz de Tenerife.
Monday morning, Didier will fly home again and Christophe will help me refuel and then I shall set sail, on Monday afternoon, I hope.

Talk to you soon,
Jean Louis



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"Bonsoir, Amiral. Je vous espère bien descendu des airs pour prendre pied sur l’eau. En souhaitant que les vents vous soient cléments et portants pour ce départ. Ce soir, je fais sauter un bouchon à votre santé sans oublier Francine ( elle me pardonnera cette familiarité ) . Harley Davidsonnnement vôtre. GD"
Envoyé par GD le 25-11-2009 à 18:41


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"Bonsoir,
j’ai lu un article sur votre voyage dans Voiles et Voiliers et je trouve votre voyage remarquable de courage bon vent"
Envoyé par g moreau le 25-11-2009 à 23:46


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"je suis infirmière référente en dialyse péritonéale sur l’AUB (association de dialyse sur l’ouest); bravo pour votre aventure que nous suivrons tous avec enthousiasme. je ne manquerai pas de faire suivre votre aventure porteuse d’espoir aux patients de DP de l’ouest.
bon vent
yannick"
Envoyé par Yannick AUFFRET le 26-11-2009 à 11:11


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"Je vois que tu as bien préparé ta liste de course, c’est vrai que l’avantage d etre en solo c’est d’embarquer moins de pinart et moins de grugru pour certains équipiers... Bon courage captain à plus
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 26-11-2009 à 14:11


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"Bonjour, Jean-louis, Je n’ai pas la chance de vous connaître mais mon ami Jacky m’a tellement parlé de vous et de votre projet que j’ai l’impression de vous connaitre depuis longtemps. Votre site est superbe et les photos de grande qualité. Je me suis inscrite à votre newsletter et c’est toujours avec beaucoup de plaisir que je suis votre progression. Etant entraineur de sportifs de haut niveau, je tenais vraiment à vous féliciter pour le combat que vous mener, je trouve que le dépassement de soi est quelque chose qui nous fait avancer dans la vie. Je vous souhaite un bon voyage et irais souvent vous visiter via le net. A très bientôt.
Anne-Sophie"
Envoyé par druet le 30-11-2009 à 11:10

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Sun, 29 Nov 2009 22:21:00 GMT - Harmattan a TENERIFE
28°28 ‘N 16°14’W

Sun, 29 Nov 2009 22:21:00 GMT - Harmattan in TENERIFE
28°28 ‘N 16°14’W
22H21 heure locale, 23H21 en France

Bonsoir à tous,

Encore une super journée qui se termine !
Je vous avais laissé au large de Lanzarote. La traversée vers Tenerife s’est déroulée sans problème. Hier soir pendant ma dialyse Didier et Christophe ont pu admirer quatre baleines qui ont croisé notre chemin.

La nuit n’a pas été de tout repos, j’ai dû me lever au moins quinze fois. Des cargos, un voilier puis des problèmes de sotie de route.

Si je règle le pilote pour qu’il ne réagisse pas trop vite, il ne consomme pas trop mais alors les embardées sont trop importantes et je passe en alarme de sortie de route. Si par contre je le règle trop pointu, il consomme énormément. Il faut trouver le juste milieu. Ce n’est pas le même réglage pour un tour de méditerranée où on longe les côtes et pour une traversée de l’atlantique.

A quatre heures du matin c’est des orages qui viennent déclencher l’alarme. Cela fait des échos énormes sur l’écran radar. Il faut rester éveillé jusqu'à ce que les orages soient passés.

Finalement, nous sommes arrivés à 8h25 sur Tenerife, très en avance sur mes prévisions. Nous avons jeté l’ancre dans la crique sous la pointe de ANTEQUERA (En Espagnole si vous préférez : ENSENADA DE ZAPATA DE ANTEQUERA)

En fait on dit ‘jeter l’ancre’ mais je n’ai jamais vu quelqu’un jeter l’ancre. La mienne fait 40 kg ! Nous ne sommes pas des surhommes. On se contente de la laisser descendre.

Après un petit déjeuner et une dialyse nous sommes rentrés à Puerto Chico faire du gasoil puis nous nous sommes dirigés vers la Marina de l’Atlantique où nous avons trouvé une place.

Cet après midi nous avons loué une voiture pour faire le tour de l’île et en particulier aller au Parc National LAS CANADAS DEL TEIDE. C’est époustouflant. Le Teide est un volcan, le plus haut sommet de l’Espagne à 3715 m. Il est au milieu d’une région volcanique vraiment étonnante. Je n’ai jamais rien vu de tel. C’est encore différent de Lanzarote. Nous sommes partis de Santa Cruz avec 25° et après avoir traversés les nuages nous avons retrouvés le soleil mais avec une température de 6,5° !

Pour décrire cet environnement un livre n’y suffirait pas. Par moment on a l’impression d’être aux états unis dans le grand Canyon. Beaucoup de paysages lunaires ici également. Ce qui est bien c’est qu’il y a des panneaux qui expliquent les choses. J’ai beaucoup appris.

Je vous laisse ici, trop fatigué ce soir.
A bientôt
Jean Louis


22:21 hours local time, 23:21 hours in France

Good evening everyone,

Another brilliant day drawing to a close!
I left you off the coast of Lanzarote. The crossing to Tenerife went really smoothly. Last night, while I was doing my dialysis, Didier and Christophe got a chance to admire four whales that were crossing our path.

I didn’t get much sleep during the night as I had to get up at least fifteen times. Cargo vessels, a sailing boat and then problems getting out of the lane.

If I set the pilot in such a way that it doesn’t react too quickly, it doesn’t use too much energy but then the boat lurches terribly and sets off the ‘exit-lane’ alarm. If, on the other hand, I set it too sharply, it uses an awful lot of energy. I’ll have to find a happy medium. It must be regulated differently depending on whether you’re sailing along the coasts of the Mediterranean or crossing the Atlantic Ocean.

At four o’clock in the morning, a thunderstorm set off the alarm. These cause enormous echoes on the radar screen. In that case, it’s a matter of staying awake until the thunderstorm blows over.

In the end, we arrived on Tenerife at 8:25 hours, far ahead of my schedule. We cast anchor in the creak under the headland of ANTEQUERA (or, as it’s called in Spanish, if you prefer: ENSENADA DE ZAPATA DE ANTEQUERA)

People say “casting anchor" but to be honest, I have yet to see anyone cast an anchor yet. Mine weighs 40 kg! We’re not Superman, so, we’re quite happy to simply drop it instead.

After breakfast and my dialysis we sailed into Puerto Chico to refuel and then we headed for the Marina Atlantico where we were able to dock.

This afternoon, we rented a car to travel around the island and, more specifically, to visit the LAS CANADAS DEL TEIDE National Park. It is stunning. The Teide is a volcano, Spain's highest peak, 3715 m high. It is situated in the middle of an amazing volcanic area. I have never seen anything like it before; completely different to Lanzarote. We left Santa Cruz in a temperature of 25° and once we managed to get the clouds behind us, we came back into wonderful sunshine but this time around it was only 6.5°!

One single book simply could not cover this environment. At times, you get the impression of being in the United States, in the Grand Canyon. Here also, moon landscapes abound. But what’s really great is that there are signs explaining everything. I learned a lot.

I’ll leave you for now, I am wrecked tonight.
Talk to you soon,
Jean Louis


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Thu, 01 Dec 2009 08:04:00 GMT - En solitaire, en route pour la Martinique
26°49 N 16°28’W

Thu, 01 Dec 2009 08:04:00 GMT - On my own, en route to Martinique
26°49 N 16°28’W
08H04 heure du bord, 09H04 en France

Bonjour à tous,

Hé bien ça y est, c’est parti !
Non, je ne vous oublie pas, mais j’étais trop fatigué hier soir pour vous écrire un mot. Trop d’occupations pour reprendre le rythme de la navigation.

Hier matin après avoir mis Didier à l’aéroport, Christophe m’a aidé à faire les courses. Difficile ! Il faut choisir en fonction des dates limites de consommation. Tout est écrit en Espagnole, ce ne sont pas les mêmes produits que chez nous. Je pense n’avoir rien oublié. A midi, retour au bateau, petite dialyse, petit resto vite fait, la troisième lessive de la journée et puis un peu de mécanique, vérifier les niveaux, un coup d’œil général pour voir si tout est OK.

J’ai finalement largué les amarres à 16 heures, heure locale. Difficile ce départ, il fait froid, il y a pleins de grains (c’est comme cela que les marins appellent les orages, cela fait une tache lumineuse sur l’écran du radar, cela déclenche l’alarme et surtout cela donne de bonnes rafales de vent, de la pluie et du manque de visibilité.) et puis très vite il y a un peu de mer.

J’ai l’impression que mon bateau a toujours besoin de s’ébrouer après avoir passé un moment au port. C’est comme Feu Follet, c’était le nom de mon magnifique alezan dans mon époque « cheval ». Lorsque je le sortais du box, il partait ventre à terre en jetant du cul en l’air, les mottes de terre volaient, arrachées par les vigoureux coups de jarrets. Pour Harmattan c’est pareil, il a besoin de se défouler un bon coup avant de devenir raisonnable.

Du coup, hier soir le dîner s’est composé d’un petit sandwich beurre jambon et d’un yaourt, et puis j’ai dormi habillé sur la banquette de quart. Heureusement j’avais pris préventivement un nautamine pour éviter le mal de mer.

Le bateau, lui, s’est régalé. Une fois sorti des îles, le vent s’est établi Nord-nord-est, à 30 nœuds avec rafales à 34. J’ai navigué avec grand voile pleine, artimon et un petit peu de génois. Quelle cavalcade, 8 nœuds et même plus de 9 par moments ! Avec les grosses vagues qui roulaient je me suis enfermé à l’intérieur et j’ai mis les charentaises.
J’ai marché toute la nuit plein sud au 180 en croisant quelques cargos dont la route nord-sud passe par ici. J’ai vu deux voiliers également.

Au matin, cela s’est normalisé un peu, le vent a molli pour atteindre 20 à 24 nœuds et il est passé Nord-est. Du coup j’ai pu dérouler le génois en entier et mettre un peu d’ouest dans mon sud de façon a naviguer parallèlement à la côte Africaine. Je suis maintenant cap au 215 entre 6,5 et 7 nœuds. La vie à bord est plus confortable.

Je suis un peu fatigué de cette nuit en pointillés mais le moral est bon. Hier matin un peu le stresse du départ mais très vite j’ai retrouvé mes marques, la confiance dans le bateau, dans mon radar avec sa zone de garde, dans l’efficacité de toute cette technologie qui me permet de m’enfermer dans mon bateau et de dormir alors que dehors les conditions sont hostiles.
Maintenant c’est la routine qui va s’installer. Dialyse, petit déjeuner, toilette, impédancemétrie ….
Il faudrait que j’aie le courage de faire quelques photos et un peu de film. Ce n’est pas trop mon truc et il faut réellement que je me fasse violence.

A bientôt
Jean Louis


08:04 hours shipboard time, 09:04 hours in France

Hello everyone,

Well, that’s it, I’m off!
No, I hadn’t forgotten you but I was far too tired last night to drop you a line. It took me a little while to get into the navigation rhythm again.

Yesterday morning, after having dropped Didier off at the airport, Christophe helped me to do my shopping. Difficult! Your choices are limited by the use-by dates. Everything is in Spanish, and the products are not the same as in France. I think I haven’t forgotten anything. At noon, we got back to the boat, a little dialysis, a quick bite to eat, did my third wash of the day and then got down to some mechanical tasks, checking the levels, a quick look around to see that everything was in perfect working order.

I finally slipped the moorings at 16:00 hours, local time. The departure was difficult, it was cold, loads of squalls (i.e. storms in sailing terminology, which form an luminous fleck on the radar screen, set off the alarm and above all come with strong gusts, rain and a lack of visibility) and before long, a bit of a swell.

I always feel my boat needs to splash about a little after she has been moored for a while. It’s a bit like Feu Follet, the name of my magnificent chestnut back in my “horse” era. When I used to leave him out of his stall, he simply took off at full speed, tail in the air, clumps off earth flying in every direction, pulled out of the ground by the tremendous beat of his legs. It’s the same with Harmattan; she needs to let off steam again before she becomes any way reasonable.

As a result, last night’s dinner consisted of a butter and ham sandwich and a yoghurt, and then I slept fully dressed on the watch bench. Luckily, I had taken a Nautamine tablet to make sure I wouldn’t get seasick.

The boat had a great time. Once we left the islands, the wind settled in the north-north-east direction, force 30 and with gusts reaching 34 knots. I sailed under the mainsail, the mizzen and a little under the jib. What a ride, 8 knots and at times even more than 9 knots! As the waves were rolling high, I decided to lock myself safely inside and put on my slippers.
All night I sailed south at 180°, meeting a few cargo vessels whose north-south route runs this way. I also saw two sailboats.

In the morning, things settled a bit, the wind quietened down to between 20 and 24 knots and veered in the north-easterly direction. I could suddenly hoist the jib fully and change my southern course slightly westwards so that I would end up sailing parallel to the African coast. I am now at 250° and sailing at between 6.5 and 7 knots. Life on board has all of a sudden become more comfortable.

I am a little tired after my broken night’s sleep but spirits are high. Yesterday morning I suffered from a touch of departure stress but I soon regained my own confidence and that in my boat, my radar with its sea-watch facility, the efficiency of all this technology that allows me to stay inside the boat and sleep even though conditions outside are hostile.
Now, I’ll settle into a routine. Dialysis, breakfast, getting washed, bioimpedance….
All I need to do now is muster up the courage to take some photographs and do some filming. It certainly isn’t my kind of thing, and I will really have to force myself.

Talk to you soon,
Jean Louis



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"Bonjour Amiral.
On vous suis au jour le jour en attendant d’en prendre plein la g.....Ici, c’est un peu ce qui se passe avec le vent violent et la flotte en rafales. Taverny ressemble un peu à Saint Malo, quand on parcours "le Sillon" les jours de grand vent. Profitez bien du soleil, en souhaitant qu’il vous accompagne et que votre partition s’écrive en clé de Sol, comme disent les Espagnols. Amitiés. GD"
Envoyé par GD le 28-11-2009 à 12:11

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Thu, 01 Dec 2009 17:45:00 GMT - Au milieu de nulle part
25°50 N 16° 51’W

Thu, 01 Dec 2009 17:45:00 GMT - In the middle of nowhere
25°50 N 16° 51’W


17H45 heure du bord, 18H45 en France
Bonsoir à tous,

Hé oui c’est fête aujourd’hui, 2 « news » dans la même journée !
J’ai tenu promesse et j’ai pris quelques photos pour que vous puissiez vous mettre à ma place et voir devant, derrière, sur tribord et sur bâbord : DE L’EAU !!!!!

Peut être en cherchant bien peut on apercevoir sur l’avant la côte de Martinique, mais alors cela doit être minuscule, moi je ne l’ai pas vu.

Après midi sympa après un déjeuner très léger. Je n’ai pas faim, je n’ai pas envie de faire à manger et puis il était trop tard, à 14 h je n’ai plus très faim et la dialyse était déjà là.
Une petite tranche de jambon, une part de camembert (j’ai pris des boîtes avec des portions c’est plus pratique), quelques grains de raisins et puis hop la dialyse.

Je suis encore un peu barbouillé, ce matin avec les mails à regarder dans le roulis j’ai refait un épisode bassine. J’ai aussitôt mis les patches de poignets. Je pense que demain, après une bonne nuit de repos la forme devrait être revenue. Heureusement j’avais fait du gras avant de partir, je ne risque rien.

Le bateau marche très bien, c’est un régal. J’ai fait 159 Milles en 24 heures. Je suis cap au 200, ce n’est pas assez Ouest mais je faits avec le vent que l’on veut bien me donner. Si cela continue comme cela je serais obligé de faire un empannage au large de Nouadhibou. Un empannage c’est un virement de bord par vent arrière. Cela pour repartir au large et ensuite continuer à descendre pour toucher les alizés.

Voilà pour ce soir, promis demain j’essaye de vous faire un petit film.

A bientôt
Jean Louis


17:45 hours shipboard time, 18:45 hours in France

Good evening everyone,
Aha, let’s have fun today, 2 “news” in the same day!
I kept my promise and I have taken some photographs so that you can put yourself in my shoes and see what I can see from the front, the back, starboard and port side: WATER!!!!!

Maybe, if you look really closely you can see the Martinique coast from the bow, but if so, it must be tiny, because I missed it.

Pleasant afternoon after a very light lunch. I am not hungry, I don’t feel like cooking, and besides, it was too late, at 2 p.m. I am not very hungry anymore and it was time for my dialysis.
A slice of ham, a piece of Camembert (I bought boxes with individual portions, it's more practical), a few grapes and then upsadaisy… dialysis.

I’m still a little nauseous, wanted to read all my e-mails this morning so I had another basin session. As soon as I felt it coming I put on the wrist patches. I think that tomorrow, after a good night’s sleep, I’ll be back to my old self. Luckily I had eaten some meat before I left, so I'm not in any danger.

The boat is sailing very well, she’s a real trooper. I travelled 189 miles in 24 hours. I’m sailing at 200°, it’s not far enough west but I’m relying on the wind that’s coming my way. If it continues like this, I shall have no other option than to gybe off Nouadhibou. Gybing is turning the back of the boat through the wind; this to head back for the open sea and then to sail down to get the trade winds.

That’s it for tonight, I promise to try and do some filming tomorrow.

Talk to you soon,
Jean Louis


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Wed, 02 Dec 2009 18:41:00 GMT - Du bonheur !
23°34 N 18°22’W

Wed, 02 Dec 2009 18:41:00 GMT -
23°34 N 18°22’W


18H41 heure du bord, 19H41 en France

Bonjour à tous,

Oui, quel bonheur ! Tout va bien, la mer est belle, le vent juste ce qu’il faut, ni trop ni trop peu, le soleil brille juste ce qu’il faut pour être bien et j’ai retrouvé l’appétit. (Je n’étais pas trop inquiet de ce coté là)

Hier soir j’ai dîné très léger, une part de camembert, une demi rondelle de pain et une gorgée de vin rouge. Pour dormir, le ventre creux c’est l’idéal. Du coup j’ai dormi comme un bébé. Seulement deux alarmes cette nuit, deux cargos, un à 2 heures et un autre à 7 heures.
Je ne comprends pas pourquoi, l’océan étant si vaste, on se retrouve aussi souvent en route de collision avec des cargos. C’était le cas avec ce cargo de deux heures. Il m’arrive droit dessus. Sur l’écran du radar, je peux « Acquérir l’écho », c'est-à-dire que je clique dessus et l’ordinateur du radar me donne ensuite en permanence la direction et la vitesse de déplacement du cargo. Je règle le cercle extérieur de mon alarme à 3 Milles, ce qui veut dire que, quand je me réveille le cargo est à 5,5 Km de moi.

Le temps que je me lève, que je coupe l’alarme, que je clique sur l’écho dans le bon menu et que l’ordinateur puisse établir une route et une vitesse sûre, le cargo n’est plus qu’a 3 kilomètres.

Que faire quand je constate qu’il me vient droit dessus à 25 ou 30 nœuds à part serrer les fesses ?

De toute façon je ne peux m’échapper que sur un côté, car de l’autre côté il faut que j’empanne et je n’ai pas le temps, et puis si le cargo dévie du même côté que moi ? Normalement le voilier est prioritaire mais faut il encore que l’homme de quart ne soit pas parti au petit coin pour une envie pressante.

La nuit, et c’est ce que j’ai fait à 2 heures, j’allume tous mes projecteurs de pont. Dans la journée, je me tiens prêt à mettre le moteur en marche et à attraper la barre.
Hier après midi, un cargo est arrivé ainsi droit sur moi, ce n’est qu’a 0,5 Milles, 1 km environ, qu’il a mis un grand coup de barre, de 20° au moins ! Je pense qu’il ne m’avait pas vu avant. Il lui restait, avec nos vitesses additionnées, pas plus de une minute avant la collision. Parfois cela fait peur. C’est à Barcelone, nous avons été pris en stop par un plaisancier dont le bateau avait été coulé par un cargo en mer Egée.

Ce matin donc, tout va bien, mes paramètres médicaux sont tous au vert, j’ai pris un bon petit déjeuner, ce midi entrecôte-nouilles, du bonheur quoi !

Je suis à 120 Milles à l’ouest de la côte Africaine, légèrement au sud de Dachla. Je viens de virer de bord pour faire un peu d’ouest car le long de la côte, plus au sud les vents sont Nord et baissent en force. Je voudrais suivre la route de Christophe Colomb qui est encore aujourd’hui la référence. Elle passe par le WayPoint 20°N 30° W, de ce fait, il faut que je fasse un peu plus d’ouest.

Bon, belle navigation ces deux premier jours, 159 Milles hier, 158 Milles aujourd’hui, soit 317 Milles en deux jours, cela fait déjà un dixième du parcourt de réalisé.
Ah ! C’est mercredi aujourd’hui, rappelez vous, le mercredi et le dimanche c’est le jour de la petite bière, je vais donc aller au frigo de ce pas pour une dégustation. C’est une bière blanche, une Hoegaarden, j’adore. Santé !

A bientôt
Jean Louis


PS : Hé bien la bière c’est pour plus tard, en sortant dans le cockpit je vois arriver sur moi une bande de dauphins, ils font des grand bons de joie hors de l’eau en fonçant dans ma direction. Ce sont des petits dauphins, il y en a une cinquantaine. J’ai pris la caméra et je vous joints une photo et un petit film où l’on voit un dauphin se mettre sur le dos et vous faire un signe d’amitié en donnant un grand coup de queue.




18:41 hours shipboard time, 19:41 hours in France

Hello everyone,

Yes, what a delight! Everything is going well, the sea is beautiful, the wind just as I like it, not too much, not too little, the sun shining just strongly enough to feel great and I have got my appetite back (not that I ever had any worries in that regard).

Last night I had a light supper, a portion of Camembert, a little slice of bread and a mouthful of red wine. I can sleep better when I'm a bit peckish. So, I slept like a baby. Only two alarms during the night, two cargo vessels, one at 2 o’clock and one at 7.
Given the vastness of the ocean, I can’t really understand why you so often end up on a collision course with cargo boats. That was the case with the ship at two o’clock in the morning. She came straight for me. On the radar screen I can “get the echo”, i.e., I click on it and the radar computer immediately and continuously gives me the direction and the speed the vessel is travelling at. I have set the exterior circle of my alarm to 3 miles, which means that, when I am woken, the vessel is 5.5 km away from me.

By the time I get up and turn off the alarm and click on the echo in the correct menu and the computer has established its route and precise speed, the cargo vessel is only 3 kilometres away.

But what can I do when I find that they are heading straight for me at 25 or 30 knots other than keeping my fingers crossed?

Anyhow, I can only avoid her from one side because avoiding her from the other side means gybing and for that there is no time, and what if the cargo vessel swerves in the same direction as I do? Sailing boats normally have the right of way but that's all fine and well as long as the watch hasn’t gone to the little men’s room to answer a call of nature.

During the night, and that’s what I did at 2 a.m. this morning, I switch on all my deck floodlights. During the day, I get ready to start up the engine and catch the helm.
Yesterday afternoon, like that, a cargo vessel came straight towards me, it was only 0.5 mile, about 1 kilometre, away before she swerved really sharply, I reckon a 20° manoeuvre at least! I think the person at the helm hadn’t seen me any earlier. Given our combined speeds, he had only a minute before he would have crashed into me. It can be scary at times. It was in Barcelona that we picked up an amateur yachtsman whose boat had sunk after having been in a collision with a cargo ship in the Aegean Sea.

This morning though, all is well, my medical parameters are all perfect, I had a hearty breakfast, had sirloin steak with noodles for lunch, can things get any better?

I am 120 miles west of the African coast, slightly south of Dachla. I have just changed direction to sail slightly westwards because further south along the coast the northerly winds are dropping sharply. I would like to follow Christopher Columbus’ course which is still the reference course today. It goes through the Waypoint 20°N 30° W, so for that reason, I must keep slightly more to the west.

Well, great sailing these first two days, 159 miles yesterday, 158 miles today, i.e. 317 miles in two days, that’s already one tenth of the journey covered.
Aha! It’s Wednesday today, as you might remember, on Wednesdays and Sundays I have a beer, so I’m going to head for the fridge now to have a little taste. It’s a white beer, a Hoegaarden, I love it. Cheers!

Talk to you soon,
Jean Louis


PS: The glass of beer will have to wait because, as I came out of the cockpit, I saw a school of dolphins breaching happily in the water and heading in my direction. They are small dolphins, about fifty of them. I’ve taken my camera and I enclose a photograph and a bit of film where you can see a dolphin swimming on its back giving you a sign of friendship with a fine slap of its tail.




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"Bonsoir Jean-Louis,
A l’heure ou j’écris ce petit message vous serez parti! Autant moi j’aurai la trouille de me trouver seule en pleine mer 3-4 semaines, autant je sais que vous allez savourer ce moment de solitude! Promettez moi si le vent souffle un peu plus fort de mettre votre ciré jaune et surtout de me faire une belle photo ! Je lirai très probablement votre newsletter demain matin ( vous voyiez - impossibie pour moi d’écrire correctement en français ) je dois coller des mots anglais !
Passez une bonne nuit et n’oublièz pas de faire votre dernière dialyse.
Très amicalemet, michele "
Envoyé par michele le 30-11-2009 à 17:39


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"Bonsoir Amiral. Je suis profondément déçu. Je pensais qu’il s’agissait d’une traversée en solitaire. Or, voila que j’apprends que deux mousses sont à vos côtés et qui plus est, à regarder passer les baleines alors que plein de choses restent à faire à bord. Ca sent l’arnaque, cette histoire ! Il est encore temps de vous resaisir et de donner à cette sortie en mer le panache et l’honneur qu’elle mérite. Je compte sur vous. On vous surveille. Amitiés. GD et MD"
Envoyé par GD le 30-11-2009 à 20:31


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""Bonsoir Cap’tain,
J’ai essayé de te rappeller vers 22h30 pour savoir si tu es toujours sous le grain.
Visiblement tu dois etre en train de te reposer...j’espère que tu vas pouvoir faire une bonne nuit pour te remettre tranquillement de la pression du départ...
Bonne route, nous attendons tes news.
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 30-11-2009 à 23:02


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"Bonjour Jean Louis,
Je me souviens d’un dîner en ta compagnie avec Jacky et ton frère à Port St Louis à bord de l’Harmatan que tu étais en train de préparer...Je te souhaites bon vent et bonne traversée et lirai avec plaisir tes aventures. Take care of you...Christine"
Envoyé par barbier Marie Christine le 01-12-2009 à 09:05


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"Bonjour Gilles,
Les deux mousses ont quittés le bord. C’était juste pour faires des images de départ. L’aventure en solitaire commence réellement."
Envoyé par Christophe le 01-12-2009 à 09:43


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"Phone Much,budget survey prove exercise increase enterprise secondary hole pay clear read life extra claim nevertheless agreement active lot fill access crowd art so fire expensive surely come apparent her when traditional concerned there paint little yourself trip provision means complete measure sum hall conference bloody save character variation park draw considerable start explore star movement public ancient settle into deal border none tree end average president significant function afternoon way criterion presence control programme hit cover terrible seek especially few on percent loan "
Envoyé par weight loss diet pill le 04-11-2010 à 06:48

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Thu, 03 Dec 2009 16:30:00 GMT - Cliché quand tu nous tiens !
22°53 N 20°33’W

Thu, 03 Dec 2009 16:30:00 GMT -
22°53 N 20°33’W


15H30 heure du bord, 17H30 en France
Bonjour à tous,

Hé oui, vous avez remarqué, je viens de vivre une heure de plus que vous, je viens de passer les pendules du bord de 16H30 à 15H30. Si j’étais plus malin, je ferais cela le jour de la bière, je serais alors obligé d’en boire deux !

Bon. Cliché quand tu nous tiens !
Déjà pendant la route entre Marseille et les Canaries, Christophe, le photographe réclamait une tempête pour que je mette le ciré. Ensuite c’est Michèle, la fille qui s’occupe de la communication dans mon aventure, qui rêvait d’une photo en ciré « JAUNE », sans doute un vieux souvenir de son enfance quand son frère qui adore le bateau se battait avec les éléments. Voilà c’est fait. Christophe comment tu la trouve cette photo ?

153 Milles ces dernières 24 heures, c’est un tout petit peu moins que les jours précédents mais c’est beaucoup mieux car en plein sur la route. En effet, hier soir à 23H30 j’ai été réveillé par les voiles qui battaient. Le vent avait un peu tourné. J’en ai profité pour empanner. Direction plein Ouest, directe sur la Martinique. Je suis un tout petit peu trop vent arrière et du coup j’avance moins et çà roule beaucoup. Enfin pour l’instant je supporte, quand j’en aurai marre je tirerais quelques bords.

Sinon tout va bien, je suis maintenant très seul, je ne suis plus sur des routes maritimes et je n’ai plus vu de cargo depuis 24h. Cela m’a permis une nuit super top. Je suis en pleine forme. Hier soir j’ai diné d’un morceau de gruyère et de quelques grains de raisin. Ce midi, grand appétit, tomate à la croque au sel (j’adore, j’ai l’impression de piqueniquer), puis une entrecôte, (j’aurais préféré « saucisse » mais je suis obligé de tenir compte des dates limite de consommation. Dans quelques jours ce sera « saucisses » et je rêverais d’une bonne entrecôte.) avec des haricots verts puis roquefort et raisin.

Il y a un peu de nuages, une grosse houle avec des moutons. Par moment le bateau est soulevé par de grosses vagues et part en avant dans des gerbes d’écume. C’est beau !
C’est la dedans que les dauphins aiment jouer, ils descendent les vagues avec le bateau et souvent finissent par une cabriole. Ils communiquent ensemble car parfois ils sautent au même moment à quatre à la fois. Parfois ils font carrément un saut périlleux avant et d’autre fois ils tapent un grand coup l’eau avec leur nageoire caudale. Hier, c’est moi qui ai abandonné après une heure passée à jouer. Eux, ils ne se sont pas lassés.

Pour l’instant je ne souffre pas du tout de la solitude, les journées passent à toute vitesse et je n’ai pratiquement pas le temps de lire. Je suis content j’ai enfin retrouvé la télécommande de ma caméra. Elle était restée dans une valise rangée sous le lit du capitaine dans la pointe avant. J’ai retourné tout le bateau pour la retrouver.

Je vais vous souhaiter une bonne soirée,
A bientôt

Jean Louis


15:30 hours shipboard time, 17:30 hours in France

Hello everyone,

Ah yes, you’ve noticed, I’ve just lived one hour longer than you have, I just turned the shipboard clocks back from 16:30 to 15:30. If I was cuter, I would do that on beer day, that way I would have no choice but to drink two of them!

Right, a cliché, so to speak!
All through our crossing from Marseille to the Canaries, Christophe, the photographer, was praying for a storm so that I would have to wear my sou’wester. Next in line was Michèle, the girl who looks after communications during my adventure, dreaming of a photograph of a “YELLOW” sou’wester, probably a recollection from her childhood days when her brother, who loves boats, was battling the elements. Well, I’ve got one. Now, Christophe, what do you think of this one?

153 miles in the past 24 hours, slightly less than in the previous days but it’s far better, for now, I am right on course. In fact, last night, at 23:30 hours, I was woken by banging sails. The wind had turned slightly. I availed of the opportunity to gybe. I’m sailing fully west now, straight towards Martinique. I do have a little too much wind in the back with as a result that I’m making less progress and that the boat is rolling a lot. For the moment I can stick it but when I get sick of it I will do some tacking.

Other than that, all is well; I’m very much on my own now, I’m no longer in a shipping lane and I haven't seen a single cargo vessel in the past 24 hours. So, I had an absolutely fantastic night’s sleep. I’m flying it. Last night, I had a piece of Gruyere cheese and a few raisins. At lunchtime, I was starving, tomato dipped in salt (I love it, it makes me feel as if I’m out on a picnic), then a sirloin steak, (I would have preferred “sausage” but I have to keep an eye on the use-by dates. In a few days time, there will be “sausages” on the menu and then I’ll be dreaming of a nice steak) with green beans and then Roquefort and wine.

There are a few clouds, a heavy swell with white horses. At times the boat is lifted by enormous waves to then leap through sprays of spume. It’s stunning!
That’s what dolphins love to play in; they ride the waves with the boat and often perform a summersault. They definitely talk to one another because sometimes you can see four of them breaching at the same time. At times, they make a really dangerous forward jump and other times they splash up an enormous spray of water with their caudal fin. Yesterday, it was I who gave up after an hour's play. There was no wearing them out.

At the moment I don’t feel the slightest bit lonely, the days are flying by and I have hardly any time to read. I am delighted; I have finally found the remote of my camera. I hadn’t taken it out of a suitcase that was put under the captain’s bed in the front. I ended up turning the whole boat upside down to find it.

I’m going to wish you a pleasant evening now,
Talk to you soon,

Jean Louis



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"Coucou frérot,

Je vois que tout va bien à bord. Pour info, tu as daté ton message du 1 novembre alors que nous sommes déjà en décembre !
Bon courage et bon vent.
Alain
P.S. Bisous de Patricia
"
Envoyé par CLEMENDOT ALAIN le 01-12-2009 à 14:02


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"message anti daté avec une approximation de 1 mois, de toutes façons cette aventure n’est qu’un prolongement de la mise en marche d’une machine à remonter le temps et qui s’appelle "l’art mât temps " porteur de rêves aux longs cours...Heureux d’embarquer à ton bord, de partager à distance tes embruns...Bon vent! Alainmarin des vosges"
Envoyé par creusot alain le 01-12-2009 à 15:39


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"Bonne nave, mon capitaine, et "que du bonheur!", bises
Petra"
Envoyé par petra le 01-12-2009 à 15:44


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"Message posté dans la précipitation, mais la date est correcte maintenant."
Envoyé par Christophe le 01-12-2009 à 16:20


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" Salut capitaine

comme convunue je continue à t’écrire voila aujourd’hui j’ai eu 2 moyennes
Anglais j’ai eu 16,4
Math j’ai eu 16,5
voila et j’ai une super nouvelle dimanche j’ai fais mon premier concour d’équitation j’ai termié 1 ère du classement execo avec mon meilleur ami et sous le movais temps!! aller bisous Jean louis ...
bonne chance et bonne navigation !!

Julia qui pense à toi!!!"
Envoyé par Juli@ le 01-12-2009 à 18:16


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"OUi !! Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,Des photos,!!!!!"
Envoyé par GD le 01-12-2009 à 19:09


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"Salut Frangin,
PROFITE !!!! PROFITE !!!!
Tu en rêves depuis si longtemps, l’important, c’est que tu te remplisses les yeux de tout ce que tu pourras capter.
Bisous de nous deux !
"
Envoyé par Marie le 01-12-2009 à 20:03


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"Bon vent mon Capitaine.
Savourez, profitez et cap à l’ouest dès que possible !

Lou-Anne, Nadège et Nicolas"
Envoyé par mullier le 01-12-2009 à 20:23


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"How are you cap’tain?
A priori tout se passe pour le mieux.? Un peu d’ouest dans ton Sud, du Nord Est dans ton génois, du Dire Strait dans les enceintes,de l’eau mais pas trop dans ton vin, c’est du bonheur non? j’aimerais bien y etre...ça me rappelle un paquet de moments sympas sur Harmattan... J’étais en rdv lorsque tu m’as appelé.tout à l’heure..quel dommage...j’ai retransmi l’info à Julia...à plus et bonne route cap’tain"
Envoyé par Peudevin le 01-12-2009 à 21:56

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Fri, 04 Dec 2009 18:25:00 GMT - Que la vie est belle !
22°34 N 23°13’W

Fri, 04 Dec 2009 18:25:00 GMT -
22°34 N 23°13’W


17H25 heure du bord, 19H25 en France
Bonjour à tous,

Que la vie est belle !
C’est la réflexion que je me faisais ce matin. Je vais essayer de vous décrire la scène.
Je viens de terminer ma toilette, j’ai mis du sent bon, tout va bien. Je n’ai pas encore petit déjeuné et je suis assis dans mon cockpit.
Ce matin j’ai mis la musique. L’antenne de ma BLU étant en panne, je n’ai que la musique que j’ai emportée. J’ai un CD de « Dire Straits » que Jacky m’avait offert lors de la mise à l’eau du bateau en 2006 et une clef USB sur laquelle j’ai gravé une trentaine de tous mes morceaux préférés.

Ce matin c’est la clef USB. Sur les trois dernières années j’ai dû la passer déjà au moins trois cent fois. Je suis très éclectique, il y a de tout, (non pas de tout, pas de musique classique tout de même) il y a des tubes des années 80 et puis d’autre d’aujourd’hui. Il y a beaucoup de guitare, de la guitare électrique mais de l’acoustique également. Puis il y a du rythme. J’adore le rythme, surtout quand il est lancinant. Il y a également des tubs dont les paroles me remuent.

Ainsi, Sultans of Swing de Dire Straits ou Hotel California des Eagles voisine avec Histoire de Luv de Camaro et Tom’s Diner de Suzanne Véga. Là bas de Goldman, Lucie de Balavoine ou Diégo de Berger cohabitent avec Hello ! de Lionel Ritchie ou bien Only the very best de Peter Kingsbury. Et puis il y a aussi Toto Africa ou Lipps Inc Funky Town….

La musique est un peu forte, j’adore.

Le soleil brille, après une nuit calme et sans problème, le vent a forcie ce matin en prenant un peu de Nord. Il est maintenant entre 20 et 22 nœuds et venant un peu plus sur le travers, les voiles et en particulier le génois sont bien gonflées. De grosses vagues arrivent sur la hanche arrière tribord.

Je rêve en regardant la mer et mon bateau. Que c’est beau !

Le bateau file entre 7 et 9 nœuds, je vois bien qu’il se fait plaisir. Je pourrais passer des heures ainsi à le regarder passer dans la mer.

La grosse vague arrive et nous on est tout petit dans le fonds du creux de la précédente, on a l’impression que la vague va nous engloutir, elle est bien au dessus de nous. Et puis Harmattan lève sont petit cul, il le lève, il le lève jusqu'à ce qu’il soit tout en haut de la vague alors que la delphinière est encore dans le creux de la précédente. Le bateau pique ainsi sur l’avant et part en surf sur la vague dans un bouillonnement d’écume blanche en prenant de la vitesse et en vibrant de bonheur.

Quel plaisir, j’ai envie que la mer soit encore plus grosse mais je sais que ce n’est pas raisonnable. Je ne me lasserais jamais de ce spectacle.

C’est dans ces moments là que l’on voit toutes les qualités de cette carène et que l’on se dit que Viktor Brix dessinait vraiment des beaux bateaux. De nos jours, les bateaux sont fait pour la régate, ce ne sont pas des bateaux marins. C’est totalement différent.
Bon je vais arrêter là car je pourrais en parler pendant des heures et cela va finir par vous lasser.

Ces 24 dernières heures nous avons bien moins marché puisque le compteur affiche 608 Milles depuis Tenerife, soit 138 Milles pour cette journée. C’est normal, toute la nuit le vent est tombée à 15 nœuds et le bateau n’avançait qu’a 5 nœuds. C’est malgré tout de la route directe pour la Martinique et c’est bon.

Ah ! Nous avons mis dans le volet « Presse » des liens sur différents articles parus suite à la conférence de Presse de Lanzarote.

Du coup, je reçois des mails de partout et dans plusieurs langues. J’en profite pour remercier à nouveau tous ceux qui m’envoient des mails. Même si je ne peux répondre à tous pour l’instant je les lis avec plaisir et je répondrais à tous après mon arrivée. Tous ces mails c’est du bonheur pour moi.

Ce matin en faisant une inspection générale du bateau, j’ai constaté que la ferrure, fixée sur le gouvernail et qui reçoit le vérin du pilote automatique avait du jeu. Un des deux boulons qui la maintien en place était totalement desserré. J’ai refixé tout cela correctement et j’en ai profité pour déconnecter la barre à roue. Il est inutile qu’elle travail pendant toute la traversée. Par contre il ne faudra pas que j’oublie de la remonter avant d’arriver.

Bon, je vous laisse là pour ce soir.
A demain

Jean Louis



17:25 hours shipboard time, 19:25 hours in France
Hello everyone,

Isn’t life wonderful!
That’s the very thought that crossed my mind this morning. I’ll do my best to paint you the picture.
I’ve just spruced myself up, put on some scent, all is well. I haven’t had breakfast yet and I’m sitting in my cockpit.
Time for some music, I thought. As the aerial of my BLU has broken down, the only music I have is the one I brought with me. I have a “Dire Straits” CD that Jacky gave me as a present when we launched the boat in 2006 and a USB key with about thirty of my favourite pieces of music.

This morning, it’s the USB key’s turn. I must have played it at least three-hundred times over the past three years. I’m very eclectic, there’s a bit of everything on it, (ok, I’ll admit, not everything, no classical music, alright) hits from the 80s and then some current hits, a lot of guitar music, electric guitar but also acoustic guitar and rhythm and blues. I love rhythm and blues, especially when it’s haunting. There are also some hits with lyrics I find moving.

So, ‘The Sultans of Swing’ by Dire Straits or ‘Hotel California’ by the Eagles live happily alongside ‘Histoire [history]’ by Luv de Camaro and ‘Tom’s Diner’ by Suzanne Vega. And, Goldman, Lucie de Balavoine or Diégo de Berger cohabit with ‘Hello!’ by Lionel Ritchie or ‘Only the very best’ by Peter Kingsbury. Joined by Toto Africa or ‘Funky Town’ by Lipps Inc ….

The music is a bit on the loud side, I love it.

The sun is shining and following a calm and hiccup-free night, the wind has become stronger this morning, veering slightly northwards. It’s now blowing at between 20 and 22 knots and coming more abeam; the sails, and especially the jib, are very full. Huge waves are hitting the starboard rear quarter.

I’m dreaming while I’m watching the sea and my boat. It’s so beautiful!

The boat is sailing at between 7 and 9 knots; I can just tell she's enjoying herself. I could spend hours watching her move through the water.

A huge wave comes, and we are very tiny, right in the belly of the previous one; it’s almost as if the wave is going to swallow us up, it’s right overhead. And then Harmattan lifts her little rear, up and up, until it’s right at the top of the wave while the overhang stemhead is still in the belly of the previous one. The boat strikes forward and surfs the wave through seething white spume, gaining speed and trembling with pure delight.

What fun, I would love the sea to be wilder still but I know that wouldn’t be reasonable. I could never tire of this spectacle.

It’s in times like these that the hull really comes into its own and that you say to yourself that Viktor Brix really did design marvellous boats. Nowadays, boats are designed for regattas, not for seamen. It’s completely different.
Right, I’ll leave it for now, I could go on for hours and you’ll only get sick of listening to me.

Over the past 24 hours, we’ve made great progress, the milometer tells me we’ve travelled 608 miles since we left Tenerife, so, that’s 138 miles covered today. It’s normal, all through the night the wind decreased to 15 knots and the boat was only sailing at 5 knots. But we're heading straight for Martinique and that's what I want.

Aha! In our “Press” section we’ve installed links to the various articles that were published after the Lanzarote press conference.

All of a sudden, I’m receiving e-mails from everywhere and in several languages. I would like to take this opportunity to once again thank everyone who has been e-mailing me. Even though I cannot answer all your e-mails at the moment, I am delighted to read them and I shall reply to everyone once I have arrived. All these e-mails bring me great happiness.

While doing my rounds of the boat this morning, I noticed that the hinge on the rudder which receives the commands from the automatic pilot wasn’t firmly fixed. One of the bolts that hold it in place was completely loose. I retightened everything again and availed of the opportunity to disconnect the helm wheel. There is no need to have it working throughout the crossing. I mustn’t forget to put it back again before I arrive, though.

Well, that’s it for tonight.



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"
"Au milieu de nulle part"???
Oh Cher Capitaine vous êtes au beau milieu d’un rêve que votre courage et votre énergie rendent réalité. Merci de nous conter cette aventure.
Emma"
Envoyé par Emma le 01-12-2009 à 22:53


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"Enhorabuena....quiero felicitarte por tu aventura, valor y entusiasmo!!!!!!! un ejemplo para muchos de nosotros....os deseo que todo vaya muy bien"
Envoyé par Bárbara GO le 02-12-2009 à 10:51


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"Hello ! Je suis heureux d’apprendre que ca file ! Titi m’a expliqué pour le balun, dès qu’on pourra on verifiera ca tous ensemble.Bon vent et à bientôt !"
Envoyé par Christophe (F1BDQ) le 02-12-2009 à 11:43


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"Bonjour Jean Louis, j’espère que ton mal de mer est passé désormais et que tu peux profiter pleinement des bonnes conditions météo. Bravo pour la photo de l’arrière du bateau, elle est très sympa. Las Palmas moins sympa que Santa Cruz. Sinon bien rentré à Paris dans la grisaille et le froid. Je t’envie... A bientôt, amicalement."
Envoyé par Paparazzi le 02-12-2009 à 14:13


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"Bon courage et à bientôt
"
Envoyé par CRUZ le 02-12-2009 à 15:02


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"Enfin le grand rêve commence. Je suis votre aventure et je prends de vos nouvelles quotidiennement.
Bon courage et à bientôt "
Envoyé par Cathy le 02-12-2009 à 15:09

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Sat, 05 Dec 2009 17:30:00 GMT - Bienvenue à bord !
20°50 N 24°45’W

Sat, 05 Dec 2009 17:30:00 GMT -
20°50 N 24°45’W


16H30 heure du bord, 18H30 en France
Bonjour à tous,

Aujourd’hui c’est samedi, vous ne travaillez pas pour la plupart, alors je vous invite à passer une journée avec moi à bord de HARMATTAN, au milieu de l’Atlantique.

Vous avez pris vos nautamines ? Tout va bien.

Réveil à 8 heures. Bon pas de réveil qui sonne ni de clairons, COOOOOOOOOOLLLLLLL…….
Etirements, bâillements, un petit pipi et on aère le bateau. J’ouvre grand le panneau de pont de la chambre avant, le hublot des toilettes et j’ouvre le panneau de la descente puis je retire les fargues (c’est les planches qui ferment la descente). J’ouvre et je bloque ouvertes toutes les portes dans le bateau. L’air commence à circuler, c’est bon.

Ha ! Tout de suite, couper les feux de routes, il faut économiser l’électricité, je ne remorque pas une centrale électrique.

Tout de suite, également, mettre une poche de dialysat à chauffer. Pour me la passer elle doit être à 37°.

Bon tout va bien, je me mets à la table à carte, à quelle vitesse va le bateau, comment est le vent, la route de la nuit ……. Je jongle avec les menus de l’informatique de navigation, je zoom, je dé zoom, latitude, longitude, comment vais-je négocier les deux ou trois jours qui viennent ? 22 à 24 nœuds de vent ce matin, le bateau va bien, il vibre dans des grands surfs à 8 nœuds. Normal, je suis un peu trop Sud, 215 ° (J’ai empanné hier soir à 21H30) Je monte au cockpit et je mets 10° de plus à 225°. Attention, si j’y vais trop fort je dévente le génois et la voile va s’user, en plus le bateau ira moins vite.

Maintenant vous allez me suivre à la toilette. Toilette complète au lavabo. Il contient deux litres mais avec le roulis ça déborde et à la fin il ne reste qu’un litre. Cà va quand même pour se laver. Me peigner, brosser les dents, ne pas oublier le sent bon, du linge propre, que c’est bon. Aujourd’hui c’est grand carénage, je m’installe dans le cockpit pour me couper les ongles, ongles des mains et ongles des pieds.
Je coupe l’ongle du gros orteil puis je jette le bout d’ongle par-dessus bord…. Stop ! J’étais parti à rêver en regardant la mer. Voilà déjà 5 minutes de bonheur de pris, je coupe deux ongles et je repars à rêver en regardant la mer. Je me sermonne et j’arrive enfin à finir ce travail.

Pleine forme ! Maintenant un autre moment de bonheur, j’allume le net book et je consulte mes mails. Je lis avec plaisir tous ces petits messages.

Encore un petit tour dans le cockpit pour s’assurer que la mer est bien là. Un peu de rêve et Holà ! Il est 10 heures moins le quart. Vite, le petit déjeuner car la dialyse arrive à grands pas.

Vous voulez de la baguette ? Désolé, il n’y en a plus, je l’ai fini hier soir. Maintenant c’est Krisprolls, c’est bon également mais moins pratique pour les sandwichs jambon beurre.

Vous êtes Thé ou Café ? Moi c’est uniquement un grand verre avec un peu de jus de raisin (Hé ! pas du vin au petit déjeuner tout de même) et de l’eau.
Beurk ! Ah oui, c’est le Kaeyexalate, le médicament contre le potassium, pas très bon.

8 Nœuds 72 ! Elle vous a impressionné cette grosse vague. Moi j’adore, quand le bateau part ainsi en surf dans un bouillonnement de mousse blanche. Cette écume toute blanche et ce bleu profond, c’est trop beau. Et puis, vous entendez ce bruit, le bruit de la mousse, le petit bruit de ces milliers de bulles qui éclatent.

Ah, encore un verre qui s’est envolé et qui a explosé sur le banc du cockpit, ramasser les morceaux, déjà le troisième verre depuis le départ ! Mais non jamais de verres en plastic à bord de mon bateau.

Vite, déjà 10 heure et quart, la dialyse.
Tenez vous allez prendre un masque. Oui, c’est comme cela, sur la bouche et sur le nez.
Laver les mains, connexion. Vous pouvez enlever votre masque, Merci.
Oui, je peux me déplacer en portant les deux poches.
Mais qu’est ce qu’il y a dehors ? Un bateau ? Ca alors ! Vous avez de la chance, cela fait trois jours que je n’ai vu personne.
C’est un petit chalutier qui est venu tourner autour de nous. Cà doit être un Cap Verdien mais il est à au moins 500 Km de son port !

C’est un tensiomètre de poignet. Oui, tous les jours pendant la dialyse. 13,5 7,9 Pas mal, à terre j’ai en permanence entre 15 et 16. Dans le bateau c’est toujours entre 12 et 13 !
Je note sur le petit cahier de suivi.
Cela se termine, les masques s’il vous plait pendant que je déconnecte.
Fini, je porte la poche dehors pour la vider à la mer avant de la mettre dans la poubelle.

L’impédancemètrie maintenant. Les électrodes à la main et au pied, insérer la carte magnétique, raccorder les fils, s’allonger, mesure. Tien, +0,0L, excellent !

Je peux enfiler des chaussettes maintenant.

A la table à carte, séance de transmission des données médicales à mon néphrologue. Je branche le lecteur de carte, je raccorde la transmission satellite et hop ! Tout est envoyé.

Il est 11 heures et quart, j’ai maintenant une heure et quart pour moi. Un petit coup de téléphone, quelques mails, écrire, lire, ménage, un peu de bricolage, rêver en regardant la mer ….
Mince, déjà midi et demi, il faut que je vous prépare à manger. Avant je jette une poche sur le réchauffeur.

Aujourd’hui c’est tomate à la croque au sel en entré puis « Solomillo » aux nouilles. (C’est du filet mais je l’ai acheté en Espagne) puis camembert et raisin.

Oui, dans le cockpit le midi, mais prenez la crème solaire, plus on descend en latitude et plus ça chauffe. Dans le bateau il fait 26° maintenant.

Non, pas de ketchup. Ha ! Vous n’aimez pas. Moi si. Avec modération tout de même.

Hé oui, c’est la fin du raisin. Tout a une fin et cela va être de plus en plus dur.

Bon, il est 14 Heures, vite je débarrasse la table, tout en vrac dans l’évier. Vos masques SVP. C’est dialyse. Un petit repos allongé pour cette dialyse.
Ensuite, la vaisselle. Ha ! Vous voulez vous y coller. Alors attention, on ne laisse pas couler le robinet, juste un peu d’eau au fonds de l’évier et on ne rince pas. Ce n’est pas comme cela chez vous ? Moi non plus, mais ici on est sur un bateau qui doit tenir en autarcie pendant peut être 4 semaines.

Et puis, on ne laisse pas la vaisselle s’égoutter car avec le roulis elle va s’envoler.

Un petit café ? Bon c’est des sachets. Çà va ? Merci. Avec du sucre ?

Il est 15 heures, une petite heure pour moi. Super ! Ecrire, faire une photo pour le blog, un petit film ….

16 heures : Noter la route sur le livre de bord. Ha ! 155 Milles ces dernières 24 heures. Normal, avec la nuit que l’on a passée, cela a avionné. Un peu de temps pour la navigation. Je vais encore continuer Sud sud ouest jusqu'à ce soir et puis j’empannerais pour refaire de l’ouest. Mon objectif est le Way Point AN514 de Jimmy Cornell qui se trouve 20°N 30°W.

Il faut également que je mette un petit coup de moteur pour faire circuler l’huile dans l’inverseur (c’est la boîte à vitesse du bateau). Une demi-heure en prise à 1000 tours, juste un coup d’accélérateur au départ pour amorcer l’alternateur.

Une petite grenadine à l’eau peut être ? Non, ce n’est pas le même goût que chez nous, c’est le goût Espagnole.

Ah ! Vous partez déjà ? Oui, la route, je comprends.

Bon, Hé bien bonne route et à bientôt sur le net j’espère.
Merci d’être venu.

Jean Louis


16:30 hours shipboard time, 18:30 hours in France
Hello everyone,

Today, it’s Saturday, and as most of you will have the day off, I’m going to invite you to come and spend the day with me on board of HARMATTAN, right in the middle of the Atlantic.

Have you taken your Nautamine tablets? Everything is under control, so.

The alarm has been set for 8. Ok, no alarm clock ringing or bugles playing, COOOOOOOOOOLLLLLLL…….
A few stretches, some yawning, a quick visit to the bathroom and time to air the boat. I open the big deck cover of the front room, the porthole of the toilets and then the hatchway panel and remove the wash strakes (they’re the planks that close the gangway). I open and block all the doors on the boat so that they actually stay open. The air is beginning to flow, great.

Aha! First thing, switch off the navigation lights, I must save electricity; I’m not towing a power station, you know.

Next on the agenda, warming a dialysate pouch. It should be at 37° before I infuse it.

Ok, everything is going well, I sit down at the chart table, check the boat’s speed, the wind, the route we’ve travelled during the night.……. I juggle with the computerized navigation menus, I zoom in, zoom out, latitude, longitude, how am I going to negotiate the next two or three days? With a wind force of 22 to 24 this morning, the boat is doing well; she's vibrating in the 8-knot surf. All things considered, I’m going a bit too far south, 215 ° (I gybed at 9.30 p.m. last night). I go into the cockpit and I increase the 225° by 10°. Careful, if I go too fast I take the wind out of the jib, the sail will wear out and the boat will slow down.

And now, follow me to the bathroom, bathroom cum sink, if you don’t mind. The sink can hold two litres but, with the roll, the water spills out so, in the end, I am left with only one litre. It’ll do for a wash. I comb my hair, brush my teeth, mustn’t forget the scent, clean clothes, great. Today, major clean up, I install myself in the cockpit to cut my nails, both from fingers and toes.
I cut my big toe nail and chuck the nail overboard.... Stop! Watching the water, I was off in one of my dreams again. Ok, five minutes of sheer happiness under my belt, I cut two more nails and off I am again, dreaming, watching the sea. I give myself a good talking-to and I finally manage to get the job done.

I’m in great form! Now on to my next guilty pleasure: I turn on my net book and I check my e-mails. I love reading all those little messages.

One more walk around the cockpit to make sure the sea is still there. Another bit of dreaming, whoa! It’s a quarter to ten. Quick, breakfast; it’s nearly time for my dialysis.

Would you fancy some baguette? I’m really sorry, I haven’t got any left, finished it all last night, I’m afraid. Now, it’s Krisprolls, also very nice but not quite as handy for ham and butter sandwiches.

Are you a tea or coffee person? I only have a large glass with a bit of grape juice (hey! not wine for breakfast, surely) and water.
Yuck! I had forgotten, it’s Kaeyexalate, the medicine to treat my high potassium levels, not very nice.

8 knots 72! I can see that you were impressed by that wave. I love it when the boat takes off like that and surfs the seething white spume. This snow-white foam and that deep blue, it's only stunning. And then the noise of course, the noise of the spume, the little sounds these millions of bubbles make when they burst.

Right, another glass bit the dust, it exploded against the cockpit bench; tidy up the mess, that’s the third glass since I left! Plastic glasses on my boat… never!

Quick, it’s quarter past ten, my dialysis.
Kindly take a mask. That’s correct, cover your mouth and nose.
I must wash my hands and hook up. You can remove your mask now, thank you.
Yes, I can walk around carrying the two pouches.
But what do I see out there? A boat? Good heavens! You’re in luck; it’s been three days since I've seen a living soul.
It’s a little trawler that turned around us. It looks like one from Cape Verde but it's at least 500 km away from home!

That’s a wrist tensiometer. Yes, every day, during dialysis. 13.5 7.9, not bad, on land it always fluctuates between 15 and 16. On the boat it’s invariably between 12 and 13!
I write it down in my little records book.
Right, that's it, please put on your masks again while I disconnect myself.
Job done, I take the pouch outside, dump the contents into the sea and throw the pouch into the bin.

Now, on with the bioimpedance. Attach the electrodes to hand and foot, insert the magnetic card, connect the wires, lie down, measure. Waw, +0.0L, excellent!

I can pull on my socks now.

Now for a little data-transmission session at the chart table, must forward the medical data to my nephrologist. I connect the card reader, then the satellite transmitter and hop! Off it goes!

Quarter past eleven, right, an hour and fifteen minutes to myself. A telephone call, a few e-mails, writing, reading, housekeeping, a little DIY, some ‘sea’ dreaming….
Man, it’s already half past twelve, I have to get lunch organized. Though, first, I must warm up a pouch.

Today, I’m serving tomato dipped in salt and then “Solomillo” with noodles (fillet steak but I bought it in Spain, you see), then Camembert and wine.

Yes, in the cockpit at noon, but do take some sunscreen, the lower the latitude, the hotter it gets. It’s 26° on the boat now.

No, no ketchup. Aha! You don’t like it. I do, in moderation, mind you.

Ah yes, it’s the end of the wine. Everything comes to an end and it’s only going to get harder.

Right, it’s 2 p.m., I’ll quickly clear the table, dump everything in the sink. Your masks, please! It’s dialysis time. A bit of a lie-down for this one, I reckon.
Then, the wash-up! Aha! You would like to see to that? In that case, careful, don’t let the tap run, just a little water in the bottom of the sink and no rinsing. I see, you do things differently at home. So do I, but this is a boat and we’ll have to be self-sufficient for 4 weeks perhaps.

Oh, before I forget, don’t let the dishes drip dry because they’ll fly in all directions with this roll.

Fancy a cup of coffee, maybe? Fine, it’s in sachets. Is that alright? Thank you. Care for some sugar?

It’s 3 p.m., a little hour to myself, brilliant! Some writing, a photograph for the blog, a little filming….

16:00 hours: record the route in the logbook. Aha, 155 miles over the past 24 hours. Only normal, with the night we’ve had, we’ve flown it. Now let me sort out the navigation for a moment. I’ll keep south west until tonight and then I’m going to gybe to go westwards again. My target is the AN514 Jimmy Cornell waypoint which lies at 20°N 30°W.

I’ll also have to run the engine for a while to get some oil circulating through the reversing gear (that's the boat's gearbox). Half an hour at 1000 rev, accelerating slightly at the start to start the alternator.

A little grenadine and water, perhaps? No, it doesn’t taste the same as ours, it’s the Spanish flavour.

Aha! You’re leaving already? Of course, the road, I understand.

Well, have a safe trip and I’ll talk to you soon over the Internet, I hope.
Thanks for dropping by.



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"Hello cap’tain,
C’est vraiment mal pavé cet Atlantique. J’imagine que ce n’est pas évident de faire du slalom entre les cargos, surtout la nuit...çà fout la trouille...tu as bien raison de serrer les fesses, çà aide quand meme un peu...Mais encore bravo la technologie à bord c’est quand meme beaucoup plus fiable...Ce pauvre christophe Colomb n’avait cette chance, d’un autre coté il y’avait surement moins de trafic...Bravo pour la photo de nos copains les dauphins, çà valait le coup de mettre la Hoegaarden au frais.
Bonne nuit, bon courage à demain.
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 02-12-2009 à 23:20


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"Merci pour ce beau récit,Jean-Louis je l’ai presque vécu en live :), tellement c’est bien narré :)
Bon vent ...et bonne bière !"
Envoyé par druet le 02-12-2009 à 23:32


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"Les internautes (dialysés et transplantés) de la Ligue Rein et Santé suivent le parcours. RV aux Antilles, pour quelques photos, petit bateau sur l’eau et que sa mousse, techin Jean Louis."
Envoyé par Raoult Michel le 03-12-2009 à 08:43


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"J’espère que vous n’avez pas oublié le gruyère !!!
Ca serait dommage de s’en passer alors que ça se conserve très bien, sauf dans mes mains..."
Envoyé par Killer de Grugru le 03-12-2009 à 16:40


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"génial!!! je suis l’infirmier référent de la DP au CHR Toulouse, je trouve votre traversée magnifique. j’éspère que je pourrai vous citer en exemple auprés des patients et des eleves que je forme, vous avez une super equipe d’infirmieres et medecins bonne continuation pour eux et "bon vent" pour le marin
daniel"
Envoyé par tahou daniel le 03-12-2009 à 16:49


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"C’est génial ce que vous faites! Je suis chargée de livraison des produits DP à l’ATIR, c’est avec un réel plaisir que nous procéderons à votre approvisionnement des votre arrivée. en Martinique."
Envoyé par FRANCOIS-CHRISTOPHE Liliane le 03-12-2009 à 17:47


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"Bonsoir Jean-Louis , Trop cool la photo avec le ciré jaune ! j’adore.
Je suis encore à Zurich, ou le ciel varie entre le gris clair et le gris foncé - tellement différent du beau ciel bleu de Lanzarote. Je suis très contente d’apprendre que tout va bien, merci beaucoup pour les dauphins - ils sont sauvés sur le disque dur ! - Prennez bien soin de vous, bonne soirée - amitiées michele"
Envoyé par michele le 03-12-2009 à 18:22

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Sun, 06 Dec 2009 17:39:00 GMT - Repos aujourd’hui.
20°04 N 26°50’W

Sun, 06 Dec 2009 17:39:00 GMT -
20°04 N 26°50’W
16H39 heure du bord, 18H39 en France
Bonjour à tous,

Aujourd’hui c’est dimanche, et le dimanche c’est repos.
Repos pour la mer, repos pour le vent. Avec entre 10 et 11 nœuds de vent le bateau se traine entre 3,5 et 4 nœuds en roulant très fort d’un bord sur l’autre. C’est fatigant et moyen pour le moral.

Tout saute des équipets et roule dans le bateau d’un côté à l’autre. Manger est un sport et faire la vaisselle un travail de jongleur.

Pour écrire cette news il faut se tenir d’une main, tenir le net book de l’autre et vite fait taper un peu dans les moments de répits. Je ne vais pas vous en pondre trois pages aujourd’hui.

Du coup, seulement 131 Milles au compteur ces dernières 24 heures. Plus petite journée depuis le départ. Ce soir je vais couper la ligne des 20° de latitude Nord, il paraît que c’est à partir de cette ligne que soufflent les alizés. Peut être vais-je ressentir subitement une forte accélération.

Ce matin j’ai laissé tourner le moteur à 1200 tours pendant 3 heures. Cela a aidé un peu pour la moyenne, cela a lubrifié l’inverseur et cela a rechargé un peu les batteries.

Pour le moral j’ai tout essayé, je suis sorti prendre l’apéritif à l’extérieur. En bout de delphinière. Comme c’était dimanche, j’ai eu droit à mes deux carrés de chocolat hebdomadaire (Et oui, seulement deux carrés par semaine, toujours à cause de ce foutu potassium). Et puis j’ai une bière au frais pour cet après midi.

C’est comme pour les vacances, c’est la deuxième semaine la plus dure. La première on est encore tout excité, et la troisième on est enfin dans le rythme, on est cool. La deuxième semaine on est toujours un petit peu dans la dépression.

Je pense qu’il va me falloir encore deux ou trois jours pour trouver des alizés vigoureux, il faut que je descende vers la latitude 15°. Pour info, la Martinique c’est 14° de latitude.

Bon, je vous laisse là, je vais aller m’allonger en me callant bien avec des coussins et lire un peu.

Bonne soirée, à demain.
Jean Louis


16:39 hours shipboard time, 18:39 hours in France
Hello everyone,

Today, it’s Sunday and Sunday is a day of rest.
Rest for the sea, rest for the wind. With a wind force of between 10 and 11 knots, the boat is crawling along at between 3.5 and 4 knots and rolling heavily from side to side. It’s tiring and not the best for morale.

Everything falls from the stowage shelves and rolls from one side of the boat to the other. Eating is a sport and doing the dishes is a sheer juggle.

To write you this news, I have to hold the net book with one hand and quickly type with the other when there is some respite. I shan’t be typing you three pages today.

As a result, the counter only clocked up 131 miles in the past 24 hours; the shortest distance since I left. Tonight I’m going to cut across latitude 20° north, it seems that you get the trade winds once you have crossed that line. Maybe I’ll feel the boat speed up quickly then.

This morning, I left the engine run at 1200 rev for 3 hours. It brought up the average somewhat, lubricated the reversing gear and also charged the batteries a bit.

I’ve tried everything to lift my spirits; even had my aperitif outside, at the end of the overhang stemhead. And, as today is Sunday, I ate my two weekly squares of chocolate (ah yes, only two squares a week, all on account of that blasted potassium). And, I have a beer chilling for this afternoon.

It’s like being on holidays; the second week is always the hardest. The first week you're still all excited, and the third week you're finally into the rhythm, everything is cool. The second week, you’re always a little depressed.

I think I’m going to need two or three more days before I’m going to find any strong trade winds, I’ll have to get to latitude 15°. For your information, Martinique is on latitude 14°.

Right, I’ll leave you now, I’m going to lie down and wedge myself between some cushions and read a little.

Have a good evening, talk to you tomorrow,



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"cher Jean-Louis, vos photos sont magnifiques, j’ai adoré vos exercices au labo de bactério !!!!. Nous sommes complètement avec vous, sur l’eau même si je vous écris depuis l’Alsace, bien loin de l’eau bleue. je suis très enthousiasmée par votre voyage et votre courage, c’est formidable. Je me présente : je suis néphrologue à Colmar et une des pionnières de la DP avec C Verger que je connais depuis 1978 !!! Très bonne continuation, à bientôt Bernadette Faller"
Envoyé par Bernadette Faller le 03-12-2009 à 21:48


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"Rebonsoir cap’tain
Très content de t’avoir eu au téléphone, tout à l’heure, la qualité de communication est vraiment remarquable.
Pour le ciré c’est parfait, le jaune est tellement vif qu’on a l’impression que c’est un montage...Je regrette vraiment de ne pas avoir été là pour te jeter quelques seaux d’eau et faire plus vrai...notamment le teck qui est tout sec...
A part çà je vois que tu as retrouvé l’appétit, tu me fais envie avec ton gruyère et tes grains de raisin, c’est top! Allez cap’tain il est ici 22h45 j’imagine que tu attaques ta nuit sur cette autoroute sans paquebot.
Alors bonne nuit,
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 03-12-2009 à 22:46


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"Bonsoir Cap’tain, ah c’est sûr que je suis jaloux! Tu m’avais caché que tu avais un si beau ciré jaune. Avec Jacky aux seaux d’eau on aurait pu faire de belles photos pendant le convoyage!!! Celle-ci est très bien, comme dit Jacky, c’est si fluo qu’on dirait qu’elle est truquée. Le moral est au beau fixe à ce que je vois. Le spectacle donné par les dauphins me fait rêver... Si tu ne dors pas déjà, bonne nuit."
Envoyé par Paparazzi le 03-12-2009 à 23:03


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"le fait de prendre une heure ne t’autorise en rien à te transfuser une poche supplémentaire pas plus que te servir une nouvelle bière...En attendant bravo l’artiste car non content de chevaucher dans l’écume (de mer) ton fidèle destrier "l’harmattan", tu joues avec je ne sais quel logiciel a fabriquer un superbe photo montage...et que je te dessine un ciré surmonté d’un haume de scaphandrier dans lequel je viens coller ma tête de capitaine. Ma parole, non content de tirer du cap plein ouest, tu te payes notre tête en plus. Allez on savoure au quotidien les milles gagnés sur ta route. Ciré bas mon capitaine !"
Envoyé par creusot alain le 04-12-2009 à 11:29


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"coucou !
capitaine
comment vas tu ?
moi ça baigne

de bonnes notes,
j’espere que tu t’éclates

je pense à toi sur ton bateau
joli ciré
bon salut bye

à la prochaine
julia qui t’adore"
Envoyé par Peudevin Julia le 04-12-2009 à 19:44

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Mon, 07 Dec 2009 17:55:00 GMT - Ambiance Mutinerie
19°00 N 29°00’W

Mon, 07 Dec 2009 17:55:00 GMT -
19°00 N 29°00’W


16H55 heure du bord, 18H55 en France
Bonjour à tous,

Ambiance Mutinerie. La mer est plate, le soleil brille, pas de vent, le bateau roule, le gréement claque, les voiles battent, les marins s’ennuient, c’est toujours dans ces conditions que débutent les mutineries. Ouvrons l’œil !

Depuis 24 heures c’est presque la pétolle, 10 nœuds de vent dans les meilleurs moments. Mon bateau est un bateau de gros temps, il a du mal dans ce tout petit temps. Aujourd’hui les bateaux sont conçus pour le petit temps, pour la régate. Ils sont légers et ont des plans de voilure très élancés. Pour que vous compreniez bien, à ras de l’eau il n’y a pas de vent, et plus ont s’élève plus il y a du vent. Les bateaux d’aujourd’hui ont des mats très hauts et des petites bômes. Harmattan, dont l’architecte à été formé avant les années 1920, est conçu comme un bateau de gros temps avec des mats relativement petits, même si j’ai installé des mats de 1,5M plus long que ceux d’origine, et des très grandes bômes.

En plus, il est lourd, 16 tonnes ! Dans le gros temps et même le très gros temps il est parfait et cela me convient bien mais dans ces conditions de temps c’est un peu déprimant.

Aussi, pour éviter la mutinerie le Capitaine a décidé d’occuper l’équipage.

Cela fait une semaine que nous sommes en mer et nous entrons dans la période des manques. Bien sûr ce qui me manque en premier ce sont les êtres que j’aime. Beaucoup pensent que, parce que l’on aime la solitude, on n’aime pas les gens. Mais pas du tout, moi j’adore la solitude mais j’adore également la compagnie. Seulement c’est comme tout, un bon équilibre entre les deux et la vie est merveilleuse à vivre.

Depuis deux jours, plus de pain frais, depuis hier, plus de raisin, aujourd’hui j’ai fini la viande fraiche. Les vivres frais diminuant, j’ai pu tout caser dans un seul des deux frigos. Cela m’a permis d’arrêter un des frigos : de la consommation électrique en moins.
Nettoyage du frigo.

Ce qui commence à manquer également, c’est le linge propre. A bord j’ai une machine à laver. C’est la chose la plus indispensable à bord d’un bateau. Une femme peut être aussi… Pour faire fonctionner la dite machine.
Holà ! Du calme, c’était pour rire ….. Bien sûr que ce n’est pas pour faire fonctionner la machine à laver…. C’est pour s’occuper du Capitaine !

Bon, reprenons notre sérieux, Odette, c’est la machine à laver, consomme 40 litres d’eau pour un lavage. Aussi, avant de lancer une première lessive, il faut mettre en fonction le déssalinisateur. Celui-ci doit être « stocké » si on ne s’en sert pas pendant 15 jours. En fait on injecte à l’intérieur des produits biocides. Pour le mettre en fonction, il y a une procédure de déstockage à effectuer. Le Capitaine a ordonné, le marin s’est exécuté.

Pour le groupe électrogène, c’est plus simple, il s’suffit d’appuyer sur un bouton et de tourner les commutateurs.

Ce bateau, c’est une vraie petite ville flottante. Hier soir, au téléphone mon ami Richard me demandait si je ne me sentais pas un peu seul, comme cela, au milieu de nulle part. Mais non, je suis dans mon bateau, dans mon univers, chez moi. Je connais tout de ce bateau, j’ai tout fait. Je connais par cœur chaque millimètre carré de ce bateau. Je pourrai passer plusieurs mois sur ce bateau, bon pas s’il y a pétolle, il faut un minimum de vent tout de même. Faire une traversée de l’Atlantique en solitaire, c’est un peu comme naviguer vers les étoiles. Je pense que lorsque l’on fait un voyage interplanétaire, il faut connaître parfaitement son vaisseau et après, la confiance est là, on peut aller au bout de l’univers.

L’important c’est de gérer pour ne pas manquer définitivement avant d’arriver à destination. Le plus important c’est l’énergie électrique. C’est elle qui fait tout fonctionner. Les gros consommateurs ce sont les frigos, la navigation, le radar, la cartographie, le pilote automatique et le déssalinisateur.

Pour la sécurité, il faut pouvoir produire de l’électricité de différentes façons. Harmattan est équipé de 10 batteries de servitude, 1100 Ampères heure. C’est énorme mais cela permet de recharger très rapidement. En production j’ai le moteur principal équipé de deux alternateurs, le groupe électrogène avec trois chargeurs de batterie (un de 80A, un de 60A et un de 30A), et un alternateur d’arbre d’hélice. Celui-ci est installé sur l’arbre d’hélice. Quand le bateau marche sous voile, l’hélice tourne. Aussi, elle entraîne un alternateur qui compense en parti la consommation du bord (Sauf si c’est pétolle).

Pour alimenter le moteur principal et le groupe électrogène, j’ai un réservoir de gasoil de 600 litres. Cela me donne une très grande autonomie car mon moteur principal est peu gourmand, il ne fait que 55 CV.

En eau j’ai un réservoir de 300 litres et le déssalinisateur, fonctionnant en 12V, produit 30 litres par heure en consommant 8 Ampères. Je peux ainsi partir plusieurs mois en autarcie complète.

Bon, la lessive est terminée je crois, matelot il faut aller pendre le linge. Bien Capt’ain.

A demain. Bonne soirée.
Jean Louis

PS : Aujourd’hui seulement 123 Milles au compteur et le mérite en revient beaucoup plus à Dieu Volvo qu’à Dieu Eole. 1017 Milles après une semaine de navigation sur 3000 Milles environ à parcourir !


news in translation



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"Hola Cap’tain,
Je vois que tu t’amuses bien avec tes 20/22 noeuds de vent, un genois bien gonflé, des belles vagues sur tribord arrière, du surf à 9 noeuds + du Dire Strait....c’est pas de la gourmandise ça???.
Tu as raison d’en profiter après l’énorme grain que tu as pris hier, heureusement que tu avais ton magnifique ciré jaune!!!
Enfin l’important c’est que tu sois sur la route et que les cargos te laissent dormir.
Have a good night cap’tain,
Jacky

"
Envoyé par Jacky Peudevin le 04-12-2009 à 23:50


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"rock on, baby!"
Envoyé par petra le 05-12-2009 à 00:23


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"Quand le coeur y est, tout y est. Bon vent monsieur Jean-Louis ! Par hasard, en furetant sur le web, je suis arrivée sur votre site. C’est avec un sourire que je vous découvre. Sur votre bateau et en ce temps de l’année.. temps d’échanger des voeux, je vous souhaite Paix, Sérénité, Santé, Amour, Joie ! Bonne traversée !"
Envoyé par danielle le 05-12-2009 à 12:35


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"coucou !! Capitaine
ça va? moi super aujourd’hui j’ai super bien joué au Tennis .
£t je vais inviter une copine trop simpa !
Toi je suppose que tu peux pas t’ennuyer ,avec ta music et tout le tralala...
Aller bye @+ "
Envoyé par Peudevin Julia le 05-12-2009 à 12:37


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"Salut Jean-Louis,
Tant mieux si la croisière s’amuse mais t’es pas un peu fou d’espérer de plus grands creux.
Tu devrais essayer Led Zep quand sa surf.
Michèle et moi t’embrassons Jannick"
Envoyé par Jannick caillet le 05-12-2009 à 14:59


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"Bonjour Cap’tain, tout va bien à ce que je peux voir. J’aimerais bien être sur l’Harmattan pour le voir surfer. Çà doit être vraiment être trop top. Comment vont les dauphins? Toujours là, Bonne journée. Enjoy..."
Envoyé par Paparazzi le 05-12-2009 à 16:03


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"Salut cap’tain, salut Petra.
Tu sais quoi Petra, le cap’tain voulait m’emmener mais au menu c’était : poireaux 3 fois par semaine et gruyère 1 fois le Dimanche seulement...en plein Atlantique....trop dur, j’ai refusé.
La bise à toi et Berti, see you later cap’tain.
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 05-12-2009 à 16:10


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"Coucou Jean-Louis?! Il est 19h et pas encore de nouvelles. Et sur le prochain video, chante avec les Dire Strait, stp! Je trouve super de se rencontrer ici, Jacky, et , tu sais, c’est (presque) comme si on était avec JL sur le Harmattan, juste sauf les poireaux, le mal de mer, mais avec du grugru et de la moutarde à volonté!
Bises à toi et ta ravissante fille, ET AU CAPITAINE bien sûr!"
Envoyé par petracassecouille le 05-12-2009 à 19:14

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Tue, 08 Dec 2009 19:00:00 GMT - Milles manœuvres
17°55 N 31°00’W

Tue, 08 Dec 2009 19:00:00 GMT - Manoeuvres aplenty
17°55 N 31°00’W


16H00 heure du bord, 19H00 en France
Bonjour à tous,

Milles manœuvres ! C’est très fatigant le petit temps, depuis deux jours je n’arrête pas de manœuvrer. Et les nuits c’est pire.

Hier soir, au moment de passer à table, le vent se renforce un tout petit peu à 12 nœuds et tourne un peu plus nord.

Pour ne pas fâcher la nature, je coupe le moteur, déroule le génois et prends 20° de plus sur le cap pour bien gonfler les voiles. Harmattan part tranquillement à 4 nœuds. Je suis content.

Vers 23H30, je suis réveillé par la gite importante. Le vent est monté vers les 18 nœuds, du coup je dois me lever, ouvrir la descente, monter dans le cockpit et reprendre 15° au cap. Le bateau file entre 6 et 6,5 nœuds. C’est le paradis, je retourne me coucher heureux.

Puis vers 1H30 je suis réveillé par le génois qui bat. Lever, ouvrir la descente, monter dans le cockpit : Plus que 10 nœuds de vent, le bateau marche à 3 nœuds !
Je roule le génois et remets le moteur en marche à 1200 tours. Mince de mince, ce ne sera pas pour cette fois ci.

Ce matin, 10 nœuds puis en milieu de matinée, le vent forci à 12 nœuds.
Tiens, je vais essayer de mettre les voiles en ciseaux, grand voile et artimon sur tribord, largement ouvert avec une retenue de bôme (C’est un cordage qui empêche la voile de changer de bord) et génois sur bâbord. Cela roule pas mal mais je marche entre 4,5 et 5 nœuds.

Une heure plus tard, juste le temps de la photo, le vent retombe entre 8 et 10 nœuds. Obligé de manœuvrer à nouveau, rouler le génois et démarrer le moteur. Dépité !

Depuis une heure, c’est reparti, vent entre 15 et 17 nœuds, le bateau marche entre 5 et 6 nœuds. Pourvu que cela tienne !

Bon j’ai encore au moins 450 litres de gasoil mais je suis toujours très prudent. J’aime bien avoir de la marge.

Ce matin je fini ma dialyse et je vais porter mes poches dehors pour les vider à la mer. Surprise, je suis en train de traverser un troupeau de baleines. Il y en a 6 ou 7, ce sont des baleines de taille moyenne, même pas a 10 mètres du bateau. Elles font du farniente en surface, elles sont tranquilles, pas effrayées du tout. Une donne un coup de queue, une autre sort la tête pour regarder passer le bateau, une autre encore envoie à 3 mètres un jet d’eau pulvérisée. Je suis émerveillé. J’ai l’habitude de voir des baleines mais souvent c’est une seule, parfois deux, un troupeau pareil, je n’en ai jamais vu.

Je dégringole dans le bateau, vite la caméra. Mince la carte mémoire. Dans le net book. Voilà. Mince, dans l’autre sens, du calme Jean Louis !

Quand je ressors, elles sont déjà à 50 mètres et c’est trop tard.

C’est très difficile à photographier les baleines car on ne peut le faire que lorsqu’elles sont côte à côte avec le bateau.

Ah ! Un coup de gueule !

Bon, je n’ai pas la télé à bord mais je sais que dimanche, le thème de l’émission « Zone interdite » sur M6 était « Du don de soi au trafic d'organes, jusqu'où peut-on aller pour sauver une vie ? »
L’émission traitait de l’insuffisance rénale, de la dialyse et de la greffe. Et bien sûr de ces gens qui vendent un de leurs reins.

Pourquoi dans cette émission n’a-t-on pas, semble t il, parlé de cette méthode de dialyse qui n’empêche pas de mener une vie normale et épanouie ?

Je peux comprendre ces gens qui pour survivre et faire vivre leur famille vendent un de leurs reins. Je peux comprendre ces gens, qui, en hémodialyse, devant se rende à l’hôpital un jour sur deux pendant une demie journée se décident à acheter un rein pour sortir de cette prison.

Par contre je ne peux pas comprendre que l’on oriente plus facilement les malades vers l’hémodialyse que vers la dialyse péritonéale.
Je ne peux pas comprendre que ce sont souvent des critères qui n’ont rien à voir avec l’intérêt du malade qui dictent cette orientation.
Je ne peux pas comprendre que les pouvoirs publics laissent cette méthode de dialyse de côté alors que c’est une révolution pour la qualité de vie du malade et qu’en plus elle coûte énormément moins cher à la société.
Enfin je ne peux pas comprendre que les journalistes de M6 n’aient pas parlés de cette méthode de dialyse qui permet aux malades d’attendre sans aucune impatiente leur future greffe.

Voilà, j’espère, par mon aventure, montrer que l’on peut vivre normalement en étant dialysé et qu’il y a d’autres alternatives qu’être prêt à tout pour acheter un rein qui fonctionne.

Revenons au milieu de l’Atlantique. Toujours sous voiles et sans moteur, le bateau marche à 5 nœuds, une petite prière pour que cela tienne.

Je viens de passer le 18 éme parallèle, je continue à descendre dans le sud en espérant trouver plus de vent. Sur ces dernières 24 heures, j’ai parcourue 132 Milles. Il commence à faire très chaud, surtout quand il n’y a pas de vent. J’estime en avoir encore pour une douzaine de jours est j’espère arriver vers le 20 décembre à Fort de France. Mais tout va dépendre de la bonne volonté des Alizés. (Vous avez vu, j’ai mis un A majuscule exprès à Alizés, cela peut, peut-être, aider.)

Ah,j'ai oublié, une heure de plus de décalage horaire, ici 16H, en France 19 H.

Bonne soirée, à demain.
Jean Louis


16:00 hours shipboard time, 19:00 hours in France
Hello everyone,

Manoeuvres aplenty! The weather is taking its toll, for the past two days I haven’t stopped manoeuvring. At night, it’s even worse.

Last night, just when I was about to start my supper, the wind rose a little to 12 knots and turned slightly north.

To keep on the good side of Mother Nature, I switched off the engine, unrolled the jib and changed my course by 20° so that the wind could really fill the sails. Harmattan took off unhurriedly at 4 knots. I was delighted with myself.

At around 11.30 p.m., I was woken by some serious listing. The wind has increased to 18 knots, so up I got, opened up the hatchway, climbed into the cockpit and adjusted my course by 15°. The boat was sailing at between 6 and 6.5 knots. Paradise! Back off to bed I went, happy.

Then, at about 1.30 a.m., I was woken again because the jib was banging. I got up, reopened the hatchway and climbed back into the cockpit: the wind force had dropped to 10 knots and the boat was moving along at 3 knots!
I rolled up the jib and switched on the engine again to 1200 rev. Man, man, no luck this time!

This morning, 10 knots and then mid-way through the morning the wind rose again to 12 knots.
So, I tried to boom out, mainsail and mizzen starboard, fully opened with the boom guy (that's the rope that stops the sail changing direction) and the jib to port. Bit of a roll, but I was moving along at between 4.5 and 5 knots.

One hour and just enough time to take the photograph later, the wind dropped to between 8 and 10 knots again. More manoeuvring, I rolled up the jib once more and restarted the engine, vexed!

And for the past hour, we’re back under sail, the wind is blowing at between 15 and 17 knots, the boat is moving at between 5 and 6 knots. Let’s hope it’ll last!

I still have at least 450 litres of gasoil left but I’d rather err on the side of caution. I believe in having a bit of a margin.

When I finished my dialysis this morning and was just about to empty my pouches into the sea, I could hardly believe my eyes. I was actually sailing through a school of whales. There were 6 or 7 of them, of average size, at less than 10 metres away from the boat. They were just lazing about, were really peaceful, not the least bit frightened. One flapped its tail, the other stuck its head out of the water to watch the boat sail by and another one sprayed up a jet of water from three meters away. I was enchanted. I have often met whales on my travels but mostly a single one at a time; sometimes two but I’ve never seen a whole school of them.

I scampered back into the boat, the camera, quick! Blast, where’s the memory card? In the net book! Right! Damn, wrong direction, relax Jean Louis!

When I came out again, they were 50 metres away and it was too late.

Photographing whales is very difficult because you can’t do it when they’re swimming right alongside the boat.

Aha! A rant!

Ok, I don’t have any television on board but I know that last Sunday’s M6 programme “Zone Interdite [Restricted Area]” centred on “Self-sacrifice and organ trafficking, to what lengths should we go to save lives? »
The programme dealt with renal insufficiency, dialysis and transplants. And of course with people who sell one of their kidneys.

Why did this programme, as I heard, not highlight this particular method of dialysis that does allow people to lead a normal and full life?

I can understand the people who sell one of their kidneys simply to survive and feed their families. I can also understand the people on haemodialysis who have to go to hospital every second day for half a day at a time who decide to buy a kidney to escape that sentence.

But what I cannot understand is that patients are more often than not advised to opt for haemodialysis instead of peritoneal dialysis.
I cannot understand how criteria that have little to do with the interests of patients can dictate that position.
I fail to understand how the powers that be can just push this method of dialysis aside even though it is revolutionary in terms of patients’ quality of life and is far less costly to society.
Finally, I can’t understand either why the M6 journalists did not even broach this form of dialysis which would allow patients to patiently wait for their transplant.

That’s it, I hope that, through this adventure, I can prove that it is possible to live a normal life while being on dialysis and that there are other options than to simply buy a healthy kidney cost what may.

Let’s return to the Atlantic. Still under sail and without engine, the boat is sailing at 5 knots, a little prayer in the hope that this keeps up.

I’ve just crossed the 18th parallel, I’m going further south in the hope of finding more wind. Over the past 24 hours, I have travelled 132 miles. It’s getting really hot, especially when there is no wind. I’m guessing I’ll be sailing for another twelve days and hope to arrive in Fort de France on 20 December. But everything will depend on the kindly disposition of the Trade Winds (note, the capitalization; maybe that might help).

Aha, I forgot, one more hour of a time difference now, it’s 16:00 hours here, 19:00 hours in France.

Have a pleasant evening, talk to you tomorrow.
Jean Louis



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"Merci pour la journée à bord ! Bien rentrés pas trop de monde sur la route juste quelques mouettes :)
La prochaine fois on s’occupe des verres on voudrait que tu sois obligé de boire le vin directement au cubi ça ferait un peu poivreau.
En attendant bonne route. Bisous."
Envoyé par AF, Didier & Co le 05-12-2009 à 19:59


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"Alors là, chapeau bas Cap’tain, on s’y croirait vraiment! On était vraiment sur le bateau à partager ta journée. Merci pour la balade.
Bonne nuit."
Envoyé par Paparazzi le 05-12-2009 à 22:57

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Wed, 09 Dec 2009 18:11:00 GMT - Au pays des Exocets
16°12 N 32°21’W

Wed, 09 Dec 2009 18:11:00 GMT -
16°12 N 32°21’W


16H11 heure du bord, 19H11 en France
Bonjour à tous,

Au pays des Exocets. Ce matin, pour la première fois depuis mon départ, j’ai vu une envolée de poissons volants. C’est très beau. L’exocet est un poisson qui ressemble à un hareng, une vingtaine de centimètres de long, bleu vert, très effilé et très beau. Ses nageoires pectorales sont extrêmement développées, très longes, étroites, elles sont transparentes et on dirait quelles sont faites en dentelle.

En fait, le poisson ne vole pas, il plane dans le vent à quelques dizaines de centimètres au dessus de l’eau. Il peut parcourir ainsi entre 50 et 100 mètres. On en aurait vu un planer pendant 45 secondes !

Lors de mon tour de Méditerranée en 2007, j’en ai vu beaucoup. Un matin, au large de la Lybie, je me lève, je monte dans le cockpit et j’en découvre plusieurs sur le pont. Ils décollent devant le bateau, effrayés par celui-ci et si le vent est contraire, ils atterrissent sur le pont. Ils se débattent en perdant toutes leurs écailles et finissent par mourir ici. Beaucoup les mangent et il paraît que c’est délicieux, frit à la poêle. Moi je n’ai pas pu. C’est vraiment une merveille de la nature et j’étais trop triste de les voir finir ainsi. Une petite photo (celle que je vous ai mise aujourd’hui sur le blog). Une petite oraison funèbre et je les ai rejeté à la mer.

Ce sont des poissons d’eaux chaudes. Mon thermomètre annonce une température de l’eau de mer de 29,9 °, mais je ne suis pas sûr qu’il soit très bien étalonné. Peut être surestime t il celle-ci de un ou deux degrés.

En parlant de poisson, cela nous conduit tout droit à la pèche. La plus part des hommes, et en tout cas la plus part de ceux que je connais sont mordus de pèche. Cela est enfoui en eux très profond dans leurs gènes. Certainement cela date t il du temps ou il fallait pécher ou chasser pour survivre. Sans cesse, on me dit avec un regard avide « Tu as péché ? »
Hé bien non. J’essaie de me forcer mais je n’y arrive pas, cela me rebute, je n’y prends aucun plaisir. Quand des amis sont à bord, je participe pour me réjouir avec eux mais seul, je n’ai jamais péché. Cela me gène d’être si différent. Je m’interroge. Pour cette traversée, je m’étais assuré d’avoir le matériel de pêche en état mais je n’arrive pas à me forcer à pécher.

Bon, cela va un tout petit peu mieux, maintenant j’ai une moyenne de 13 nœuds de vent. Par moment plus, par moment moins. Depuis 24 heures, je n’ai pas utilisé le moteur, le bateau avance entre 4 et 6 nœuds. Ce n’est pas folichon mais cela me permet d’économiser mon gasoil. Sur les dernières 24 heures j’ai parcourue 127 Milles, ce n’est pas beaucoup mais comme je suis au cap 215°, je continue à descendre encore plus Sud et j’espère trouver du vent vendredi. L’idéal serait d’avoir un Alysée entre 20 et 25 nœuds de Nord Est, cela me permettrai de tirer direct d’un seul bord sur la Martinique et de récupérer une moyenne convenable.

Le soleil est généreux, ce matin le ciel était tout bleu, de ce bleu clair que l’on trouve sous ces latitudes. Maintenant c’est un peu laiteux. La mer est plate, une légère houle, mais une houle d’Atlantique, très longue et qui ne gène pas. On se croirait au mois de Juin en train de transiter vers la Corse. C’est vraiment ambiance croisière.

Au niveau nourriture, tout va bien. Hier c’était œufs brouillés – petits pois et ce midi purée – saucisses. En entré ce midi c’était petits cœurs d’artichaut !

Hier soir, vers 16H30, heure du bord, je rêvais en regardant la mer et tout d’un coup, je découvre à l’horizon un petit point blanc. On dirait un voilier. Je descends au radar. Rien.
Je vais lire un peu et je ressors. C’est maintenant un petit trait blanc vertical. C’est un voilier. Au radar toujours rien.

Une demi-heure plus tard, il est à 3 Milles et je le vois au radar. Je suis tout excité. J’allume la VHF, j’essaie de rentrer en contact mais personne ne réponds.
Il est maintenant à 300 mètre sur mon arrière. La VHF crachotte : « Sailing boat, sailing boat …… » Je responds. Des Français !

Est ce que tout va bien à bord ?
Oui et pour vous ?
La météo ?
Vous allez où ?
En Martinique.
Moi également.
Hé bien, bon vent.

C’est déjà fini. Ils sont plusieurs à bord, moi je suis un peu en manque de communication et j’aurai bien continué à discuter plus longtemps. Je sors la caméra/appareil photo, j’essaie d’immortaliser ce moment.

Ils sont tribord amure, moi bâbord amure, on se croise et chacun disparaît à l’horizon alors que l’on va au même endroit. Elle est vraiment large cette autoroute !

Ce matin je veux regarder les photos. Rien ! Ai-je fait une fausse manip ou bien ai-je rêvé ?

Ah ! La dialyse se termine et puis on est mercredi, c’est le jour de la bière. Une Hoegaarden cela ne se boit pas, cela se déguste. Ce n’est donc pas en écrivant la news à la table à carte, c’est obligatoirement dans le cockpit en regardant la mer !

Aussi, bonne soirée et à demain.

Jean Louis


news in translation



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"Courage, tu vas retrouver du vent bientôt!"
Envoyé par Christophe le 06-12-2009 à 20:02


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"tenez bons Jean Louis ! bientôt la troisième semaine pour être cool ;)
mon ami ne sera pas à Fort de France pour la bouteille avec le message... il sera de retour en France pour Noël depuis le 19... et puis il habite en Guadeloupe, pas en Martinique... très dommage, un grand merci quand-même ...

je vous lis, merci !
Jorge -interprète conférence de presse Lanzarote"
Envoyé par Jorge interprète Lanzarote le 06-12-2009 à 22:29


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"Salut cap’tain
Merci pour ton coup de fil, ça fait vraiment très plaisir, on a beau le savoir c’est quand meme bluffant de recevoir un appel d’un copain en plein Atlantique.
Bon, j’ai bien vécu la journée de Samedi avec tous ses détails, j’avais vraiment l’impression d’y etre, j’ai meme cru reconnaitre ton "sent bon".
Pour Dimanche, bémol sur les conditions météo mais quand meme apero sur la delphiniere, 2 carrés de chocolat et une bière c’est journée de gala...
Avant d’aller dormir je vais faire des incantations pour que notre pote Eole t’apporte de quoi t’éclater avec Harmattan...
See you soon cap’tain
Jacky
"
Envoyé par jacky peudevin le 07-12-2009 à 00:34


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"bonjour jean louis
courage ,les alizés sont devant vous a quelques milles.Harmatan va de retour avoir des "ruades "de plaisir.Je parle de vous tous les jours dans mon entourage et je suis fier de vous connaître.
Malgré cette accalmie,vous n’avez pas perdu votre humour c’est bon signe.
A port la foret il y a des gens qui pense a vous tous les jours.
bon vent
martine et noel"
Envoyé par morin le 07-12-2009 à 08:16


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"Bonjour Amiral. Désolé de vous avoir abandonné quelques jours pour raisons professionnelles. J’ai pris connaissance des messages quotidiens et suis rassuré.L’intendance a l’air de suivre, les dauphins aussi, quant au ciré jaune fluo avec le pantalon rouge, ca devrait exciter les sirènes de passage.Pas de musique classique à bord ? Je vous enregistrerai l’ouverture de Parsifal. Les jours de grosse mer, ça doit être grandiose !! Bonne route et que Neptune vous accompagne de ses bienfaits.
Amitiés. GD et MD "
Envoyé par GD le 07-12-2009 à 09:19


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"gaffe quand même de ne pas passer la ligne des 20° au moteur. Si jamais tu te prends l’hélice dans la ligne t’es foutu de nous détricoter tout le maillage des méridiens et des parallèles, et après ça comment on fait pour relever ta position et suivre le sillage de l’harmattan nom d’une pipe d’écume ??!!
Rouli, roula, sur la terre aussi il en est ainsi...salutations capitaine! "
Envoyé par alain creusot le 07-12-2009 à 11:49

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Thu, 10 Dec 2009 19:27:00 GMT - Dans les Alizés
14°13 N 33°50’W

Thu, 10 Dec 2009 19:27:00 GMT -
14°13 N 33°50’W


17H27 heure du bord, 20H27 en France
Bonjour à tous,

Dans les Alizés. Depuis hier soir, j’ai enfin touché des vents entre 15 et 20 nœuds. Le bateau s’est régalé toute la nuit et toute la journée à une moyenne de 6 nœuds, nous permettant de descendre en dessous de la latitude de Fort de France, jusqu’au 14 éme parallèle en parcourant 144 Milles. Pour mémoire, le port du Marin est à la latitude 14°28.

Je viens d’empanner (virement de bord par vent arrière) et nous sommes maintenant sur un bord direct à une distance de 1582 Milles. Depuis Tenerife, le loch à totalisé 1420 Milles. La visibilité sur la date d’arrivé est maintenant meilleure. Avec une moyenne de 6 nœuds si les Alizés sont faiblards ce sera le lundi 21 mais plus probablement le dimanche 20 Décembre si Eole est avec moi.

Le moral est bon même si la solitude commence un peu à me peser. La guitare de Dire Straits et Mark Knopfler ont refait leur apparition dans le cockpit, la mer est belle, il fait chaud avec un petit vent sympa, la vie est belle.

Ce matin c’était baignade. Bon, pour les pieds uniquement, mais quel bonheur !

J’en ai profité pour vous poster une petite vidéo qui va vous emmener pendant quelques secondes au milieu de l’atlantique. Attention, mettez le son de votre ordi un peu plus fort, c’est trop bon.

Ce midi j’ai attaqué les plats tout préparés, en conserve. Pas beurk mais pas bon non plus. Très moyen. Sur la photo il y a de gros morceaux de viande et un peu de légumes mais dans la boite c’est des tout petits morceaux de viande, un peu de légume et beaucoup de bouillon. Forcément c’est de l’eau, ça ne coûte rien.

A cette occasion j’ai découvert un problème technique à bord. Ma gazinière est montée sur cardan, cela permet que les gamelles soient en permanence horizontales quelque soient les mouvements du bateau. Par contre j’ai monté mon micro-onde fixe et le bouillon du plat s’est renversé à l’intérieur du four. A corriger.

Ce matin en me levant, j’ai ramassé 6 poissons volants sur le pont. Demain, promis, s’il y en a, j’essaie d’en manger un.

Bon, j’arrête là pour que vous puissiez regarder ma vidéo ce soir et vous endormir en rêvant.

A demain

Jean Louis



17:27 hours shipboard time, 20:27 hours in France

Hello everyone,

I hit the Trade Winds! As of last night, I am finally sailing with a wind of between 15 and 20 knots. The boat had a great time all through the night and day, sailing at an average of 6 knots, which means that we now find ourselves below the Fort de France latitude, as far as the 14th parallel and have travelled 144 miles. For your information, Port du Marin is situated on latitude 14°28.
I’ve just gybed (i.e. changed course by swinging the sail across a following wind) and we are now on a straight course 1582 miles away. Since I left Tenerife, I have clocked up 1420 miles. I presently have a better idea of when I’ll arrive. With an average of 6 knots, if the Trade Winds are weak, it will be Monday 21 but more than likely Sunday, 20 December, provided Aeolus is on my side.

I am in good form even though the loneliness is beginning to get to me a little. The guitars from Dire Straits and Mark Knopfler have made another appearance in the cockpit, the sea is beautiful, it’s warm but there is a refreshing breeze, life is good.

This morning, paddling time, feet only of course, but talk about bliss!

I used the opportunity to post you a short video film which will transport you to the middle of the Atlantic in a matter of seconds. Don’t be afraid to turn up the sound on your computer, it’s too good to miss.

For lunch, I decided to attack the ready-made meals, in tins. Not exactly disgusting, but, I have had better. Only very average! The picture shows large pieces of meat and a few vegetables but the tin contains tiny bits of meat, some vegetables and loads of stock. It’s water needless to say, that’s free.

When cooking my lunch, I came across a technical problem. My cooker is mounted on a universal joint, which means that the mess tins remain horizontal, regardless of the boat’s movements. My microwave, on the other hand, is an actual fixture and the stock of the dish spilled out into the oven. To be rectified.

When I got up this morning, I collected 6 flying fish from my deck. Tomorrow, if I find any more, I’ll try and eat one, promised.

Well, I’ll sign off for now and give you a chance to watch my video so that you can all fall asleep dreaming.

Talk to you tomorrow!



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"Bonsoir Jean Louis,

Ne faites pas comme les flibustiers d’autre fois, quand il fallait embarquer du rhum pour éviter les mutineries. Attendez les Antilles.

Un grand merci pour votre récit qui, vu d’ici, nous fait voyager avec vous.

Pendant ce message, c’est le cycleur de dialyse de Lou-Anne qui m’appelle (je préfère à 22h30 qu’a 4h du matin).

Bon vent (et il viendra).
Nicolas
"
Envoyé par Nicolas MULLIER le 07-12-2009 à 22:35


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"Bonsoir Cap’tain, dur dur, j’espère au moins qu’il n’y a pas trop de houle et que la journée n’a pas été trop pénible coté roulis. J’ai voulu télécharger UGRIB sur les conseils de Pierre Yves pour pouvoir suivre ta météo mais hélas çà ne marche pas sur Mac. Au fait que donne la pêche?
Allez bonne nuit, en espérant qu’Eole voudra bien se montrer plus présent demain."
Envoyé par Paparazzi le 07-12-2009 à 22:57


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"Hello cap’tain,
Je constate que malheureusement mes incantations de la nuit dernière n’ont pas apporté le rendement que j’esperais pour gonfler un peu plus génois,grandvoile et hartimon. Je n’étais peut etre pas tourné dans la bonne direction.
Bravo pour le coup de la machine....et une femme...tu étais en train de te faire un paquet d’amies..
juste avant de lire que c’était pour rire... Enfin je reconnais bien là ton pragmatisme, qu’est ce que l’on peut faire dans du pétolle...Bah la lessive bien sur. Par contre Christophe à raison on peut mettre aussi la peche...c’est un temps à daurade...peut etre meme à cormoran..ça vaut le coup d’essayer...et les poissons volants tu n’en parle pas, ils ne sont pas encore arrivé??
Pour la mutinerie sois vigilant mais avec les conseils de Pierre-Yves tu devrais normalement gérer le probleme. Malheureusement la météo n’est pas canon, 10/15 noeuds dans ta région ce sera surement un temps à mutinerie pour demain.
Allez patience et je sais que tu en as, ça va aller mieux dans peu de temps.
De tout coeur avec toi
Jacky
"
Envoyé par jacky peudevin le 07-12-2009 à 23:43


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"Paparazzi a écrit : J’ai voulu télécharger UGRIB sur les conseils de Pierre Yves pour pouvoir suivre ta météo mais hélas çà ne marche pas sur Mac. : correction, si..si..ça marche sur Mac OS X, il suffit d’installer Parallels et windows. Je viens de le faire, et c’est super, on sait immédiatement le vent dont bénéficie Jean Louis à partir du moment ou connait sa zone."
Envoyé par Christian Verger le 08-12-2009 à 01:54


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"Jean-Louis, à 9 heures les ilesdu Cap Vert. Tu reprendras bien une tranche de sodade avec ta biscotte!
Dans ton secteur pas besoin d’ugrib pour savoir que les vents (même faibles) portent de toute façon les senteurs chaloupées des rythmes rhum citrons-verts.
Venus de ces caillous qui émergent de l’Afrique, sous ce soleil exactement qui semble rendre moins pénible la misère parfois aride de ces lieux... cap vert de rage ou de rêve!
Je te souhaite au plus vite un bon souffle tropical par trois quarts arrière, et encore merci pour la visite guidée du bateau!"
Envoyé par alain creusot le 08-12-2009 à 10:09


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"Bonjour
Je suis marie que vous croisez au bureau (celle qui porte des couleurs flashies du rose fluo lol) je voulais vous dire que vous avez raison d’aller au bout de vos rêves malgré la dialyse et que j’espère que vous serez une source d’espoir pour les autres dialysés. J’ai entendu parlé de vous à l’émission de laurent RUQUIER sur europe 1 mais j’ai pas fais le rapprochement car pour moi vous êtes Mr VIDICHRI.. Alors bonne route et que le vent souffle pour vous emmener au bout de votre voyage et encore bravo "
Envoyé par Marie le 08-12-2009 à 14:18


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"Salut de johannesburg, nous t avons laisse tombe car nous etions depuis plus de 3 semaines en brousse en Land rover, je t ai explique elle a 41 ans est toute refaite comme nos bateaux respectifs nous venons de faire plus de 3000 kms de 4x4 kruger park etc.. mais pas de connection internet nous repartons en France ce soir, je recommence a te suivre et voir avec STW des que je serai de nouveau operationnel en metropole, vers mi Dec car la nous partons en vbrousse aussi en france a la presqu ile de crozon.. toutes nos amities content d avoir de tes nouvelles j allais dire bon vent a la lecture de ton recit de ce jour !! bravo l ami tu continues a donner un exemple remarquable , a bientot JL"
Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 08-12-2009 à 17:26


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"salut capitaine!
Comme promis un autre message!
Comment vas tu ?
moi ça baigne je stresse un chouïa car les bulletins vont bientôt apparaitre !!
si non l’équit c’est cool , le tennis ça marche.
Et la machine ; morte de rire
aller à la prochaine
Julia !!"
Envoyé par Juli@ PEUDEVIN le 08-12-2009 à 18:08

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Fri, 11 Dec 2009 20:50:00 GMT - Au Milieu du Milieu de l’Atlantique
14°17 N 36°34’W

Fri, 11 Dec 2009 20:50:00 GMT -
14°17 N 36°34’W


18H50 heure du bord, 21H50 en France
Bonjour à tous,

Au milieu du milieu de l’Atlantique !
Cà y est, la marque de mi parcourt est passée, je suis en plein milieu de l’océan. C’est bon, je me sens bien ici. Etrange non ?

Aujourd’hui 148 Milles de parcourus, il ne reste plus que 1433 Milles à parcourir alors que, depuis Tenerife nous en avons 1568 au compteur.

Pour vous situer, la ville de Recife, au Brésil, la pointe extrême à l’Est du continent Sud Américain est derrière moi en longitude !

C’est ici que l’on voit que la crise est réellement mondiale, même les Alizés sont poussifs. On veut du vent ! On veut du vent ! Bon pas trop tout de même.

Hier soir, après une journée pas mal, le vent est tombé avec une moyenne autour de 15 nœuds. Puis ce matin, plus souvent 13 que 15 ! Je voyais la vitesse du bateau chuter inexorablement. Comme je voudrais bien passer Noël avec mon petit fils (Il s’appel Matis et va avoir 3 ans), je me suis résolu à sortir l’artillerie lourde.

J’ai donc décidé de monter le Spi. C’est une très grande voile de couleur rouge, qui dort en général sous le lit du Capitaine. C’est une voile légère, d’environ 140 m², elle se monte à l’avant du bateau et remplace le génois qui n’en fait que 65.
Vous savez, cela ressemble à un gros ballon à l’avant des bateaux.

En solitaire, en plein milieu de l’Atlantique, on hésite à envoyer cette toile. D’une part c’est un vrai travail de l’envoyer puis un autre de la reprendre. Cela se fait sur la pointe avant du bateau, il vaut mieux ne pas tomber à l’eau ! Remarquez bien, 1500 Milles à la nage ou bien 10, c’est pareil, c’est mission impossible.
Ce qui fait hésiter par ailleurs, c’est que sous spi la situation peut très vite devenir critique, c’est un peu de l’équilibre instable. Je ne vais pas le laisser à poste cette nuit, ce ne serait pas prudent.

Enfin, je m’y suis jeté et quelle récompense, avec 15 Nœuds de vent, le bateau marche entre 6,5 et 7,5 nœuds. Avec 17 Nœuds de vent, je suis au dessus de 8.
Bon par moment la gite est importante mais les voiliers c’est fait pour cela.

Tiens, à l’instant où j’écris, un écho sur l’écran radar. Il est à 7 milles nautiques, environ une douzaine de kilomètres. Je monte dans le cockpit en attrapant les jumelles, c’est un grand voilier, un trois mats. Dommage, il est un peu loin.

Ce midi, le coq (c’est comme cela que l’on nome le cuisinier sur un bateau) s’est surpassé. C’était œufs brouillés au bacon (prononcez baicone) aux nouilles. Dé-li-cieux.

Un petit coucou aux infirmières de Pontoise et à tous ceux qui m’écrivent des commentaires sur le blog. Pour tous ceux qui n’osent pas écrire, n’hésitez pas, c’est tellement bon de recevoir un peu de courrier quand on est seul au milieu de l’Atlantique depuis maintenant 11 jours.
On coule Cap’tain, on coule ! ! ! ! ! !

Je viens de vous abandonner pendant deux heures, je vais vous raconter mon aventure.

C’est l’heure de la dialyse, tout va bien, le bateau marche à fonds à 7,5 Nœuds par 17 Nœuds de vent. J’attaque la dialyse et pendant celle-ci, les choses évoluent, je sens le bateau qui accélère, je reconnais les vibrations caractéristiques de ces grand surfs à huit nœuds et demi. Le vent doit forcir un peu. Puis, la gite augmente de plus en plus, cela commence à devenir Rock N Roll comme dirait un biker de mes amis qui se reconnaîtra ici.

J’ai hâte que cette dialyse se termine. Vite je me déconnecte et je me précipite à l’extérieur pour vider mes poches. C’est à ce moment là que tout s’enchaîne. Le vent monte maintenant à 24 Nœuds, une lame plus grosse que les autres au mauvais moment, (je vous ai déjà expliqué que mon bateau fait des lacets, pour ne pas trop consommé, j’ai réglé le pilote pour qu’il ne réagisse pas trop rapidement) le bateau commence à lofer (en fait il se met travers au vent).

Le pilote automatique qui a mis la barre à fonds pour récupérer la situation mais trop tard décide de mettre les pouces. Il se met en erreur.

24 Nœuds dans le spi et sur la grand voile qui est dans l’axe du bateau, celui-ci se couche carrément dans l’eau, le passavant bâbord sous 50 cm d’eau. Le hublot de la cuisine est ouvert, glou ! glou ! glou !, c’est à gros bouillons que l’eau envahie le bateau.

Dans cette situation, il faut réagir très vite. Heureusement je suis dans le cockpit, je me jette sur l’écoute de spi et la libère. Cela ne suffit pas car le spi est plein d’eau et fait chalut d’une part et la grand voile que j’avais mis dans l’axe du bateau pour favoriser le travail du spi est maintenant en travers du vent. Je libère un bon bout d’écoute de grand voile pour redonner de la vitesse au bateau.

Glou ! glou ! glou, il faut maintenant redresser le bateau.

Je saute sur le pilote, Standby pour annuler l’erreur puis Auto pour pouvoir manœuvrer, le cap est à 330, pas étonnant que nous soyons couchés dans l’eau, vite je tourne la molette sur 270. Lentement le bateau se redresse en reprenant de la vitesse, le spi commence à faséyer.

Vite encore un peu d’écoute de grand voile, le bateau est maintenant à 6 Nœuds, je me précipite à l’avant pour étouffer ce spi, pas facile avec cette force de vent. Progressivement je descends la chaussette en fixant le bout sur un taquet. Maintenant le descendre sur le pont. Ouf ! Çà y est ! Résultat : Le spi trempé par l’eau de mer et le Capitaine trempé de sueur.

Je déroule le génois, 7,5 nœuds, tout va bien.

Maintenant allons voir l’intérieur. Bien sur il y a quelques bassines d’eau à retirer et les allumettes sont hors d’usage. Quelle bonne idée d’avoir pensé à en mettre à un autre endroit. Moi qui suis un peu faignant pour le nettoyage des planchers, maintenant c’est fait.
Voilà une journée sympa qui se termine, vivement mon lit car je suis mort de fatigue.

A demain.

Jean louis



news in translation



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"Jean Louis,
Best of luck on your voyage from Ireland!
You are an inspiration!
My brother had a kidney transplant just over two years ago now.
Warm Wishes
Bernadette McHale"
Envoyé par Bernadette McHale le 08-12-2009 à 21:13


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"Météo du 9 décembre
(mise sur le blog à ta demande Jean-Louis ! pour essai)
Les jours se suivent et se ressemblent... mais pas longtemps ! La journée de mercredi sera aussi aléatoire que ce mardi: NE 15 Kts, variable, irrégulièr, puis ENE vers 03:00 UTC aussi il sera avantageux de faire une route sud. Avantageux pourquoi ? parce qu’à partir de jeudi, les modèles prévoient le début des bons alizés de 20 Kts vers Lat 13°N; Long 35°W, alors que si tu continues sur cette latitude il faudra que tu attendes Long 40°W pour mettre le turbo. Pour bien comprendre, sur les fichiers GRIB, le renforcement des vents à partir de jeudi, dessine un "L" aux latitudes et longitudes sus-dites.
Donc après jeudi, si tu arrives à attraper le train des bons alizés, tu devrais y rester jusqu’à l’arrivée, sous réserve de te situer sous les 15°N en latitude.
Il est prévu plus tard des renforcements locaux à 25 Kts, un peu de pluie, des vagues, bref que du bonheur.
Aujourd’hui j’arrête là.
à demain, bonne nuit de manoeuvres !
Pierre-Yves
"
Envoyé par pierre-yves le 08-12-2009 à 22:47


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"Buenos dias cap’tain
Je vois bien que c’est le temps des grandes manoeuvres, je vois très bien comment ça peut se passer, c’est beaucoup d’énergie et c’est en permanence aléatoire. D’après la météo de Pierre-Yves tu devrais toucher du 20kts vers la lattitude 13, tu étais à 17.55 hier, ça ne doit plus être très loin...
Heureusement, pour te sortir de tes soucis tu as eu droit au cortège de baleines, j’espére que tu as préparé le matos photo pour le prochain convoi...ça me rappelle une autre baleine avec qui nous avons failli entrer en collision quelque part en meditérrannée!!! Bon je te laisse aux manoeuvres en te souhaitant des temps meilleurs. Attendons de tes nouvelles.
Jacky
"
Envoyé par jacky peudevin le 09-12-2009 à 14:52


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"Bonsoir, il est 17h15 et j’ai décidé de me mettre sur votre projet. Mais avant tout un petit bonjour en espérant que tout est "super" pour vous et le bateau.
J’ai regardé aussi cette émission dans laquelle j’ai été très surpris de ne pas entendre une seule fois prononcer le nom de votre méthode de traitement ?.... N’y aurait-il pas un problème de "fric" pour taire à ce point cette solution ?...
Enfin, sur la "terre", ça va pas trop mal en attendant les "sages décisions de Copenhague" dans ces prochains jours.
Je vous souhaite tous mes voeux de réussite, bon courage, bientôt à vous "Les Amériques....."
Cordialement
Jacques"
Envoyé par DOLLEE JACQUES le 09-12-2009 à 17:25

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Sat, 12 Dec 2009 18:50:00 GMT - Quelle belle navigation !
14°12 N 38°58’W

Sat, 12 Dec 2009 18:50:00 GMT -
14°12 N 38°58’W


15H50 heure du bord, 19H50 en France
Bonjour à tous,

Quelle belle navigation ! 160 Milles nautiques en 24 heures, c’est la meilleure journée depuis le départ. Merci le spi, merci l’Alizé.

Profitons bien de ce record car demain ce ne sera pas très bon, le vent ne cesse de mollir depuis midi, maintenant c’est du 10 à 11 Nœuds, la misère. Cela ne corresponds pas à du force 5 ou bien Monsieur Beaufort à revu son échelle !

Ici, les prévisions marines ne sont pas plus fiables qu’en Méditerranée, j’envie les marins bretons qui semblent très confiants dans les prévisions météo. En Méditerranée cela se comprends, le temps change en permanence et très vite. Ici, finalement cela se comprends également, il n’y a pas grand monde pour constater.

Très bonne nuit, après la journée mouvementée d’hier, j’ai dormi comme un bébé. Grasse matinée jusqu'à 9 heures !

Bon, pour la dégustation de poisson volant j’abandonne. Déjà que je ne suis pas très poisson, un skipper de mes amis m’a dit que c’était plein d’arrêtes.

Du coup ce midi c’était plat tout fait. Comme la dernière fois pas terrible et ne correspondant pas du tout à la photo sur l’emballage.

Maintenant c’est ma semaine pomme. J’ai fini les poires, il était temps, elles commençaient à s’abimer. Le raisin 8 jours, les poires 15 jours, les pommes beaucoup plus longtemps.

Ce que j’adore particulièrement ce sont les yaourts pasteurisés que l’on trouve au rayon conserves. C’est excellent et on ne peut pas faire la différence avec les yaourts frais. C’est très pratique. J’en mets un au frigo le matin pour qu’il ne soit pas chaud quand je le mange et c’est du bonheur.

Ah ! J’ai du effectuer une petite réparation. Comme je vous l’ai expliqué dernièrement, ma gazinière est montée sur cardans, le tout fixé sur la tôle supérieure du micro-onde. Celle-ci n’étant pas très épaisse et pas en tôle d’inox, avec le temps la rouille s’est mise là dedans et les vis ont commencée à passer au travers. Ainsi, ma gazinière menaçait de se retrouver au milieu du carré. J’ai effectué un haubanage, 4 petites vis auto perçantes, un fil d’inox et le tour est joué, cela attendra bien Fort de France maintenant.

Pas très grave car il fallait que je revoie tout cela pour monter le tout sur cardans. Avoir une petite bobine de fil d’inox à bord c’est indispensable.

Bon, en parlant navigation, je vais vous présenter ma table à cartes. C’est l’endroit où je passe une grande partie de mon temps. Tout d’abord c’est là que j’écris, c’est là que je consulte et que j’envoie mes mails. Mon netbook est mon outil de travail principal, il est connecté sur internet à travers le Fleet 150. Formidable d’ailleurs cet appareil. Un peu cher pour la transmission de données mais formidable, qualité irréprochable.

A ma table à carte, il y a également mon écran de navigation Raymarine. Formidable lui aussi. Il y a tout dessus, le radar d’abord, vous pouvez d’ailleurs voir sur la photo la zone de garde (entourée d’un trait bleu). Si un bateau rentre dans cette zone, un point jaune apparaît, l’écho, et la sirène se mets en fonction. La nuit, je laisse l’écran radar sur l’échelle3 Milles Nautique. Comme cela, dès que je m’assoie à la table à carte, je vois la situation. Je peux sinon porter l’échelle à 24 Mn ce qui me permet de voir si il y a des bateaux un peu plus loin.

Sur cet écran, je peux également faire apparaître la cartographie. Vous voyez sur la photo, à droite l’Afrique avec les Canaries en face du Sahara et les îles du Cap vert en face du Sénégal. Vous voyez à gauche le continent sud Américain et les Antilles avec la Martinique sous la croix rouge. Je zoom pour voir la route et les environs du bateau et je dé zoom pour voir la vue d’ensemble. Sur la photo, vous pouvez voir la position de HARMATTAN, au milieu de l’océan.

C’est également sur cet écran que je peux voir tous les éléments de la navigation, les milles parcourus, ceux qui restent à parcourir, la dérive, le cap ….

Pour la vitesse, j’ai un répétiteur que vous pouvez voir tout à fait à gauche. Au dessus, la balise de détresse, à ne pas oublier si je dois quitter le bateau en catastrophe. En dessous, la VHF portable.

Vous pouvez voir également les deux gros tableaux en bois où se trouvent toutes les commandes et toutes les indications du bateau.

A l’extérieur, le boitier du pilote automatique et les indicateurs, de gauche à droite, vitesse, profondeur, vent et loupe de près. Celle-ci sert à avoir une idée plus précise de la direction du vent quand celui-ci est très sur l’avant ou très sur l’arrière.

Et bien voilà. Samedi, c’est pour vous le jour des grandes courses avec les embouteillages qui vont avec aussi je vous souhaite bon courage.

A demain.

Jean Louis


news in translation



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"Les exocets, quelle merveille de la nature ! Merci jean-Louis, c’est la première fois que j’en vois :). Si vous êtes un peu en manque de communication, je vous propose de vous raconter la traversée .........sur glace :) que mes sportives en patinage synchronisé , sont en train de faire , pour essayer d’être sélectionnée à la Coupe du Monde Juniors. J’attends votre réponse pour commencer. Bon vent , jean-Louis."
Envoyé par druet le 10-12-2009 à 00:03


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"Bonsoir cap’tain
Donc ils sont enfin arrivés ces poissons volants...je comprends ta réticence à manger ces petites bètes elles sont vraiment trop mignonnes, cela dit si ton frère était là (coucou Alain) je pense qu’il nous aurait cuisiné ça aux petits oignons...Chacun son truc.
D’un autre côté, vu les menus que tu annonces, je conçois que tu délaisses le poisson... Profites bien de tes 29.9° ici dans le Luberon il fait 3.5° (et pas dans l’eau°).
Bon vent, bonne route.
Jacky

"
Envoyé par jacky peudevin le 10-12-2009 à 00:19


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"Météo du 10 décembre
Salut Jean-Louis,
bonne progression vers le sud !
Les modèles restent stables, à savoir que les bons alizés (20 Kts) se situent toujours sous Lat 15°N, et se décalent temporairement vers l’Est, surtout samedi, pour ensuite revenir vers l’Ouest.
Avec ta position actuelle tu commence à entrer dans ce régime. Pour bien faire il faudrait encore un poil plus Sud. Petite parenthèse, si tu avais retardé ton départ d’une semaine, tu aurais eu des vents contraires: aux Canaries il y a du SW depuis ce w-end !
Ensuite, il faudra gérer cet alizé qui sera désespérément ENE, donc si tu n’es pas suffisamment descendu en latitudes, tu l’auras pile derrière ce qui n’est pas bon pour la tranquillité de l’équipage, mais bon pour la sécurité à bord..
En effet, vu les exocet que tu reçois, il faut être informé que ces missiles peuvent être parfois dangereux: lorsqu’en pleine méditation on prend l’une de ces bestioles en pleine figure, ça peut laisser des traces (c’est arrivé à un équipier).
Donc pour résumer: météo sans surprise pour cette partie. Prochain point demain.
Bonne nuit tranquille !
Pierre-Yves

PS à propos la pêche.. as-tu pêché d’autres cormorans ?"
Envoyé par pierre-yves le 10-12-2009 à 01:08


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"Balade avec les dauphins.
Tête à tête avec les baleines...
Meeting de poissons volants organisé par l’aéronavale...
Qui a dit traversée de l’atlantique en solitaire?
Puisses-tu par cette rencontre d’exocoetidae (nom latin pour exocet) y lire un heureux présage, voir un signe des Dieux...Car "poisson volant " est aussi une constellation de l’hémisphère Sud sise dans le Sud de la Carène (autre constellation). Ca ne s’invente pas!!!
Encore quelques degrés de latitude sud en moins et c’est là que tu vas croiser les ailes des alizés!
Décidément même Eole en personne s’est invité à bord...
You are not Jean Louis a poor lonesome navigator!!!"
Envoyé par creusot alain le 10-12-2009 à 12:02


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"salut Jean-Louis,
Quelle heureuse nouvelle, tu n’aimes pas pêcher, moi non plus, par contre je peux contempler la mer pendant des heures sans bouger. Nous ne sommes pas anormaux, j’en connais d’autres.
J’aime tes longs courriels, cela signifie que ta vie à bord n’est pas trop sportive. Inutile de rappeler nos âges mais j’aime les choses plus cool maintenant.
Continue de voguer vers le soleil avec bonheur.
Michèle et moi t’embrassons."
Envoyé par jannick le 10-12-2009 à 13:47


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"C’est amusant, tu souhaitais discuter plus longtemps, je souhaitais de mon côté ne pas t’importuner dans ta belle aventure... Lorsque j’ai su que tout allais bien pour toi à bord, j’ai préféré pudiquement respecter ce rythme tout particulier de la transatlantique !
Bien à toi
Jean-Luc"
Envoyé par tollemer le 24-12-2009 à 13:39

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Sun, 13 Dec 2009 19:09:00 GMT - Un temps de demoiselles !
14°28 N 41°25’W

Sun, 13 Dec 2009 19:09:00 GMT -
14°28 N 41°25’W


16H09 heure du bord, 20H09 en France
Bonjour à tous,

Un temps de demoiselles ! C’est le temps qu’il fait ici, ce beau dimanche de décembre. Certains me parlent de weekend sur le canapé en regardant le feu dans la cheminé alors que la neige tombe à l’extérieur, tant mieux, j’adore Noël sous la neige, mais pour l’instant, Noël me semble à des années lumières.

J’aime cette expression « Un temps de demoiselles », que d’images cela évoque dans ma tête, une superbe journée de Mai ou de Juin avec ces demoiselles en longue robes amples de couleurs claire avec le corsage bien rempli, la petite ombrelle dans le même tissu que la robe et de beaux cheveux châtains qui cascadent dans leur dos.

Ici, c’est calme plat, la mer toute plate avec de temps en temps le dos d’un dromadaire qui passe et puis le ciel tout bleu avec quelques nuages blancs laiteux, un soleil qui tape fort avec un tout petit courant d’air d’a peine 8 nœuds et cela ne fait que décroitre.

Hier soir, c’était déjà très calme, le vent était tombé en dessous de 15 nœuds, aussi j’avais mis plus 10° de barre pour essayer d’avancer un peu. Puis, vers 3 heures du matin, le bateau prends fortement de la gite et parts comme une fusé. Je sorts, la mer est toute plate et le bateau file à 8,5 nœuds. Je reprends 10° pour atténuer un peu la gite et améliorer le cap et retourne me coucher.

Ma cabine est dans la pointe avant du bateau, c’est l’idéale. Si je suis tribord amure, je me calle entre le matelas et la coque bâbord et si c’est bâbord amure, je me cale sur la coque tribord. Même si la mer est formée, je suis bien calé et je dors comme un bébé. Où c’est compliqué, c’est dans le très petit temps en vent arrière, quand le bateau roule d’un bord sur l’autre car dans ce cas je roule également d’un bord sur l’autre et c’est impossible de dormir. Je dois dans ce cas caller mon corps avec des coussins.

Je ne sais pas comment font ceux qui ont une cabine centrale à l’arrière du bateau avec une allée de chaque côté. Je pense que c’est très bien au port et ça épate les amis lorsque l’on fait visiter mais à l’usage en mer, cela ne doit pas être top.

Dans la cabine avant, je suis juste à l’endroit où le bateau entre dans la mer et c’est un vrai régal de l’entendre ouvrir les flots et ensuite d’entendre l’eau qui ruisselle de chaque côté de la coque. Cette nuit j’avais l’impression d’être dans le train de nuit, genre « Trans Atlantique Express ». Le bateau fonçant à 8 nœuds sur une mer plate, il y a juste le bruit de l’eau et puis cette vibration caractéristique et le bourdonnement grave de la coque qui travail. Un bonheur.

Ce matin, progressivement le vent est tombé.

Comme c’est dimanche, le Capitaine à décidé que c’était jour de fête et pour commencer il a demandé à l’équipage de monter le spi. Raisonnable, le Capitaine, avant-hier le spi avait été rentré trempé et il faut le faire sécher. Content l’équipage d’avoir cette manœuvre à effectuer, c’est toujours très sympa la navigation sous spi.

Et puis, comme c’est fête, 20° de plus à la barre. Ah ! Il faut que je vous explique. Là où je suis, pour rejoindre la Martinique, il faut prendre une route à 270°, plein Ouest. Mais si je navigue en vent arrière, grosso modo, seule la grand voile travail et le bateau n’avance pas. Par contre, plus je prends de l’angle par rapport au vent et plus ma voile d’avant va travailler donc plus le bateau ira vite. Mais, revers de la médaille, je ne vais pas sur la Martinique et top ou tard il faudra empanner et redescendre en latitude. Du coup, il faut sans cesse jongler. Si je rajoute 10° de barre, le bateau va mieux mais je m’écarte de la route.

Comme il existe un courant qui porte globalement vers le sud et qui varie entre 0,5 et un nœud et que par ailleurs la direction du vent est variable, il faut sans cesse jouer sur le cap pour garder une vitesse convenable tout en ne s’éloignant pas trop de la route.

Nous disions donc, comme c’est dimanche, le Capitaine à ordonné, oui je dis bien ordonné de servir l’apéritif à l’équipage. C’était pastis avec petits gâteaux et saucisson ! Et à la fin du repas, deux carrés de chocolat noire !

Et puis cet après midi, il est prévu une bonne bière glacée. Aujourd’hui, comme la marque de mi parcourt est derrière, c’est une Desperados. On dit une Déspé. Vous savez, c’est cette bière qui se sert sans verre avec un quartier de citron dans le goulot. On la boit directement à la bouteille.

Bon, grâce à la belle chevauchée nocturne, grâce également au spi, merci le spi, et grâce au fuseau horaire qui nous à permis de faire tenir 25 heures dans une journée, nous avons parcouru 141 Milles. Pas mal, je m’attendais à bien pire. Bon, l’arrivé dimanche prochain c’est raté, attendons de voir ce qu’il va se passer dans les prochaines 48H car à l’instant où j’écris ces lignes, le vent est à 8 nœuds et malgré le spi nous n’avançons qu’a 4 nœuds.

Comme je n’ai pas grand-chose à faire d’autre qu’attendre le vent, je lis un peu. Pas beaucoup car je passe énormément de temps à rêver en regardant la mer. En ce moment je finis « Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites » de Marc Levy. Pas mal, pas mal du tout même. Pas étonnant que cet auteur est l’auteur Français le plus lu dans le monde. C’est l’histoire classique d’un père et de sa fille et ce père n’a pas accepté le garçon que sa fille avait choisi comme compagnon. Classique non ?

En ce moment c’est ma période Marc Levy. J’adore prendre un auteur et lire tout ce qu’il a écrit. Dans l’ordre si possible.

Voilà. Comme c’est dimanche, je voulais vous offrir un petit bonus. C’est une histoire que me raconte aujourd’hui Pierre-Yves sur mon mail privé. Je ne peux pas résister au plaisir de vous la faire partager.
Tout d’abord, un petit mot sur Pierre-Yves. Il fait parti des très bonnes choses que m’a apportées la dialyse.
Pierre-Yves, vous le connaissez, il me communique tous les jours la météo.

C’est un garçon formidable, d’abord un Néphrologue spécialiste de dialyse péritonéale mais également Chef de bord à cette fameuse école des Glénans. Lui c’est un marin, un vrai de vrai. Moi je ne suis qu’un vagabond des mers, je vais où le vent veut bien me pousser. Lui il est capable de vous parler de la route orthodromique et de vous expliquer la différence avec la route loxodromique. Malgré tout il reste simple et quel plaisir de passer du temps avec lui. J’espère un jour avoir le plaisir de le recevoir à bord et de faire un bout de voyage ensemble.

Je veux vous faire lire cette histoire pour vous faire comprendre que les marins vivent dans un monde merveilleux ou la limite entre la fiction et la réalité est difficile à cerner. C’est peut être cela qui explique aussi que la plupart des marin soient superstitieux.

Bien voilà donc son mail :

Salut Jean-Louis,
comme tu avances vers des zones de calme relatif et que tu as le temps de lire un peu, aujourd'hui je vais te raconter une histoire extraordinaire, une histoire qui n'est pas dans les bouquins: l'histoire de la découverte du Banc Unicorn.
C'était au début du siècle.
Un marin solitaire comme toi, un pauvre gars traversait l'Atlantique, d'ouest en est. Il était parti du Brésil seul sur son voilier de 10 mètres, pour rejoindre Lisbonne. En pleine mer, alors que tout se passait bien, le gars a subi une forte tempète, pendant 3 jours sans interruption. Des vents de 50 Kts, et son régulateur d'allure ne marchait plus, c'était la bérésina. Il a barré pendant 48 heures non-stop, dans des conditions d'apocalypse. Il avait faim, il était crevé.
Lorsque ça s'est un peu calmé, le pauvre solitaire était à bout de forces, ivre de fatigue, il commençait à perdre le sens des réalités.
Puis, à l'horizon, il a vu une terre. C'était une île. Trop crevé pour descendre voir ses cartes, il a mis le cap dessus.
Cette île était paradisiaque. Il y avait une sorte de lagon d'eau calme, il s'est introduit dans la baie, soulagé. Il a vu des gens sur la côte, les a salué, ils ont répondu amicalement. Puis, à bout de force, il a jeté l'ancre, s'est assuré qu'elle crochait, et il est descendu dans le carré et s'est endormi immédiatement, quasiment d


16:09 hours shipboard time, 20:09 hours in France



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"Bravo cap’tain,
Je vois que tu as enfin choppé les alysés, quel bonheur. Ta vidéo est très sympa, décidément ce morceau de guitare des Dire Strait est vraiment fait pour la voile. Le bémol semble venir de tes petits plats c’est vrai que ça ne donne pas envie...Je suis
sûr que d’ici peu les exocets poelés vont te ravir les papilles
Tu m’as appelé tout à l’heure, j’ai dégainé une 1/2 seconde trop tard....dommage.
Je suis ravi pour toi et Harmattan que sir Alysé soit enfin arrivé après cette météo de grand mère sur les 3/4 derniers jours.
Bon cap, bon vent, et bonne nuit
Jacky"
Envoyé par jacky Peudevin le 10-12-2009 à 23:51


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"Météo du 11 décembre.
Salut Jean-Louis,
Tu as enfin pris le train des alizés, ils ne devraient plus te quitter avant un moment. Aussi loin que peuvent prédire les modèles, c’est à dire jusqu’au jeudi 17 décembre, tu auras du vent. ça va même peut-être un peu monter jusqu’à mardi.
Et puis, à partir de mardi 15 décembre il est prévu du plus calme < 15 Kts.
Dans cette chevauchée alizéenne, il va simplement falloir gérer le vent arrière car tu as actuellement du vent de 63° (et ton génois fasseye sur ton film !), il va adonner ENE et même plein Est à partir de jeudi.
Attention: zone de dépression tropicale orageuse à éviter prévue mercredi 16 par 12°N et 38°W, mais je pense que tu l’auras dépassée. Sinon pluie en-dessous des 10° N mais cela ne te concernera pas.
Bonne nuit sans manoeuvre !
Pierre-Yves
"
Envoyé par pierre-yves le 11-12-2009 à 00:42


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"Bonjour,

Je te lis tous les matins, c’est que du bonheur aussi bien pour toi que nous.
Bon vent "d’y’alisés"
(du coté de Lyon on ajoute beaucoup de Y...)"
Envoyé par Claude le 11-12-2009 à 08:00


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"bonjour jean louis
très heureux pour vous et harmattan. Ici ,a quimper nous attendons avec impatience vos courriers. Dans cette période maussade vous nous faite rêver. Nous aimerions être avec vous.
Profitez de ces derniers 1500 milles ,ils vont passer très vite.
bon vent
Noël"
Envoyé par morin noel le 11-12-2009 à 08:56


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"Bonjour Amiral. De retour de 3 jours de déplacements professionnels beaucoup moins sexy que votre aventure, je prend connaissance des dernières nouvelles. Elles sont bonnes et je m’en réjouis. Je me souviens de ce jour ou, naviguant entre les Feroes et l’Islande, un rorqual curieux d’une bonne quinzaine de mètres etait venu chatouiller le bateau et cet autre jour ou, sur le Saint Laurent, la même petite bestiole etait venu "jouer" avec le Zodiac dans lequel nous nous trouvions. Moments inoubliables de beauté, de fluidité, d’humilité. Profitez en bien, ils deviennent rares.La bise aux sirènes.
Amitiés. GD et MD"
Envoyé par gd le 11-12-2009 à 10:08


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"un coucou de nous toutes, ca y est vous tenez le bon bout, les vents vous poussent vers bon port. Vous avez l’air en pleine forme. Bon vent capitaine a bientot"
Envoyé par equipe d’infirmiere de Pontoise le 11-12-2009 à 13:02


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"C’est vraiment que du bonheur ta vidéo Cap’tain!!! Merci de nous en faire profiter. A bientôt."
Envoyé par Paparazzi le 11-12-2009 à 18:34

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Mon, 14 Dec 2009 19:07:00 GMT - Encalminé !
14°15N 43°25W

Mon, 14 Dec 2009 19:07:00 GMT -
14°15N 43°25W
16H07 heure du bord, 20H07 en France
Bonjour à tous,

Encalminé ! Voilà où nous en étions cette nuit et aujourd’hui ce n’est pas beaucoup mieux.
Hier soir, au couché du soleil, j’ai rentré le spi. Je ne m’aventure pas encore à le laisser en place la nuit. Avec l’arrivé de la nuit, les vents sont tombés. J’ai donc décidé de redescendre en dessous du 14 eme parallèle au moteur.

Vers 3 heures du matin, Alarme !

Je me lève, tiens un autre bateau dans les parages ? Non, ce sont des grains. Vous savez c’est comme cela que les marins appellent la pluie. Sur l’écran radar, cela n’est pas du tout comme un écho de bateau. Celui-ci est un petit trait aux contours bien nets.

L’écho d’un orage, c’est un plus ou moins gros pâté, un grain finalement, avec les contours pas très net. Bien sur, cela déclenche l’alarme et c’est tant mieux car sous certains grains le vent peut forcir à 40 nœuds. Il vaut mieux être prêt à la manœuvre.

Cette nuit il y en avait tout autour du bateau.

Sur la cartographie, je constate que nous venons de franchir le 14 eme parallèle et je décide de couper le moteur.

Je sors dans le cockpit. Tiens il pleut. J’en profite pour fermer les volets de la capote. Je coupe le moteur et regarde l’anémomètre : entre 5 et 6 nœuds de vent !
Je déroule le génois et essaye de trouver le meilleur cap. Il se gonfle à peine.
Nous marchons à 1,2 nœud ! Presque encalminé !

C’est incroyable, j’ai toujours pensé que les Alizés c’était aussi fiable que la rotation de la terre.
On m’avait dit : « Tu verras, c’est comme descendre une grande côte en vélo, dès que tu est en haut, tu lève les pieds et puis t’attends que cela se passe ». J’ai beau lever les pieds, il ne se passe rien.

Je crois que je vais avoir ma place dans le Guinness book des records, chapitre : « La traversée la plus longue de l’histoire ». Christophe Colomb avait mis 18 jours ! C’est vrai que ses bateaux étaient particulièrement performants aux allures portantes.

Pour essayer de faire du cap, aujourd’hui j’ai mis les voiles en ciseaux. Ce matin ce n’était pas trop mal, j’arrivais à une moyenne autour de 4,5 nœuds mais cet après midi, c’est du 3 nœuds de moyenne. La misère quoi.

Sur les dernières 24 heures, 121 Milles au loch seulement, la plus mauvaise journée et pourtant une partie au moteur. En plus, avec les zigzags, beaucoup moins en milles utiles. Ce qui nous met aujourd’hui à encore 1015 Milles de Fort de France ! Je me refuse maintenant à prédire une date d’arrivée. Peut être le soir de Noël, je n’ai plus qu’a sortir mes habits rouge !

Ce matin j’ai fait l’inventaire. Déjà l’inventaire de mes poches de dialysat. De ce côté-là ça va, j’en ai pour jusqu’à la fin du mois, je peux encore tenir quinze jours.

Du côté nourriture, cela va aller mais le choix se réduit de jour en jour. Il me reste une tomate, 3 pommes. Au niveau yaourt j’ai dû en jeter 4 ce matin car j’avais pris des yaourts en produit frais pour le début et des yaourts pasteurisés, que l’on garde dans un coffre. Le problème c’est qu’ils se ressemblent énormément. Aussi, ce matin j’ai retrouvé dans le coffre ces yaourts qui auraient dû être conservés au frigo.

Côté protéines, çà va. Il me reste 6 œufs, du jambon et du bacon. Il me reste également un poulet entier. C’est formidable ces nouvelles méthode de conservation avec l’emballage en atmosphère protégée. Il est bon jusqu’au 10 janvier 2010 !

Bon quand je vais avoir ouvert l’emballage, il faudra le manger rapidement, pendant 4 jours, ce sera poulet tous les jours. Je vais l’ouvrir jeudi.

Il me reste des saucisses en boîte également et j’ai des pommes de terre.

Question fromage, krissprolls, cubitainer de vin, café … Tout va bien. Par contre il ne me reste qu’une boite de beurre de 250 gr. Attention sur les tartines le matin, il ne s’agirait pas de se lâcher

En eau, j’avais pris 60 bouteilles de 1,5 L. Je n’ai donc aucun problème de ce côté-là. Et puis pour l’eau du bord, toilette, vaisselle, cuisson …, j’ai encore un stock important. En plus, j’ai mis le déssalinisateur en marche ce matin. Je le fais tourner pendant plusieurs heures une fois par semaine. Comme ce matin c’était jour de lessive, j’ai mis en marche le groupe électrogène et le déssalinisateur.

Bon, déjà 16 heures, ce qui fait 20 heures en France, je me dépêche de poster ce courrier pour que vous puissiez le lire ce soir.

Bonne soirée

Jean Louis


16:07 hours shipboard time, 20:07 hours in France
Hello everyone,

Becalmed! Here’s how I fared last night and things aren’t working out a whole lot better today either, I’m afraid.
Last night, at sunset, I lowered the spinnaker. I wouldn’t dare leaving it raised all night. But when night fell, the winds followed suit. So, I decided to switch on the engine and make my way to below the 14th parallel again.

At about 3 a.m., alarm!
I got up, wondering whether there would be another boat in the waters. No, squalls this time! As you know, that’s sailors’ lingo for rain. On the radar screen these look a whole lot different than a boat would. Boats always come up as a little line with clearly-defined contours.

The echo of a storm, on the other hand, looks like a large blot, a grain, which is not clearly defined. Needless to say, that sets off the alarm and just as well because some squalls come with a wind force of up to 40 knots. So you might as well be ready to manoeuvre.

Last night the boat was really in the midst of it.

I noticed on the cartography that we had crossed the 14th parallel so I decided to switch off the engine.

I went into the cockpit. It was raining. So, I closed the flaps of the hood. I switched off the engine and looked at the anemometer: a wind force of between 5 and 6 knots!
I unrolled the jib and tried to find the best course. It was hardly filling at all.
We were moving along at 1.2 knots. Almost becalmed!

It’s incredible; I always thought that the trade winds were as reliable as the rotation of our planet.
I had been told: “You’ll see, it’s like freewheeling down a steep slope, once you get to the top, you simply lift up your feet and wait for it to happen”. I can raise my feet all I like but absolutely nothing is happening.

I think I’ll make the Guinness Book of records, in the section: “The longest crossing in history”. It took Christopher Columbus 18 days! It has to be said that his boats were very powerful when they had the wind in the back.

To try and stay on course I have boomed out today. Things weren’t too bad this morning, I reached an average of about 4.5 knots but this afternoon we’re back to an average speed of 3 knots. Sheer misery.

Over the past 24 hours I have only clocked up 121 miles, the worst day in spite of the engine. What’s more, with all this zigzagging about I haven’t made a whole lot of progress. This means that, today, we are still 1015 miles away from Fort de France! I can’t even hazard a guess at my arrival date now. Well, I can always take out my red clothes on Christmas Eve!

I did a stocktake this morning. I counted my dialysate pouches. No problems there, I have enough of them until the end of the month, I can hold out for another two weeks.

From a food point of view, it’ll do though the selection is dwindling by the day. I have one tomato and 3 apples left. As regards yoghurt, I had to throw out 4 of them this morning as I had bought some fresh ones for the start of the journey and some pasteurized ones, which you keep in a box, for later on. The problem is that they look quite alike. So, I found some in my box this morning that should have been kept in the fridge.

From a protein point of view, things are ok. I have 6 eggs, some ham and some bacon left. And I still have a whole chicken. This new method of preserving food in a protective atmosphere is fantastic. It won’t go off until 10 January 2010!

Ok, once I’ll open it, I’ll have to eat it quickly so it’ll be chicken every day for 4 days. I’ll open it on Thursday.

I also have some tinned sausage and potatoes left.

No worries about the cheese, Krisprolls, large cubic plastic container of wine, coffee … either. Only one 250 gr. tub of butter left though. Thinly-spread bread in the morning, I can’t let myself go.

Water-wise, I had bought 60 1.5 l bottles, so no shortage in that department. In terms of shipboard water for washing, the dishes, cooking …, I still have plenty left. And I switched on the desalinator this morning. I switch it on once a week and let it run for a number of hours. As it was my washday, I switched on the power supply and the watermaker.

Right, it’s 4 p.m. already, 8 p.m. in France; I’ll quickly post this message so that you’ll be able to read it tonight.

Have a pleasant evening!



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"Météo du 12 décembre.
Salut Jean-Louis,
peu de changement dans les prévisions. Pour demain samedi, toujours annoncé du 15-20 Kts ENE, et ça mollit à partir de mardi, même lundi a-m, et parfois dimanche au-dessus des latitudes 14°N. Si tu pouvais descendre un petit peu plus Sud, un tout petit peu histoire d’être sous les 14°N dimanche, alors tu conserverais peut-être les 15 Kts prévus. Pas trop sud tout de même car il y a de la pluie en dessous. Comme prévu depuis plusieurs jours, les alizés vont s’orienter plein Est.
La situation générale est intéressante. Il y a une grosse dépression au large de Terre Neuve, avec un immense front froid qui descend plein sud depuis Lat 60°N jusqu’à Lat 20°N !! Merci d’avoir une petite pensée pour nous, en Europe, qui allons vite prendre cette dépression.. et bravo à toi Jean-Louis, pour ne pas avoir retardé ton départ des Canaries: à une semaine près, tu aurais eu du SW pendant un bon moment.
Après cette journée d’exercice, tout le monde te souhaite une bonne nuit..
à demain pour un nouveau point.
Pierre-Yves
"
Envoyé par pierre-yves le 12-12-2009 à 00:16


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"Coucou Jean-Louis! Décidément, tu ne t’ennuies pas, et nous non plus! Chaque soir, j’ai hâte de "voir" de tes nouvelles! Berti veut toujours une traduction instantanée. On t’embrasse, et on t’admire!"
Envoyé par petra doigt du loup le 12-12-2009 à 00:55


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"quel plaisir de vous lire chaque jour, de partager un peu votre aventure! prenez soin de vous quand même, que vous arriviez en bonne forme le 20!...bravo!
de la part de la mère de Pierre-Yves"
Envoyé par Maïté Lasserre le 12-12-2009 à 10:59


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"le biker s’est reconnu. Ca rassure, y’a pas qu’à moto qu’on se prend des gerbes de flotte dans la g..... !!Mais quand on aime........
Bonne route Amiral, on vous surveille.
Amitiés GD et MD"
Envoyé par gd le 12-12-2009 à 11:55


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"Hello cap’tain,
Bah voila, ça devait arriver depuis le temps que l’on fait tous des prières et des signes indiens pour que le vent t’arrive il a mis un peu trop de cv sur un surf et le pilote a croisé les bras. (Quelle engueulade il a dû prendre)..
J’imagine que ce devait être impressionnant de voir Harmattan se coucher. C’est sur que tu as dû en baver pour rentrer le gros rouge...Rude l’aventure mais au fond, je te connais, tu dois bien t’amuser...le seul problème c’est que tu as baissé ta moyenne.
Bravo pour la vidéo, on s’ y croit
Waiting for your next blog.
Jacky"
Envoyé par jacky Peudevin le 12-12-2009 à 13:54


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"Jean-Louis, je regarde ton blog d’ Harmattan depuis le départ.
Bravo pour ton courage et ta force de caractére pour tous les malades dans ton cas.
BON VENT A TOI ET ENCORE MERCI POUR TES INFOS C’EST TOUT
SIMPLEMENT MAGIQUES
CORDIALEMENT:
Jean-Luc


"
Envoyé par Jean Luc: Port Napoleon le 12-12-2009 à 17:25


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"salut jean louis bon quart"
Envoyé par jean luc skipper le 12-12-2009 à 23:11


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"Météo du 13 décembre
Salut Jean-Louis,
ça mollit. Il y a une sorte de gradient entre Lat 12°N où est annoncé 20 Kts, et Lat 12°N où c’est 5 Kts. Tu es au milieu. Lat 14° N délimite la zone des vents faibles (au nord) et plus convenables (au sud); ça c’est pour demain. En plus, pour donner le coup de grâce à ton moral d’acier, ça tourne plein Est.
Les fichiers COTWEB prévoient une baisse générale de la force du vent jusqu’à mercredi 16 décembre (5 à 10 Kts !), et ce jour-là il faudrait descendre jusqu’aux latitudes 10°N pour toucher un peu plus de vent, et encore !
donc... wait and see..
mais comme toujours, ce ne sont que des prévisions !
bonne nuit et bonne grasse matinée !
un nouveau point demain
Pierre-Yves"
Envoyé par pierre-yves le 12-12-2009 à 23:19


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"correctif: c’est à Lat 18°N qu’est annoncé 5 Kts"
Envoyé par pierre-yves le 12-12-2009 à 23:28

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Tue, 15 Dec 2009 19:15:00 GMT - Quelle belle journée !
14°09N 45°07’W

Tue, 15 Dec 2009 19:15:00 GMT -
14°09N 45°07’W


16H15 heure du bord, 20H15 en France
Bonjour à tous,

Quelle belle journée ! Une journée de début aout en France, le ciel est uniformément bleu, sur 360° d’horizon, pas un nuage. Le soleil est de plomb, la mer plate, sans un mouton et la mer est à …….31,1° ! ! ! ! ! !

Cela fait mal non ? Je vous entends vous plaindre avec vos moins 2, vos moins 4, et moi, je n’avais qu’une hâte, d’arriver. Heureusement, je suis retombé sur terre si j’ose dire et je profite à fonds de ces moments de bonheur qui me sont donnés. Tant pis, je ne serai pas en famille pour le soir de Noël, je me rattraperai après.

Comme on dit, à l’impossible nul n’est tenu !

Aujourd’hui, très petite journée avec tout juste 102 Milles de parcourus au loch. Encore une fois merci le spi. Et merci également au moteur que j’ai mis en marche à midi et qui nous pousse sud ouest.

Il me reste environ 350 litres de gasoil. Cela ne me permet pas de finir la traversée sans vent mais je peux me permettre tous les jours un peu de moteur.

Il y a très peu de vent, 6 à 8 nœuds, mais surtout, il est orienté plein Est. Du coup il est inexploitable pour moi car si je veux gonfler un peu mes voiles, il faut que je prenne environ 50° et du coup je gagne très peu sur la route.

Une question qui revient souvent dans les mails que je reçois ou au téléphone :
« Est-ce que tu n’es pas trop fatigué ? »
Hé bien pas du tout, je suis en pleine forme. Il faut dire que je ne travail pas beaucoup et que je passe mon temps à me reposer.

Début juillet j’avais 90 ans, j’étais incapable de marcher 100 mètres sans m’assoir. Avec la dialyse, j’ai retrouvé une forme normale, c’est incroyable.

Ah ! Une très bonne nouvelle pour le développement de la dialyse péritonéale, nous sommes invités, mon médecin Néphrologue, Monsieur Verger et moi-même le jeudi 7 janvier sur le plateau de l’émission « Le magasine de la santé » de France 5. J’adore cette émission. C’est en faisant la vaisselle quand je suis dans mon bateau à Port Napoléon que je la regarde, après les informations de la une, à 13H30.

C’est une émission très intéressante et les deux présentateurs, Michel Cymès et Marina Carrère d’Encausse vont bien.

C’est l’occasion de donner un grand coup de projecteur sur cette technique de dialyse qui permet autant de liberté et d’autonomie. Il faut arrêter d’enfermer les malades dans les hôpitaux quand cela n’est pas absolument obligatoire.

Bon, hier soir, le couché de soleil était magnifique avec de gros nuages noir et des orages, j’ai fait la photo en pensant à vous.

Bonne soirée, à demain.

Jean Louis


news in translation



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"Salut Jea"
Envoyé par jannick le 13-12-2009 à 10:18


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"Nous te suivons de tres pres nous aussi pensons a toi tous les jours un bon gueleton t attend prépare par petit frère plein de bises "
Envoyé par Patricia leridoin le 13-12-2009 à 10:20


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"Je recommence,
Salut Jean Louis,
Ce dimanche évite le canal du Midi car il n’y a pas non plus de vent.
J’en apprend avec toi, je pensais que les poissons volants avaient des ailes ou des rotors et bien non très banalement j’apprends qu’ils ont des arêtes, Ah! la nature.
Je comprends les éloges que tu portes à ton radar, cela transforme la vie à bord surtout sur une navigation en solitaire. Tu n’as jamais songé à une bataille navale ?
A bientôt nous t’embrassons Michèle et Jannick "
Envoyé par jannick le 13-12-2009 à 10:23


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"How are you cap’tain,
Bravo à tout l’équipage pour les 160 milles, ça rattrappe serieusement la moyenne après le salto d’Harmattan...d’ailleurs il faudrait peut être commencer à freiner pour ne pas enquiller le ponton de Fort de France (ou du marin)...Je vois que tu as définitivement abandonné l’idée de gouter au poisson volant, tu as surement raison car une arrête au travers de la gorge en plein Atlantique ça doit énerver.
J’imagine que tu as toujours tempête de ciel bleu, nous c’est tempête de ciel gris et le froid s’installe...d’ailleurs je vois moins de poissons volants ces derniers jours.
Sympa la visite des instruments.
Bonne route,
Jacky"
Envoyé par jacky Peudevin le 13-12-2009 à 13:09


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"Coucou Frangin,
Alain vient de me dire que je devrais te poster un message.... j’en avais aussi envie et puis tu t’ennuies un peu tout seul....
Je suis ton blog tous les jours, bien évidemment. J’ai des amis qui le suivent aussi et qui aimeraient bien embarqués avec toi.
C’est super pour toi que la traversée se passe aussi bien que ça. Aujourd’hui, dimanche, c’est bière et chocolat, jour de fête, en somme.
Bisous de tous les deux et continue comme ça.
Marie"
Envoyé par Marie le 13-12-2009 à 14:08


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"Passionné par votre aventure et surtout plein de respect pour votre détermination, je vous envie trés fort mais sans jalousie bien sur. Trés sincéres amitiés, ah oui, le poisson volant est excellent; a mon gout. Claude"
Envoyé par claude le 13-12-2009 à 19:04

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Wed, 16 Dec 2009 19:09:00 GMT - Un spi sous les étoiles !
14°03N 47°01’W

Wed, 16 Dec 2009 19:09:00 GMT -
14°03N 47°01’W


16H09 heure du bord, 20H09 en France
Bonjour à tous,

Un spi sous les étoiles ! Cà y est, encore une première fois. Il y a quelques jours, j’hésitais à envoyer le spi en solitaire au milieu de l’Atlantique, maintenant je le garde même la nuit.

La vie c’est comme cela, c’est tous les jours un défi à relever. Bien sûr, il ne faut pas que le pas soit trop grand, juste ce qu’il faut pour être capable de le faire mais en ayant tout de même cette émotion d’oser le faire. On repousse ainsi sans cesse ses limites et la vie est alors formidable à vivre.

Bon, c’est vrai que tous les feux étaient au vert. Déjà, je vois tous les jours ma réserve de nourriture se réduire et je ne peux imaginer descendre en dessous de 100 Milles par jour. Je dois donc employer les grands moyens. Par ailleurs, le peu de vent prévu pour la nuit ne me faisait pas prendre trop de risques.

Ma cabine, à l’avant du bateau, c’était l’ancienne soute à voile. De ce fait, au plafond, j’ai un énorme panneau de pont de 80X80 centimètres que je laisse ouvert sous ces latitudes clémentes la nuit. Allongé j’ai donc un œil sur ma grand voile et ma voile d’avant, ici le spi en l’occurrence.

C’est ainsi que je me suis levé de nombreuses fois cette nuit pour ajourer 10° à la barre, en reprendre 5 ……….. Moyennant quoi, on a fait pas mal de chemin.

Malgré tout, quand je me lève ce matin vers 7 heures, le bateau est presque à l’arrêt. Il n’y a plus de vent, le spi pends lamentablement, c’est la bérézina !

Je regarde l’anémomètre, entre 2 et 3 nœuds de vent évoluant entre Est et Sud est ! Incroyable non ?

Je crois que demain c’est alerte orange chez vous, ici également, les alizés vont soufflés à l’envers. Cela se produit paraît il une fois tous les 10 000 ans ! Non, je plaisante bien sûr.

Je retourne à la météo et constate que ce temps est au moins prévu pour toute la journée aussi, je décide de descendre le spi, de le ranger provisoirement sur le pont et de mettre moteur. A 1300 tours, cela nous propulse à 4,8 nœuds sans trop consommer. J’enlève également les retenues de bôme et mets les voiles dans l’axe.

Ce faisant, je découvre un très bel oiseau de mer volant juste à côté du bateau. Cela fait de nombreux jours où je n’ai rien vu, ni dauphins, ni baleines, ni bateaux et c’est bon.

Il est beau cet oiseau. Un mètre 20 d’envergure environ, dans les tons noirs et gris. Une tête de mouette, très mobile avec un long bec noir. Des ailes de cormoran, vous savez, qui se cassent au milieu pour plonger. Le dessus des ailes très noir, le dessous de l’oiseau et la tête avec toutes les nuances de gris. Très beau.

Il est seul comme moi. Il vole à 5 ou 6 mètres d’altitude, de chaque côté du bateau ou bien devant à quelques mètres. Par moment, il part au loin sur une grande glissade, il plane à quelques centimètres de l’eau en suivant la surface sans jamais la toucher et revient voler à deux ou trois mètres de moi.

Je suis en petite tenu, je ne suis pas lavé mais je ne peux quitter le spectacle. Au bout d’un moment, je fini par comprendre. Je suis invité à une partie de pèche.

Le bateau en avançant fait s’envoler de temps en temps des exocets effrayés par la coque qui ouvre l’eau. L’oiseau, a repéré cela et plonge alors pour tenter d’en attraper un. Ce doit être un jeune car il manque de nombreux coups qui me semblaient faciles. Cela explique également qu’il soit si beau.

Le manège dure plus d’une heure et je ne m’en lasse pas. L’œil est vif et la tête extrêmement mobile. Il est aux aguets.

Et puis, il fini par attraper une proie et se pose pour déguster son petit déjeuner. Fin de la partie de pèche. Quel bonheur !

Je m’apprête à redescendre dans le bateau et jette un coup d’œil devant. A l’horizon je vois un petit trait blanc. Tien un bateau. Vite, à la toilette, on va avoir de la visite.

Je ressors après la toilette et constate que nous nous sommes pas mal rapprochés et qu’il s’agit d’un cargo qui vient droit sur moi. Je suis tout excité, vite j’allume la VHF, on ne sait jamais, peut être va-t-on se parler.

J’ai pris de quoi faire des photos et je me trouve dans le cockpit. Le cargo va passer pas très loin, à moins d’un mille sur mon bâbord. Ça y est, il est proche, je vais faire des photos.

Crachotements, « Sailing boat, Sailing boat …. »

C’est pour moi !

Coucou, j’écoute.

Il part dans une grande phrase dont je ne comprends pas un mot, mon cerveau n’ayant pas encore eu le temps de commuter sur “Langue anglaise”

Je le fais répéter et il me dit qu’il vient à mon secours, qu’il à reçu mon message de détresse (Pan Pan, le plus haut niveau de détresse, quand on coule quoi)

Je n’y comprends rien, j’ai bien téléphoné à ma femme hier soir, j’ai envoyé la news, qu’est ce que cela veux dire ?

Il me demande si je vais bien sur les Antilles. Oui
Il me demande si je suis seul à bord et pour être sûr, il me précise une seule personne sur le bateau. Encore Oui.

Il me demande le nom du bateau et mon nom. Je lui réponds mais peut être n’a-t-il pas bien compris, il me demande si le nom du bateau est C, Charlie, E, Echo …..

Ouf ce n’est pas moi. Je lui dis.

Everythings OK for me !
Thanks you.
Thanks you.

Ouf, fini. Quelle histoire!

Je raccroche le combiné et immédiatement je me sens coupable. Je n’allume jamais ma VHF en mer, je trouve cela inutile et en plus, c’est une consommation d’électricité.

Je me dis que, peut être cette nuit je suis passé à côté d’un drame en train de se jouer et que j’aurai pu faire quelque chose si ma VHF avait été allumé et si j’avais été alerté. Je prends alors la résolution de toujours mettre ma VHF en marche dès que je suis en mer.

Quel beau couché de soleil hier soir, pendant une demie heure je n’ai pas pu m’en détacher, des rouges, des oranges, des jaunes, des turquoises, des mauves, toutes les couleurs y étaient. Quel régal.

Un dernier petit mot pour vous dire que nous avons parcourus 110 Milles aujourd’hui, ce qui nous place à 805 Milles de Fort de France.

Je vous souhaite une bonne soirée.
A demain

Jean Louis


16:09 hours shipboard time, 20:09 hours in France
Hello everyone,

A spinnaker under the stars! I’ve done it, another first. A few days ago, I dithered about only using the spinnaker in the middle of the Atlantic but now I even have it hoisted during the night.

That’s life for you; every day brings a new challenge. Of course, the challenge wouldn’t want to be too big, just big enough that you can handle and dare to tackle it. That way you always keep pushing out the borders and life becomes fantastic.

Right, I must admit that all the conditions were favourable. As things stand, food stocks are decreasing by the day and I can’t even begin to contemplate covering less than 100 miles per day. So, there was no other option than to bring out the heavy artillery. On the other hand, with the wind that had been forecasted for the night, I wasn’t taking too many risks.

My cabin, in the front of the boat, was the former sail room. As a result, the ceiling has an enormous deck panel measuring 80 x 80 centimetres that I leave open at night in these mild latitudes. So while I am lying down I can keep an eye on my mainsail and on my bow sail, which happens to be the spinnaker.

That’s why I got up numerous times last night to turn the helm by 10° and then to adjust it back by 5° again ……….. Thanks to that, we made some decent progress.

Though, in spite of all of that, when I got up at about 7 this morning, the boat had almost come to a halt. Not a gust of wind, the spinnaker drooping miserably, an utter disaster!

I looked at the anemometer, a wind force ranging between 2 and 3 knots and changing between east and south east. Isn’t it incredible?

I believe that an orange alert has been issued for you tomorrow, same story here, the trade winds are going to blow in the opposite direction. That seemingly only happens once every 10 000 years! I am only joking of course.

I had another look at the forecast to find that this weather would hold for today at least, so I decided to lower the spinnaker and to temporarily put it on the deck and start up my engine. At 1300 revs, we can sail at 4.8 knots without using too much fuel. I also took off the boom vangs and aligned the sails.

While doing that, I saw a beautiful sea bird flying just alongside the boat. It’s been several days since I saw anything, be it dolphins, whales, ships and I don’t mind.

This bird was only beautiful! It had a wingspan of about 1.20 m in shades of black and grey. It had the head of a gull, very mobile and had a long black beak. With wings like a cormorant, you know, that seem to break in the middle when these bird dive. The upper part of its wings was jet-black and the lower part of the bird and its head had every shade of grey. Really stunning!

It was travelling on its own, just like me. It flew up some 5 or 6 meters into the sky, changing from side to side of the boat or simply flew a few meters ahead of her. Then, all of a sudden, it would fly off again and slide steeply towards the water, hovering a few centimetres above it without ever touching it only to come back and fly some 2 or 3 meters away from me.

I was still in my underwear and hadn’t even washed yet but I couldn’t draw my eyes away from this spectacle. After a while, it begun to dawn on me. It was inviting me out on a fishing trip.

You see, as the boat moves along, flying fish come flying out, frightened by the hull slicing through the water. The bird copped on to that so was diving to try and catch one. It must have been a young bird because it missed quite a few of them; even the ones I would have thought would have been easy enough to catch. That also explains why it was so stunning!

The game went on for over an hour and I couldn’t tear myself away from it. The bird’s eyes were very bright and its head was extremely mobile. It was on the lookout.

And then it finally managed to catch a prey and landed to savour its breakfast. That was the end of the fishing trip. What a delight!

Just when I was about to go back into the boat, I glanced over the bow. I could see a little white line on the horizon. Well, well, a boat. I decided I’d better get tidied up as I was about to have a visitor.

No sooner washed and dressed, I went back on deck again to discover that we had come a lot closer; it was a cargo vessel that was heading straight in my direction. All excited, I switched on the VHF, you never know, we might even have a chat.

I gathered up everything I needed to take some photographs and went back into the cockpit. The cargo vessel was coming quite close now; she was at less than a mile from the port side. As she was nearing steadily, I decided to take some photographs.

Then, crackling on the radio, “Sailing boat, Sailing boat ….”

It’s for me!

Hi, I’m listening.

I heard a long-winded sentence which I could make head nor tail of, as my brain hadn’t had a chance to switch over to the “English language” yet.

I asked him to repeat, so he told me he was coming to my rescue, that he received my distress signal (Pan Pan, the highest level of distress, when one is about to sink)

I couldn’t understand it at all, I had called my wife last night, I did post my news, what was going on?

He asked me whether I was heading for the Antilles. Yes
Then he asked me whether I was alone on board and just to be sure he specified that I was the only one on board. Another yes.

He asked me for the name of my boat and my own name. I answered him but maybe he didn’t understand me correctly, so he asked me if my boat was called C, Charlie, E, Echo …..

Thank God, it wasn’t not for me. I told him so.

Everything’s OK for me!
Thank you.
Thank you.

Phew, that’s over! What a saga!

I hung up the receiver and immediately felt guilty. I never switch on the VHF when I’m out at sea, I think it’s pointless and what’s more, it’s a waste of electricity.

I told myself that, perhaps, I sailed past some drama that was unfolding during the night and if I would have had my VHF turned on and would have been alerted, I might have been able to do something. So, I vowed to turn on the VHF in the future, as soon as I am at sea.

I saw the most amazing sunset last night; for one half hour I couldn’t take my eyes off it, every shade of red, orange, yellow, turquoise, purple, imaginable, any colour you could think of. What a treat!

In conclusion, I would like to tell you that we have travelled 110 miles today, which means that we’re now 805 miles away from Fort de France!

I wish you a pleasant evening.
Talk to you tomorrow!



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"Hello Jean louis, autorisation de monter à bord?

"Je suis né sous un ciel de traîne entre Hambourg et Cuba, depuis je me promène sur mon nuage à moi...
Là où le vent me mène...
J’ai entendu tant de sirènes chanter ici ou là, que j’ai eu de la peine à filer toujours droit.
Tous les vagabonds vagabondent et croisent un jour leur chance, la terre n’est pas si grande."

Hello Cap’taine ça c’est la chanson vagabond de Henri Salvador et tout en l’écoutant je ne peux pas m’empêcher de croire que là par ce beau dimanche de demi pétole, planté seul en plein milieu de l’océan avec un bouquin et la petite mousse bihebdomadaire tu touches de prêt à ce qui ressemble à un jour de chance ou une parcelle de bonheur. Même si derrière ton vagabondage il y a un sens ou une quête ou un aboutissement, tout celà n’est rendu possible que parceque le rêve empêche de filer toujours droit .

Gaffe quand même de ne pas heurter la queue d’une sirène.
Dans la froidure enneigée de la bise vosgienne, ça n’est pas une brise de trois quarts arrière qui rythme notre dimanche, mais un souffle de glace qui pétrifie la face mais ne nous empêche pas de suivre au plus prêt tes vagabonderies alizéennes."
Envoyé par creusot alain le 13-12-2009 à 21:58


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"Météo du 14 décembre
Salut Jean-Louis,
après ce que tu as écrit sur moi, je ne vais plus oser mettre la météo sur le blog !
Bon, voici les prévisions, qui ne sont pas fameuses car nous avons maintenant une visibilité jusqu’au dimanche 20 décembre. Ces prévisions se résument en un seul mot: MOU.
C’est à dire du 5 à 15 Kts maxi annoncé, et comme j’ai remarqué que le vent réel que tu touches est habituellement inférieur aux prévisions (hors petites rafales) je te laisse imaginer que les 15 Kts seront un maximum.
Le pire, sera à partir de mardi 15 jusqu’à vendredi 18, avec comme tu dis un temps de demoiselle, et les marins bretons utiliseraient un terme plus homophobe.
Les affaires reprennent vendredi a-m si tu as la chance d’être sous les 14°N de latitude: 15 Kts, sinon samedi si tu as atteint les 50°W en longitude, et surtout dimanche, avec de la pluie en prime.. mais nous verrons à ce moment là.
En attendant, il est conseillé d’économiser les poches, la nourriture et surtout les bières.
à demain pour un nouveau point
Pierre-Yves"
Envoyé par pierre-yves le 14-12-2009 à 01:19


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"Salut Jean-Louis,
Je t’ai laissé un petit mot sur ta boite vocale, j’espère que tu y auras acccès.
Salue pour moi non pas les sièrenes, mais plutôt les ondins...
Bises. Sophie"
Envoyé par Sophie le 14-12-2009 à 10:40


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"Bonjou cap’tain sa ou fé?
Eh oui il ne reste qu’une semaine...il faut réviser un peu ton Créole...(traduction: bonjour cap’tain, comment ça va). A part ça je vois que c’était encore la fète chez Harmattan, apéro saucisson en plein Atlantique, c’est que du bonheur comme dirait un cap’tain de mes amis...la bas un peu plus à l’ouest il faudra dire "an ti sek" à l’apéro : Un verre de rhum sec. J’ai vu la météo de Pierre Yves c’est un peu ramolo encore cette semaine tu vas pouvoir absorber quelques bouquins de plus et au moins pendant ce temps là Harmattan ne s’amusera pas à faire des calipettes.
Temibé raid pas moli Cap’tain (Tiens bon) le meilleur est à venir.
Bonswa Cap’tain
Jacky"
Envoyé par jacky Peudevin le 14-12-2009 à 12:42


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"Salut Amiral. Faudrait penser à changer de chemise pour les photos !!
Bon vent. GD et MD"
Envoyé par GD le 14-12-2009 à 12:50


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"salut jl tu allucine des sophie marceaux de partout en plein millieux de l atlantique c est pas possible meme le dimanche jette moi cette despe part dessus bord ou change le citron c est peut etre que t est arrive presque au bord mefi toi la terre est platte orto ou loxo tout ca c est des conneries elle est longue voila tout si elle etait ronde comme il dises tous on en finirer pas de descendre ou de monter oblige de jouer sans cesse du moteur ou de l ancre flottante pour freiner dans les descentes au fait ta bien fait comme je t ais dit a propos de moteur virer tous le liquide de refroidissement mettre a la place du cognac comme ca tu pourras pomper dedans si tu rame trop et que ta plus rien a boire il faut toujour jouer la securite avant tous en mer enfin voila si tu a besoin de petit conseil technique pour la meca ou pour la nav je suis a ta disposition ps pas plus de 1500 tr pour le moteur apres le cognac est trop chaud a +"
Envoyé par jean luc skipper le 14-12-2009 à 20:05


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"petra salue sophie, se marre de Jean-Luc et donne une grosse bise au good looking guy en chemise non repassée ( faut pas exagérer, on est en pleine mer!)"
Envoyé par petra ddl le 14-12-2009 à 22:40

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Thu, 17 Dec 2009 19:29:00 GMT - Envie de rien !
13°37N 49°04’W

Thu, 17 Dec 2009 19:29:00 GMT -
13°37N 49°04’W
16H29 heure du bord, 20H29 en France
Bonjour à tous,
Eh oui, envie de rien ! C’est tellement honteux, qu’il n’y a même pas de mot correct pour le dire. Envie de buller, envie de glander, mais en bon français, comment le dire ?
Envie de rêver, même pas, car pour rêver il faut faire un effort. Essayez de vous endormir en rêvant, cela ne marche pas, pour s’endormir il faut déjà ne plus penser à rien.
Envie de se reposer, mais non, ce n’est pas cela, je suis déjà tout à fait reposé, je sors de la sieste.
Non, envie de rien, pas bouger, rester là, allongé à gouter le moment présent.

Il faudrait aller régler un peu les voiles, le vent est tombé et le bateau bouchonne. Trop dur, pas envi, et puis je suis tellement bien comme cela sans bouger.

Il fait très chaud, ce matin la mer dépassait les 32°, je vais bientôt pouvoir y faire cuire mes œufs durs.

Le bateau me berce, il roule d’un bord sur l’autre, mais tout va bien.

Hier et cette nuit, pendant presque 24 heures, c’était moteur, un tout petit peu de moteur, à 1300 tours, juste pour marcher autour de 4,7 nœuds. Le vent était inexploitable, entre 2 et 4 nœuds !

J’ai juste arrêté le moteur hier au soir le temps de refaire le niveau d’huile et d’essayé d’envoyer le spi. Non, vraiment trop peu de vent. C’est ce matin, vers 7 heures, je suis réveillé par le vent qui est monté d’un coup entre 15 et 17 Nœuds. Vite, je me lève et j’envoie le spi sur tribord. Quelle voile merveilleuse, le bateau se réveil d’un coup lui aussi et part comme un boulet de canon.

Toute la matinée, c’était entre 7,5 et 8,5 Nœuds. Quelle sensation fabuleuse que de sentir le bateau vibrer ainsi. Quand on est dans du petit temps comme ces derniers jours, on n’y croit plus, on pense que plus jamais on ne connaîtra ce bonheur.

Cet après midi, c’est plus compliqué, le vent n’arrête pas de changer et le bateau évolue en permanence entre 2 et 6 Nœuds. Il reste presque à l’arrêt un moment puis part comme un avion et s’arrête à nouveau.

Mais je m’en fiche, je suis bien et j’ai envie de rien.

Je suis maintenant au milieu de la troisième semaine et j’ai pris le rythme. Je vous en parlais au début de la traversée, c’est comme les vacances. La première semaine on est tout excité, la deuxième semaine c’est la dépression et ensuite on s’habitue, on se contente de vivre la vie comme elle vient, le stress s’est envolé, plus rien n’est important, on a envie de rien.

Hier soir j’ai lu assez tard le roman de Douglas Kennedy, « Une relation dangereuse ». J’ai bien aimé. J’aime bien Douglas Kennedy, toujours un peu difficile au début mais tellement bien ensuite.
Celui-ci c’est un roman psychologique, la descente aux enfers d’une femme atteinte d’une dépression postnatale et dont le mari à enlevé leur fils.
Je l’ai fini ce matin.

J’adore lire, j’aime bien écrire aussi, mais c’est un véritable travail. Ecrire apporte beaucoup de bonheur également, au moment où l’on écrit, puis ensuite quand on relit, puis quand on donne des premiers tirages à des amis, puis quand ils nous font part de leur impression, puis quand on édite, puis quand on offre un exemplaire à une personne que l’on aime bien.

Je suis en train d’écrire un bouquin sur cette aventure mais je suis un peu faignant, j’aimerais bien le sortir rapidement, il faut que je me botte un peu les fesses.

Mais pour l’instant j’ai envie de rien.

Ah tout de même 122 Milles sur les dernières 24 heures. C’est la bonne performance du spi ce matin qui sauve la journée. Je pense arriver mercredi, il reste 688 Milles, à 120 Milles par jour cela me fait arriver mercredi matin, le 23.

Bon, je ne peux tout de même pas laisser tomber les amis, il y a la news à écrire et puis, c’est une nouvelle journée qui commence et qu’il faut assurer. Ça y est, la pression est remise, régler les voiles, se préparer pour mettre le moteur cette nuit sans doute car la météo annonce pas de vent. Mais les jours suivants cela devrait aller.

Bon je vous laisse, dans la neige pour certains, dans le froid glacial pour d’autres. Moi, cette nuit je vais encore dormir à la belle étoile avec mon panneau de pont grand ouvert. Quel bonheur et quelle chance.

A bientôt.

Jean Louis


16:29 hours shipboard time, 20:29 hours in France
Hello everyone,

That’s right, bone lazy! It’s so disgraceful that the word to properly describe it hasn’t been invented yet. I want to laze about, to loaf about, but how do you say that in Standard English?
I want to daydream, no, not even that, because dreaming takes effort. Trying to fall asleep dreaming, that doesn’t work, because to fall asleep your mind must be devoid of all thoughts.
Feel like taking a rest, no, that’s not it either; I’m just after my siesta, I’m completely rested as it is.

No, I just want to doss, I don’t want to move, all I want is to lie down and savour the present.

I should go and adjust the sails a little, the wind has fallen and the boat is bopping up and down. Too complicated, don’t feel like it, what’s more, not having to move feels just great.

It’s really hot, this morning the temperature of the sea rose to over 32°, I’ll be able to cook myself some hard-boiled eggs in it soon.

The boat is rocking me, it’s rolling from side to side, but all is well.

Yesterday and last night, I used the engine almost around the clock, admittedly only at 1300 revs, just enough to move along at 4.7 knots. The wind was useless, between 2 and 4 knots!

I just switched it off last night to bring the oil back up to the correct level and to try and hoist the spinnaker. But there really wasn’t enough wind. This morning at 7 o’clock, however, I was woken by the wind which had suddenly risen to somewhere between 15 and 17 knots. I quickly got up and hoisted the spinnaker on the starboard side. What an amazing sail, all of a sudden the boat woke up too and shot off like a canon ball.

All through the morning, we sailed at between 7.5 and 8.5 knots. What a great sensation to feel the boat vibrate like that. When you’re hitting weather like I have over the past few days, you give up; you think you’ll never experience such happiness again.

This afternoon, though, things got more complicated; the wind was changing direction constantly and the boat’s speed just kept fluctuated between 2 and 6 knots. One moment, she was almost at a standstill only to take off again like a jet before stopping again.

But I couldn’t care less, I’m in great form and don’t feel like doing a tap.

I am now halfway through my third week and I am in the rhythm. I told you about that when I set off first, it’s like being on holidays. The first week, you’re all excited, the second week, completely depressed and then you get used to it, you take whatever life throws at you, all the stress is gone, nothing is important any more and you don’t feel like doing a blessed thing.

Last night I was reading the novel by Douglas Kennedy, “A Special Relationship” until quite late. I really enjoyed it. I love Douglas Kennedy; his books are always a little difficult at the start but ever so great when you read on.
This is a psychological novel about a woman who reaches the depths of hell when she gets postnatal depression and whose husband has taken their son away.
I finished it this morning.

I love reading, I also love writing but that’s hard work. Writing also brings great happiness, not only when you’re actually writing but subsequently, when you read over what you have written and then when you show the first excerpts to friends, when they tell you what they think of it and then when your work is published and you offer a copy of it to someone you love.

I’m writing a little book about this adventure but I’m a bit on the lazy side, I would like to get it published soon so I better give myself a good kick up the backside.

But at the moment, I’m in a ‘doing nothing’ frame of mind.

Aha, we did travel 122 miles over the past 24 hours, after all. It’s the spinnaker’s fine work that saved the day. I hope to arrive on Wednesday, only 688 more miles to go, if I manage to cover 120 miles a day, I should arrive Wednesday morning, 23 December.

Right, I mustn’t neglect my friends after all, I have a newsletter to write and with a new day around the corner there are things to organize. That’s it; the heat is on again, adjusting the sails, getting ready to start up the engine again tonight, no doubt, because wind does not feature in the forecast. But the coming days should be ok.

I’ll leave you now, some of you amid snow and others in an icy cold. I, on the other hand, am going to sleep under the stars with my deck panel opened wide. What joy and what luck!

Talk to you soon,



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"Météo du 15 décembre,
Salut Jean-Louis,
eh bien, pas fameux les prévisions. T’es scotché au moins jusqu’à vendredi 18. Seule consolation: pas de regret pour ta route, tu n’aurais pas pu faire mieux de toute façon, même en descendant plus Sud. Des alizés faiblards sont à peine sous les 8°N en latitude (10-12 Kts), et encore ! Toute la zone Atlantique-Ouest est frappée par ce calme désespérant. Un peu mieux vendredi, mais avec de la pluie. Cependant comme les modèles sont régulièrement révisés à la baisse en ce moment, on saura seulement demain ou après-demain, si tu auras réellement les 15 Kts annoncés pour la fin de semaine.
Dans ces périodes de calme qui font partie de la vie des marins, on ne peut s’empêcher de penser aux Conquistadors pris dans le pot-au-noir, pendant des jours voire des semaines. Lorsqu’ils voyaient qu’ils allaient être en manque de vivre, les premières choses qu’ils balançaient par-dessus bord c’était les chevaux. Et vu que le bateau n’avançait pas, ils assistaient pendant des heures, à l’agonie de ces pauvres bêtes nageant jusqu’à l’épuisement à proximité du bateau, en poussant des hénnissements lugubres et désespérés...
Cette histoire ne va peut-être pas te remonter le moral, mais cela peut te donner des idées: tu peux pourrais passer une partie de l’équipage par-dessus bord...
à demain pour un nouveau point !
Pierre-Yves

PS question subsidiaire: en distance, quelle autonomie as-tu avec le fuel qu’il te reste à bord ?"
Envoyé par pierre-yves le 15-12-2009 à 00:34


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"Bonjour Amiral. Ca fait 2 jours que je souffle comme un malade sur l’écran de mon ordinateur et le résultat n’a pas l’air fameux ! Vous êtes sans doute trop loin. L’avantage , quand on vous lit, c’est qu’on a plus faim. C’est nous qui allons perdre du poids ! A part ça, moins 4 degrés ce matin à Taverny. Et y’en a qui se plaignent de patienter au chaud au milieu de l’Atlantique ... ! Y’a pu d’vraies valeurs , mon bon Monsieur ! A retour, l’addition est pour moi.
Bon vent....... si j’ose !
Amitiés. GD et MD"
Envoyé par gd le 15-12-2009 à 10:16


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"Ohééé du bateau!!!

J’accoste te passer un p’tit bonjour le temps de ce mail...et puis vu le temps du jour... tu auras le temps de le lire!!!

Ton site et cette aventure son super sympa à découvrir, et je savais pas que t’avais écrie un bouquin?

T’es un super Tonton plein de ressource!

Enfin, je remarque que tu n’as pas prévu de quoi fêter le réveillon..Où sont dans ton inventaire le foie gras sur toast avec son p’tit verre de champe assorti?

Allez je te dis à très bientôt pour la suite de l’aventure!

Bises et milles pensées!

nico"
Envoyé par Clemendot nicolas le 15-12-2009 à 13:18


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"Coucou frangin,

Bon, avec les copains on a tous mis les ventillateurs en marche et on soufle du côté de l’ouest. Si tout le monde s’y colle, tu finiras bien par en avoir du vent !
Courrage. Tiens bon, ça va revenir.
Un boujour à tous les copains de PSLDR !
Alain
"
Envoyé par Captain’ Nounours le 15-12-2009 à 15:34


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"Sa ou fé cap’tain??
Je vois bien qu’avec nos prières, nos signes indiens, nos ventilos, sèches cheveux et autres , Harmattan est toujours à la ramasse, c’est pas un temps pour lui et je n’ose penser à la trinquette qui voit le gros rouge faire le beau toute la journée...insoutenable..
Ce matin je pensais à toi car j’allais à bagnols sur Ceze et en franchissant le Rhone j’ai vu que ça brassait comme la mer donc j’ai pensé très fort pour te l’envoyer mais c’est vrai qu’il y a un peu d’inertie entre le Delta et ta position actuelle. Par contre sur le plan de la température...pas photo tu as du 30 j’avais du -1 enveloppé dans du force 8, ça decoiffe..
Pani problem cap’tain, dorénavant on restera en Mediterrannée
Jacky"
Envoyé par jacky Peudevin le 15-12-2009 à 17:04


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"coucou
j’espère que tu vas bien moi bof bof car j’ai eu mon bulletin avec 2 notes pas tope j’ai eu les compliments et samedi j’ai une boum chez un super copine !!! bon bye et je te souhait bon courage!! Julia qui t’adore!!"
Envoyé par Julia PEUDEVIN le 15-12-2009 à 20:49


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"coucou !!
j’espère que tout baigne pour toi!!
moi ça va mais j’ai eu ma moyenne et c’est 14,3 et j’attendais mieux mais bon ...
faudrait faire mieux au 2 ème trimestre bon bye je t’adore bon courage .
Juli@!!"
Envoyé par Juli@ PEUDEVIN le 17-12-2009 à 18:13

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Fri, 18 Dec 2009 19:02:00 GMT - Amoureux fou de son Harmattan !
13°32N 51°06’W

Fri, 18 Dec 2009 19:02:00 GMT -
13°32N 51°06’W


16H02 heure du bord, 20H02 en France
Bonjour à tous,

Amoureux fou de son Harmattan a écrit le journaliste de Voiles et Voiliers.

Comment imaginer une relation plus étroite que celle qui existe entre un vagabond des mers et son voilier.

Cette relation, c’est la même que celle de l’escargot avec sa coquille, que la tortue avec sa carapace, que la moule avec ses valves.

Le bateau, c’est un prolongement de soi, c’est un univers à part entière.
Le bateau ce n’est pas comme une automobile, une moto ou tout autre appareil permettant de se déplacer, la dimension est autrement plus importante, c’est carrément un monde, une cellule vitale dans laquelle on se sent en sécurité et totalement autonome.

Les plaisanciers qui restent au port ou qui ne sortent que le week-end avec leur bateau ne peuvent comprendre cela. Ils ont la même relation avec leur bateau qu’avec leur automobile et en changent régulièrement.

Pour moi, mon bateau c’est avant tout une merveilleuse machine pour se balader à travers le monde. J’ai passé 9 ans à le refaire entièrement, je connais le moindre millimètre carré, j’ai tout démonté, je l’ai mis à nu et ensuite j’ai tout reconstruit avec beaucoup de soin. J’ai mis toute mon expérience de la voile dans la conception de ce nouveau bateau.

Maintenant j’ai une confiance absolue en mon bateau, j’ai imaginé tout les problèmes pouvant arriver et j’ai pris les mesures pour qu’à chaque fois, cela ne soit pas une catastrophe.

Du coup, traverser l’Atlantique en solitaire c’est un régal, aucun stress, je suis dans mon bateau, je ne risque rien.

Mon ami Richard me demandait l’autre jour si je n’avais pas peur en plein milieu de l’océan. J’ai été très étonné de cette question car je ne suis pas seul au milieu de nulle part, je suis dans mon bateau.

Un bateau, c’est un tout petit univers où l’on se sent protégé. Un copain, tourdumondiste, avait l’habitude de dire « Dans un bateau on est aussi bien que dans un utérus ». Pour moi, c’est encore mieux que cela car comme je suis jumeaux, à l’époque on y était un peu serrés.

Cette relation étroite s’explique par le fait qu’un bateau c’est un espace où l’on vie.

Refaire totalement un vieux bateau, c’est un travail de titan et peu arrivent au bout. Moi j’ai passé 15 000 heures de travail, 9 ans de ma vie. C’est un peu mon bébé, mais avec une gestation un peu plus longue. Normal après cela que je l’aime comme une mère aime son enfant.

Lorsque je l’ai acheté, mon copain Bernard m’a dit, tu verras c’est ton premier bateau mais tu en auras plein d’autre. Hé bien non, je n’imagine pas me séparer un jour de mon bateau, il me va parfaitement, je l’ai conçu en fonction de mes besoins personnels et je ne vois pas comment je pourrais avoir mieux.

Il faut dire que j’ai tout refait, j’ai tout changé, y compris les mats, le plan de pont, tout, absolument tout. C’est un bateau fait sur mesure pour moi. Comment vouloir autre chose puisqu’il me va comme un gant.

Je peux le manœuvrer seul, quelque soit le temps. Dans le très gros temps je me sens en parfaite sécurité.

En mer, en voyage, je vie tout à fait normalement dans mon bateau sans aucune contrainte. Ce n’est pas un bateau fatigant, il n’y a pas besoin de régler les voiles en permanence, c’est un bateau de haute mer.

J’entends souvent les plaisanciers se plaindre de leur bateau, le moteur n’est pas assez puissant, la disposition intérieur ne convient pas, les voiles sont dur à établir …..
Dans ces conditions, comment aimer son bateau.

Mon bateau, il est parfait, j’ai encore quelques petits travaux de cosmétique à faire mais je n’ai absolument rien à lui reprocher.

Bon, quoi de neuf depuis hier soir. Pas grand chose.
Toute la nuit au moteur, pas plus de 4 à 5 nœuds de vent et ce matin, vers 9 heures, un petit vent de Sud Est force 4 m’a permis d’envoyer le spi et de le tenir jusqu'à 14H. Au début c’était pas mal, le vent est monté jusqu'à 13 Nœuds et puis, ensuite cela n’a pas arrêté de baisser. Après manger on se trainait à 1,5 Nœud du coup j’ai affalé le spi et envoyer le moteur.

Ce spi, c’est un vrai bonheur. 140 m² de toile très fine qui se gonfle avec le moindre souffle d’air. Avec 8 Nœuds de vent apparent au portant, j’arrive à marcher à 5 Nœuds. Il ne me faudrait pas beaucoup de vent pour que cela marche très fort mais je crois que ce n’est pas la bonne année.

Ce matin un avion est passé, la VHF a crachoté puis, très clair, on m’a prévenu qu’une fusée allait être tirée du pas de tir de Kourou. Dommage, je suis trop loin, je n’ai rien vu. D’un autre côté, je n’ai pas risqué de prendre les étages intermédiaires sur le nez.

Ici c’est la canicule, un soleil de plomb, très peu de vent, la mer dépasse les 32° et dans le bateau il fait 31°. J’en profite pour accumuler toute cette chaleur avant de rentrer en métropole.

Sur les dernières 24 heures, le moteur a pas mal tourné et nous avons parcouru 121 Milles. Plus que 571 Milles pour Fort de France. Cela commence à sentir le rhum !

Je vous souhaite une bonne soirée.

A demain.

Jean Louis


16:02 hours shipboard time, 20:02 hours in France
Hello everyone,

Madly in love with his Harmattan, that’s what the ‘Voiles et Voiliers’ journalist wrote.
It’s hard to imagine a closer relationship than the one that exists between a sea rover and his sailing boat.
It’s the same relationship a snail or a tortoise enjoys with its shell or a mussel with its shell valves.

Boats are an extension of oneself, they’re a universe.
A boat isn’t like a car, a motorbike or any other vehicle; her dimension is far greater, she’s a world, a vital unit where you feel safe and completely independent.

Amateur yachtsmen who remain in the harbour or only take their boat out at weekends can’t understand that. They have the same relationship with their boat as they have with their car and have no problems changing her on a regular basis.

For me, my boat is first of all a fantastic device that allows me to travel the world. I spent 9 years fully revamping her, I know every square millimetre of her, I dismantled everything, I stripped her completely and painstakingly restored her. I put all my sailing experience into the design of this new boat.

Now, I have absolute confidence in her; I have pictured every problem you can think of and have taken the measures to ensure that none of the scenarios I painted would turn into a catastrophe.

As a result, making this solo crossing of the Atlantic is a joy, not a stressful experience; I’m on my boat and am not running any risks.

My friend Richard asked me the other day whether I wasn’t scared being out on my own in the middle of the ocean. His question really took my by surprise because I am not on my own in the middle of nowhere, I’m on my boat.

Boats are like a little universe where you feel safe. A friend, a world traveller used to say: “Being on a boat is like being inside the uterus”. For me, it’s even better than that, because being a twin, my stay in the uterus was a bit of a squeeze.

This close relationship can be explained by the fact that a boat is a space where you feel alive.

Rebuilding an old boat is a Herculean task and few manage to see it through. It took me 15 000 hours of work, 9 years of my life. She’s kinda like my baby, one with a slightly longer gestation period. It’s only normal that I love her like any mother loves her child.

When I bought her first, my friend Bernard told me: “you’ll see, she’s your first boat but you’ll have loads of other ones”. But no, I can’t imagine getting rid of my boat, she suits me to perfection, I have designed her in function of my own needs and I can’t see how I could do any better.

It has to be said that I rebuilt everything, changed everything, the masts, the deck layout, everything, absolutely everything. The boat has been tailor-made for me. How could I even want another one as this one fits me like a glove?

I can manoeuvre her all by myself, whatever the weather. In bad weather I feel perfectly safe.

At sea, when I’m travelling, I can live as I would on land, I don’t feel any constraints. She’s not a tiring boat, you don’t have to continuously adjust her sails, she’s a boat that was built to travel the seas.

I often hear other amateur yachtsmen complain about their boats, the engine isn’t powerful enough, the interior is not to their liking, the sails are difficult to set…..
When that’s the case it’s impossible to love your boat.

My boat, she’s perfect, I still have a little cosmetic work to do but I can’t fault her in any way.

Right, so what’s been happening since last night? Not a whole lot, I’m afraid.
I travelled under engine all last night, this morning the wind did not rise above 4 or 5 knots, but, at 9 o’clock, a slight force 4 south-easterly wind allowed me to hoist the spinnaker and to sail under it until 2 p.m. At the start, it wasn’t too bad, the wind rose to 13 knots but after that it just kept on falling. As we were only travelling at 1.5 knots after lunch, I hauled down the spinnaker and started up my engine again.

This spinnaker is a real delight: 140 m² of very fine cloth that fills at the slightest puff of wind. With an 8 knot apparent fair wind, I manage to move along at 5 knots. I don’t need a lot of wind to make great progress but this seems to be the wrong year.

This morning a plane passed overhead, the VHF crackled a little and then I got a really clear message warning me that a rocket was about to be fired from the Kourou launching site. Pity, I was too far away, I didn’t see anything. On the other hand, I wasn’t exposed to any of the intermediary stages either.

It’s scorching hot here, the sun is blazing, there is very little wind, the sea temperature has risen to over 32° and in the boat it’s 31°. I am soaking up all the heat I can before returning to the metropolis.

Over the past 24 hours, I’ve been using the engine quite a bit so we managed to travel 121 miles. Only 571 miles to Fort de France now. I reckon I’m beginning to smell the rum!

I wish you a pleasant evening.

Talk to you tomorrow!



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"Coucou,
OUI, je te confirme, CA FAIT TRES MAL !!!!!
A Chalon, il a fait froid et gris toute la journée, et tu nous parles de soleil et de température estivale !!!! GGGGRRRRrrrrrrrr !!!!!
Je suis verte de lire ça, mais super contente pour toi.
Merci pour la photo, ca fait du bien.
Continue de t’éclater !!!!!
Bisous Marie"
Envoyé par Marie le 15-12-2009 à 22:06


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"Finalement, j’ai mis ta photo en fond d’écran, pour ensoleiller mes froides journées d’hiver !
Merci encore.
Marie"
Envoyé par Marie le 15-12-2009 à 22:22


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"Météo du 16 décembre
Salut Jean-Louis,
rien de bien nouveau à court terme. Mercredi et jeudi, journées lessive et nettoyage de printemps, sudoku et lecture. Peu de vent < 10 Kts, mais peu de vent du NE.
Puis ça devrait monter à partir de vendredi. Ce ne sera pas violent = 15 Kts maxi. Vendredi est une journée de transition: le matin vers 09:00 UTC un peu de vent, puis de nouveau du mou, puis dans la nuit de vendredi à samedi les alizés reviennent progressivement et devraient s’établir dans les 15 Kts. Mais comme une bonne nouvelle ne va pas sans une mauvaise, le vent, lorsqu’il sera là, sera PLEIN EST.
Dimanche et lundi, ça peut monter jusqu’à 20 Kts, toujours de l’Est. Quelques averses au passage.
Prévisions affinées demain.
Bon repos, n’oublie pas que mercredi est le jour de la bière !
Pierre-Yves"
Envoyé par pierre-yves le 16-12-2009 à 00:18


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"Cette fois ça y est...avec l’aide de Francine, j’ai trouvé le bon chemin pour passer un moment avec toi. Ici à Lyon le temps est frisquet pas de neige mais un ciel très bas...pas de soleil en vue. j’espère que la pétole est terminée et qu’un bon petit alizé te pousse vers Le Marin. Je te promet de passer régulièrement un moment avec toi et te souhaite une bonne journée. Marie se joint à moi pour te faire de grosses bises
bernard"
Envoyé par bernard lannion le 16-12-2009 à 14:40


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"J’ai bien noté la date de ton passage sur France 5. Tu me feras le plaisir de pas y aller en short..."
Envoyé par Sophie le 16-12-2009 à 16:05


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"Ben tiens, pas cap d’y aller en short chemise à fleurs...et puis tiens les tongue pendant qu’on y est, et puis les présentateur eux...en mounboots et doudoune!!!

Bises à plus!
;o)"
Envoyé par Nicolas Clemendot le 17-12-2009 à 13:34


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"Bonsoir Amiral. Mardi soir, j’ai longuement pensé à vous, dégustant sans modération les riffs de Dire Straits au milieu de votre océan de bonheur. Mardi soir, j’ai eu la chance d’assister avec Magalie à l’unique concert de Sting à Paris... et à Pleyel de surcroît! Nous étions dans le même océan, là où la perfection cotoie le mystique, au milieu de 30 musiciens exceptionnels et d’un chanteur à l’imagination et la voix au dessus du lot. Nos pieds ne touchaient plus terre, comme il en est de même pour vous en ce moment. Un moment inoubliable d’émotion, d’évasion, de recueillement. Je sais que vous y êtes sensible et je souhaitais partager ces quelques lignes avec vous.Par amour de la vie, tout simplement.
GD"
Envoyé par gd le 17-12-2009 à 18:13


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"Great."
Envoyé par jaffa le 01-06-2012 à 12:22


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"The information gathering part of a journalist’s job is sometimes called reporting, in contrast to the production part of the job such as writing articles. Reporters may split their time between working in a newsroom and going out to witness events or interview people. Reporters may be assigned a specific beat or area of coverage. Thanks.
Regards,
http://www.hcgonlinebuy.com/
"
Envoyé par jaffa le 01-06-2012 à 12:23

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Sat, 19 Dec 2009 19:13:00 GMT - Saint Exupery
13°47N 53°14’W

Sat, 19 Dec 2009 19:13:00 GMT -
13°47N 53°14’W
16H13 heure du bord, 20H13 en France
Bonjour à tous,

Merci Jean Louis (l’autre Jean Louis), dans ton commentaire de nous rappeler cette très belle citation de Saint Exupery :

« Qui n’a pas su, pas osé, a un moment donné, risquer, n’a pas le droit de se plaindre de la médiocrité de son existence »

Quel grand homme ce Saint Exupery !
Je suis en parfaite harmonie avec cette pensée. Par contre, que mets-t’on dans le mot « Risquer »

Il ne s’agit pas de risquer sa vie de façon inconsidérée. Je vois, autour de moi, bien souvent on n’ose tout simplement pas, par peur d’être ridicule, pour ne pas prendre le risque de ne pas réussir, pour ne pas risquer un échec.

L’échec c’est quand on à définitivement abandonné. Ce que l’on entreprend ne fonctionne pas toujours du premier coup, il faut être tenace, et recommencer en tenant compte de ce que l’on a appris en ne réussissant pas la première fois. C’est vrai que l’échec fait mal, mais il n’y a pas d’échec tant que l’on n’a pas abandonné.

J’ai la passion de réussir, je pense que si l’on s’est fixé un objectif réaliste, on ne peut que réussir, par contre il ne faut jamais, jamais baisser les bras.

Bien souvent, on n’ose pas car on ne veut pas sortir de la routine et on surévalue les risques pour se donner bonne conscience de ne pas oser.

Il y a le risque financier. J’ai longtemps considéré ce risque comme inexistant. Tant que l’on est capable de travailler, on peut repartir à zéro. J’avais l’habitude de dire « Tant qu’on est en bonne santé ». Ce n’est même pas vrai car aujourd’hui je ne suis plus tout à fait en bonne santé mais je vie normalement. Il faudrait plus exactement dire «Tant que l’on est capable de travailler »

Il y a le risque physique. Ici, il faut également faire preuve d’honnêteté intellectuelle et mesurer très réellement le risque que l’on prend. Si l’on a bien étudié, à tête reposée, la situation, on peut prendre des mesures pour limiter énormément les risques physiques.

Et puis, je suis contre cette tendance à vouloir vivre dans le risque zéro. Déjà c’est impossible, cela n’existe pas. La vie est un risque.

Prenez la route, on a limité la vitesse et maintenant on parle de la limiter encore plus et de passer les autoroutes à 110 km/h. On marche sur la tête. Il n’y aura plus de risque le jour où il n’y aura plus de route.

Je suis contre cette tendance à rechercher un coupable dès qu’il y a un problème. Aux états unis, à force de faire des procès aux personnels médicaux tout est à l’arrêt et c’est au détriment des malades. Laissons-les prendre le risque d’aller de l’avant.

Laissez nous la liberté de prendre des risques !
Laissez nous vivre !

Bon, la navigation, c’est du bonheur.
Hier en fin d’après midi, le vent est revenu un peu. J’ai coupé le moteur et envoyé le spi sur tribord car c’était du Sud Est.

Pas très folichon, par moment des pointes à 6 nœuds et puis 2 nœuds, puis 5 minutes plus tard, à nouveau 6 nœuds. Ça pompait.
Et puis, vers 23h30 obligé de descendre le spi, l’orage approchait. Le vent était revenu plein Est, Force 4 établi, cela commençait à ressembler à des alizés.

J’en ai profité pour changer d’amure et envoyer le génois. Je ne veux pas du spi la nuit en plein orage, si le vent monte subitement à 40 nœuds, je serai mal.

Le vent est alors monté entre 15 et 20 nœuds, de vrais alizés quoi !
Toute la nuit et toute la journée, ce fut cavalcade sur les vagues, du bonheur.

Du coup, 126 Milles au compteur et plus que 445 Milles pour l’arrivée.
Cela semble difficile d’arriver mardi dans la journée. Il y a encore de la route. Par contre je ne peux pas arriver mardi soir car la passe du Marin est très délicate. Quand on ne connait pas, il faut impérativement la passer de jour.

Et puis, il y a Philippe, le caméraman Belge qui était déjà venu faire le départ à Lanzarote. Il souhaite venir au devant de moi pour filmer l’arrivée. Pour lui la nuit ce n’est pas trop top.

De ce fait, je vais continuer sur un rythme de 120 Milles par jour, quitte à ne pas utiliser le spi si le vent se maintient ainsi. L’arrivée est donc prévue mercredi matin.

Voilà !

Bon dimanche,

Jean Louis


16:13 hours shipboard time, 20:13 hours in France



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"Bonsoir cap’tain,
Cette fois c’est un temps d’arrière grand mère que tu as, mais finalement avec tes 110 Milles tu t’en sors bien dans la combinaison moteur diurne et spi en nocturne...sous les étoiles c’est un plus.
Sinon toujours pas de RER A, la France coupée en 2 demain par la neige, Johnny va mieux, le PSG a failli gagner, voilà les informations éssentielles, voire indispensables, dont tu avais surement besoin là bas...
Je te souhaite une autre bonnes nuit sous ton spi et ses étoiles
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 16-12-2009 à 23:36


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"Météo du 17 décembre
Salut Jean-Louis,
attention à cette nuit (à partir de 03:00 UTC), il est prévu dans ta zone des grains orageux avec rafales de NE 15-20 Kts, très localisés. Je ne sais pas s’ils vont te passer dessus car tu es en limite sud, mais tout de même prudence avec le spi de nuit...
Ce jeudi est annoncé comme prévu, petit vent d’Est < 10 Kts, risque d’averses. Il est prévu que ça monte E 15 Kts à partir de vendredi 09:00 UTC, pétole à 15:00 UTC, puis ça remonte 15 Kts samedi 03:00 UTC.
Un nouveau moment de calme dimanche à partir de 18:00 UTC. Lundi ce ne sera pas fameux (12 Kts) si tu es au-dessus de Lat 14°N, mais à partir de mardi ça devient bon parait-il. Ce sera du vent d’EST.
Voici donc cette météo irrégulière où domine des alternances de vent faible, des grains rafaleux, et des renforcements temporaires sans excéder 15 Kts. Une météo assez fatiguante semble-t-il ?
à demain pour un nouveau point..
Pierre-Yves
"
Envoyé par pierre-yves le 17-12-2009 à 00:09


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"Your story is amazing Jean-Louis and I’ve enjoyed following along so far. We here at The Kidney Foundation of Canada have sent a message to all our members with your website so they can follow along as well. Thank you for being an inspiration to so many people living on dialysis and that it doesn’t mean the end of their lives.
Good luck with the rest of the voyage and Iook forward to reading more passages as they are translated (my French is not that good).
Bon Voyage
Jodi Currie
The Kidney Foundation of Canada
Southern Alberta Branch (Calgary - to help with location)"
Envoyé par Jodi le 17-12-2009 à 01:09


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"Cher Jean-Louis,
Véronique et moi suivons ton fantastique voyage sans pour autant te déranger tous les jours. Nous sommes sous le charme. Et te savoir - déjà.. - à 800 milles de la Martinique, nous réconforte.
Audacieux ami, toutes nos meilleures pensées continuent à t’accompagner, très chaleureusement."
Envoyé par Dominique Manchon le 17-12-2009 à 08:01


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"bonjour Jean louis
Merci pour vos courrier.On aimerai être avec vous. Vous raconter tellement bien.ici ,nous sommes sous la pluie ,mais tous les matins quand j’allume mon ordi ,il apparaît un grand rayon de soleil.Peux être qu’un jour,nous irons tous les deux arpenter de retour les pontons de port la foret et vous me raconter des grand moment de votre traversée
Aller Jean louis ,le père Noël vous attends au antille
bon vent
noel"
Envoyé par morin noel le 17-12-2009 à 09:25


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"Salut de Cannes Jean Louis, je vois qu effectivement la meteo n est pas fameuse, mais tu es quand meme dans les temps, la moyenne des traversees pour des bateaux comme les notres est de environ 22 jours + ou - 2 ou 3 jours selon les calmes rencontres, l essentiel est que tu aies suffisamment de liquide de dialyse, tu y es presque, je vais recontacter l ami Marc aux Antilles pour lui annoncer ton arrivee. Bon vent pour la fin du voyage amities JL"
Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 17-12-2009 à 10:57


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"Des histoires à la asterix!!!
"Des pi..des pi...des PIRATS!!!!"
Et non juste un cargo!!! ;o)

En tout cas, un grand merci à toi Jean Louis pour nous faire vivre tout cela à travers le net, on y pense de temps en temps dans la journée, et puis y a le moment de la p’tite histoire avec tes belles photos!

Dis tu crois que de l’eau à 31 degrés tiendrait dans un thermos! ;o)

Bises!
Nico, Emilie et le p’tit!"
Envoyé par Nicolas Clemendot le 17-12-2009 à 13:50


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"Flâner en chemin...
Flâner en chemin, l’humeur en tête de spi, et les bottes qui claquent dans les flaques d’eau. V’là que tu nous fais de la marine buissonnière, à l’image d’un apprenti voyageur qui aurait décidé de jouer au bord du sentier sans se préoccuper de la nuit qui va tomber, et des grands qui pourraient s’inquièter...
Juste humer sur la route les brumes ensoleillées de l’instant, relever la tête, et goûter le moment de s’arrêter. En plein milieu du milieu de nulle part sur une coque epoxy en baguenaudant, et qui pourtant tel un pointillé sur la route grapille au quotidien quelques milles dans une nonchalence coriolisienne qui dans l’hémisphère nord oriente les tempéraments même flegmatiques d’est en ouest.
Même si le marin se lève pour bouffer des milles et des noeuds, se saliniser l’estime d’une arrivée au port à coups de grains sur le pif, j’aime la tournure que prend cette balade tranquille, à l’image d’un parcours initiatique, qui n’en rend pas moins belle la performance l’endurance et la constance dans l’effort... de voir les jours passer, perpectives de retrouvailles reportées mais qui n’en seront que plus belles...Puisses-tu dans cette accalmie chaotique au vu des précisions de notre baladeur météorologique pierre-yviste, trouver le souffle d’air qui saura gonfler les ailes de l’harmattan jusqu’au bout du voyage...mais avec ce brin flâneur de grands chemins!!!."
Envoyé par creusot alain le 17-12-2009 à 14:55


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"Such Bloody,week worth move seat drop drive water speech table debate over into motion reform somebody letter twice support tomorrow where thought attack attack favour scene financial perform word mile rate responsible agency primary certain majority respond few dress reader finger charge stock lead whatever medical get suitable university enough benefit computer cry phone trouble arrangement slip visitor woman launch interest pain employ defence academic elsewhere explain used western writer trust circumstance down go meal convention switch sing entitle forest might hear beautiful god tradition vary imagine "
Envoyé par hotel buchen frankreich le 14-04-2010 à 07:48

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Sun, 20 Dec 2009 19:01:00 GMT - Est-ce grave Docteur ?
14°40N 55°28’W

Sun, 20 Dec 2009 19:01:00 GMT -
14°40N 55°28’W


16H01 heure du bord, 20H01 en France
Bonjour à tous,

Est-ce grave Docteur ?
Comme c’est dimanche et que l’arrivée est proche, j’ai passé une poche de Baron de Lestac à la place d’une poche d’Estraneal. Je me sens tout chose et j’ai trop envie de déconner. Est-ce grave Docteur ?

Bon, c’est pour rire. Tout va bien à bord, j’avais trop envie de la faire celle là.

Toute la nuit, de très bons alizés entre 15 et 18 Nœuds. J’ai dormi comme un bébé, sous grand voile, artimon et génois, le bateau s’est régalé.

Ce matin, réveil à l’heure où blanchie la campagne : 7 heures !

Le vent a faiblit un peu autour de 13 Nœuds, aussi j’ai décidé de monter le spi. Difficile ce matin, il y a des jours comme cela, ou bien c’est l’effet de la dialyse au Baron de Lestac mais rien n’allait bien.

La drisse de spi qui s’enroule dans le génois, l’écoute de spi passée du mauvais côté de l’écoute de génois, ……

Bon, j’ai fini par y arriver mais difficilement.

Sinon, il ne se passe pas grand-chose, le bateau avance bien et maintenant j’ai hâte d’arriver.

Les repas c’est conserve en entrée, poulet beurk et conserve en dessert.

Je rêve d’un bon steak tartare avec des frittes et d’un énorme café liégeois. Et puis avant tout cela, une énorme bière pression avec un bock qui sort du congélateur.

Ce matin j’ai vu deux grands oiseaux de mer comme l’autre jour. C’était un couple d’adultes. Là cela n’a pas trainé, ils ont fait un tour autour du bateau et plongés quelques mètres devant. Chacun est ressorti avec son poisson, ils ont fait petit déjeuner et sont repartis on ne sait où.

A midi moins le quart, j’étais en pleine sieste. Hé oui, c’est surprenant mais je m’étais levé très tôt. Et puis, on n’est pas sur le même fuseau horaire. Tout à coup je suis réveillé en sursaut par l’alarme collision. Cela fait trois semaines que je ne l’ai pas entendue. Que se passe t il ?
Je me lève et file à la table à carte. Je valide l’alarme et regarde. Il y a un bel écho sur tribord, en limite de zone de garde. Je regarde par le hublot. C’est un gros cargo qui repars presqu’à vide vers le vieux continent. Il est à 2,5 milles, je le vois bien.

Ce matin c’était lessive. J’ai mis le groupe électrogène en marche et j’en profite pour recharger mes batteries. J’ai mis également le déssalinisateur en marche pour refaire un peu d’eau potable.
Je ne suis pas satisfait de la charge des batteries et il me semble que mon gros chargeur de batterie, celui sensé fournir 80 Ampères ne fonctionne pas correctement. Je vais voir dans la salle machine, les leds n’arrêtent pas de clignoter. Cela ne me semble pas bon, il faudra que je regarde cela au port. Je viens déjà de le retourner chez le fournisseur où il est resté plusieurs mois. Heureusement, j’ai trois chargeurs de batteries. Du coup, si l’un tombe en panne, ce n’est pas une catastrophe.

Il fait un peu moins chaud avec 29°à l’intérieur du bateau, il y a quelques nuages mais cette chaleur est difficile à supporter.

135 Milles au loch ces dernières 24 heures, nous sommes maintenant à 314 Milles de l’arrivée. Il va falloir que je monte faire un empannage pour tirer un bord bâbord amure cette nuit.

Bonne soirée.

Jean Louis


16:01 hours shipboard time, 20:01 hours in France
Hello everyone,

Is it serious, Doctor?
As it is Sunday and as I am getting closer to my destination I decided to infuse myself with a pouch of Baron de Lestac instead of an Estraneal one for a change. I am not feeling myself and really feel like messing. Is it serious, Doctor?

Ok, I’m only joking. On board everything is going well, I just wanted to pull a fast one.

All through the night, the trade winds were excellent, blowing at between 15 and 18 knots. I slept like a baby and the boat, sailing under the mainsail, the mizzen and the jib, had a great time.

This morning I woke with the sunrise at 7 o’clock!

The wind had dropped a little, down to around 13 knots, and I decided to hoist the spinnaker. Bit of a difficult morning, some days are like that, it may have been the after effect of my Baron de Lestac dialysis but nothing was going right.

The spinnaker’s halyard that wound itself around the jib, the sheet of the spinnaker that ended up on the wrong side of the jib sheet ……

I got there in the end but with great difficulty.

Other than that, there isn’t much else to report, the boat is sailing well and now I’m really looking forward to my arrival.

Meals consist of tinned starters, yucky chicken and tinned desert.

I’m dreaming of a nice steak tartare with French fries and an enormous café liégeois [coffee ice cream sundae], but, first of all, an enormous draft beer in a glass straight out of the freezer.

This morning I saw two large seabirds like the ones I saw the other day. These were a pair of adults and didn’t waste any time. They simply flew around the boat and dived into the water a few meters ahead of the boat. They each surfaced with a fish, ate their breakfast and went on their merry way, heaven only knows whereto.

At a quarter to twelve, I was already having my siesta. Ah yes, bit of a surprise, but I did get up very early. And then of course, we’re in a different zone. All of a sudden I was woken by the collision alarm. It had been three weeks since I heard it last. What was going on?
I got up and rushed to the map table. I confirmed the alarm and looked. A fine echo on starboard, just at the edge of the sea-watch area. I looked through the porthole. It was a large cargo vessel which was leaving for the Old Continent, almost empty. She was 2.5 miles away, I could see her clearly.

This morning, I did my washing. I switched on the power supply and charged my batteries into the process. I also turned on the desalinator to make myself some drinking water.
I’m not happy with the battery charge and have a feeling that my big battery charger, the one that is supposed to supply 80 Amperes, isn’t working properly. I took a look in the engine room, the LEDs just keep flashing. That doesn’t look too good; I’ll have to check it out once I land. I did already send it back to the supplier who kept it for several months. Luckily, I have three battery chargers. So, if one breaks down, it’s not a total disaster.

It’s a little less warm now, 29°inside the boat, there are some clouds but this heat is difficult to bear.

135 miles in the log these past 24 hours, now we’re 314 miles away from our destination. I’ll have to go up and do some gybing to sail on port tack tonight.

Have a pleasant evening!

Jean Louis



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"Grosse flemme Cap’taine !! Et la photo ? Vous nous avez habitué à mieux que ça ;)
"
Envoyé par Anne-France le 17-12-2009 à 20:55


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"Hello captain
Et si l envie de rien était simplement la plénitude??? Nous vivons dans un monde où nous devons contenter nos envies qui, une fois contentées, en entrainent d autres. Qui prends le temps de nos jours ? Le temps de contempler l horizon (quand on a la chance d en avoir un lol), de savourer chaque minute, chaque seconde qui passe, cela est un luxe accessible à peu d entre nous. Pour notre société, contempler le temps qui passe est de la faignantise ! Quel touriste occidental n a pas été frappé et ne s est pas empresser de juger de fainéants ces hommes assis au bord d une route, d un trottoir ou de nulle part et qui ne font "rien" ? Profites captain tu mérites d atteindre cette plénitude car ton courage est immense.
Je suis tes aventures depuis un bon moment maintenant et c est avec bonheur que je lis chaque jour tes posts.
Quel leçon pour nous tous qui nous plaignons du moindre bobos !
Grâce à toi j ai un peu l impression de retrouver cette vie qui m manque tant !
Je me permets de te tutoyer car depuis le temps que je suis tes aventures je me sens un peu proche ;-)) et mon bo papa chéri jacky m a tant parlé de toi...
Bisous captain"
Envoyé par chrystelle le 17-12-2009 à 21:45


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"Bonsoir Mon Capitaine,
Savourez, profitez, appréciez...
et merci pour vos récits qui, d’ici sous la neige, nous font voyager. Encore une fois, malgré votre relative solitude, vous n’êtes pas seul à bord, nous vous accompagnons.
Bon vent.
Nicolas
Bisous de Lou-Anne."
Envoyé par N Mullier le 17-12-2009 à 21:53


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"Salut Frangin,

Il n’est pas honteux de profiter de la vie et des bons moments qu’elle nous réserve. Tu les as assez attendus ces moments là pour en profiter pleinement maintenant.
Je te l’ai écrit le 1er décembre, quand tu es parti : PROFITE ! Tu as enfin réussi à le faire et j’en suis heureuse pour toi. Ne culpabilise donc pas.
Big bisous
Marie"
Envoyé par Marie le 17-12-2009 à 22:21


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"Bonswa cap’tain,
Tu vois les réactions sont unanimes à propos de ta période de bulle, savoures, delectes toi de ces moments de farniente car comme disent les copains tu tu l’as mérité...Profites et prolonges cet état contemplatif avant de retrouver dans quelques jours ce monde de brute...(Encore qu’aux Antilles ce sera plus progressif.)
Donc la devise c’est "même pas honte"...D’ailleurs j’aimerai bien la partager avec toi, histoire d’allèger le fardeau...
A part ça tu as eu ton petit coup de vent matinal après les 1300 rpm de la nuit, in fine 122 Miles, tu t’en tires plutôt bien vu les conditions.
Have a good night cap’tain.
Jacky
"
Envoyé par jacky Peudevin le 17-12-2009 à 22:53


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"Salut Jean Louis, en lisant ton texte de ce jour j ai pense a une de mes chansons preferees de Montand, la tete a l ombre.. si tu ne l as pas je te la passerai, quand je suis dans les iles sur mon bateau a l ancre je la mets toujours, j adore.. c est exactement ce que tu decrivais.. Cela m a fait aussi penser a l oncle Espagnol de BJ qui lors des dernieres vacances passees avec lui se levait a midi, et dormait l apres midi sous les arbres a l ombre, de preference au moment ( l enfoire) de mettre la table, de la debarasser, de porter les poubelles etc.. comme nous le regardions d un oeil manifestement accusateur et nous mettions a faire du bruit pour le reveiller, bien sur sans succes, dans ces moments la . il a mis fin un jour a tout cela en nous disant avec un tres fort accent Espagnol, " moi ye soui en bacances, ye trabaille bocou touyour et en bacances ye ne ne fai pa RRien, RRien, seleument ye dor, ye dor, et ye ne pas RRRIEN! woila. " et comme dans les films comiques il s est recouche sous son arbre en remettant un chapeau sur le visage.. Bon il nous a pris de court, on a compris et on a continue, et lui il etait comme toi ce matin..
( pour la petite histoire le lendemain on l a b.., on lui a fait honte expres devant la grand mere et du coup il est alle porter les poubelles..). C est vrai qu il faut cultiver l art de buller sur un bateau, c est une vraie delectation !! Ton coup de fil depuis le milieu de l Atlantique m a fait tres tres plaisir, j ai hate de pouvoir te rendre la pareille !! J ai prevenu Marc de ton arrivee, tu me disais au tel que tu devrais t occuper du bateau en arrivant, il pourrait peut etre s en occuper tres bien, notamment remettre tout en ordre pour la suite du voyage, il l a tres tres bien fait pour moi, et je supposes meme que si tu continues apres sur l arc Antillais, Odile et lui pourraient t accompagner un peu, j ai deja navigue avec Marc, il est tres efficace sur un bateau, Odile aussi. Comment fonctionne ton alternateur d arbre d helice, ? obtiens tu des Amp ? a partir de quelle vitesse est ce vraiment efficace ? Un truc: quand tu es dans la petole, avec la drisse d artimon tu peux envoyer un foc le plus leger possible en tete d artimon, amure en pied de grand mat, avec une estrope si necessaire, point d ecoute en bout de bome d artimon, il suffit d y frapper une poulie, cela te fait une voile d etai d artimon, cela fonctionne tres bien entre 120 et 160 deg du vent a peu pres, tu peux gagner un bon noeud, voire un noeud et demi sur la moyenne, pas negligeable dans le petit temps, de plus cette voile recentre le centre velique, et le bateau "encense " ou "salue" moins s il y a de la houle, donc freine moins lorsque cela est le cas et qu il y a du tangage .. Ce sont des petits trucs appris dans la petole a Tahiti..mais je dois enfoncer une porte ouverte.. Ce matin en petit dejeunant j ai pense a toi et a ta presque penurie de beurre, du coup j en ai remis une couche a ta sante. ! ..j espere que cela t as fait du bien.. apres j ai voulu manger des chocolats offets par des connaissances, pas vraiment des amis, j ai aussitot pense a toi et aux chocos parfumes au laxatif offerts a CCH, du coup je les ai reposes, je pense que je vais les balancer.. des fois qu il y ait de la mort aux rats dedans.. Bon, on a bien rit pendant ce coup de fil, je ne sais pas quand mais je t invite soit chez le chinois soit au couscous comme dab des que l on peut, histoire de reprendre les bonnes habitudes, mais tu devras m inviter a dormir dans ton camping car au bord de la mer comme dab aussi, histoire que comme dab toujours on refasse le monde apres diner et que l on se gave de critiquer CCH ( c est c.. s il devient sympa, nous allons nous ennuyer !! ) A bientot l ami, continues a bien profiter de ta belle aventure, bon vent pour la suite. JL"
Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 17-12-2009 à 23:15


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"Salut Jean Louis
BRAVO! Et profites de ces merveilleux moments, que j’espére tu me raconteras de vive voix non pas devant la cheminée mais devant un "ti-punch"...Je reste en veille sur ton blog et continue à suivre ta belle aventure.Bon vent,Jean Louis. Marc(guadeloupe)"
Envoyé par Marc Bernet le 17-12-2009 à 23:42


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"Météo du 18 décembre
Salut Jean-Louis,
ça y est.. ça va démarrer. Demain vendredi c’est annoncé entre 10 et 15 Kts d’Est, petite accalmie l’après-midi, puis ils prévoient enfin du vent la nuit suivante (vendredi à samedi). Ce ne sera pas une véritable montée en puissance des alizés, mais ça a l’air de tenir. Samedi du Est environ 15 Kts, dimanche entre 15 et 20 Kts toujours plein Est. ça mollit un peu lundi a-m (10 Kts), pour s’établir à partir de mardi à 15 Kts environ.
Tu as très bien fait de descendre en-dessous de 14°N, au-dessus c’est très moyen.
Restera donc à gérer le vent arrière, mais c’est tout de même mieux que rien !
à demain pour un nouveau point..
Pierre-Yves"
Envoyé par pierre-yves le 17-12-2009 à 23:58


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"Vent dans l’cul
Voiles en ciseau !
Les perspectives météos nous remettent en alerte...
Allez, sortir de cette torpeur zénifiante, et quitter le charme du chant des sirènes qui annihile toute velléitude...et surtout ne pas y succomber!
Vite un seau, briquer le pont, refaire l’ourlais de la grand voile au fer vapeur, une chemise propre, une frisure à la moustache, une aile d’exocet dans la casquette, l’amer vif horizon dans un oeil, le compas dans l’autre, ça y est, ça va godiller...
De l’air bondieu, des milles dans l’pif et des noeuds dans le sillage, et que d’ici quelques jours une renverse de vent puisse te glisser déjà des prémisces de senteur couleur terre et tiponche.
Va pas se laisser ensuquer par un p’tit océan de rien du tout not Jean Louis.
Vaillant Cap’taine! Et devant , toujours droit devant, vent dans l’cul en godillant !!!"
Envoyé par creusot alain le 18-12-2009 à 10:23


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"Bonsoir Amiral. Votre ( fausse ) torpeur attentive me rappelle les moments rares où je m’asseois dans une cathédrale ( en France, on en a toujours une à proximité )où je ferme les yeux et où je ne fais ..... rien. Luxe suprême.J’écoute, je m’imprègne, je sens les ondes, celles du lieu, celle des générations qui les ont traversés et je ne fais ... rien. Comme une éponge, tous les pores dilatés, je charge le disque dur, à la recherche de valeurs, de souvenirs. Comme je vous comprends ! Profitez en à fond, la réalité quotidienne est bien morne.
Bon vent.... il arrive. Amitiés. GD et MD"
Envoyé par gd le 18-12-2009 à 16:56


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"Je viens de passer l’après-midi à vous lire et je n’ai qu’un mot qui ressort de mon émotion : Bravo"
Envoyé par Emmanuel S le 18-12-2009 à 17:01


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"Bonjour le privilégié
Tout cela me fait trés envie mais il faut d’abord le mériter alors au boulot .quand à toi, profites en bien .
j-christophe"
Envoyé par jean-christophe le 18-12-2009 à 17:02


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"Bonsoir "Heureux Homme"
Qu’il doit être bon de ne rien faire quand tout s’agite ou plutôt que l’on devine que tout s’agite autour....
Quel bonheur d’avoir à dormir sous les étoiles, alors qu’ici ça gèle, ça neige, ça glisse, ça se casse la gueule, ça froisse de la tôle, ça bloque partout...
Je vous souhaite une très bonne fin de parcours et un bon noël.
J.D."
Envoyé par Dollée Jacques le 18-12-2009 à 19:05


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"non vraiment non ...
c’est un scandale...

On nous annonce une aventure périlleuse, un exploit .... et le capitaine se dore la pillule au soleil .... rembourser....
Que du bonheur ce dernier article ... ici, en provence, à Carepentras il neige.... demain -6 prevu et mistral .....

Que j’ai envie de me teleporter, je ferais la cuisine des exocets....


Merci de nous faire rever encore...
Luc"
Envoyé par lud billaux le 18-12-2009 à 19:07


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"Jean-Louis, un mot à propos de ton traducteur/ta traductrice: Quel bon travail, mes compliments! Ainsi j’ai pu recommander de suivre ton voyage à plein d’amis qui ne comprennent pas le francais.

Et bravo à Didier pour le set-up du site: excellent!

Bises à toute la famille!
Je vous souhaite de pouvoir être réunis sous l’arbre de Noel.
"
Envoyé par petra le 19-12-2009 à 23:50


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"Safe Friend,develop okay must recognize fit combine comparison interested other pattern injury shop walk restaurant prospect until variation before interest assembly threaten with professional expensive voice increasingly child secretary not equal agency ready round just only yesterday sale name hope relation soldier rule government as aircraft decide not after relatively media addition some love criminal discipline employment bad afraid narrow illustrate influence play night focus client own horse various slightly stock attractive boy code pain day existing provision professional party move traffic vote opportunity disappear an "
Envoyé par hotel suchen oesterreich le 01-05-2010 à 18:17

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Mon, 21 Dec 2009 19:15:00 GMT - Histoires de coques !
13°57N 57°22’W

Mon, 21 Dec 2009 19:15:00 GMT - A tale of tangles!
13°57N 57°22’W


16H15 heure du bord, 20H15 en France
Bonjour à tous,

Histoires de coques !
C’est la bérézina, quand les ennuis commencent ça vient toujours en rafale.

Hier soir, j’ai décidé de laisser le spi pour la nuit car la météo s’annonce clémente.

Je suis en train de lire « La femme du marin » de Katherine Scholes. Puis vers 20 heures, je sors de mon roman et trouve que tout est bien calme. Serait-on arrivés à la marina ?

Je pose le livre, enfile mes charentaises et sors dans le cockpit.
HORREUR ! A la faveur d’un changement de direction du vent, le spi s’est enroulé autour du bas étai et forme une grosse coque en son milieu.

J’allume les feux de pont avant et vais jeter un coup d’œil. Très moche, le spi est véritablement tirebouchonné sur l’étai, il y a bien une dizaine de tours.

Je m’assoie et je réfléchie. Que faire ? Il fait nuit, je ne veux pas empirer les choses. Est-ce que je peux dérouler le génois ? Pas sûr !

Après de nombreuses réflexions, je décide de mettre le moteur et d’aller me coucher pour attendre le jour. La météo est clémente et je ne risque rien d’attendre.

Bien sûr, je ne dors pas de la nuit, je me fais trop de bile. Avant les premières lueurs de l’aube, vers 6 heures, je suis debout. Ça ne va pas. Je finie la tête dans la cuvette et comme je n’ai rien mangé je comprends le sens de l’expression « Se faire de la bile »

Dès que je sors sur le pont cela va mieux. Je m’assoie, je regarde et essaie de comprendre comment faire. Seul c’est très compliqué. A deux pas de problème mais seul c’est difficile.

Je reviens réfléchir à la table à carte et machinalement, je regarde mes instruments.
HORREUR ! La réserve d’eau potable est totalement vide et la souillarde déborde.
Cela fait beaucoup pour un seul homme et je me ferais bien une dialyse au Baron de Lestac. Non, soyons sérieux et essayons de mettre les choses à plat.

Pour la réserve d’eau, je ne vais même pas voir, je sais exactement d’où cela vient et je coupe immédiatement la pompe à eau douce et mets le déssalinisateur en marche. J’avais déjà eu le même problème en arrivant à Lanzarote. Sous ces latitudes, il fait excessivement chaud dans la salle machine. Il existe deux types de tuyau pour transporter l’eau alimentaire. Les tuyaux pour eau froide et les tuyaux pour eau chaude (120°).
En toute logique, j’ai utilisé des tuyaux eau froide pour l’eau froide et des tuyaux eau chaude pour l’eau chaude. C’est une erreur.

Ce qui vient de se passer, c’est sur le tuyau qui apporte l’eau froide au ballon d’eau chaude. Avec la chaleur d’une part et la pression de la pompe à eau, une coque s’est formée et a crevée, produisant un jet d’eau dans la salle machine. Le réservoir s’est ainsi vidé pendant la nuit.

Pas grave, il suffit de laisser tourner le déssal pendant quelques heures et d’actionner la pompe de calle. Je réparerais cela au Marin.

Pour le spi, c’est beaucoup plus ennuyeux. Il n’y a pas trop de vent, de 10 à 12 Nœuds et si je n’ai pas le spi, cela va être beaucoup de moteur. Le caméraman et le photographe m’attendent en Martinique et je dois absolument arriver mercredi.

Heureusement, la jauge à gasoil indique la moitié mais comme le réservoir est conique, peut être ne reste t il que 200 litres.

Bon j’aimerai bien ne pas arriver à la marina avec mon spi enroulé sur l’étai. Cela fait désordre.

Je demande conseil à Pierre-Yves, je demande conseil à Frédéric qui m’a fabriqué mon spi et qui fait de la régate. Cela arrive bien sûr d’enrouler son spi sur le bas étai, mais là c’est copieux.

Il n’y a pas de recette miracle et seul c’est difficile.
J’essaie de faire des ronds dans l’eau au moteur pour qu’il se déroule seul, mais il faudrait quelqu'un à l’avant pour l’aider.

J’essaie le conseil de Frédéric. Il me dit si j’arrive à démêler le bas, le haut viendra tout seul.

Je mets le harnais et m’emploie à détortiller le bas. Assez facile. Après une demi-heure d’efforts, j’ai tout le bas du spi dans les bras. Immédiatement je l’entoure de multiples rabans pour qu’il arrête de vivre sa vie.

J’essaie alors de le faire tourner autour de l’étai pour libérer le haut. Impossible, il se love à nouveau sur l’étai. Il me faudrait une chaussette, genre housse de polochon que j’enfilerai dessus pour l’endormir. Mais je n’en ai pas. Alors avec des cordes j’essaie de fabriquer une chaussette. Cela ne marche pas.

Je me décide en dernier recours à monter dans le gréement. J’ai préparé une dizaines de rabans et je vais le ficeler.

Pas facile, avec la houle qui est importante, je fais des grands cercles qui m’emmènent au dessus de l’océan à trois mètres du bateau puis je reviens violemment sur le mât. J’arrive à en mettre deux puis j’abandonne, épuisé.

Bon, le canard est toujours vivant et je vais m’y remettre quand le soleil sera un peu moins fort. Peut être vais-je devoir attendre d’être au port ?

Bon, j’ai quand même mis une bouteille de champagne au frais. Une demi-bouteille plus exactement, cela suffira pour mon bateau, les voiles et le capitaine. J’ai maintenant vraiment hâte d’arriver. Trois semaines de total solitude, c’est pas mal, après cela deviendrai de la gourmandise.

Dommage le problème du spi, cela gâche un peu les derniers jours. Si au moins j’arrivais à le démêler, ce serai le grand bonheur.

Bon, je suis à 205 Milles de la Martinique, pour vous situer, c’est la distance entre Marseille et les Baléares. 123 Milles ces dernières 24 heures, je suis sur un trip qui m’amène mercredi matin au Marin. Je suis par ailleurs à 131 Milles de La Barbade, la première île des Antilles sur la route.

Bon je vais vous laisser, j’ai du travail qui m’attend.
A demain.

Jean Louis


16:15 hours shipboard time, 20:15 hours in France
Hello everyone,

A tale of tangles!
It’s true what they say, trouble never comes alone!

Last night, I decided to leave the spinnaker firmly in place for the night as the weather forecast was good.

I was reading the “La femme du marin [The Sailor’s Wife]” by Katherine Scholes. At about 8 p.m., I looked up from my book to find everything calm and peaceful. Would we ever have arrived at the marina?

I put my book down, put on my slippers and went into the cockpit.
SHOCK HORROR! As a result of a change in wind direction, the spinnaker had become wrapped around the lower headstay and formed a huge tangle in the middle.

I switched on the front deck lights and went over to have a look. This was nasty; the spinnaker was coiled round and round the headstay, a dozen times at least.

I sat down and began to think. Now what? It was dark, the last thing I wanted to do was to make matters worse. Could I unroll the jib? Not too sure!

After some more pondering, I decided to switch on the engine and to go to bed and wait for day time to come. The weather forecast was mild and I wouldn’t be taking any risks by waiting.

Needless to say, I didn’t sleep a wink, I was worried sick. Even before the first glimmer of dawn, at 6 a.m., I was up. Things weren’t going too well. I ended up with my head in the basin and as I hadn’t had anything to eat yet I understood the meaning of the expression “sick with worry”.

But as soon as I got out on deck, I felt better. I sat down, looked and tried to figure out what to do next. By yourself, it’s extremely complicated. If there were two of us it wouldn’t be a problem but on my own it would be a different matter altogether.

I went back to the map table to think some more and automatically looked at my instruments.
SHOCK HORROR! I had completely run out of drinking water and the box room was about to overflow.
That was an awful lot for one man to cope with; I could have done with a Baron de Lestac dialysis. No, no time for joking, I had to examine all the angles.

I didn’t even bother to go and take a look at the water tank, I knew exactly what had caused it and I immediately cut the freshwater pump and switched on the desalinator. The same thing happened when I was arriving in Lanzarote. In these latitudes, the engine room gets far too hot. There are two types of pipes you can use to transport drinking water. Pipes for cold water and pipes for hot water (120°).
As logic would dictate, I used the cold-water pipes for the cold water and the hot-water pipes for the hot water. Big mistake!

Now there was a problem with the pipe transporting the cold water to the hot-water tank. On account of the heat and the pressure from the water pump, the pipe started to bulge and then burst so the water simply sprayed into the engine room. The tank had run dry overnight.

Not too bad, that could be solved by switching on the desalinator for a couple of hours and by turning on the stall pump. I decided to fix that at Le Marin.

The spinnaker was far more annoying. As there wasn’t a whole lot of wind, 10 to 12 knots, it would mean using the engine quite a bit if the spinnaker was out of action. The cameraman and the photographer are waiting for me on Martinique and I must arrive on Wednesday, cost what may.

Luckily, the fuel gauge indicated that I had half a tank left, but, as the tank is conical in shape, it was also possible that there was only 200 litres left.

Right, I didn’t fancy the idea of arriving at the marina with my spinnaker wrapped around the headstay. It looks untidy.

I decided to ask Pierre-Yves for advice and to ask Frédéric, who made my spinnaker and takes part in regattas, for his opinion. Of course a spinnaker can get wrapped around the lower headstay, but it’s a dose.

There wasn’t a miracle cure and on my own it was undoubtedly going to be a challenge.
I used some engine power to sail circles in the water in the hope that it would uncoil all by itself, but I really needed someone at the bow to lend a bit of a hand.

I tried to follow the advice Frédéric gave me. He told me that if I managed to untangle the bottom the top part would disentangle itself automatically.

I put on my safety harness and tried to untangle the bottom part. Easy enough. After about half an hour I was holding the entire lower part of the spinnaker in my arms. I quickly wrapped several ropes around it to prevent it coming back to life again.

I then tried to turn it around the headstay to free the upper section. Impossible, it coiled itself around the headstay again. I would need some sort of a cover, something like a bolster case to wrap around it and stop it from moving. But I didn’t have any. So I decided to try and manufacture one with the ropes. That didn’t work either.

As a last resort, I decided to climb into the rig. I had about twelve pieces of rope at the ready and I was going to truss it.

Not as easy, with the heavy swell, I ended up flying circles over the ocean, some three meters away from the boat before being banged into the mast again. I managed to get two of them on, then I gave up, I was exhausted.

Right, as the problem hadn’t been resolved, I decided to give it another go once the sun eased off a little. I might even end up having to wait until I get into the harbour.

But at least I had a bottle of champagne chilling; half a bottle to be precise, that should be plenty for my boat, the sails and the captain. Now, I simply can’t wait to arrive. Three weeks in complete solitude is great but anything more would be sheer greed.

Pity about that problem with the spinnaker, it puts a bit of a damper on these last few days. I would be absolutely thrilled if I could at least manage to untangle it.

Right, I am now 205 miles away from Martinique, to give you an idea, the same distance that lies between Marseille and the Balearic Islands. 123 miles these past 24 hours, I’m on a run that should see me arrive at Le Martin on Wednesday morning. I’m also at 131 miles from Barbados, the first Antilles Island on my course.

Right, I’ll leave you for now, duty calls.
Talk to you tomorrow!

Jean Louis



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"Guten Tag, Hans-Ludwig! Wie gehts? Bon, le reste dépasse le peu de vocabulaire allemand que j’ai réussi à t’apprendre durant nos cinq années de voisinage à Port Napoléon.(Faut ajouter à ceux qui ne me connaissent pas: mon vocabulaire francais est limité aux vacheries que m’ont appris les frères Clémendot). Je profite de la bonne humeur de mon épouse (elle est ma voix, et moi son cerveau) pour qu’elle traduise le suivant: Avec le sondeur de ton thermomètre à côté du pot d’echappement et ton moteur qui doit tourner pendant la nuit, les 32,3° ne m’étonnent pas! Ou bien, tu t’es trompé de navigation, car la temperature maximale en ce moment est mesurée actuellement au Pacifique Sud avec 30°.
Amitiés toujours,
l’enculeur de mouches (à travers)."
Envoyé par BERTI le 18-12-2009 à 22:19


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"Météo du week-end,
Salut Jean-Louis,
Le démarrage des alizés hoquète. Il y aura encore des haut et des bas jusqu’à mardi. Samedi devrait être une bonne journée: ils annoncent des alizés assez réguliers d’Est, environ 15 Kts toute la journée. Faut en profiter car dimanche après-midi ça retombe environ 10 Kts voire moins. Lundi même chose: vent le matin 14 Kts et quasi-pétole l’a-m. Mardi même chose, vent le matin avec toutefois un peu moins de pétole l’a-m. Et mercredi ça démarre vraiment.. mais depuis le temps qu’ils nous les promettent ces bons alizés de 20 Kts, il vaut mieux attendre dimanche pour affiner.
Cela ressemble à un régime de brise... curieux, non ?
à demain pour un nouveau point
Pierre-Yves"
Envoyé par pierre-yves le 19-12-2009 à 00:16


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"Salut Jean Louis, en rangeant mes affaires je suis tombe sur un truc que j avais mis au mur dans ma chambre d etudiant il y a fort longtemps, et qui s applique tres bien a toi:
c est une citation de St Exupery: "Qui n a pas su, pas ose, a un moment donne, risquer, n a pas le droit de se plaindre de la mediocrite de son existence" , bonne journee l ami, je te souhaite un meilleur vent. Je pars a PN demain, te donnerai des nouvelles. amities JL"
Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 19-12-2009 à 10:16


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"Allez Berti, on ne va pas chipoter pour quelques degrés de plus ou de moins..nous ici on n’est plus à 2 ou 3 degrés près ...puisque l’on est pris dans les glaces..
Pour toi cap’tain la glace doit t évoquer plus celle que l’on met dans le Ricard quand on a un peu chaud et que c’est surtout l’heure de l’apéro..(.Mi bel plési : Quel plaisir) bien sûr en Créole..mais attention seulement :( tanzantan.)..
Je vois que si tout va bien tu vas finir la toute avec du 20kts et tu vas arriver comme une balle sous spi dans la baie de Fort de France...A propos quel est ton point d’arrivée...Le Marin??
C’est week end cap’tain, n’oublies pas ta bière, le petit chocolat et autres gateries.
Jacky"
Envoyé par jacky Peudevin le 19-12-2009 à 13:35


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"Bonjour Amiral. Vous me permettrez de tempérer quelque peu les considérations relatives à la moto en début de propos. D’accord, on a pas tout démonté ( quoique ! ), d’accord, on y habite pas, d’accord, on a pas tout refait.....d’accord. Mais le vent qui vous fouette le visage, la flotte qui vous arrive en pleine gueule pendant des centaines de bornes, l’odeur enivrante des champs de lavande, la douceur des pinèdes et l’odeur acre des champs fraichement labourés au petit matin quand la terre fume aux premiers rayons d’un soleil d’hiver et ce coeur de 1600 cm3 qui vibre entre vos jambes.... c’est pas de la sensation,ça, nom de D..???? Y’ commence à délirer, Christophe Colomb.! Une insolation ? Les premières attaques du scorbut ? Le charme ravageur des sirènes ?
Vivement la terre !!!
Reprenez vous, Amiral !
Sans rancune. GD"
Envoyé par gd le 19-12-2009 à 14:40


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"Je découvre votre blog par V&Voiliers. Bravo ! Ca nous fait réver (à Paris ciel gris et -3°C, brrr !). "
Envoyé par BDG le 19-12-2009 à 21:50

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Tue, 22 Dec 2009 12:38:00 GMT - Putain de spi !
13°57N 57°22’W

Tue, 22 Dec 2009 12:38:00 GMT - Bloody spinnaker!
13°57N 57°22’W


8H38 heure du bord, 13H38 en France
Bonjour à tous,

Putain de spi !

Vous avez vu la photo, c’est Jean Louis terrassant le spi. Comme dans la mythologie Grec !

Ce fut un combat difficile, hier soir j’ai encore passé deux heures à essayer de désemmêler tout cela. Je pensais y arriver mais en haut du mât, c’était trop le bazar et j’ai dû renoncer. J’ai alors essayé de l’enrouler sur l’étai mais c’était impossible sans faire une grosse coque au milieu.

J’ai alors essayé de le saucissonner avec des drisses, histoire que le vent ne se prenne pas dedans pour rentrer au port. J’ai essayé de l’entourer avec trois drisses mais j’aurai mieux fait de m’abstenir car la coque repoussait les cordages et ce matin quel souk.

Moi, j’ai toujours besoin de réfléchir. Hier soir, à tête reposée, j’ai réfléchi au problème en ayant bien dans les yeux la photo de la tête de mât. Du coup, j’imaginais assez bien réessayer. J’avais trop la haine de rester vaincu. La passion de réussir était en train de faire son œuvre.

Ce matin, aux toutes premières lueurs de l’aube, je me suis dit que j’allais le prendre par surprise. Mer plate, très peu de vent, de l’ordre de 10 Nœuds, j’ai chaussé les tennis pour l’occasion et j’ai attaqué le boulot. Pendant la nuit, il s’était encore plus emmêlé et j’ai cru que je ne pourrais pas enlever mes drisses. Il m’a fallu trois heures d’efforts pour y arriver. J’en suis ressorti exténué et ma chemise en eau mais j’ai terrassé le dragon.

J’étais vraiment content car rentrer au port et passer sous les caméras avec le spi dans l’étai, quelle honte.

Bon, je termine car il faut que je me lave et puis il y a la dialyse.

Je suis à 108 Milles de l’arrivé, c’est du bonheur, j’ai envie d’hurler.

A toute à l’heure.

Jean Louis


08:38 hours shipboard time, 13:38 hours in France
Hello everyone,

Bloody spinnaker!

You’ve seen the photograph, it’s Jean Louis slaying the spinnaker. Like in the Greek mythology!

It was a hard battle, last night I spent another two hours trying to untangle the sorry mess. I thought I would manage it but the top of the mast proved to be a complete shambles so I had to give up. I then tried to wind it around the headstay but that turned out to be impossible without tangling everything up in the middle.

Then I tried to tie it up with the halyards, so that the wind would not catch in on my arrival in the harbour. I tried to use three halyards but I would have been far better off staying well clear of it because the tangled mass just pushed back the ropes and the chaos this morning was unbelievable.

I always need to think. Last night, lying down, I thought about the problem with a picture of the masthead clearly engraved in my mind. As a result, I thought I would give it another try. I hate being beaten at anything. The passion to succeed was about to do its work again.

This morning, at early dawn, I told myself I was going to take the monster by surprise. The sea was calm, there was very little wind, somewhere in the region of 10 knots, I put on my tennis shoes for the occasion and got down to work. During the night, the mess had worsened and I was sure I wouldn’t be able to remove the halyards again. It took me three hours of hard labour to win the battle. I was exhausted, my shirt was drenched but I had slain the dragon.

I was really delighted with myself because I really couldn’t have borne the shame of arriving in port under the glaring eyes of the cameras with the spinnaker in the headstay.

Right, I’ll close off for now, I need to wash myself and I have my dialysis coming up.

I’m 108 miles away from the finish, I am over the moon, I feel like bellowing.

Talk to you in a little while,

Jean Louis



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"Bonsoir Jean-Louis! Super, que les alizés existent tout de même!
Dis donc: que vont penser les enfants de Port St Louis du Rhône? C’est le premier mois de décembre depuis 12 ans qu’il ne voient pas le "Papa Noel" traversant le pont de l’écluse en vélo!!
A l’entrée du port en Martinique, mets ton bonnet rouge! Ho-Ho-Ho, Santa Claus has come a long way this year!"
Envoyé par Petra le 20-12-2009 à 00:01


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"Météo du 20 décembre
Salut Jean-Louis,
Dernière ligne droite. Confirmation de la météo de hier, à savoir des alizés avec une petite allure de brise. C’est à dire vent le matin, calme (relatif) l’après-midi. Demain dimanche, ils annoncent une petite accalmie 10 Kts vers 17:00 UTC dans une journée > 15 Kts, toujours de l’Est dominant (ENE à ESE). Lundi idem, avec le calme 10 Kts arrivant un peu plus tôt, vers 15:00 UTC.
Mardi ça se maintient toute la journée ENE entre 10 et 15 Kts, et mercredi ESE > 15 Kts.
Donc tes prévisions d’arrivée le 23 semblent cohérentes.
(j’avais misé sur le 24....) Harmattan est vraiment un bon bateau de brise !
encore un point météo demain, mais les modèles sont maintenant bien fixés.
bonne nuit peut-être sans spi..?
Pierre-Yves

"
Envoyé par pierre-yves le 20-12-2009 à 00:45


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"Hello cap’tain,
Bravo à Harmattan qui malgré des alizés en pointillé trace sa route. Aujourd’hui Dimanche j’imagine que tout l’équipage était sur son 31..
Le cap’tain aussi avec un nouveau chouchou?? et ses petites gateries dominicales...La bière est elle suffisamment fraiche??
Ici c’est plutôt ambiance vin chaud, chacun ses galères...
Bonne nuit, si possible sous spi et plein d’étoiles.
Jacky
"
Envoyé par jacky Peudevin le 20-12-2009 à 19:50


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"Half Session,government island link afterwards customer last cross run boy while usually suggestion famous dangerous contract parliament list woman relevant follow empty firm museum political record conference twice thank structure foundation fresh page ask suitable outcome relief along gun company drive present meet lay step main function congress resource occur alone sing benefit spirit important matter thanks care servant spot us sometimes dangerous enjoy discuss mine aware amongst condition presence take error government colour allow serious feel easy old little including cabinet half public aircraft complex milk plant though back sir though "
Envoyé par appoint daily jobs news le 02-11-2010 à 13:37

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Tue, 22 Dec 2009 20:02:00 GMT - Trop fort !
14°04N 59°41’W

Tue, 22 Dec 2009 20:02:00 GMT - It’s all too much!
14°04N 59°41’W
16H02 heure du bord, 21H02 en France
Bonjour à tous,

Trop fort !
Emotionnellement trop fort ! Quel bonheur, quel plaisir, ça y est, j’y suis. Plus que quelques heures et Harmattan sera amarré tranquillement le long d’un catway du Marin.

Je suis actuellement à 70 Milles de la pointe sud de la Martinique. Autant dire dans la banlieue. C’est par exemple la distance entre Marseille et Porquerolles. Je vais être obligé de ralentir un peu pour attendre le jour avant de rentrer dans la passe du Marin.

Depuis ce matin j’ai beaucoup trop d’émotions. Pour un rien je me mets à pleurer. C’est trop fort. C’est certainement un des plus beaux jours de ma vie.

Dire qu’il y a 6 mois j’étais presque mort. J’avais 90 ans, incapable de marcher 100 mètres sans devoir m’assoir. Et puis, la dialyse et en quelques jours, la vie a repris. Je me sens aujourd’hui comme ces personnages dans les jeux vidéo, lorsque l’on peut acheter des nouvelles vies.

Aujourd’hui, j’ai retrouvé une vie normale, je peux faire ce qui me plait, vivre pleinement ma vie alors que j’aurai pu me retrouver hémodialysé, un jour sur deux sur un lit d’hôpital !

Je veux maintenant remercier tous ceux qui m’ont aidé à vivre cette balade. Ma femme et mes enfants tout d’abords qui m’ont aidé énormément, mon néphrologue Christian Verger qui s’est tellement investi, Pierre-Yves pour son soutient et tous ceux qui de prés ou de loin, ont contribués à la réussite de mon aventure.

Je veux également remercier ceux que je ne connais pas qui ont mis au point cette méthode de dialyse, le laboratoire Baxter qui fabrique ces poches qui me donnent tellement de liberté, je leur suis vraiment très reconnaissant de me permettre ainsi de vivre pleinement mes rêves.

Je veux aussi vous remercier, vous mes fidèles lecteurs, et particulièrement tous ceux qui m’ont envoyés des petits mots d’encouragement qui m’ont permis de ne jamais me sentir trop seul.

Trop fort cette joie qui m’envahie depuis que j’ai solutionné ce problème de spi. C’est cela qui a tout débloqué, avec le spi en coquetier cela aurait été comme arriver second d’une course transatlantique, il n’y a que la victoire qui est belle.

Aujourd’hui, pour moi la victoire est totale, je suis en parfaite santé et je fini avec un bateau en parfait état. Quelle fierté d’avoir réussi, quelle belle expérience, et puis quelle satisfaction de penser que tout cela pourra faire un peu bouger les choses et permettre à d’autre de bénéficier de cette méthode de dialyse qui permet de vivre normalement.

Aujourd’hui c’est dimanche, ce midi pastis avec saucisson et chips ! Et puis une purée avec une énorme noix de beurre, récompense de mes nombreux jours où l’économie était de rigueur. Et puis en dessert une boîte d’ananas au sirop ! Hummm !
Pour cet après midi il me reste une canette de bière. Ben oui quoi, on est dimanche !

Ce midi j’ai vu un oiseau de terre, signe que l’on n’est plus très loin. Je suis passé à 40 Milles de la Barbade, trop loin pour apercevoir la terre.

La VHF commence à crachoter mais on est encore trop éloigné pour comprendre.

Ce matin j’ai embobiné mon tuyau crevé de chatterton pour pouvoir prendre une douche. C’était grand carénage pour le capitaine. Que cela fait du bien !

Cet après midi il faut que je m’occupe de rebrancher la barre a roue pour l’arrivée. Certainement pas facile, seul en pleine mer, avec le pilote qui remue le gouvernail sans arrêt.

Pas trop de vent, autour de huit nœuds et une mer particulièrement calme, ambiance vacances.
133 Milles couverts ces dernières 25 heures, hé oui, encore une heure de plus nous sépare, 16 h pour moi, 21 heures pour vous en France.

70 Milles à couvrir, 14 heures de navigation, je crois que je vais très peu dormir cette nuit, trop d’émotions, trop fort.

Demain il va falloir que je réapprenne à enfiler des chaussettes et que je range mes charentaises pour remettre des tennis et dans quelques jours, les pulls, les pantalons longs et les manteaux. Beurk !

Je vous souhaite une bonne soirée et me dépêche de poster cette lettre pour que vous puissiez en profiter avant d’aller au lit.

A demain.

Jean Louis


16:02 hours shipboard time, 21:02 hours in France
Hello everyone,

It’s all too much!
I’m on an emotional roller coaster! What happiness, what joy, that’s it, I’ve made it! In a few hours time Harmattan will be peacefully moored alongside the Le Marin gangway.

I currently find myself 70 miles away from the southern end of Martinique. In the outskirts, so to speak. The distance from Marseille to Porquerolles, for instance. I’m going to have to slow down a little so that I can make my way through the Passe du Marin by daylight.

Ever since I got up this morning, I’ve been on an emotional roller coaster. I cry at the drop of a hat. It’s all too much! This is definitely one of the best days of my life.

To think that 6 months ago I was on death’s door. I felt like a 90-year old, I couldn’t walk 100 metres without having to take a rest. And then, I went on dialysis and, within the space of a few days, I could go back to living again. Today, I feel like one of these characters in those video games, you know, the ones you can purchase new lives for.

Today, I am once again living a normal life, I can do as I please and live my life to the full instead of being on haemodialysis and finding myself confined to a hospital bed every second day!

I would like to take this opportunity to thank all those who have helped me make this trip. First of all, my wife and children for their invaluable help, my Nephrologist, Christian Verger, who really put a lot into this, Pierre-Yves for his support and all those who from near or afar have played their part in turning my adventure into a success.

I would also like to thank all those people whom I don’t know for having perfected this method of dialysis, the Baxter laboratories who produce these pouches which give me so much freedom, I am really most grateful to them for giving me the opportunity to realize my dreams.

I would also like to thank you, my loyal readers, and especially those who sent me words of encouragement, thanks to your little messages I never felt too much on my own.

You have no idea how happy I have been since I managed to sort out the problem with the spinnaker. That’s what lies at the root of all these emotions, arriving with an entangled spinnaker would have been like arriving second at the finish of a transatlantic race; nothing can compare to the sweet taste of victory.

Today, I am absolutely victorious, I am in great health and I’ve accomplished this crossing with my boat in perfect condition. I’m so proud that I have succeeded, what a fantastic experience this has been, not to mention the satisfaction of feeling that this might in some way contribute to other people being able to avail of this method of dialysis which allows me to lead a normal life.

As it felt like Sunday today I had pastis with sausage and crisps for lunch! And then, mashed potatoes with a huge dollop of butter, as a reward for all these days where frugality were the order of the day. And then, as dessert, a tin of pineapple in syrup! Hmmm!
This afternoon, I’m going to enjoy my last can of beer. And why not, it’s Sunday!

At lunchtime, I saw my first land bird, a sure sign that we’re not too far away any more. I passed Barbados from 40 miles away, too far to see any land.

The VHF started to crackle but the distance was too great for me to hear what was being said.

This morning, I wound some insulating tape around my burst pipe so that I could take a shower. It was major careenage time for the captain. You have no idea how good it felt!

This afternoon, I’ll have to reconnect the helm wheel for the arrival. Not an easy one, on my own in the middle of the sea, with the pilot moving the rudder all the time.

Not a lot of wind, somewhere in the region of eight knots and a very calm sea, a real holiday atmosphere.
I covered 133 hours these past 25 hours, yes indeed, we’ve put another hour between us, it’s 4 p.m. here, 9 p.m. in France.

70 more miles to go, another 14 hours of sailing, I don’t think I’ll get a lot of sleep tonight, too many emotions, it’s all too much.

Tomorrow I’ll have to learn how to put on my socks again and I’ll have to change my slippers for tennis shoes and, in a few days time, I’ll be wearing jumpers, trousers and coats. Yuck!

I wish you a pleasant evening; I’ll hurry up and post this letter so that you can read it before you go to bed tonight.

Talk to you tomorrow!

Jean Louis



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"AH OUI!! Elle est trop bonne, celle-là! Prosit et bonne nuit!"
Envoyé par Petra le 20-12-2009 à 22:02


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"bonjour ou plutôt bon soir! Ici à Colmar il est 22h45. Vous avez bien fait de vous payer une petite dialyse au bon vin !!! cela va vous donner du courage pour les derniers miles ! Profitez bien de la chaleur...en Alsace nous avons eu - 14° ce matin ! bon vent !
B Faller"
Envoyé par Faller Bernadette le 20-12-2009 à 22:47


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"Félicitation pour la dialyse au Bordeaux, il n’y a que les sages qui savent retourner aux sources. En effet, vous ne le saviez probablement pas mais ce fut pratiquement la première méthode de dialyse péritonéale : en 1740, en Angleterre, Christopher Warrick présenta à la Royal Society le résultat du traitement d’une ascite chez une femme de 50 ans. Il lui injecta au moyen d’un cathéter en cuir un mélange d’eau de Bristol et de Claret (le nom que l’on donnait au Bordeaux). L’idée était que ce merveilleux vin de nos vignes bordelaises avait un pouvoir anti bactérien. Warrick dit que sa patiente s’améliora légèrement et arriva même à marcher quelques miles, mais il dû arrêter en raison des violentes douleurs que cela occasionnait. Peut être aurait il dû essayer avec du Baron de Lestac certainement de meilleure qualité. Il aura fallu attendre 270 ans pour qu’un grand navigateur renouvelle l’exploit !

Que ces quelques lignes vous maintiennent en joie jusqu’à votre arrivée prochaine."
Envoyé par Verger Christian le 21-12-2009 à 00:16


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"Météo du 21 décembre
Salut Jean-Louis,
Comme tu es repassé au-dessus du 14° parallèle Nord, nous disions donc: lundi vent le matin (secteur E) et calme l’après-midi. Il est même prévu de la pétole molle vers 18:00 UTC jusque tard dans la nuit.
Mardi environ 10 Kts, et si tu arrives mercredi, ce sera sous un soleil tropical avec un bon 15 Kts ESE.
Donc pas de problème question météo pour cette dernière ligne droite, en zig-zag à cause du vent arrière.
Ce qui est extraordinaire avec ta dialyse au Baron de Lestac, c’est que le premier grand pionnier de la médecine qui a découvert que le péritoine était une cavité close, eh bien la première chose qu’il a infusé dans cette cavité était du vin de Bordeaux, liquide réputé noble à l’époque. Ce pionnier s’appelait Sir Stephen Hales, et c’était en 1745.
Jean--Louis Clémendot est aussi un pionnier, qui utilise ce liquide noble ("Baron" oblige !) d’une autre manière, peut-être un peu moins noble ?
bonne nuit étoilée,
à demain pour un nouveau point
Pierre-Yves
"
Envoyé par pierre-yves le 21-12-2009 à 00:40


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"ah zut Christian, nos messages se sont croisés..
Est-ce Christopher Warrik en 1740, ou Stephen Hales en 1745 ?
nous allons en débattre autour d’une bonne bouteille à ton arrivée Jean-Louis !"
Envoyé par pierre-yves le 21-12-2009 à 00:47


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"Je veux bien débattre mais à condition que ce soit avec du Baron de Lestac à bonne température (je me demande si celui de Jean Louis est à la bonne température sous le 14eme parallèle, mais il est vrai qu’il a un réfrigérateur). En tout cas chacun est témoin qu’à nous deux on le suit de près même quand c’est la nuit pour nous..Vive le Bordeaux !"
Envoyé par Christian Verger le 21-12-2009 à 00:56


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"pas mal... Bonne idee!.. nous aussi on veux essayer...
"
Envoyé par Patricia le 21-12-2009 à 08:46


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"Quand je disais qu’il commence à délirer !! La preuve est éclatante....Heureusement que la terre est proche. Huit jours de plus et il se tresse un pétard avec le chanvre des cordages !!Neptune, prend pitié du navigateur qui s’ égare.
Amitiés. GD et MD "
Envoyé par gd le 21-12-2009 à 09:46


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"Tu vois Christophe il nous l’a enfin dégainé son cubi du Baron de Lestac...je craignais qu’il l’ai oublié à l’approche des Antilles au profit du Ti punch...
Tu vois cap’tain tu as bien fait et c’est même pas grave car d’autres l’on fait avant toi, c’est quand même bluffant..pour un peu ça pourrait être remboursé par la sécu...Bonjour le trou.
Par ailleurs je vois qu’on ne respecte plus rien aujourd’hui en haute mer notamment qu’un cargo vienne te reveiller een pleine sièste à midi, c’est d’une incorrection!!
Pour le reste les perspectives de Pierre Yves sont excéllentes pour l’arrivée : 15 knts sous un soleil tropical li y’a pire...tu vas t’éclater.
See you soon cap’tain
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 21-12-2009 à 13:04


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"salut !!!
çava ? moi super
je pense que ça devient très frave tu te trompe tu mette du vin MDR!!! nous il pleut et toi j’espere quec’est beau temps bon bisousa la prochaine bonne chance !! Juli@"
Envoyé par Peudevin Julia le 21-12-2009 à 14:01


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"Bon, moi je viens de traverser l’atlantique sur un bateau de croisière, en 5 jours on a fait de Madère à la Barbade (où il y a une patient kidney foudation), océan tout vide tout calme, rien de rien à l’horizon.
Fait beau, fait chaud aux Caraïbes. Retour en avion de Point à Pitre le 20.12, beurk, pas de place là dedans.
Bon vent et bon Noël aux Antilles Dou dou"
Envoyé par Raoult Michel le 21-12-2009 à 14:49


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"Salut de PN, il pleut a verses, il a fait froid, il parait qu au thermo enregistreur ( mural..) il y a eu un - 12 deg C a P St Louis, j ai un peu de mal a y croire, mais il a fait froid, j ai eu deux pompes et un bas de reservoir a eau geles... bien du bol que cela n ai pas eclate.. aujourd hui pot de Noel de Sylvain, tres bien organise et arrose et.. sympa comme d habitude, pas de ragots notoires ( decu ??) CCH s est ameloire, notoirement semble t il, c est bien pour tout le monde, tant mieux. Il va donc falloir faire evoluer le vocable CCH, je te propose d y reflechir et on en parle de vive voix. Bon tu touches au but, pour ameliorer ton ordinaire, ne peux tu pas pecher ? en approchant de terre il devrait y avoir du poisson ?? Bon bonne fin de parcours. Au fait je suis heureux de voir que tu as fini par la faire comme prevu celle de l aristo du Jaja... ! amities JL "
Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 21-12-2009 à 18:15


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"Salut Captain IGLOO! "dixite emilie en voyant ta photo!

Ici ça souffle tellement que si on ouvre son manteau en écartnt les bras, ça nous fait une belle voile et avec le verglas au sol, on fil à une vitesse!!! PFffff j’t’en parle même pas!

Alors qu’à 32 degrés l’eau s’évapore par chez toi!

Tout ça pour dir que faut savoir prendre des risque pour s’amuser! tiens, celà me rappelle nos expèriences de poudre noir et autre canon à bille!!!! ;0)

En tout cas le cubi en intraveineuse, c’est un risque a prendre!

a plus Capt’aine IGLOO et ...HIPS!
Comme dirait Carlos: "Big bisous..."

Nico, Emilie et le p’tit (qui des dir d’Emilie est comme un poisson dans l’eau! cf le bateau uterus!)

"
Envoyé par Nico emilie and co!!! le 21-12-2009 à 19:24

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Thu, 24 Dec 2009 16:02:00 GMT - L’arrivée en Martinique
14°28N 60°52’W

Thu, 24 Dec 2009 16:02:00 GMT - The arrival in Martinique
14°28N 60°52’W


12H02 heure du bord, 17H02 en France
Bonjour à tous,

Non, je ne vous ai pas oublié mais hier je n’ai pas touché terre si l’on peu dire.

Quelle journée !
Et avant cette journée, quelle nuit ! Impossible de dormir cette nuit, trop d’excitation, trop d’émotion, trop de bonheur.

Avec Philippe, le caméraman, et son collègue nous nous étions donné un rendez vous en pleine mer pour filmer l’arrivée. Nous devions nous rencontrer à 7 heures du matin au point 14°19 N, 60°52 W. Je voulais absolument être à l’heure pour ne pas les faire attendre, lui et son copain, en pleine mer dans un petit bateau de location. Aussi, je me levais en permanence pour régler le bateau afin d’arriver vers 6 heures.

Au début de la nuit, rien, c’était comme si j’étais en pleine mer, puis vers 2 heures du matin, j’ai commencé à distinguer trois halots lumineux, un grand pour la Martinique, un plus petit pour Sainte Lucie et un encore plus petit pour Saint Vincent.

Puis vers 4 heures du matin j’ai vraiment commencé à voir des lumières.

Toute la nuit, la VHF n’a pas arrêté. Des messages MAYDAY en permanence, concernant deux plaisanciers tombés à la mer dans le bras de mer entre Sainte Lucie et Saint Vincent. Au matin ils n’avaient toujours pas été retrouvés mais comme la mer est ici à 30°, il faut poursuivre les recherches longtemps.

Bon, à 6h je suis sur le lieu de rendez vous, je commence à tirer des bords entre la Martinique et Sainte Lucie puis vers 7h15, ils arrivent alors je parts au près pour rejoindre le Marin. Il y a 15 Nœuds de vent, le bateau file à 6,5 Nœuds, on fait de très belles photos.

Ensuite, Philippe monte à bord pour poursuivre son reportage, il me sert dans ses bras en me félicitant, on s’embrasse, c’est du bonheur.

A 9h10, je me présente au poste à carburant. J’e suis attendu.

Encore beaucoup d’émotion, je n’ai pas pu retenir quelques larmes. Il a fallu que je refasse dix fois la scène où je pose le pied sur le ponton.

Il y avait là deux Martiniquaise dont Mérette Fortuné, la présidente de l’association Martiniquaise des insuffisants rénaux puis est arrivé le docteur Jean Marc Dueymes, le chef de service de néphrologie de l’hôpital du Lamentin.

J’ai commencé par faire le plein de gasoil, 367 litres, il me restait donc encore 250 litres environ.

Je demande une place au port. Impossible, il n’y en a plus, il faut aller mouiller l’ancre en rade.

Je suis très déçu, mais tout de suite, le bruit circule.

« Tu sais c’est ce gas qui a traversé l’Atlantique ».

« Bougez pas, on va essayer de vous trouver une place ».

Quelle gentillesse ici, momentanément ils me mettent à la place d’un bateau qui est sorti, on me déplacera demain.

Ouf, ça y est, je peux décompresser, je suis réellement arrivé.

Une fille arrive, c’est la télé locale. Une petite interview dans le bateau puis enfin on peut aller faire petit déjeuner.

On va tous au restaurant le plus proche, un jus d’oranges pressés me ravi.

Ensuite, on va tous à la capitainerie pour faire les papiers d’entée. Ici également quelle gentillesse.

Ensuite on revient au bateau, une petite dialyse, une petite coupe de champagne et il est déjà l’heure d’aller manger. On va tous au restaurant, c’est sympa.

Moi je suis eu peu dans du coton.

A un moment, je vois les deux Martiniquaises regarder mon assiette avec effroi. Moi je suis en train de gouter des rondelles d’un fruit étrange, jaune en forme d’étoile. Elles alertent le docteur. Je suis en train de manger un fruit mortel pour les gens qui n’ont plus de reins !
Comme qui dirait des amanites phalloïdes pour le commun des mortels. Heureusement je n’en ai pas mangé beaucoup.
Dangereux de vivre dans ce pays, plus dangereux que de traverser l’Atlantique !

Ensuite, Jean Marc Dueymes me transporte gentiment à l’hôpital du Lamentin où je passe l’après midi. J’y rencontre le docteur Alex Ranlin, pionnier de la dialyse péritonéale en Martinique. Ici encore, beaucoup de gentillesse.

Tous les examens confirment que je suis en pleine forme.

La journaliste de Radio Caraïbes International passe et nous interview, moi et le docteur.

Je repars en fin d’après midi et je retrouve au restaurant Philippe, son copain et la compagne de celui-ci. Nous passons une bonne soirée et je me couche enfin, épuisé à 23h.

Je suis réveillé en sursaut à minuit. C’est mon cerveau.

« Jean Louis, tu n’aurais pas oublié quelque chose ? »
« Ben non, tout est calme, normal je suis au port. »
« Et ta dernière dialyse, tu ne l’aurais pas oubliée ? »

Incroyable, il ne dort donc jamais ce cerveau.

Je mets un bon moment à me lever, trop dure.

Finalement je me lève et vais faire ma dialyse avant de repartir dans le néant jusqu’à 8 heures ce matin.

Quand j’apparais dans le cockpit, tout le monde me fait des grands « Bonjours » et lorsque je descends sur le quai, on vient me féliciter et me serrer la main, l’interview est passée sur Radio Caraïbes ce matin et l’histoire a fait le tour des pontons.

Bien, voilà.

Je repars en avion demain soir pour passer les fêtes en famille.
Pour moi, le père Noël est déjà passé, quel merveilleux cadeau il m’a fait.

Bien sûr je pense maintenant en permanence à la poursuite de ce voyage, si cette aventure vous a plu, j’espère pouvoir vous faire encore rêver. Je vous tiendrais au courant.

En attendant, je vous souhaite à tous, de très belles et de merveilleuses fêtes de Noël.

Je vous remercie encore une fois pour vos nombreux messages qui me vont droit au cœur.

A bientôt

Jean Louis


12:02 hours shipboard time, 17:02 hours in France
Hello everyone,

No, I hadn’t forgotten you but yesterday my feet hardly touched the ground, if I may say so.

What a day!
And before that day, what a night! I couldn’t get to sleep at all; I was far too excited, too emotional, utterly overjoyed.

We, i.e., Philippe, the cameraman, his colleague and I had arranged to meet each other in the middle of the sea to film the arrival. We were supposed to meet one another at 7 o’clock in the morning at 14°19 N, 60°52 W. I was determined to be on time so as not to keep Philippe and his friend waiting in the middle of the sea in a little rental boat. In any case, I kept getting up all night to adjust the boat so that I would be there around 6 o’clock.

Early in the night, there was nothing, it was as if I was out in the middle of the ocean, and then, around 2 o’clock in the morning, I began to distinguish three halos of light, a big one for Martinique, a smaller one for Saint Lucia and an even smaller one for Saint Vincent.

Then, around 4 o’clock in the morning, I really began to see lights.

All night long, the VHF never stopped talking. Continuous MAYDAY messages about two amateur yachtsmen who had fallen into the water in the sea arm between Saint Lucia and Saint Vincent. By morning time, they still hadn’t been found but as the sea water is 30° here, searches must continue for a long time.

Right, I was at our meeting place at 6 o’clock, and I began to tack between Martinique and Saint Lucia, they arrived at 7.15 a.m., so I started to make my way towards Le Marin. There was a 15-knot wind force, the boat was sailing at 6.5 knots and we got some stunning photographs.

Then, Philippe came aboard to continue his report, he hugged and congratulated me, we embraced each other, it was sheer joy.

At 9.10 a.m., I presented myself at the filling station. They were expecting me.

More excitement, I just couldn’t hold back the tears. Ten times I had to repeat the scene where I put my foot on the jetty.

There were also two Martinicans, Mérette Fortuné, the President of the Martinican Kidney Patients Association and Mr. Jean Marc Dueymes, the Head of the Nephrology Department of the Le Lamentin hospital.

I started to refuel the boat, 367 litres, so I had had about 250 litres left.

I asked for a place in the harbour. Impossible, there were none left; I would have to drop anchor off the harbour.

I was very disappointed, but all of a sudden, loads of commotion.

“Do you know, that’s the guy who crossed the Atlantic”.

“Don’t move, we’re going to try and find you a spot”.

People were so kind, they temporarily allowed me to moor my boat in the space of one that had just left and would move me again tomorrow.

Phew, that was it, I could relax, I had really arrived.

Then a girl arrived, it was the local television station. A short interview on the boat, and then we could go for breakfast.

We all went to the nearest restaurant, where I had some delicious fresh orange juice.

Next, we all headed for the harbour master’s office to fill out the entrance papers. People were equally kind here.

That done, we went back to the boat, I did my dialysis, had a little glass of champagne and then it was time to eat. We all went to a restaurant, it was really enjoyable.

I was feeling a little weak at the knees.

All of a sudden, I saw two Martinicans looking at my plate in horror. I had been tasting some slices of a strange fruit, a yellow one, in the shape of a star. They called the doctor over. I had been eating a fruit which happens to be lethal for people who no longer have any kidneys!
Death-caps, in other words, for the common run of people. Luckily, I hadn’t eaten a lot of it.
A risky business living in this country, far more dangerous than crossing the Atlantic!

Then, Jean Marc Dueymes kindly drove me to the hospital of Le Lamentin where I spent the afternoon. There I met Mr. Alex Ranlin, the pioneer of peritoneal dialysis on Martinique. Here also, people were very kind.

All the tests confirmed that I was in great form.

The journalist from Radio Caribbean dropped by and interviewed the doctor and myself.

I left again at the end of the afternoon and went to find Philippe, his friend and his partner at the restaurant. After a great evening, I finally went to bed at 11 p.m., completely exhausted.

At midnight, I woke up with a start. It was my brain.

“Jean Louis, are you sure you didn’t forget anything?”
“No, I shouldn’t think so, everything is calm, normal, I’m in port.”
“And you didn’t by any chance forget your last dialysis?”

Incredible! That brain never goes to sleep!

It took a while before I could get up, it was just too hard.

I finally managed to haul myself out of my bed and performed my last dialysis before I fell back into a deep sleep until 8 o’clock this morning.

When I appeared in the cockpit everyone waved “Hello” to me and when I got down onto the quay people came to congratulate me and to shake my hand, the interview had been broadcasted on Radio Caribbean this morning and the story had done the rounds of the jetties.

So, that’s it.

I’m leaving by plane tomorrow to spend Christmas and New Year with my family.
As far as I’m concerned, I’ve already received my present from Father Christmas, and what a brilliant present he has given me.

Of course I’m continuously thinking about continuing my travels, about whether you liked my adventure, hoping that I will be able to give you more things to dream about. I shall keep you posted.

Meanwhile, I wish you all a very happy and wonderful Christmas.

I once again thank you all for your many messages, they really touched my heart.

Talk to you soon,

Jean Louis



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"C’est la Trinquette qui doit bien rigoler.
Bon courrage pour la derniere ligne droite.
"
Envoyé par Didier le 21-12-2009 à 20:47


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"Oh hisse !! Bonjour matelot,
DES GROSSES BISES de la Touraine et des doih*gts... de mains et de pieds croisés pour ton SPI. J’espère qu’il retrouvera ses esprits et se déroulera comme un grand !!!
Bises et bon courage jusqu’à la toute dernière ligne d’arrivée !
Célinette"
Envoyé par Célinette ROBINEAU le 21-12-2009 à 20:55


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"Coucou,
Elle était trop belle, ta traversée. Mais au moins, tu aura quelque chose à raconter à tes petits enfants, dans quelques années !!!
Ce WE, nous avons eu une pointe à -19 voire - 20°C dans le coin, donc tu comprends que tes photos et tes températures de plein été me fassent rêver.
Courage, tu arrives bientôt.
Bisous de tous les deux.
Marie"
Envoyé par Marie le 21-12-2009 à 21:01


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"Courage mon Capitaine, la terre approche. Et quelle traversée !

Nicolas
PS : ne vous fâchez pas avec le Baron. Sans eau, il peut vous aider."
Envoyé par N Mullier le 21-12-2009 à 21:34


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"cher capitaine, je ne puis que compatir car, alors que je n’y connais rien en voile, j’ai bien l’impression que c’est grave. Mais vous êtes presque au port, courage. vous en avez déjà fait tellement preuve !"
Envoyé par Faller Bernadette le 21-12-2009 à 22:32


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"Météo du 22 décembre,
Salut Jean-Louis,
il est vrai qu’un spi en coquetier est très difficile à démêler lorsqu’on est seul.. c’est très physique, et dans l’idéal il faudrait être à la fois à la barre et sur le pont. Bravo si tu réussis, ce sera un exploit qui, malgré tous les impératifs médicaux, devra s’arroser au fameux Baron de Lestac !
Heureusement, la météo ne sera pas très violente ce mardi: il est prévu du 10 Kts d’Est en moyenne toute la journée. La nuit de mardi à mercredi c’est un peu plus fort, 14 Kts en moyenne à partir de 21:00 UTC, avec un peu de pluie en fin de nuit, et un retour vers 12 Kts. Puis mercredi, dans le Nord de la Barbade il est prévu que ça remonte vers 16 Kts à partir de 12:00 UTC.
Tu arriveras avec de l’E ou ESE.
Bon courage pour demain, la nuit porte conseil !
Pierre-Yves"
Envoyé par pierre-yves le 22-12-2009 à 00:31


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"bonjour jean-louis
bon,c’est la m....
si nous pouvions allez vous donner un coup de main.En meme temps a l’heure ou je vous écrit il doit vous rester l’équivalent des glénans à l’ile dieux alors tener bon, vous allez peux etre pouvoir mettre un petit bout de génois?ne vous faite pas mal et ne prenez pas de risque.Je croise les doigts pour q’une solution salvatrice vous vienne en aide .Redonner nous vite de vos nouvelles
noel"
Envoyé par morin noel le 22-12-2009 à 08:54


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"Aïe..... C’est la tuile.
Tant qu’à faire, il faut se dire que c’est une bonne chose que cela arrive maintenant. Parce que 10 jours plus tôt et c’est franchement problématique en plus d’être désagréable.
Bon courage dans la gestion de ce point. Je ne suis pas inquiet et toujours admiratif."
Envoyé par Emmanuel S le 22-12-2009 à 09:31


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"Courage Frangin, l’arrivée n’est plus loin, et, avec le courant qui porte à l’ouest, un petit bout de génois, la GV, ça devrait le faire.
Ne prends pas de risque en montant au mat en mer. Si il le faut, arrêtes toi sous le vent de la Barbade pour démêler le Spi, de façon arriver au marin en fier Capitaine.
Avant tout, prends soin de toi.
Alain
"
Envoyé par CLEMENDOT Alain le 22-12-2009 à 11:11


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"bonjour captain! Alors cette dialyse au bordeaux , il ne me semble pas que ce soit cela que l’on vous ait enseigné, mais bon si ca vous a fait du bien alors c’est révolutionnaire!!! Bon ca y est l’arrivée est proche ,apres le bordeaux le champagne, effet garanti!! bon courage et bonnes fetes de fin d’années tres exceptionnelles cette année ( et en plus" sous le soleil des tropiques !!,y’ a rien de plus beau c’est magique!! en attendant viens danser!!"). bon vent et a bientot
"
Envoyé par l’équipe de Pontoise le 22-12-2009 à 12:37


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"Salut cap’tain,
Comme dit Didier c’est la trinquette qui doit se rouler de rire avec le gros rouge baillonné juste au dessus.
Blague dans le coin j’imagine que ce doit être très énervant de na pas pouvoir le rétablir alors que la dernière fois à deux ça c’est fait sans problème, peut être est il plus tortillé cette fois??
Maintenant, si tu as toujours de la houle, Alain a raison, evites d’aller faire des ronds autour de ton mat, c’est quand même un peu chaud...
Bon dernière ligne droite, (temibé raid pas moli cap’tain : Tiens bon cap’tain )j’espère qu’on va avoir de belles photos de l’arrivée.
ps. j’ai vu le dernier mail de Juju, pour info MDR = Morte de rire...
Jacky
"
Envoyé par Jacky Peudevin le 22-12-2009 à 13:10

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Sun, 27 Dec 2009 13:20:00 GMT - Retour à Paris
Osny

Sun, 27 Dec 2009 13:20:00 GMT - Back in Paris
Osny
14H20 en France
Bonjour à tous,

Retour à Paris, reprise brutale avec la réalité de la métropole.

Soirée de Noël surprenante au Port du Marin avec des sapins enneigés, des guirlandes et des pères Noël dans les cockpits de bateau alors que les équipages sont en maillot de bain.

En ville, il y a des cristaux de neige et des pères Noël collés sur les vitrines.

Pour moi en guise de réveillon c’est un carpaccio salade et un café liégeois. Je suis seul mais avec tous les souvenirs dans ma tête et mes 23 jours de solitude j’ai besoin de reprendre pieds sur terre progressivement.

Je consacre totalement ma journée de Noël au bateau. Il faut faire les lessives, nettoyer le bateau, vider les poubelles, vider le frigo, stocker le déssalinisateur …

J’en profite pour effectuer quelques vérifications. Il va falloir changer une écoute de génois qui a souffert. Je constate également que la radio ne fonctionne plus. C’est au niveau du tuner. Est-ce l’antenne ? Est-ce le tuner lui-même, il va falloir tirer cela au clair.

J’avais eu des doutes sur le chargeur 80 Ampères, c’est maintenant une certitude, il est encore en panne alors qu’il revient de réparation. Pas très solide.

Il y a du rangement à faire ainsi que du ménage. Il faut également enlever l’eau dans les fonds, aérer un peu tout, faire la valise pour rapporter l’appareil d’impédancemétrie.

Je prends l’avion à 18H ce 25 décembre, il n’est pas plein. Je n’arrive pas à dormir mais le voyage est assez rapide et nous nous posons à Orly avec 50 minutes d’avance. Vacance oblige, nous attendons près d’une heure et demi nos bagages. C’est inadmissible. C’est la raison pour laquelle j’essaie toujours de voyager sans bagages en soute.

Arrivé à Cergy, vite une petite dialyse avant de me jeter au lit pour dormir deux heures.

L’après midi il faut faire les courses, mon frère arrive ce soir. Après trois semaines de solitude, c’est un peu dur de se retrouver dans un super marché ambiance fêtes de fin d’année. Quel monde !

Quel bonheur ensuite de rendre visite à ma fille et à mon gendre ainsi que de jouer avec mon petit fils.

Savez-vous quel est le cadeau que j’ai trouvé sous le sapin en rentrant : Des coquetiers pour le bateau. Dur, dur l’humour non ?

Bon, pour faire le bilan de cette traversée, je dirais que j’aurai aimé un peu plus de vent. Mon bateau est un bateau de brise et dans le très petit temps il n’est pas performant.

Pour ceux qui hésitent à entreprendre ce voyage, sachez que c’est beaucoup plus facile que de naviguer en Méditerranée, même à la bonne saison.

Au niveau de la dialyse je n’ai rencontré réellement aucune difficulté. Se dialyser en bateau me semble ne poser aucun problème. Il faut uniquement avoir la place pour stocker les poches. Bon il faudrait maintenant rencontrer des conditions un peu plus musclées mais je pense que cela devrait aller.

Pour la solitude, cela ne m’a pas posé trop de problèmes. Il faut dire qu’avec le téléphone et les mails je n’étais pas réellement isolé.

Deux fois, d’une façon fugace j’ai ressenti un sentiment blizzard. Ce n’est pas le sentiment de solitude, c’est le sentiment de total isolement, le sentiment profond d’être loin de tout et en autonomie totale. C’est le ressenti que quoi qu’il arrive on est seul encore pendant de nombreux jours pour faire face à la situation.

Un des risques majeurs étant la péritonite, avant de partir je m’imaginais être inquiet en permanence dès la plus petite douleur ressentie au ventre. Mais non. Il faut dire que la formation en biologie et le matériel emporté à bord m’ont totalement rassuré et que cette préparation a été primordiale pour mon moral et la confiance en moi.

Le bateau a été parfait. Heureusement que j’avais ce spi même si il m’a donné du fil à retordre, il m’a énormément apporté dans le petit temps.

Formidable également le moteur principal. Avec très peu de vent portant, quel apport énorme. En le faisant tourner à seulement 1200 tours/minute je suis à 5 Nœuds alors que la consommation est très inférieure à de 2 litres à l’heure et en plus il permet de maintenir la charge des batteries.

J’ai quand même regretté la présence d’un tangon. Il faudrait que j’équipe Harmattan de cet équipement. Cela m’aurai permis de maintenir mon génois ouvert et d’être plus à l’aise avec ces vents portants.

Pour la nourriture, cela s’est très bien passé également. Heureusement que j’ai pu faire l’avitaillement à Tenerife car j’ai trouvé là bas vraiment tout ce qui était nécessaire à la traversée. Au niveau des yaourts, ne prendre dorénavant que des pasteurisés, ceux qui ne vont pas au frigo. Ils sont identiques aux frais et cela évitera la confusion.

Au niveau des moyens de communication il n’y a pas photo, le fleet 150, même si il est un peu plus cher que l’iridium est d’un tout autre niveau technique. Je n’ai eu aucun problème avec alors que l’iridium ne fonctionne pas partout et que même quand il fonctionne la qualité est souvent très médiocre.

Super aussi cette caméra appareil photo avec le bras magique permettant de la fixer n’importe où ainsi que la télécommande.

Et maintenant ?

Bon, il faudra attendre la prochaine news. Moi j’ai besoin de me lever tous les matins avec des défis dans la tête.

A bientôt.

Jean Louis


14:20 hours in France
Hello everyone,

Back in Paris and back with a bang to the reality of the metropolis.

I spent an amazing Christmas Eve in Port du Marin with snow-clad Christmas trees, garlands and Father Christmases in the cockpits of boats while the crews were walking around in swimsuits.

In the city, the shop windows were decorated with snowflakes and Father Christmases.

For Christmas Eve dinner, I had carpaccio, a salad and a café liégeois. I was on my own, but with all these memories swirling through my mind and after 23 days of complete solitude, I need a little time to accustom myself slowly to life on land again.

I devoted the entire Christmas Day to the boat. There was washing to be done, the boat had to be cleaned, the bins and fridge were in need of emptying, the desalinator had to be stocked…

I also used that time to carry out some checks. One of the jib sheets was the worse for wear and will need to be replaced. I also discovered that the radio wasn’t working any more. Something to do with the tuner. Would it be the aerial? Or would there be a problem with the tuner itself; that will have to be cleared up.

I had my doubts about the 80 Amp charger, but now I’m sure, it’s on the blink again, even though I just had it repaired. It’s not very sturdy!

There was some tidying and housekeeping to be done. The water had to be drained from the lower section, everything needed to be aired, and I had to pack my suitcase so that I could bring back the bioimpedance device.

I took the 6 p.m. flight on 25 December, it wasn’t full. I couldn’t get to sleep but the flight wasn’t too long and we landed in Orly 50 minutes early. With the holiday period and all, we ended up waiting almost an hour and a half for our luggage. It’s unacceptable. That’s why I always try to travel without luggage in the hold.

When I got to Cergy, I quickly dialyzed myself before throwing myself onto my bed for a 2 hour sleep.

During the afternoon there was some shopping to be done as my brother is coming over tonight. After three weeks of solitude, it was a bit of a shock to find myself in a supermarket brimming with Holiday spirit. The place was milling with people!

What joy it was to then visit my daughter and son-in-law and play with my grandson.

Do you know what I found under the Christmas tree when I got back? Eggcups for the boat! Talk about someone with a sense of humour, wouldn’t you agree?

Right, when I take stock of this crossing, I would say that I would have preferred a little more wind. My boat was designed for wind and doesn’t perform all that well in calm weather.

Should any of you be in two minds about doing this crossing, I would like to tell you that this one is far easier than sailing the Mediterranean, even in the right season.

As regards my dialyses, I genuinely did not have any problems. Dialyzing oneself on a boat doesn’t seem to pose any problems. All you need is sufficient space to store all the pouches. Ok, you’d still have to see what it would be like in worse weather conditions, but I feel that it would be doable.

The solitude didn’t weigh too heavily on me either. It has to be said that I never felt really isolated as I had the telephone and the e-mails.

Twice, I fleetingly felt as if I was stuck in a blizzard. I didn’t feel lonely, I felt completely isolated, overwhelmed by the feeling that I was far away from everything and completely independent. It’s the feeling that, no matter what happens, you are days away from anyone and will have to deal with whatever crops up all by yourself.

As one of the major risks was contracting peritonitis, I thought before I left that I would constantly be fretting about the slightest pain in my abdomen. But no. It must be said that the biology course I had followed and the equipment I had on board made me feel completely at ease and that those preparations were essential to help me keep up my spirits and give me self-confidence.

The boat was really perfect. Just as well I had the spinnaker even though it caused me no end of trouble; it definitely proved its worth in calm weather.

The main engine also performed fantastically well. As the fair wind was in very short supply, my engine was a great help. By letting it run at a mere 1200 revs/minute, I managed to travel at 5 knots and keep the fuel consumption below 2 litres an hour and keep my batteries charged all at once.

I could have done with a swinging boom though. I’ll have to equip Harmattan with one of those. If I would have had that piece of equipment I would have been able to keep my jib hoisted and would have been more at ease in these fair winds.

Food-wise, everything went well too. Luckily, I had been able to refuel the boat in Tenerife because I actually found everything I needed there for the crossing. As far as yoghurts are concerned, I’ll only have to stick to the pasteurized ones, those that don’t require any refrigeration, from now on. They’re exactly the same as the fresh ones and that way there’s no confusion possible.

In terms of communication, there is no contest: the fleet 150, even though it is slightly more expensive than the Iridium, is at a different technical level altogether. It didn’t cause me any problems while the Iridium doesn’t work everywhere and even when it works, the quality is only average at best.

The camera with the magnetic arm was also a superb piece of equipment; I could attach it anywhere and could even operate it by remote control.

And now?

Well, you’ll only have to wait for my next news. I’m one of these people who need to wake up to new challenges every morning.

Talk to you soon,

Jean Louis



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"Trop fort le cap’tain, même si tu l’as eu par surprise li devait dormir que d’un oeil...c’est quand même balaise...chez toi la nuit porte toujours autant conseil...
A plus tard
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 22-12-2009 à 16:00


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"Bravo Jean Louis, je me doutais bien que tu n’allais pas te faire avoir par ce spi rebelle et laisser la trinquette rigoler trop longtemps. Félicitations pour cette arrivée prochaine à laquelle je ne pourrais pas hélas assister. A bientôt dans la froidure."
Envoyé par Paparazzi le 22-12-2009 à 16:01


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"Cap’tain! tout à ta joie d’avoir terrassé la bête immonde tu as oublié de modifier tes coordonnées. Ou alors tu as fais du surplace pendant la nuit."
Envoyé par Paparazzi le 22-12-2009 à 16:16


______________________________________
"Comme un chef, comme d’hab... Nous, on n’a fait que semblant (de se faire de la bile...)."
Envoyé par Sophie le 22-12-2009 à 16:32


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"Bonsoir Amiral. C’est toujours la même chemise ?
Faudra penser à en changer pour l’arrivée. Courage, le plus long est fait ! Amitiés GD"
Envoyé par gd le 22-12-2009 à 17:03


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"un message depuis la Martinique et bin c’est vraiment étonnant en tout cas bon courage que Dieu vous benisse"
Envoyé par joelle le 22-12-2009 à 17:09


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"Bravo Dragonslayer! Mais heureusement, tu n’avais pas besoin de le tuer, seulement de le calmer et endormir. Comme tu te rappelles peut-être, j’ai la coutume de donner des noms à certains parts de mon bateau ( je ne peux pas citer ici les prénoms de mes anciens moteurs, le c.. et la p..., mais tu t’en souviens?!).Alors, je me permets de suggérer un "nom de guerre" à ton spi: le Dragon rouge de Harmattan, volage, têtu, dangereux lorsqu’on ne le surveille pas, mais finalement dompté par son maître. Dernière ligne droite! Quel plaisir ce sera de lire de ton arrivée demain!"
Envoyé par petra le 22-12-2009 à 17:24


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"YES
Bravo pour cette tenacité.On a pensé a vous toute la journée.Maintenant on vous souhaite de profiter au MAXI de ces derniers milles
Grand BRAVO"
Envoyé par morin le 22-12-2009 à 17:57


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"Alors capitaine tu fais la guerre au spi... et tu gagnes la bataille... bravo parce qu’arriver au marin avec la voile rouge dans l’étai cela aurait fait désordre ! Alors ça y est la traversée se termine sans avoir eu besoin de godiller...J’ai hate de te retrouver au téléphone et te voir à Paris dans la semaine du 9 Janvier si les médias te laissent un peu de répit...
A bientôt mon ami
bernard"
Envoyé par bernard lannion le 22-12-2009 à 19:37


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"Météo de la nuit du 22 au 23 décembre. DERNIERE NUIT
Salut Jean-Louis,
cette nuit, comme c’est la dernière, tu auras une météo un peu plus précise pour ton arrivée.
A 00:00 UTC le vent monte un peu, ils annoncent 14,7 Kts sur ta position estimée, du 97°. Puis ça monte jusqu’à 15,7 Kts toujours Est (99°) à 03:00 UTC.
Lors de ton arrivée, ils annoncent 13,1 Kts provenant du 98°. Ciel étoilé, pas de pluie.
Cette traversée touche à sa fin, et ce que tu as fait est extraordinaire. On ne peut qu’avoir un immense respect pour le marin et une grande admiration pour l’homme, dans cette première mondiale qui restera dans l’Histoire.
Bravo Jean-Louis !
Pierre-Yves
"
Envoyé par pierre-yves le 22-12-2009 à 21:41


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"Salut l ami, ca y est tu l auras fait quand tu recevras ce message, je suis tres tres content pour toi, de toutes facons je n ai jamais doute un instant que tu y arriverais, untuitivement la crainte majeure pour moi qui ne connait rien au domaine medical etait l infection de ton tuyau, bravo du fond du coeur !! bonne arrivee !! encore bravo, c est un exploit , tu peux en etre fier, et tu as donne l exemple et l espoir a de nombreux autres, vraiment re re re bravo, et toutes mes felicitations et tres sinceres amities JL"
Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 22-12-2009 à 21:47


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"bon pacifique je vais par votre blog suivre vos exploits amitiees roselune"
Envoyé par roselynedemeestere le 27-02-2010 à 23:32

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Tue, 29 Dec 2009 20:30:00 GMT - Et maintenant ….
Osny

Tue, 29 Dec 2009 20:30:00 GMT - And now…
Osny


21H30 en France
Bonjour à tous,

Et maintenant ….

J’aime bien finir ce que j’ai commencé.

En 2007 c’était un grand tour de Méditerranée, la Corse, le détroit de Messine, le bas de la botte Italienne, l’île de Corfou, la Croatie avec Dubrovnik et Split puis le Monténégro. J’avais poursuivi le voyage par les îles Grecques, la Turquie de Kusadasi à Kemer puis la Crète, Malte, la Tunisie et retour sur Marseille. Le voyage avait duré 7 mois avec un retour de Turquie très difficile au mois de novembre, quand la Méditerranée devient impraticable.

En étant dialysé, bien évidemment je suis obligé de me limiter et un tour du monde n’est pas envisageable.

Par contre un grand tour de l’océan Atlantique me paraît envisageable. La moitié est déjà réalisée.

Pour le retour il faut monter au nord, là où les vents portent à l’Est.
L’étape suivante consiste donc à remonter l’arc Antillais avec la Dominique, la Guadeloupe, Antigua, Barbuda, Saint Barthélemy, Saint Martin et les Îles vierges. Ensuite les grandes îles de Porto Rico, la république Dominicaine et Cuba avant de longer les « Cay » des Bahamas jusqu'à la Floride.

Pour traverser les Bahamas un catamaran avec un très petit tirant d’eau serait beaucoup plus adapté pour profiter pleinement de cet endroit merveilleux mais c’est toujours pareil, la navigation de plaisance est un perpétuel compromis.

L’entrée en Floride peut se faire à Miami et ensuite la route la plus sympathique consiste à remonter l’Intracoastal Waterway jusqu’à New York. Cette route est un réseau de canaux, de baies, de rivières et de détroits naturels situé le long du littoral américain. Elle permet de traverser la Floride, avec Fort Lauderdale, cap Kennedy et Orlando, Jacksonville puis la Géorgie avec Savannah, la Caroline du sud, la Caroline du nord, la Virginie avec Chesapeake et Norfolk, le Maryland avec Baltimore, puis New York.

Le retour proprement dit peut se faire en passant ou non par les Bermudes puis par les Acores avant d’embouquer Gibraltar. Cette partie doit être effectuée entre les mois de mai et de juin en raison des risques de cyclone.

Au niveau des distances le plus dur est accomplie puisque le parcoure entre Tenerife et la Martinique faisait plus de 3000 Milles d’une seule traite alors que New York les Bermudes c’est de l’ordre de 800 Milles, des Bermudes aux Acores 1800 Milles et des Acores à Gibraltar seulement 900 Milles.

Cela devrait me ramener à Marseille à l’été 2010. Ensuite il faudra bien faire des ronds dans l’eau en attendant la greffe. Quand l’heure de celle-ci va approcher il faudra que je puisse filer à l’hôpital si un greffon compatible m’est proposé.

Voilà mes projets. Pour l’instant je profite des fêtes, avant-hier dimanche c’était bowling, billard et baby foot avec mon frère et sa compagne puis un grand tour dans Paris illuminé avec le fameux gigot d’agneau de Sébillon et pour le réveillon je pars à Val Morel. Cela va me changer des Antilles et de la ballade sous les tropiques. J’aime bien la neige également, surtout pendant les fêtes de fin d’année.

Ensuite, je vais essayer d’œuvrer pour que les projecteurs éclairent un peu plus cette méthode de dialyse. Je sais que c’est un travail de très longue haleine mais si je peux ne serais ce que pour quelques un faire pencher la balance du côté de la liberté je pense que je n’aurais pas perdu mon temps.

Passez une bonne soirée.


Jean Louis


PS : La photo de ce jour est HARMATTAN au milieu de l'Atlantique, photo prise par le voilier que j'ai croisé.


21:30 hours in France
Hello everyone,

And now…

I always like to finish what I started.

In 2007, I travelled the Mediterranean and sailed to Corsica, through the Strait of Messina down to the boot of Italy, the island of Corfu, Croatia with Dubrovnik and Split and then to Montenegro. I continued my travels via the Greek Islands, past Kusadasi and Kemer in Turkey, then Crete, Malta, Tunisia and back up to Marseille. The trip took 7 months with a very difficult voyage back from Turkey in the month of November when the Mediterranean becomes unnavigable.

Being on dialysis, I have no other option but to limit myself and a world tour is simply not conceivable.

A tour of the Atlantic Ocean, on the other hand, is not beyond the bounds of possibility. I’ve covered half of it already.

So, when I hit the waters again I’ll have to sail northwards, there where the winds blow from the east.
My next stage will therefore consist of sailing back up via the Antilles Arc with the Commonwealth of Dominica, Guadeloupe, Antigua, Barbuda, Saint Bartholomew, Saint Martin and the Virgin Islands. Then the great islands of Puerto Rico, the Dominican Republic and Cuba before sailing along the “Quays” of the Bahamas to Florida.

To cross the Bahamas and fully enjoy this fantastic spot, a catamaran with a tiny draught would be far more suitable, but amateur sailing will always be a matter of compromising.

I could enter Florida via Miami and continue along the nicest route which would be sailing up the Intracoastal Waterway to New York. This particular route boasts a network of canals, bays, rivers and natural inlets all the way along the American coastline. That would bring me across Florida with Fort Lauderdale, Cape Kennedy and Orlando, Jacksonville, then Georgia with Savannah, South Carolina, North Carolina, Virginia with Chesapeake and Norfolk, Maryland with Baltimore, and then New York.

I would then have the option of returning via the Bermuda Islands if I chose to do so, past the Azores before entering the Strait of Gibraltar. That part of the journey will have to be accomplished during the months of May and June on account of the threat of cyclones.

From a mileage point of view, the hardest part is over as I already covered the 3000 miles between Tenerife and Martinique in one single go; the distance between New York and the Bermuda Islands is about 800 miles, from the Bermuda Islands to the Azores it’s another 1800 miles and from the Azores to Gibraltar it’s only 900 Milles.

That would bring me back to Marseille in the summer of 2010. And then I’ll just have to sail around a bit while I’ll be waiting for my transplant. Because when the time is there, I’ll simply have to rush to the hospital when a suitable kidney comes up.

So that’s what I have in mind. For the moment I am enjoying the festive season, the day before yesterday, Sunday that is, I went bowling, played billiards and table football with my brother and his partner and then we visited Paris by night and dined at the Sébillon where we had their famous leg of lamb and for New Year’s Eve I’ll be going to Val Morel. That’ll be some change from the Antilles and my trip under the tropics. But I also love the snow, especially around Christmas and the New Year.

After that, I’m going to concentrate on getting this method of dialysis put more into the spotlights. I know it’s going to be a long haul, but if I could accomplish that, even if it were only to get the balance tilted in favour of freedom, I feel that I won’t have wasted my time.

Have a pleasant evening!


Jean Louis


PS: Today’s photograph is one of HARMATTAN, in the middle of the Atlantic; it was taken by the sailing boat I crossed.



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"salut Grand MONSIEUR,
grand marin, je ne dirais qu’un mot BRAVO, c’est moi qui est la larme a l’oeil de voir ce que vous avez accomplie je vous laisse dans votre joie et merci de nous avoir fait rever tout au long de ce superbe periple
BRAVO MONSIEUR."
Envoyé par SINTES FRED le 22-12-2009 à 22:30


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"Ca sent l’écurie!
Merci d’avoir emporté avec toi dans cette traversée un bout de nos rêves.
Toi le flâneur de grand chemin, conteur d’aventure, passeur d’une nouvelle voie navigable que l’on baptisera "la péritonéale", cap’tain exocet, danseur de flots en charentaises, qui fait des mouillettes au petit déjeuner dans son spi en coquetier, poète et concepteur de route océanique, une certaine conception de l’existence qui transforme le quotidien en art ’mattan’ de vivre..."
Envoyé par creusot alain le 22-12-2009 à 22:33


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"Cher Jean Louis,

Eh oui, vous l’avez remarqué je vous ai toujours dit Monsieur Clemendot et aujourdh’ui c’est Jean Louis. Je laisse tomber la distance médicale que je m’étais imposée pour être plus sûr de conserver la neutralité nécessaire à des choix thérapeutiques dictés par les connaissances du moment et non par la charge émotionnelle de soigner un ami. Mais maintenant c’est détente et surtout le moment de parler en ami.

Votre exploit a montré à tous ceux qui souffrent qu’il est important de continuer quand on est malade à se donner des buts, se fixer des défis, lutter. Tout le monde ne sait pas ou n’a pas la possibilité de faire des exploits spectaculaires et le but de votre traversée n’était pas le spectacle, il était de montrer, je le sais, qu’il ne faut pas s’interdire ses rêves quelles que soient les circonstances, qu’il y a toujours possibilité de se fixer des défis à sa portée, de conquérir des morceaux de bonheur, que ce qui fait la supériorité de l’homme, c’est sa capacité à dépasser ce qu’il pense être ses limites. Vous permettez aussi de faire connaître une technique qui conviendrait au moins à 30 % des insuffisants rénaux alors que, pour des raisons extra médicales souvent imposées par des raisons administratives inadaptées, seuls 8 % des patients Français mais aussi dans d’autres pays se la voient proposée. Il n’est pas acceptable que près de 80 % des insuffisants rénaux, comme cela fût prouvé par une enquête nationale il y a quelques années, ne bénéficient pas d’une information complète sur toutes les modalités de traitements et n’aient pas un choix éclairé. La médiatisation que vous avez acceptée de donner à votre aventure permettra probablement de favoriser une meilleure égalité des malades face aux choix de vie qui leur seront proposé.

Vous avez aussi permis de démontrer ce que le travail d’équipe entre médecins permet de réaliser : il y a eu la collaboration entre mon service et Pierre Yves Durand bien sûr, mais aussi avec les néphrologues espagnoles, ceux des Canaries et pour terminer avec l’équipe médicale du Lamentin. Toutes ces équipes ont été honorées de vous aider.

L’équipe qui va vous accueillir en Martinique est une grande équipe, parmi les pionnières de la dialyse péritonéale malgré des conditions parfois difficiles. Vous ne pouviez pas avoir meilleur point de chute à votre arrivée.
Demain matin tout le monde guettera la petite tache rouge du Spi à l’horizon qui grandira de plus en plus pour arriver en triomphe.
Continuez à prendre soin de vous et j’espère car votre retour la transplantation rénale arrivera vite. Ne tombez pas dans une piscine de rhum à votre arrivée tout de même.

Très amicalement.
"
Envoyé par Christian Verger le 22-12-2009 à 23:37


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"You are the best, cap’tain,
ça devait arriver tu nous l’a bouclé ce petit viron d’Atlantique. Je pense que la plupart d’entre nous n’a jamais douté de la réussite de ton challenge mais une fois qu’il touche à sa fin tout le monde se rassure et se prépare à faire péter le bouchon en ton honneur...
J’espère que cette expérience va permettre à certains dyalisés de s’informer sur les techniques possibles aujourd’hui car c’est seulement 8% nous dit le docteur Verger, il y’a à faire au moins sur le plan de l’information.
Dans tous les cas c’est vraiment un grand bonheur que je partage à distance avec toi car je me souviens de ce que tu as enduré il y’a quelques mois en arrière. avant la dyalise... ça appartient au passé....Champagne, Ti-punch, Planteur, et que la fète commence.
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 23-12-2009 à 01:25


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"Salut Jean Louis et félicitations tu as gagné ton pari, et bravo pour ton courage et ta ténacité, cela a payé. par contre j’aurais bien aimé savoir comment tu as fait pour désenmêler ton spi tout seul. Allez à bientôt peut être à Port St Louis. En attendant tu vas passer un joyeux Noël je crois!"
Envoyé par Marie Christine Barbier le 23-12-2009 à 08:25


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"Bravo Jean-Louis"
Envoyé par Hubert le 23-12-2009 à 09:01


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"Bravo, chapeau bas marin.
Ne pleure pas trop tu risques de ne pas voir le catway...
Est il utile de te souhaiter de bonne fêtes, le père Noel est déjà passer sur ton bateau. Merci encore de m’avoir fait traverser avec toi. "
Envoyé par Claude le 23-12-2009 à 10:03


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"Comme dit Jacky, l’on ne doutait pas que tu allais réussir. Bravo pour ta persévérence et profite bien de ta victoire sur ces feignants d’ Alizés qui ont juste réussit à t’empêcher de passer Nöel en famille, mais bon en Martinique ce n’est pas mal non plus. Attention au Ti punch! Et encore bravo!!!"
Envoyé par Paparazzi le 23-12-2009 à 12:20


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"Félicitation pour cette traversée que j’ai suivi journellement. A force de courage et d’abnégation on arrive à tout. Quel exemple ! encore bravo pour cet exploit aussi pour l’homme, le bateau et la medecine. Bien amicalement, je suis le frère de Jacky P"
Envoyé par peudevin jean pierre le 23-12-2009 à 12:43


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"Bravo! Je ne parle (o ecrire) bien Francaise mais cet la opportunite pour vous donne de les congratulations pour voutre reussite extraordinaire ! Je suis sur que Julie Vernes etre heuresse de vous faire conaissance y que votre reussite et ancore plus important que une triumphe dans le Amerique Cup! Vous etes mon champion du mer !
Bonne Noel !
Jose Divino (un nephrologue bresilliene-suedois)

"
Envoyé par jose divino le 23-12-2009 à 16:02


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"Salut Mr Clémendot, et félicitation ! Pouvez-vous m’indiquer le lieu de livraison de vos poches de Dialyse. Merçi et à bientôt
"
Envoyé par Francois-Christophe le 23-12-2009 à 18:13


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"bravo jean louis he bien alors tu vois la solitude ne ta pas rendu fou maintenant il ne te reste plus qu a sauter panama ou foncer plein sud et tourner a droite et bonjour pacifique ainsi tu constateras quelle est vraiment plate a bientot et bon noel sous les cocotiers"
Envoyé par jean luc skipper le 23-12-2009 à 18:29


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"felicitation !!! de toute l equipe de fluid-elec qui a suivie toute ton avanture a bientot! "
Envoyé par eric le 23-12-2009 à 18:48


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"bravo à vous, quel exemple et quel espoir pour tous ces hommes et femmes qui pensent que l’arrivée en dialyse est la synonyme de fin. J’imprime vos articles et les affiche dans l’entrée de notre centre de dialyse mais il n’y a plus de place; à quand le livre?
Bravo encore (profitez bien du rhum mais pas trop!
amicalement
yannick Auffret"
Envoyé par Yannick AUFFRET le 24-12-2009 à 08:45


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"Bravo et encore merci pour cette magnifique démonstration."
Envoyé par Emmanuel S le 24-12-2009 à 09:37


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"on attend la suite de vos aventures, Bravo, Harmattan est vraiment un bateau super"
Envoyé par Lafaye Bernard et Michèle le 24-12-2009 à 09:55


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"bravo jean louis ca a du leur faire bizarre de voir le pere noel avec 1 jour d avance"
Envoyé par ludo de pn le 24-12-2009 à 13:02


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"je vous admire et étant dyalisé péritoneale depuis le 19/12/09 vous me redonnez espoir et envie d’entreprendre merci et bon vent"
Envoyé par descamps bernard le 24-12-2009 à 13:11


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"protestations...
Je participe depuis 3 semaines à la grande régate virtuelle organisée par l’association française de néphrologie. Mon bateau du nom de l’Harmattan skippé par le commandant virtuel Jean Louis a effectué sans encombre la traversée de l’atlantique, (je crois même à considérer la position d’autres joueurs que j’étais très bien positionné dans cette régate). Hors depuis hier matin il semble que l’Harmattan aît échoué quelque part dans le sud d’une île de l’archipel des antilles, et je ne parviens plus à le faire avancer. Je déplore cet incident regrettable et j’en appelle aux organisateurs du jeu de remettre mon navire en course au plus vite ou de m’informer des modifications survenues quant au déroulement de cette régate. D’avance merci!!! "
Envoyé par creusot alain le 24-12-2009 à 14:32


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"merci pour ton tel j espere que tu a passe un bon noel a bientot"
Envoyé par jean luc skipper le 25-12-2009 à 19:21

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Sun, 03 Jan 2010 19:10:00 GMT - Une magnifique année 2010
Osny

Sun, 03 Jan 2010 19:10:00 GMT -
Osny


18H10 en France
Bonjour à tous,

Et tout d’abord je vous souhaite à tous une magnifique année 2010, la santé ou en tout cas la force nécessaire pour mener à bien tous vos projets.

Quel changement depuis huit jours, après le short et la chemisette ce sont les chaussures de neige, la salopette et la doudoune en duvet avec le bonnet en laine et les gans.

Je viens de passer quelques jours chez des amis à la station de ski de Valmorel. Avec un temps moyen, un premier janvier sous la neige c’était l’occasion de renouer avec le tarot. Cela fait de nombreuses années que je n’avais pas joué et c’est un vrai bonheur de m’y remettre.

Après plus de trois semaines seul au milieu de l’Atlantique quel plaisir d’être accueilli par Philippe et Patricia et de se retrouver dans cet appartement au pied des pistes. Quel changement de vie tout à coup, à 8 dans un appartement et pas d’internet.

Je ne ski pas. J’adorerais mais je n’ai jamais pris le temps d’apprendre. Mon cheval à s’occuper, de longues vacances d’été à longer les côtes Turques en bateau, des vacances d’hiver au soleil quelques fois et la vie professionnelle ont fait que j’ai fait l’impasse sur le ski. Un autre problème, Francine n’est pas attirée par le ski, du coup difficile de passer une semaine à la neige si elle reste en bas des pistes.

Philippe et Patricia sont des amis de mon frère Alain, je les connaissais très peu mais j’ai été séduit par leur gentillesse.

Vendredi soir nous sommes montés au Prarion, un restaurant d’altitude en haut des pistes. Une dameuse est venue nous chercher en haut de la station et le voyage s’est fait dans un cube vitré posé sur la dameuse. Eclats de rire garanties lorsque la dameuse escalade les pistes ou plonge dans les pentes. Les 15 ou 20 occupants se retrouvent alors les uns sur les autres écrasés sur une cloison. Le voyage dure 10 minutes mais on est très content d’arriver. Il n’y a pas de suspension, on se croirait dans un manège à sensation chez Mickey.

Beaucoup trop de repas de fêtes, il est temps que la vie normale reprenne le dessus.

Me voici de retour à Cergy, demain matin je vais aller a mon bureau pour faire le point sur les affaires. J’ai prévu de prendre la moto. Je crois que je vais devoir me couvrir car il est prévu -5°.

Bon, n’oubliez pas le rendez vous de jeudi (dans 4 jours) à 13h30 sur la cinquième chaîne. J’aurais l’occasion de parler de la dialyse péritonéale et de mon aventure dans le magazine de la santé.

En attendant je vous souhaite une fin de soirée agréable.

A bientôt

Jean Louis


news in translation



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"Nous sommes trés fiere de toi d’etre arrivé au bout de cette aventure. Nous n’avons jamais douté de ta réussite. Encore félicitations en attendant de te retrouver autour d’une coupe de champagne pour fêter cela. Gros bisous et a trés vite."
Envoyé par Didier et Anne France le 24-12-2009 à 17:45


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"Bravo MONSIEUR le CAPITAINE.
Quel bonheur ! Merci pour ce formidable voyage et quel cadeau de Noël pour tous.
Encore bravo et merci pour tous les IR en DP.

Nicolas et d’énormes bisous de Lou-Anne.
"
Envoyé par Nicolas MULLIER le 24-12-2009 à 17:46


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"felicitation jean-louis
nous partageons votre bonheur.Nous sommes tres heureux pour vous.c’est une belle histoire et merci de nous avoir permis de participer a cette transat.
Si vous passez a concarneau nous aimerions vous revoir et passer un moment avec vous.
Profitez de c’est fete en famille.
amicalement
noel et martine morin"
Envoyé par morin noel le 24-12-2009 à 17:57


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"Salut Jean-Louis,
Panne d’ordinateur pour nous mais mon gendre, que tu connais bien, a réparer l’engin, c’est pourquoi nous n’avons pu suivre tes dernières tribulations.
Michèle et moi sommes heureux de ta réussite qui était bien préparée malgré le doute qui s’insinue toujours un peu en chacun de nous au moment de prendre le large.
Tu t’étonnes de la gentillesse des gens, cela ne me surprend pas.
Tu ne l’as peut-être pas remarqué mais tu véhicules beaucoup d’espoir et d’envie de vaincre les aléas douloureux de la vie et ça donne un capital sympathie qui peu bougé jusqu’à des montagnes.
L’Harmattan t’a bien rendu l’amour que tu lui portes.
Nous t’embrassons tous (Mamé, Michèle, Benoît, Didier, Anne-France et moi).
Ce soir pense à nous, la coupe de champagne sera levée en ton honneur.
Nous t’embrassons tous très affectueusement Jannick "
Envoyé par jannick le 24-12-2009 à 18:17


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"Salut Frangin,

Hier, après mon message sur ton téléphone, je n’ai pas pu retenir quelques larmes, te savoir arrivé à bon port a été un réel soulagement !
Ensuite, j’ai attendu le récit de ton arrivée !!! Hier soir, ce matin, ce midi : RIEN !!!!
Je me doutais bien que tu ne touchais pas terre... mais tout de même ..... ouf, ce soir, je l’ai !!!
Je l’ai lu avec avidité et j’ai été heureuse que tu arrives à verser quelques larmes de bonheur, elles sont tellement bonnes, celles là !!!
Et savoir que tu es en pleine forme, quel soulagement aussi !
Profite bien des fêtes avec ta petite famille, gros bisous à tous.
Marie"
Envoyé par Marie le 24-12-2009 à 18:22


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"Le père Noel a débaqué en Martinique!

Chapeau bas fier capitaine!

A quelques heures de Noel nous t’envoyons plein de bisous remplis d’amour, à tes proches et toi même!

à trés bientôt pour plein de nouvelles aventures!!

Emilie, Nico et le petit!
ce joind à nous la famille d’Emilie.

"
Envoyé par nicolas Clemendot le 24-12-2009 à 19:17


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"Bonsoir Amiral. Jeudi 19 heures local time. Il pleut sur Paris et ses quatre malheureux degrés.Les dindes vont encore souffrir dans les minutes qui viennent et quelques marrons leur viendront momentanément en aide.Rien que du banal, du réchauffé, du manque d’émotion. Non, ce soir, notre coeur est ailleurs, à vos côtés et au côté de celles et ceux qui vous ont soutenu dans cette aventure. Un magnifique rayon de soleil vient d’envahir le salon. Un immense BRAVO lui répond.
La prochaine tournée est pour moi.
On vous embrasse. GD et MD"
Envoyé par GD le 24-12-2009 à 19:21


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"Heureux d’apprendre que tu est arrivé capitaine. Nous nous somme aperçu vers le 12/09 à17°50N - 31°04W avec contact radio. Je t’es pris en photo et je crois que tu a fais de meme.
si tu me communique ton adresse mail on pourait se les echanger
Apres ne escale d’une nuits à poite a pitre nous somme arrivé au Marin le 19/12/09 a 11h heure local
Merci encors pour tes infos meteo nous ne possedions ni grib, ni BLU, ni balise, ni d’iridium. Notre bateau est un Sun Odyssey 54DS que nous devions convoyer aux antilles depuis les sables d’olonnes, il a beaucoups plus souvert que l’equipage.
J’ai tenté un appel sur le canal 16 a l’approche de Fort de France qui est reste sans reponce.
Bravo encors a toi capitaine
et bonne fetes de fin d’année

Arezki MANCER"
Envoyé par Four II le 24-12-2009 à 19:51


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"Quelle chance ils ont, ces Martiniquais: Le papa Noel "atterrit" sur un dragon rouge! On a pensé très fort à toi, Berti disait: Qu’est-ce qu’il va apprécier son premier steak-frites!
Bon vol demain, et à bientôt au téléphone,
On t’embrasse, Petra et Berti, finalement bercés sur Largyalo àPort Ginesta"
Envoyé par petra le 24-12-2009 à 21:04


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"Et puis c’est tout, j’étais bien persuadé que tu n’allais pas te laisser emmerder par quelques milliers de milles nautiques, non mais!!!!
C’est vrai que tu avais rajouter un challenge suppémentaire : la dialyse...chapeau cap’tain, car pour l’avoir vécu sur un plan logistique et au quotidien sur le bateau...c’est beaucoup de rigueur...notament quand la mer n’est pas tout à fait plate.
Le plus dur n’est pas fait puiqu’il te reste leplus difficile au bar du port : Morito ou pinacolada... pas simple...Nous c’est vin chaud, donc profites de ces instants avant de replonger dans un quotidien un peu plus rude....Allez un petit coup pour la route...
Encore congrutalations pour le circuit que tu viens d’accomplir, tu as fédéré autour de toi énormément de gens d’horizons différents et particulièrement les dyalisés qui reprennent espoir au travers de ce que tu viens d’accomplir.
Même si tout le monde ne traverse pasl ’Atlantique demain , je suis sur que tu ouvres des portes à plein de gens qui ne voyaient pas la dyalise sous cet angle.
See you soon cap’tain
Jacky
"
Envoyé par Jacky Peudevin le 25-12-2009 à 01:07


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"BRAVO !!!
De la part d’un IRC non dialysé qui a suivi avec grand intérêt votre aventure. Epatant. Vous avez donné une grande lecon de vie à énormément de personnes.
Xavier "
Envoyé par MASSON Xavier le 25-12-2009 à 06:51


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"Respect et amitiés"
Envoyé par claude le 25-12-2009 à 12:17


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"WOW! You are a rock star! My husband is a PKD patient and he carries on with his life like a champion but you sir are an inspiration to all! I shall share your website with others. All the best for the New Year."
Envoyé par Lyn Presley le 25-12-2009 à 16:12


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"Dear captain, congratulations for this great victory! Your story gives me courage and hope and I think all (pre)dialyses patients will think the same.
Yvonne (Pays-Bas)"
Envoyé par Yvonne van den Broek le 26-12-2009 à 13:20


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"Great story!! thanks for sharing your adventure.
I will definitely share this great story with my CAPD pts and my staff. This story will give additional insight and hope to my pre-esrd pts and current pd pt’s..
Thanks again. Have a great Holiday.."
Envoyé par sang Kim le 28-12-2009 à 16:11


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"Great story!! thanks for sharing your adventure.
I will definitely share this great story with my CAPD pts and my staff. This story will give additional insight and hope to my pre-esrd pts and current pd pt’s..
Thanks again. Have a great Holiday.."
Envoyé par sang Kim le 28-12-2009 à 16:17

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Mon, 04 Jan 2010 23:55:00 GMT - Un petit morceau d’optimisme
Osny

Mon, 04 Jan 2010 23:55:00 GMT -
Osny


20H55 en France
Bonjour à tous,

Hier après midi j’ai regardé l’émission « Le Magazine de la Santé » histoire de me mettre dans le bain.

Une très bonne surprise, la deuxième partie de l’émission, « Allo docteur » était consacrée à la dialyse justement. C’est une émission extrêmement intéressante et vous pouvez la regarder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.france5.fr/allo-docteurs/index-fr.php?page=accueil#
L'extrait :
J’ai cependant été très surpris par l’affirmation de Marina disant que les séances de dialyse quelque soit le mode (l’hémodialyse et la dialyse péritonéale) étaient extrêmement éprouvante. Cela est vrai pour l’hémodialyse et j’entends souvent des dialysés dirent qu’ils doivent se coucher après une séance de dialyse, cela n’est absolument pas vrai pour la dialyse péritonéale.

Dans mon cas la séance de dialyse est tout à fait transparente pour ma forme immédiate. Cela est fondamental, c’est une des différences énormes avec l’hémodialyse.

Un petit morceau d’optimisme, c’est ainsi que Marina Carrère d'Encausse a annoncée à la fin de l’émission mon aventure et ma prochaine visite au Magazine de la Santé sur France 5 le jeudi 7 janvier (après demain donc).

Ne manquez pas cette émission, c’est à 13H30. Le Docteur Verger sera présent et on va parler de dialyse péritonéale.

A part cela l’année commence fort.

Déjà au niveau informatique puisque mon netbook (mon PC portable) a été infecté par un virus. Sur le bateau pour passer par le satellite il n’est pas conseillé de mettre un antivirus. J’aurai du en réinstaller un dès mon retour. Résultat, obligé de reformater le disque dur et de réinstaller Windows. Quel boulot ! Merci Didier.

Ensuite au boulot. En arrivant lundi matin nous découvrons avec horreur la catastrophe.
L’immeuble est inondé sur trois étages. C’est un malveillant qui a fermé, au deuxième étage, les bondes des lavabos en début de weekend du premier de l’an et ouvert les robinets en grand. Jusqu’où peut aller la bêtise humaine ? C’est incroyable.

Résultat, les plafonds par terre sur trois étages, les moquettes sous plusieurs centimètres d’eau, les armoires électriques dégoulinantes, pas d’électricité pendant deux jours avec moins cinq dehors.

Moralité, dans les immeubles collectifs les robinets pressostats sont indispensables.

C’est Christophe et Didier qui s’y sont collés, aspirer l’eau en trop et tout sécher avec un énorme sèche-cheveux (50 cm de diamètre) et un groupe électrogène.

Voilà une nouvelle année qui débute fort !
Bon, je vous joints les photos de la fameuse dameuse qui nous a transporté au restaurant d’altitude.

A bientôt

Jean Louis


news in translation



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"Bravo pour votre très jolie transat ! Bon courage pour le retour en métropôle... Matali de retour après un an de voyage...
http://perso.vendeenet.fr/transatalimat/"
Envoyé par le calvic le 28-12-2009 à 18:27


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"félicitations pour votre ténacité et votre réussite. Je vous souhaite de partir encore longtemps au bout de vos rêves. Bonne et heureuse année 2010 "
Envoyé par Agnès le 29-12-2009 à 12:03


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"Bernard Moitessier écrivait : " Mieux vaut flotter sans grâce que couler en beauté ! "Mais quand on peu flotter avec brio et panache, nom de D.... ça a une autre gueule !.
Encore bravo, Amiral. Sacré coup de rein que cette traversée ! Bonne fin d’année parmi les vôtres. Je le répète, la prochaine tournée est pour moi.Amitiés. GD"
Envoyé par GD le 29-12-2009 à 18:21


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"Toutes mes félicitations pour cette aventure que j’ai suivie avec beaucoup d’intéret .J’attend maintenant la suite ...?
Je te souhaite une bonne et heureuse année 2010 remplie de voyages et de grands moments comme ceux que tu viens de vivre ."
Envoyé par jean-christophe le 02-01-2010 à 08:06


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"bravo bel exemple
votre pere se pénommait :rené?
vous avez un frère jumeau?"
Envoyé par deschiens le 07-01-2010 à 16:53

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Tue, 07 Jan 2010 21:00:00 GMT - Quel moment sympa !
Osny

Tue, 07 Jan 2010 21:00:00 GMT -
Osny
20H59 en France

Bonjour à tous,

Quel moment sympa !
Je sors du studio où est réalisé le Magazine de la Santé et j’ai découvert les dessous du tournage d’une émission de télé avec les particularités du « direct».

C’est extrêmement intéressant. Ce que j’ai remarqué en tout premier lieu c’est cette ambiance super sympathique.
A l’étage c’est rempli de jeunes femmes qui ont chacune une tâche bien définie.
Il y a les maquilleuses, les programmatrices, les secrétaires, celles qui sont chargées de guider les invités…..

J’ai été accueilli, Marina est venue nous saluer, puis chacun est passé au maquillage et ensuite nous sommes descendus en studio.

En bas il y a deux zones, le studio proprement dit et la zone technique. Dix fois on nous a demandé d’éteindre les téléphones. Une autre consigne mainte fois répétée, il faut faire silence.

Sur la droite de la zone technique l’ingénieur du son avec tout son matériel. Il équipe chaque invité d’un micro émetteur dans le dos avec le micro lui-même accroché sur la poitrine en camouflant bien le fil.

Sur la gauche, plusieurs personnes avec des écrans, de l’informatique et pleins de câbles.

Dans le studio il y a pas mal de monde.

En pleine lumière il y a Michel et Marina. A l’aise, ils répètent l’introduction.

Il y a le grand ordonnateur. Il doit y avoir un nom pour ce métier mais je ne le connais pas.
Il a un casque sur la tête, un bloc dans la main sur une planchette et régulièrement il annonce des temps en criant fort « Une minute », « Dix secondes », « Neuf », »Huit »……

Il y a également plusieurs caméramans. Je suis surpris de voir des caméras tenues à bout de bras. Je pensais qu’elles étaient sur des pieds.

Il y a deux grosses machines sur pied avec un opérateur derrière chaque. Ce sont les prompteurs. Un pour Michel et un second pour Marina. Il y a un grand écran ou apparaît ce qu’ils ont à dire.

Une fois la répétition terminée, juste avant de démarrer Michel vient me saluer. Il me semble très sympa.

13H30 arrive, c’est le top départ, le grand ordonnateur décompte, « cinq », »quatre », »trois »
Il ne va pas plus loin, ça y est c’est « l’antenne ».

C’est Michel qui commence, « La gastroentérite ….. ». Marina reprends, ils présentent les différents sujets de l’émission.
Chaque sujet fait l’objet d’un petit reportage enregistré. Pendant le reportage tout s’agite, chacun se mets en place pour la séquence suivante.

Le premier invité est dirigé devant les caméras, c’est un médecin urgentiste. Je le regarde sur les écrans de contrôle et me dit qu’il semble très à l’aise.

Tout d’un coup, pendant un reportage, on doit très vite rentrer sur le plateau et se mettre dans une zone d’ombre pour être prêts à prendre notre place quand notre tour va être venu. La fille qui nous cornaque nous explique comment cela va se passer et où chacun doit s’assoir.

Maintenant Michel et Marina parlent de la Joconde.

Top ! Vite, en place, c’est à nous.
Pas le temps d’avoir peur.

On est tous les quatre autour d’une table, Michel, Marina, le Docteur Verger et moi. Au milieu de la table il y a une grande vitre et dessous cette vitre des moniteurs qui permettent de voir ce qui passe à l’antenne en temps réel.

Michel et Marina sont très professionnels, on ne voit pas les caméras, on a l’impression d’une discussion sympa et on oubli totalement qu’on est sous les projecteurs.

L’interview est très bien menée, chacun peut faire passer les messages qui lui tiennent à cœur et après 10 minutes agréables c’est déjà fini. Je remercie, je dis « au revoir », Michel me sert la main et nous quittons le studio.

Nous croisons le rédacteur en chef, petite discussion, remerciement de part et d’autre et on remonte à l’étage pour une nouvelle visite aux maquilleuses. Séquence démaquillage cette fois ci. Encore une fois très sympa. La maquilleuse me dit que c’était très bien, que mon bateau est très beau … Cela me fait plaisir. Forcément on est toujours inquiet de n’avoir pas été à la hauteur.

J’ai mon sac à dos à côté de moi, j’avais jeté le portable dedans avant de descendre, il n’arrête pas de sonner, ce sont les sms qui arrivent. Je jette un coup d’œil, que des messages sympa, le bonheur quoi.

Voilà. Maintenant j’ai hâte de rentrer et de regarder l’émission en rediffusion sur Internet.
Je vous mets le lien :

http://www.france5.fr/magazinesante/W00443/4/118178.cfm

Je vous souhaite à tous une excellente soirée

A bientôt

Jean Louis

PS : J’attire votre attention, lorsque vous mettez un commentaire, faites très attention de bien saisir votre adresse Internet car sinon je ne peux pas vous répondre. C’est par exemple le cas de monsieur Deschiens


news in translation



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"Bonjour Mon Capitaine,
Que du rêve en perspective...
Passez un excellent réveillon de fin d’année et à bientôt.
Amicalement.
Nicolas"
Envoyé par N Mullier le 30-12-2009 à 08:29


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"Salut Jean Louis, belle conclusion. Je te souhaite ainsi qu aux tiens, ton epouse, Alain et sa compagne, ainsi qu a ceux que je ne connais pas, une tres bonne annee 2010, passes un bon reveillon, profites en bien, j allais dire tu l as bien gagne !! Je te souhaites pour 2010 de realiser ce que tu a projete, (mais je suis deja sur que tu vas y arriver) et a tous je vous souhaite la realisation des projets auxquels vous tenez, la methode est toute tracee.. amities JL"
Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 30-12-2009 à 10:03


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"Salut Jean-Louis....
Je viens d,apprendre deux choses importantes: 1- que tu t,en sortais bien avec ta dialise!! 2- que tu étais partis faire la traversée!!
Felicitations!!cela nous rappelle quelques bons souvenirs! je n,ai pas encore lu tous tes articles , j,etais trop pressé de te parler....Tu viens de realiser un de tes reves de 30 ans voire plus!!! continues ton blog , afin que je puisse suivre tes exploits, et continuer à te parler, j,ai l,impression d’etre à tes cotés!! churchill disait pendant la guerre < never give up> et < who dares , will win> je pense que tu aurais pu les dire aussi!!! je t’embrasse .... eric "
Envoyé par eric pepin le 30-12-2009 à 14:27


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"Tous mes meilleurs voeux à toi et à ta famille. Belle année en perspective.... Amitiés."
Envoyé par Paparazzi le 01-01-2010 à 14:14

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Tue, 12 Jan 2010 20:45:00 GMT - La conférence de presse !
Osny

Tue, 12 Jan 2010 20:45:00 GMT -
Osny
21H45 en France
Bonsoir à tous,

C’était le jour de la conférence de presse. Encore un moment sympa chez MEDIA, sur le bord des Champs Elysées.

Tout d’abord j’ai découvert le film que Philippe a réalisé. Super top. Il dure 5 minutes et présente le départ de Lanzarote puis la dialyse à bord et enfin l’arrivé en Martinique. Très bien ce film, très émouvant. Je vais voir pour vous le mettre dès demain sur le blog.

Il y avait les médias importants et nous avons pu leur présenter l’aventure. Christian Verger et Pierre-Yves Durand ont pu parler de la dialyse et moi j’ai pu faire passer les messages de ma situation de « malade »

Dès ce soir nous avons les premières retombées et actuellement un sujet est diffusé sur France Info très régulièrement. Vous pouvez l’écouter en vous branchant sur France Info ou en allant sur Internet, France Info, Payer direct, [Actualité] ROUGIER. Nous allons vous mettre cette article sur le blog.

Il y avait aussi l’AFP, le journal « Le Parisien » et d’autres.
Certains médias n’étaient pas là mais vont venir à mon bureau pour faire un bout de film ou une interview.

C’est bien car nous espérons une vingtaine de retombées, cela permet de faire parler de la dialyse péritonéale et c’est de cela que cette technique a le plus besoin.

Bonne soirée.

Jean Louis


news in translation



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"bonjour jean louis
tous nos meilleurs voeux pour cette nouvelle annee 2010.Grosse sante et bonheur pour vous et votre famille.De tres beaux periples marins.Je pense que le retour d’HARMATAN sera surement un grand moment de navigation.
Couvrer vous bien pour faire de la moto par un temps pareil.
bonne journee
noel"
Envoyé par morin noel le 04-01-2010 à 07:58


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"Bonne journée à celui construit lui-même sa survie de façon forte. Ami de Gérard Duguet, administrateur du Centre de dialyse d’Aressy-Pau qui est une référence en France, et responsable du Cercle Bleu, que puis-je essayer de faire pour toi?
Cordialement."
Envoyé par CRISTINI Georges le 04-01-2010 à 09:04


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"Bravo Jean-Louis pour cet exploit que tu viens de réaliser, c’est en effet un espoir pour tous les dialisés. Nous serons tous devant la télé jeudi prochain. Si tu passes un jour par La Rochelle n’oublie pas de venir me voir !
Yves"
Envoyé par Dumasdelage Yves le 04-01-2010 à 09:26


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"bonjour Jean Louis,
très bonne année à vous et à votre famille. La meilleure santé possible J’ espère avoir l’occasion de vous connaitre. Je ne manquerai pas d’enregistrer et de regarder france 5. A jeudi pour les commentaires
amicalement
yannick Auffret"
Envoyé par Yannick AUFFRET le 04-01-2010 à 22:31


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"bonjour ,je regarde tous les jour le magazine de la santyer ,je syui tomber sur votre reportage ,c’est super ,continuer comme sa ,un bonjour du 66,de la montagne catalane ,"
Envoyé par pierro le 07-01-2010 à 14:02

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Wed, 13 Jan 2010 18:50:00 GMT - Quel beau film !
Osny

Wed, 13 Jan 2010 18:50:00 GMT -
Osny


19H50 en France
Bonsoir à tous,

Quel beau film !
Christophe a ajouté un onglet « VIDEO et RADIO » sur le blog. Si vous sélectionnez cet onglet vous pourrez regarder les différentes vidéos, celles que j’ai tourné moi-même, les extraits d’émissions télé, le film qu’a fait Philippe…. Et entendre ou réentendre les émissions radio concernant mon aventure.

Pour le film de Philippe, il existe une version en langue française et une autre en langue anglaise.

J’aime beaucoup ce film et vous qu’en pensez vous ?

Nous travaillons pour insérer l’émission « Le magasine de la santé » du 7 janvier et le sujet de France Info du 12 janvier.

Par ailleurs nous avons inséré dans le volet « Presse » le sujet paru ce matin dans les journaux « Le Parisien » et « Aujourd’hui en France ».

Aujourd’hui encore deux interviews dont « La Gazette du Val d’Oise » qui paraîtra mercredi prochain. La photo de cette news fera la une en couleur de ce numéro. Que d’honneurs, quelle fierté ! Ce journal est tiré à 7 000 exemplaires sur le Val d’Oise et distribué à 35 000 exemplaires dans toutes les gares Parisiennes dont les stations de métro et de RER.

Je pense que progressivement l’image de la dialyse péritonéale progresse, il y a encore beaucoup à faire mais le chemin parcouru n’est plus à faire.

Demain après midi ce sera une séance de tournage pour la télé régionale, VOnews. Encore une petite pierre à l’édifice.

Je commence tout doucement à penser à l’étape suivante. Bon, mon bateau ne me manque pas encore, j’ai eu ma dose, je ne suis pas déjà en manque. Ce qui commence à me manquer c’est un projet à préparer, à travailler, à rêver.

Je vous tiendrai au courant dès que je verrai plus clair dans tout cela.

Bonne soirée

Jean Louis


news in translation



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"Bonsoir Jean Louis,

Tous mes vœux aux lecteurs de ce merveilleux site.

Votre remarque sur l’affirmation de Marina est exacte. En ce qui nous concerne, Lou-Anne (4 ans 1/2), après 1243 dialyses péritonéale en cycles automatiques (cycles de 10h30 toutes les nuits 7j/7 et après une néphrectomie bilatérale) ne s’est jamais plainte de douleurs physiques. Parfois, c’est l’abdomen qui tire un peu quand il se vide par exemple. Il faut savoir qu’en dehors des cycles nocturnes, Lou-Anne a en permanence 400 ml dans le ventre. Il est donc «normal» d’éprouver une légère gêne quand le ventre se vide. A l’inverse, le soir, quand elle mangé plus que d’habitude et que la surcharge la guette, la dialyse par l’ultra-filtration, lui fait même du bien très rapidement.

C’est le type de dialyse de première intention, la plus douce et la moins éprouvante, surtout chez les enfants. C’est pour cela qu’il faut la faire connaître. En contre partie, c’est une certaine logistique qui faut assurer. Et il ne faut pas oublier que le péritoine n’est pas fait pour cela. Il faut donc le ménager par des règles d’hygiènes simples mais strictes. Et, dans l’état actuel de la médecine, après la DP, c’est l’hémodialyse sans retour possible vers la DP.

Votre intervention lors de l’émission est donc la bienvenue. Nos amitiés à Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes.

A bientôt

Nicolas.
"
Envoyé par Nicolas MULLIER le 05-01-2010 à 22:10


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"Terrible, l’inondation! Mais, faut voir ca positif: il y a pire! Je me rappelle d’un bateau inondé de gasoil......Ceux que ne vivent pas en France, peuvent-ils voir l’emission sur le web?
Bisous et ne prenez pas froid!
"
Envoyé par petra wolfinger le 06-01-2010 à 18:51


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"Pour répondre à votre question, la video de chaque émission est visible dès la fin d’après midi et pendant une semaine à l’adress suivante :
http://www.france5.fr/magazinesante/W00443/4/118178.cfm"
Envoyé par Christian Verger le 06-01-2010 à 19:32


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"Bonjour, Je viens de vous voir a l’émission de santé sur la 5" BRAVO "
MON mari a été dialysé en 2007 a la maison "la nuit"10h, ce qui lui permettait d’aller travailler l’apres-midi malgré la fatigue Le 21/03/2008 il a été gréffé et a repris son travail 4mois aprés. Je trouve que c’est une belle leçon de vie . je vais lire votre livre et souhaite bon vent . Eliane "
Envoyé par DAVOU Eliane le 07-01-2010 à 14:20


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"je vous donne toutes les bonne chose pour l’année 2010.vous êtes un espoirs pour tous les dialyser,moi je suis en bonne santer et j’aimerais vous suivre pour continuer se tour du mondes ,mai je sais bien que c’est impossible .en tous cas rester comme sa ,et désoler pour les fautes ,j’ai pas trop étais a l’école ,merci pour tous se que vous faites et si vous passer vers les P.O venner nous rendre visite .bonne continuation et le bonjour des montagne catalane "
Envoyé par pierro le 07-01-2010 à 14:23

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Mon, 18 Jan 2010 21:00:00 GMT - La traversée du Pacifique !
Osny

Mon, 18 Jan 2010 21:00:00 GMT -
Osny


22H00 en France

Bonsoir à tous,
J’espère que vous êtes assis car c’est un scoop.
Je l’ai rêvée, je la pensais impossible en étant dialysé et puis en travaillant le sujet, en en parlant avec Pierre-Yves pour le côté maritime et avec le laboratoire Baxter pour la logistique de la livraison des poches je m’aperçois que finalement ce n’est pas si compliqué que cela et autrement plus excitant que de revenir par l’Atlantique nord.

Ce matin c’était le premier rendez vous d’après traversée de l’Atlantique avec mon Néphrologue. Vendredi j’ai été au laboratoire d’analyses médicales pour la prise de sang mensuelle. Tout va bien, les résultats sont bons, la dialyse fonctionne correctement.

Bon, l’équipe de greffe demande à ce que je passe une coronarographie. Il va falloir faire cela rapidement. Il y a un risque de perdre la diurèse après cet examen (arrêter de faire pipi). Mais le risque est faible.

J’ai alors posé la question de confiance : Puis je faire la traversée du Pacifique ?

J’ai expliqué au docteur Verger les différentes étapes, nous avons regardés une carte.
Il faut commencer par rallier Panama. C’est la traversée de la mer Caraïbe, 1150 milles, une dizaine de jours.

Ensuite la traversée du canal de Panama. Un grand moment à faire en équipage. A cet endroit on peu faire une halte pour bien préparer le bateau. Ensuite il faut faire un avitaillement pour 6 semaines en produits qui se gardent.

C’est maintenant une traversée en plusieurs étapes, la première étant de rejoindre les Galápagos. La distance est de 880 milles, une semaine de mer. L’arrêt aux Galápagos doit être très court, le temps de faire quelques photos, le plein en produits frais et en gasoil et puis c’est la traversée proprement dite. 2980 Milles pour rejoindre les Marquises. Pour vous situer la chose, c’est la même distance qu’entre les Canaries et la Martinique. J’ai parcouru 3200 Milles pour rallier le port du Marin.

Au niveau météo et difficultés de navigation, la traversée de la mer Caraïbe peut être dure parfois mais je pense qu’ensuite dans le Pacifique cela ne doit pas être trop mal, c’est de la navigation tropicale avec le passage de l’équateur. Attention à prévoir la fête à ce moment là.

Puis une fois de l’autre côté de la ligne pouvoir admirer la croix du sud, la nuit, que de bonheurs en perspective.

Ensuite arriver dans la baie des vierges aux Marquises, puis aller se recueillir sur les tombes de Gauguin et de Brel et poursuivre jusqu'à Tahiti à 800 milles environ, une petite semaine de navigation. Quel projet !

Eh bien, si ma diurèse se maintient j’ai le feu vert.
Quelle journée importante. J’ai immédiatement appelé la « Librairie de la mer » pour faire le point sur les guides nautiques à se procurer. Ce soir je suis passé acheter le « Petit futé » concernant le Panama. Ça y est je suis reparti dans l’aventure.

Il faut maintenant que je m’organise pour remettre le bateau en état, que je fasse la liste des travaux à faire, que je trouve un endroit au Panama pour faire une halte. J’ai pas mal de choses à prévoir. Souvent la préparation du voyage demande beaucoup plus d’énergie que le voyage lui-même.

Je vous tiendrais au courant.

Pour l’actualité :
Un sujet sympa de VOnews, diffusé également sur la TNT (NRJ Paris) au JT de vendredi dernier et que vous pouvez voir en cliquant sur ce lien :
VONEWS
Nous allons mettre le sujet sur le blog.

Et puis suite à la dépêche de l’AFP, de nombreuses publications et dans les jours à venir un article dans « Le télégramme de Brest » que nous mettrons sur le site.

Voilà encore quelques petites contributions pour cette méthode de dialyse qui permet de vivre presque normalement.

Pour terminer, je voulais vous faire partager ce témoignage de Florence reçu aujourd’hui :

« Bravo, je viens vous témoigner mon expérience fantastique de la péritonéale ! J'ai été dialysée pendant un an 1/2 avec une péritonéale puis greffée. J'ai été ravie de cette expérience qui m'a permis de vivre normalement sans fatigue et sans douleur. Je n'ai arrêté aucune activité, surtout que je ne le faisais que 3 fois par jour et que cela me prenait une demi heure ! Je suis suivie à Necker et ai été remarquablement soignée et conseillée à tel point que je fais tous les ans un bout du chemin de Compostelle et que cette dialyse ne m'a pas gênée. Il suffit de s'organiser et d'être très hygiénique, c'est très important. »
« En tout cas bravo et bonne route !!!!!!!! »
« Florence Laurin »

Je vous souhaite à tous une très bonne soirée.

A bientôt

Jean Louis


news in translation



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"bonjour,
Le "grand ordonnateur" s’apelle un chef de plateau ou un script (boy ou girl) car c’est lui qui mene la danse et qui sait precisement ce qui se passe, quand, ou, comment et avec qui.

Cdlt"
Envoyé par romi le 08-01-2010 à 11:32


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"Sympa ces explications sur le déroulement du tournage.

Ca me donne envie d’aller fouiller dans votre blog maintenant :)

Je vous souhaite d’autres belles excursions et succes dans votre tour de l’atlantique. nous devrions chacun avoir plus l’ame d’un "colibri"!

merci!"
Envoyé par Roland le 09-01-2010 à 15:27

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Fri, 22 Jan 2010 13:50:00 GMT - La presse en parle
Osny

Fri, 22 Jan 2010 13:50:00 GMT -
Osny


14H50
Bonjour à tous,

La une dans la Gazette du Val d’Oise, la une dans le Télégramme de Brest, des articles ici et là, c’est sympa et surtout cela contribue à faire parler de la dialyse péritonéale.

Vous pouvez retrouver tous ces articles dans l’onglet « Presse » de mon blog.
Je trouve le sujet sur la dialyse péritonéale du Télégramme de Brest particulièrement bien fait.

Il faudrait maintenant que les politiques prennent en main ce problème et mettent en place des mesures incitatives pour que cette méthode de dialyse soit dans tous les cas proposée aux futurs dialysés. Il faudrait également que, lorsqu’elle est proposée, le malade puisse recevoir une information impartiale et que le témoignage des dialysés qui vivent normalement ne soit pas occulté.

Cette méthode de dialyse peut convenir à un grand nombre de malades, c’est leur intérêt et c’est l’intérêt de la société car elle coûte beaucoup moins cher que l’hémodialyse. Aujourd’hui le coût de la dialyse représente 2% du budget de la sécurité sociale. C’est énorme au regard du nombre de dialysés qui est inférieur à 40 000.

Ce qui freine le développement de la dialyse péritonéale c’est que cela ne rapporte pas aux hôpitaux et que la direction des hôpitaux aura toujours un intérêt financier à favoriser l’hémodialyse au détriment des intérêts du malade.

Voilà, ça c’est dit.

La suite des réjouissances c’est jeudi prochain, le 28 janvier, je serais l’invité du jour sur « La radio de la mer » entre 12 et 13 heures avec Marjorie Philibert. Vous pourrez nous écouter sur la FM si vous êtes à Brest 90.5, Lorient 92.7, Les Sables d’Olonne 106.3, Dunkerque 90.7, Boulogne sur mer 105, Fécamp 102.9, Cherbourg 103.5, Granville 88.4 ainsi que partout ailleurs sur Internet www.laradiodelamer.com

Ensuite il y aura le 16 Février cette émission sur Radio France Internationale mais je vous en reparlerais.

Bon, c’est programmé, je rentre dimanche après midi à l’hôpital pour qu’on me fasse une coronarographie. C’est un acte important et indispensable à mon âge pour être inscrit sur la liste des personnes en attente de greffe. Si tout va bien je dois ressortir mardi après midi. On va entrer par ma cuisse dans une artère et remonter une petite sonde jusqu'à mon cœur. Arrivé là on va injecter une petite dose de produit iodé et faire des photos, des radios plus exactement. C’est beau la technique.

Actuellement j’ai encore une diurèse importante, les reins n’éliminent plus les déchets de l’organisme et c’est pour cela que la dialyse est nécessaire mais ils éliminent encore l’eau en excès et c’est très important pour moi. Le risque est que cet acte casse ma diurèse. Cela serait très ennuyeux et remettrait en question mon projet de traversée du Pacifique.
Tout va être fait pour que cela n’arrive pas.

Mercredi je me suis rendu à « La librairie de la Mer » à Paris dans le 15 eme. Toujours aussi sympa le libraire. Nous avons discuté un bon moment. Je suis reparti avec deux guides.

J’ai un guide sur la Polynésie Française mais je vous le présenterai plus tard et puis j’ai :

« The Panama Cruising Guide » d’Eric Bauhaus. C’est un guide en anglais sur l’isthme de Panama. Il y a tout un chapitre consacré à la traversée du canal. Quelle aventure en perspective ! C’est compliqué.

Il y a déjà l’approche, une passe d’environ 10 kilomètres et de 500 mètres de large.

Ensuite toutes les formalités qui peuvent durer plusieurs jours. Il faut s’adresser au service de mesure qui va déterminer le paiement des taxes en fonction de la longueur du bateau. Cette formalité doit être effectuée au moins 10 jours avant la date retenue pour le passage du canal.

Ensuite il faut préparer le bateau.

Il doit y avoir :
- quatre grandes aussières de 40 mètres de long chacune, de 2 centimètres de diamètre, sans défaut et sans nœud,
- Une ancre à poste,
- De nombreux pare-battages. On peut louer de vieux pneus de voiture recouverts de tissus de chaque côté du canal. Il faut au moins un pneu tous les mètres,
- Le moteur doit être capable de propulser le bateau à au moins 8 nœuds dans le canal,
- Quatre équipiers, un pour chaque amarre,
- Le skipper en pleine forme,
- Un pilote du canal,
- Enfin, et le plus important, de quoi nourrir et désaltérer le pilote. Ce n’est pas une plaisanterie car il est capable sinon de commander à l’extérieur un déjeuner au frais du bateau.

La traversée du canal se fait en partant du port de Colon et en passant les trois écluses de Gatun qui élèvent le bateau de 26 mètres jusqu’au lac Gatun. Ces trois écluses, large de 33,5 mètres et longue chacune de 305 mètres sont physiquement interconnectées entre elles et représentent un ouvrage de 2 kilomètres qui fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 depuis près de 100 ans.

On passe dans les écluses derrière de très gros cargos et ensuite le trajet consiste à traverser le lac Gatun qui est un lac artificiel sur 38 kilomètres avant de suivre le canal de Gaillard Cut sur 14 kilomètres avant de rencontrer l’écluse de Pedro Miguel. C’est la première écluse qui permet de redescendre sur le Pacifique.

Après cette écluse, c’est la traversée du lac de Miraflores avant d’emprunter les deux écluses de Miraflores et de se retrouver à Panama City dans l’océan Pacifique.

Quel grand moment en perspective, cela fait un peu peur. Vous pourrez me voir en live puisqu’il y a des webcams à différents endroits du canal. Vous pouvez y jeter un coup d’œil sur le site www.pancanal.com

Je vous recommande l’écluse de Miraflores en haute résolution. Attention, jusqu'à midi chez nous il fait nuit là bas, il vaut mieux regarder cela l’après midi ou bien le soir.

Bon, je vous laisse car je suis au bureau et il faut que je travaille un peu.

A bientôt

Jean Louis


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"salut
tout simplement SUPER !!!!!!!!
Bisous
Marie"
Envoyé par Marie le 13-01-2010 à 06:37

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Wed, 27 Jan 2010 20:10:00 GMT - La coronarographie
Osny

Wed, 27 Jan 2010 20:10:00 GMT -
Osny
21H10 en France
Bonsoir à tous,

Je suis rentré à la maison hier soir, et je dois faire un effort ce soir pour écrire cette news. Je suis épuisé et j’ai beaucoup de mal à marcher.

Quelle bonne idée d’avoir fait cette coronarographie. C’est le docteur François FUNCK qui a effectué cet acte. On est nu sur la table d’opération, il fait très froid, vers les 17 degrés et c’est le plus désagréable. Sinon on ne sent rien du tout.

Le docteur a les cheveux en bataille, il ressemble beaucoup à Souchon. Il est sympa, il m’a expliqué ce qu’il va faire.

Moi je ne vois rien, je suis sous la machine qui passe d’un côté et de l’autre de ma tête. Le docteur travail à partir du pli de l’aine de ma jambe droite. Il commence par faire une anesthésie locale puis je sens vaguement qu’il s’active mais je n’ai absolument aucunes sensations.

Après environ un car d’heure, il vient vers ma tête et me dit que l’examen est terminé. Je n’en reviens pas. Déjà !

Par contre il me dit qu’il a trouvé un problème, une sténose, en fait un rétrécissement de l’artère principale à hauteur d’environ 75%. Il me propose de réparer cela immédiatement et de me poser un stent. Nous en avions parlé avant l’intervention. C’est un petit ressort qui vient tenir l’artère ouverte. Je lui donne bien sûr immédiatement mon accord et nous voici repartis pour trois quarts d’heures de manipulations. Je suis frigorifié et j’ai hâte que cela se termine.

Quel bonheur de revenir en « salle de réveil » où la température est normale et où on me couvre avec la couverture. Là on comprime énormément mon artère avec une machine pneumatique équipée d’un manomètre et toutes les vingt minutes une infirmière vient enlever un peu de pression.

A un moment j’ai le plaisir de voir mon néphrologue, le Docteur Verger qui vient me rendre visite accompagné d’une infirmière.

J’ai faim. Je n’ai pas eu le droit de manger ce matin. Je suis descendu à 9 heures et ce n’est qu’à 14 heures que la manipulation se termine. On me fait un gros pansement compressif et on appel un brancardier.

De retour dans ma chambre je dois encore attendre plus d’une heure avant de pouvoir boire et manger un bout.

Quelle chance d’avoir fait cet examen, j’aurais pu faire un problème cardiaque à tout moment.

Une autre bonne nouvelle, le Docteur Funck a utilisé très peu d’iode et ma diurèse à l’aire de se maintenir. Je ferais une mesure de celle-ci pour le 12 février.

Sympa les infirmières de cardiologie. Elles ont du cœur !
Elles ne connaissaient pas bien la dialyse péritonéale, j’en ai profité pour leur faire un cours avec démonstration d’une dialyse. Il serait bien que toutes les infirmières aient vu cela au moins une fois pendant leur formation.

Des bonnes nouvelles, j’en ai plein. D’abord on va essayer de faire traduire le blog en Espagnol. Ensuite, je vais pouvoir être livré de mes poches directement par BAXTER en Martinique et à Panama. A Panama je vais pouvoir rencontrer un néphrologue qui va pouvoir faire un checkup comme cela s’était passé à Barcelone.

Les choses se précisent petit à petit et je pense repartir mi mars.

Aujourd’hui j’ai eu une interview avec France Dimanche. L’article paraîtra normalement le 12 février.

Et puis n’oubliez pas demain c’est sur La Radio de la Mer entre 12 et 13 heures que je vais pouvoir parler de la dialyse péritonéale.

Bon, la dialyse est terminée,
Je vous laisse là. Bonne Soirée.

Jean Louis


news in translation



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"Bravo Christophe, bravo au cameraman pour la qualité du film, ça reflète vraiment très bien le quotidien du cap’tain sur Harmattan.
( Harmattan d’ailleurs qui est le seul à se la couler douce au soleil alors qu’on se péle de froid ici) mais bon il le méritte...
Jacky"
Envoyé par Jacky le 14-01-2010 à 11:42


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"W-O-N-D-E-R-F-U-L !!!!!!"
Envoyé par Petra le 14-01-2010 à 13:12


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"Bravo pour ce témoignage de volonté et d’audace face à l’adversité, pour moi qui suis transplanté cardiaque il me redonne la motivation qui m’a parfois fait défaut depuis quelques temps.

Que le vent te soit longtemps favorable et que ton périple permettent à ceux qui n’osent pas se "mouiller" de se lancer et de relever la tête."
Envoyé par Vincent le 14-01-2010 à 20:33


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"Bonjour a toi jean louis et bravo pour ton chalenge,je te souhaite qu’il ne reste pas dans le silence.Je suis transplanté rénal depuis quelques mois,et tout comme toi a travers cet attente j’ai souvent entendu ...tiens le coup on est avec toi on te comprend....pour savoir une fois isolé sans vouloir faire de mal comprendre le fameux Pourquoi moi?
tout comme toi j’ai accepter,dans mon petit monde et j’ai tenu par le sport ma passion.Moi je te souhaite aujourd’hui de rejoindre le club des greffes trés bientôt,il nous faut montrer maintenant a tous ces gens en attente,qu’on peut tous leurs enlever un jour mais pas la force ni le moral de vouloir..qui sera aussi je te l’avoue une leçon pour d’autres.A travers le mot sport maintenant nous savons nous deux que la raison dépasse la passion a nous maintenant de la faire partagés a nos adhérents....je te souhaite pleins de bonne choses pour la suite,de tes voyages,le plus beau reste a venir.....Franck"
Envoyé par Franck le 15-01-2010 à 10:44

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Sun, 30 Jan 2010 10:55:00 GMT - Encore l’hôpital.
Osny

Sun, 30 Jan 2010 10:55:00 GMT -
Osny


11H55 en France
Bonjour à tous,

Eh oui, je suis à nouveau hospitalisé.
J’étais sorti mardi après midi. Mercredi je me suis rendu normalement au bureau.
Le matin c’était l’interview pour France Dimanche. L’après midi j’étais très fatigué puis le soir en rentrant à la maison j’étais épuisé.

Au moment de me coucher j’enlève mon pantalon et je découvre que ma cuisse droite, celle par laquelle a eu lieu la coronarographie a doublée de volume. J’ai un peu de fièvre. Téléphone au SAMU : il faut vous rendre aux urgences.

Lorsque j’arrive aux urgences, la réceptionniste me dit : « vous êtes sûr de vouloir rester monsieur, il y a 4 heures d’attente. »

J’ai envie de repartir immédiatement mais je me raisonne et après une heure d’attente je pars dans les couloirs. Francine me suit et elle voit une infirmière, lui explique la situation puis on nous fait rentrer immédiatement dans une pièce où je m’allonge sur un brancard.

Electrocardiogramme, mise en place d’une aiguille pour les perfusions, prise de sang pour les hémocultures, injection pour éviter la formation de caillot de sang …. Puis le docteur vient, très sympa. Il a entendu parler de mon aventure, on parle bateau, on parle dialyse péritonéale.

Vers 2 heures du matin je comprends qu’on va me garder. Le problème : l’hôpital est complet ! Je vais devoir dormir sur le brancard dans la pièce des urgences. C’est étroit et c’est dur. L’infirmière sort une couverture et commence à m’installer. Puis vers 3 heures, miracle on vient de me trouver un lit. C’est dans un service qui n’a rien à voir avec ma pathologie mais c’est mieux que sur un brancard.

Un brancardier me pousse jusque dans la chambre. Je suis épuisé et m’endors immédiatement.

Les docteurs hésitent entre une infection et une phlébite. Aussi j’ai droit à des perfusions d’antibiotique et par ailleurs je dois rester strictement allongé sur mon lit.

Pour avoir une certitude il faut faire un doppler mais le jeudi il n’y a jamais de doppler et ce n’est que vendredi matin qu’on me descend pour cet examen. Immédiatement on découvre le problème. C’est un faux anévrisme sur l’artère fémorale. En fait celle-ci est fissurée à l’endroit où a eu lieu la coronarographie et le sang s’échappe et se répands dans ma cuisse qui est bien noire maintenant.

Le traitement consiste à effectuer une forte pression à cet endroit pendant le temps nécessaire à l’organisme pour cicatriser cette fissure.

La séance de torture est planifiée pour 14 heures. On utilise un fémostop comme lundi après la coronarographie. C’est un infirmier de coronarographie qui monte, toutes les infirmières veulent assister à la mise en place de cet instrument, il y a du monde dans la chambre tout à coup. Je demande s’ils ont peur que je me débatte.

On me place la sangle sous les fesses et l’infirmier gonfle le piston avec la poire. Cela fait mal et je me demande comment je vais tenir jusqu’au soir comme cela.
Avant qu’ils ne sortent je fais la photo pour le blog.

Après une heure difficile la douleur devient extrêmement forte et je ne peux plus supporter. J’ai l’impression qu’on me rentre un couteau dans l’aine et qu’on le tourne ensuite. Cela me fait mal jusqu’aux doigts de pieds. La douleur vient par vagues successives avec très peu de répits entre chaque vague.

Je pense que je vais finir par tourner de l’œil aussi je sonne et on me donne plusieurs cachets. Encore un quart d’heure et les cachets commencent à faire leur effet. La douleur est toujours présente mais un peu plus supportable. Je sais que cela va durer jusqu’à 19 heures puis on descendra la pression de 10 graduations toutes les 20 minutes jusqu’à 21 heures.

Je compte les heures et l’après midi me paraît très longue. Heureusement Didier puis Christophe viennent me tenir un peu compagnie. Ensuite pour oublier la douleur je passe quelques coups de téléphone.

A 21heures on enlève le fémostop et on me met un pansement compressif. Je dois ensuite rester strictement allongé sur mon lit jusqu'au prochain contrôle doppler lundi soir ou bien mardi matin.

Avec cette hospitalisation d’urgence j’ai raté l’émission sur La Radio de la Mer. Il va falloir planifier cela pour une autre date.

Enfermé à l’hôpital, devant rester strictement allongé dans mon lit je suis loin de ma liberté, seul au milieu de l’Atlantique. La vie c’est comme cela, faite de moments moins mais également faite de moments plus. Vivement dans quelques semaines, la traversée de la mer des Antilles pour commencer.

Bon dimanche après midi,
A bientôt

Jean Louis


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"Hola cap’tain en voilà des bonnes nouvelles, bon le Pacifique c’est de la gourmandise mais c’est ce qu’on aime et pluis il y’a le feu vert de la médecine...alors cap à l’ouest...et un petit viron Martinique, Panama et galapagos, je le sens bien...
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 19-01-2010 à 10:45


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"Berti et moi sont FIERs de toi! Et maintenant j’ose le dire: Depuis Noel, je me doutais de cela, que tu continueras, s’ils te le permettent! Quel bonheur!"
Envoyé par Petra le 19-01-2010 à 10:54


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"salut le marin, FELICITATION, je vois que vous n’avez rien perdu de votre motivation c’est vraiment super d’avoir de vos nouvelles et de vous voir passer a la télé! toute ma famille est au courant de votre periple, "vous etes un surhomme" me disent t’ils. merci pour le message de volonté que vous faite passer sur votre blog. si vous etes dans le coin appelez moi cela me fera plaisir de vous revoir autrement qu’en photo mes amities a votre famille et a votre frere. amities FRED S"
Envoyé par FRED SINTES le 19-01-2010 à 13:09


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"Bonsoir Amiral.
Bon, si je comprends bien, je ne suis pas prêt de vous payer une mousse !
"
Envoyé par GD le 19-01-2010 à 19:53


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"J’ai découvert votre blog suite à un article trouvé dans un magasine qui se trouvait dans une salle d’attente; Je me suis interessé car mon voisin (qui est plus âgé) est aussi atteind d’insuffisance rénale. Je vous félicite pour ce bel exemple de courage qui pourra donner tant d’espoir. Continuer à tenir la barre et bon vent !

Jean-Luc (prés du Mans 72)"
Envoyé par jean-luc Picard le 20-01-2010 à 08:40


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"Projet bluffant et belle leçon, tout simplement.
Félicitations"
Envoyé par Emmanuel S le 20-01-2010 à 08:41


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"Hello captain’

Comme beaucoup de vos fans, je pense que nous avions pensé au pacifique pour vous avant que vous n’en rêviez :)

A très bientôt pour la suite de vos aventures.

Foucault"
Envoyé par foucault le 26-01-2010 à 14:05

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Thu, 04 Feb 2010 20:50:00 GMT - La liberté.
Osny

Thu, 04 Feb 2010 20:50:00 GMT -
Osny
21H50 en France
Bonsoir à tous,

Enfin !
A l’hôpital ils ont ouvert la porte de la cage hier soir et j’ai pu retrouver ma liberté.

Voici les derniers évènements. Lundi matin on descend mon lit dans le local du doppler et l’opératrice pose sa sonde sur mon aine. Il ne lui faut que quelques secondes pour voir que cela va beaucoup mieux et que mon « faux anévrisme » est en train de guérir. Je suis très impressionné par son professionnalisme, moi j’ai vu des couleurs, du rouge, du bleu et du jaune mais c’est tout.

Je suis content et je me dis que je l’on va me libérer. Un brancardier pousse mon lit dans les couloires et soudain une dame me dit :
« Ce n’est pas vous que j’ai vu dans le journal ce weekend ? «
Je l’interroge, quel journal ?
« L’Echo »

Je suis surpris car je ne pense pas qu’il y a un article dans ce journal.

Une fois revenu dans ma chambre je passe un coup de téléphone à Didier et lui demande d’aller chercher ce journal. Puis j’attends confiant ma libération.

Tout d’un coup, c’est une nuée d’infirmières qui entre dans la chambre.
« Le cardiologue a dit qu’il faut vous mettre le fémostop pour 24 heures »
Je blêmi, je pense avoir mal entendu mais je vois qu’une des infirmières tient en main l’objet de torture.

Il y a deux jours j’ai eu du mal à le supporter pendant 5 heures, je n’imagine pas possible de le garder si longtemps. Il me faut plusieurs dizaines de secondes pour me dire que je ne rêve pas et accepter la réalité.

L’infirmière installe l’appareil pendant que les autres regardent pour apprendre.

C’est en place, pour l’instant cela ne me fait pas mal. Une infirmière sympa me demande si je veux des cachets. C’est supportable et je dis « Attendons que la douleur soit là »

Je n’ai pas longtemps à attendre, au bout d’un quart d’heure je sonne. On m’apporte deux cachets mais un quart d’heure plus tard je n’en peux plus alors on me donne un cachet de morphine.

C’est intenable, cela ne fait pas une heure que l’appareil est posé. Je suis dans un état terrible, en sueur, croyant que je vais me trouver mal, je gigote comme un ver de terre coupé en deux et des sanglots nerveux me secouent. Je pense que je vais tomber fou.

C’est Noémie qui vient me voir, elle enlève l’appareil et immédiatement tout redevient normal. Elle est gentille et essaie de comprendre. L’appareil était mal mis et rentrait dans la peau. Elle le replace, gonfle et maintenant c’est supportable avec des cachets.

Je passe quand même 24 heures difficiles d’autant plus que l’infirmière de nuit me refuse un cachet pour dormir, moi qui n’en prends jamais.

Mardi soir c’est encore Noémie qui retire cet engin de torture. Quel bonheur !
Que la vie semble belle, quel sentiment de liberté. Je passe alors une nuit de rêve et je dors comme un bébé.

Je devrais retourner à l’hôpital le 8 mars pour un doppler de contrôle.

Ah, j’ai oublié de vous dire, il y a effectivement un article dans le journal l’Echo. C’est le même article que la Gazette avec une photo différente. Les deux journaux ont des zones géographiques de diffusion différentes.

Au niveau des futures réjouissances il y a :

Le 13 février une conférence à Nancy
Le 16 février une émission de radio (Radio France Internationale)
Le 18 février une émission de radio (La Radio de la Mer)

Aujourd’hui j’ai été chercher la cartographie électronique des îles du Pacifique.

Au niveau du canal de Panama je veux remercier Dominique Vervin, un copain de Pierre-Yves qui vie là bas et qui se démène pour que tout se passe correctement.

Je veux également remercier Jaime Rozo directeur de ROZO y Cia qui a la gentillesse de s’occuper gratuitement de toutes les formalités pour le passage du canal.

Ils méritent tous deux de grands remerciements ainsi qu’une inscription dans la rubrique « Partenaires » du blog.

Voilà où j’en suis ce soir. Mi mars va arriver très rapidement.

A bientôt

Jean Louis


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"Salut depuis notre dernier coup de fil, j espere que tes examens se sont bien passes j attends un peu que tu te reposes et je te tel, j ai rencontre dans une station service sur l autoroute un couple tres sympa dont le Mr etait sous dialyse "normale" je lui ai parle de ce que tu fais et lui ai indique ton site, il etait impressionne mais ausi encourage d apprendre ce que tu fais, je crois vraiment a la vertu de l exemple. J ai eu mes resultats d analyse pour les maux de mains, artrose degenerative, bon comme j ai fit a mes amis, c est "pipi de chat" a cote de ce qu a mon pote Jean Louis, donc je vais traiter cela par le mepris, prendre des trucs quand cela fera trop mal, et moi aussi partir naviguer, comme BJ a la meme chose, on se tiendra les mains.. bon tres sympa les articles, je vais essayer de contacter mes amis a Tahiti. Je repars a PN jeudi matin, quand descends tu ? amities JL"
Envoyé par Pierrefeu Jean Louis le 24-01-2010 à 23:29

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Mon, 08 Feb 2010 20:45:00 GMT - Au travail
Osny

Mon, 08 Feb 2010 20:45:00 GMT -
Osny
21H45 en France
Bonsoir à tous,

Lundi soir, une longue journée de travail qui se termine.
Hé oui, je dois travailler comme beaucoup.

Jeudi et vendredi j’étais dans les chiffres, la rédaction du rapport d’activité de mes sociétés pour l’année 2009 et les prévisions pour l’année 2010.

C’est très important. C’est du travail mais tellement amusant, tellement passionnant que je me jette dessus avec avidité. Sortir les chiffres est toujours un moment magique car même si on est très proche de ses affaires, il n’y a que les chiffres et surtout les comparaisons que l’on peut faire qui permettent de comprendre exactement l’évolution des choses, le fonctionnement précis de toute cette mécanique complexe.

Ce rapport d’activité est un document qui me sert énormément. En tout premier lieu il permet à mes banquiers de savoir exactement comment se porte le groupe. Il est très utile également pour mes associés.

Ces quelques jours tous les ans sont toujours très riches d’enseignement. Je découvre à chaque fois des subtilités qui m’avaient échappées et puis cela me permet de définir les actions à mener sur l’année qui vient.

En résumé, l’année 2009 est une année de transition. Nous avons maintenu la rentabilité par contre nous n’avons pas progressé. Je suis globalement satisfait d’autant plus que nous sommes maintenant dans une très bonne position pour relancer une nouvelle phase de développement.

Aussi j’ai décidé d’effectuer quelques investissements et d’acheter des immeubles avant de repartir au bateau.
C’est un travail agréable, un peu comme aller chercher des champignons.

Du coup j’ai passé du temps sur internet pour repérer des immeubles puis dans la voiture pour aller les voir. Je crois que je vais consacrer les deux ou trois prochaines semaines à cette tâche. Il y a urgence maintenant car je repars au bateau dans un mois, cela va venir très vite.

Au niveau santé, cela va beaucoup mieux. Samedi j’ai été au cinéma voir le film « Océan ». Quand on aime la mer c’est vraiment top.

Hier j’ai été à Thoiry voir les animaux. Cela m’a obligé à marcher à pied une partie de l’après midi et m’a fait énormément de bien. Et puis les tigres, les panthères, les éléphants, les girafes et autres animaux exotiques je ne m’en lasserais jamais.

Je vous souhaite une bonne soirée.

A bientôt

Jean Louis


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"SUPER !! SUPER !! SUPER !!! et ton appel ce midi m’a fait un très grand plaisir !!!
Continue ainsi.
Bisous
Marie"
Envoyé par Marie le 27-01-2010 à 22:35


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"Mon cher Jean-Louis,
Toujours de tout coeur avec toi, je suis tes aventures planétaires, et aussi tes aventures intérieures, avec émotion, admiration et amité. Bien cordialement. Dominique"
Envoyé par Dominique Manchon le 28-01-2010 à 11:41

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Sat, 13 Feb 2010 21:20:00 GMT - A Nancy,
Nancy

Sat, 13 Feb 2010 21:20:00 GMT -
Nancy


22H20 en France
Bonsoir à tous,

Que de sujets à aborder aujourd’hui !

Tout d’abord l’évènement du jour : La conférence organisée à Nancy par l’ALTIR.
L’ALTIR c’est l’association régionale qui, entre autre, livre les poches aux dialysés. C’est Jacques Chanliau qui s’est occupé d’organiser cette conférence.

On a eu la chance de pouvoir disposer de l’auditorium du musée des beaux arts sur la fameuse place Stanislas.

Beaucoup de monde pour cette conférence, des gens pile à l’heure, une installation de projection et de sonorisation impeccable, tout s’est bien passé. C’est le Président de l’ALTIR, Raymond Chabrol, qui a ouvert la conférence. Ensuite Jacques Chanliau a présenté le sujet de la conférence puis j’ai eu le plaisir de parler de mon aventure.

J’ai pu projeter des photos de mer, les articles de presses, les sujets télé et radios et le film de la traversée.

La conférence s’est terminée par des questions/réponses et tout le monde est reparti content.
Moi j’ai l’impression de rendre un peu de tout ce que l’on m’a donné pour que je puisse réaliser cette aventure.

A la fin une interview par France Bleu Loraine va encore apporter à la diffusion de l’information.

Comme je suis venu à Nancy en voiture avec Francine, nous allons en profiter pour passer un weekend sympa à visiter la ville.

Au niveau des médias, encore des articles sympas :

Un article dans France Dimanche de ce jour, avec la très belle photo du bateau arrivant en Martinique,

Un article dans Echange de l’AFIDTN de décembre, une revue à destination des infirmiers et infirmières de dialyse, transplantation et néphrologie.

Un article dans le dernier Contact Entreprises, une publication régionale, à destination des entrepreneurs,

Vous pouvez retrouver tous ces articles dans notre volet « Presse ».

Et puis, n’oubliez pas cette semaine, deux radios :

-RFI, Emission « Priorité Santé » mardi de 10h à 11h, diffusé en direct à 10H10 sur le continent Africain et en différé, à 15h10 sur le reste du monde.

-La Radio de la Mer, en direct jeudi de 12H à 13 h, sur toute la côte de Calais aux Sables d’Olonne et partout ailleurs sur Internet www.laradiodelamer.com

Encore des moments sympas en perspective et puis l’occasion de parler de la dialyse péritonéale et de la liberté qu’elle procure.

Hier matin j’étais à l’hôpital. Bilan complet avec le Docteur Verger. Tout va bien, tous les feux sont au vert pour poursuivre l’aventure. Ma diurèse a été préservée lors de la Coronarographie et cela c’est super.

Je veux ici remettre à leurs places les responsabilités de chacun dans le couple Malade/Docteur. La seule responsabilité du Docteur est de prévenir le Malade des risques qu’il encourt aux regards de sa pathologie. Un point c’est tout. Le Malade, une fois prévenu doit pouvoir choisir de vivre la vie qu’il veut mais en contrepartie, il est le seul responsable de ce qui peut lui arriver du fait de ce choix.

Donc, dans un petit mois maintenant l’aventure va recommencer.

El Nino, est ce que vous connaissez ?

Il y a des années normales dans le Pacifique, les alizes soufflent avec force et le transit entre les Galápagos et les Marquises est un régal. Malheureusement, de temps en temps, et cela d’une façon parfaitement aléatoire, il y a le phénomène El Nino.

El Nino (L’enfant Jésus en Espagnole) est un phénomène maritimo-climatique qui survient certaines années dans le Pacifique un peu après Noël.
Il est encore très mal connu. Ses premières manifestations sont :
- Pas de neige à Vancouver
- Des cyclones à Tahiti

Etonnant non, il semble que c’est ce qu’il vient de se passer.

Je vous joins un lien qui permet de comprendre le phénomène :

http://comprendre.meteofrance.com/pedagogique/dossiers/phenomenes/el_nino?page_id=2768

Il suffit de cliquer sur la petite flèche pour lancer l’animation et lire les textes.

A cause de lui, j’ai peur d’avoir à affronter à nouveau des vents très faibles et devoir faire beaucoup de moteur. Il faudra partir des Galápagos avec le réservoir de gasoil totalement rempli.

Voilà pour aujourd’hui, tout commence à s’accélérer.

A bientôt

Jean Louis


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"
Bon courage , un coucou de Saint Malo"
Envoyé par Mauricette Mabire le 31-01-2010 à 16:35


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"Bonjour,

Bon courage pour ce coup de tabac sur ton océan d’espoir, le marin est allongé mais je sais que la tête est debout. De tout cœur avec toi."
Envoyé par claude le 01-02-2010 à 08:15


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"Hello cap’tain

Pas facile ces quelques derniers jours,confiné dans une chambre d’hopital après les grands espaces Atlantique, mais je sais que tu t’évades déjà vers d’autres espaces....Pacifique ceux la.
Courage, je sais que tu as ce qu’il faut..
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 01-02-2010 à 15:08

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Wen, 17 Feb 2010 20:30:00 GMT - Dans un mois l’aventure repart.
Osny

Wen, 17 Feb 2010 20:30:00 GMT -
Osny


21H30 en France

Bonsoir à tous,

Je commence à piaffer d’impatience. Le froid de la région Parisienne commence à me peser, j’ai hâte de retrouver mon bateau.

J’ai passé un moment aujourd’hui dans le guide de la Polynésie. Tahiti, Bora-Bora, tous ces atolls, que de grands moments en perspective. En parcourant ce livre j’ai vraiment compris ce que j’allais trouver là bas et je comprends mieux que tout ceux qui ont visités ces coins en soient tombés amoureux.

Pour l’instant il faut patienter et s’occuper de faire tourner les affaires. C’est passionnant également, ici aussi j’ai l’impression de bâtir, d’être utile à quelque chose.

Tout autre chose, lundi je suis passé chez ma marchande de journaux pour acheter « Notre temps » où je savais trouver un petit sujet. Elle me dit alors qu’en feuilletant le dernier « Pleine vie » elle à vu un sujet sur moi, et elle part me le chercher. Effectivement encore un article bien écrit, qui fait la promotion de la dialyse péritonéale.
Christophe a mis les deux extraits sur le blog.

Et puis mardi c’était « Priorité Santé », l’émission de Marina Mielczarek sur RFI. Ambiance sympa avec le Docteur Christian Verger et le Docteur Rémi Mifsud. C’est une émission de 50 minutes entrecoupée au milieu par un flash info de 3 minutes. Le thème était « Médecine des Sports et Conditions Extrêmes »
Vous pouvez écouter ce sujet en allant sur l’onglet « Vidéo et Radio ». En sortant du studio j’étais un peu déçu et puis en réécoutant l’émission j’ai trouvé cela pas mal.

Le prochain grand moment c’est demain matin, plus exactement de midi à 13 heures, La Radio de la Mer avec Marjorie Philibert. Vous pouvez l’écouter en FM de Calais aux Sables d’Olonne si vous habitez auprès de la mer ou bien directement sur Internet. Je pense que l’on va parler un peu de dialyse péritonéale et surtout beaucoup de bateau.

Ensuite je pense qu’il va falloir commencer à s’occuper de la prochaine aventure.

Le plus gros problème que j’avais à résoudre concernait mon chargeur de batteries 80 Ampères. C’est un CRISTEC et il est tombé en panne durant la traversé. J’ai envoyé un mail à l’usine qui se trouve à Quimper. Un service irréprochable, Mickaël qui s’occupe du SAV m’a envoyé un long mail en me posant plein de questions sur l’utilisation de mon chargeur. Il s’avère qu’il faut impérativement couper le chargeur pendant les phases de démarrage et d’arrêt du groupe électrogène. La carte électronique de celui-ci n’a pas résisté. Il me propose cependant de prendre contact avec Monsieur Fauquet de la société DIGINAV au port du Marin qui va s’occuper de me changer cette carte et, cerise sur le gâteau, celle-ci sera prise en charge sous garantie à titre commercial.

Je suis ravi et je ne peux que remercier ces gens pour leur gentillesse et leur efficacité.

Maintenant il faut que j’organise la sortie de l’eau de HARMATTAN afin d’effectuer un carénage. Il va falloir gratter un peu la coque, enlever les coquillages et rendre la carène glissante. C’est très important et cela peut faire gagner plusieurs jours sur une telle distance.
J’ai également plusieurs petites réparations à faire, entre autre changer mes écoutes de génois.

Je pense qu’il me faudra quelques jours en Martinique avant de pouvoir reprendre la mer. Mon copain Jacky m’accompagne. Il va pouvoir m’aider à faire ces travaux. Il va m’accompagner pour traverser la mer des Caraïbes, passer Panama et jusqu’aux Galápagos. Ensuite j’effectuerais en solitaire la traversée du Pacifique.

Voilà pour ce soir.

A bientôt

Jean Louis


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Sun, 21 Feb 2010 10:30:00 GMT - La Radio de la Mer
Osny

Sun, 21 Feb 2010 10:30:00 GMT -
Osny


11H30 en France

Bonjour à tous,

Difficile de se rendre aux studios de La Radio de la Mer. C’est dans une petite rue, dans le 17 éme prés de l’avenue de Clichy. Beaucoup d’embouteillages, je trouve un parking à un kilomètre et fini à pieds. Je pensais être bien en avance et finalement j’arrive cinq minutes avant le début de l’émission. Marjorie commence à s’impatienter et me passe un coup de téléphone alors que je suis en bas de l’immeuble.

C’est un petit bout de femme très dynamique. Le studio est différent de celui de RFI. Juste une petite pièce avec un opérateur et un tout petit bout de table avec un écran pour Marjorie et moi.

Marjorie m’explique que nous allons avoir cinq fois quatre minutes pour parler de l’aventure. Elle m’explique le fonctionnement de l’écran. Puis le début de l’émission arrive, Marjorie lance le sujet, je vois sur l’écran le décompte des 4 minutes. C’est à moi de parler, le début est toujours un peu difficile. Ce qui est impressionnant c’est ce décompte, on sait qu’il faut parler juste pendant ce temps précis, sans déborder alors que l’on a tellement de choses à dire. Et puis finalement tout se passe bien.

Un peu de musique, on prépare les quatre minutes suivantes et c’est reparti.

Je suis surpris que cela soit déjà fini. Nous avons parlé cinq fois quatre minutes. J’aurais bien continué à discuter. Elle est sympa Marjorie.

Christophe a mis l’interview sur le blog. Vous pouvez l’écouter.

Il y a toujours ce problème qui me poursuit. Comment me peser sur le bateau. D’une part il y a la gite du bateau et d’autre part ces mouvements continuels qui affolent la balance et la font passer en erreur. Moi je pense qu’il faudrait se pendre au bout d’un peson et que ce peson effectue de nombreuses pesées successives et les transmette à un ordinateur qui effectuera une moyenne.

J’en parle avec Pierre-Yves qui trouve sur Internet un peson avec une capacité de 150 kg et une connexion pour ordinateur. C’est fabriqué par la société DIRECT PESAGE.
Vendredi soir je passe un coup de téléphone à la société qui se trouve en seine et marne et tombe sur Frédéric Timbert. Très sympa, excité par ce problème difficile, il me dit qu’ils ont de balances qui pèsent les poulets vivants. Comme ceux-ci remuent en permanence, ils doivent faire une moyenne des pesées pour avoir le bon poids.

Il me promet de me rappeler dans la semaine pour me tenir au courant de ses cogitations.

Nous avions envisagés avec Pierre-Yves qu’il me rejoigne à Panama pour faire un petit bout de route ensemble. Malheureusement il n’a pu se libérer. Ce sera pour une autre fois.

J’ai pris mon billet d’avion pour Fort de France. Je pars le 12 Mars au matin. D’ici là encore pas mal de rendez vous.

Le 10 Mars je suis à Bruxelles pour une conférence de presse dans le cadre de la journée mondiale du rein.
Et jeudi 11 Mars je vais assister au colloque qui a lieu au Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, organisée par la Société de Néphrologie et la Fondation du Rein.

Le thème cette année est justement « Les alternatives à la dialyse en centre : un choix d’avenir ? » Cela tombe bien. La dialyse péritonéale est vraiment l’alternative à la dialyse en centre.

J’y vais en curieux, j’ai envie d’entendre ce qui va être dit.

Voilà pour les dernières nouvelles. Je vous souhaite un bon dimanche.

A bientôt

Jean Louis


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"Hello cap’tain
Alors tu rejoues au monopoly géant, avec la décote immobilière tu vas pouvoir acheter la rue de la Paix...et le week end au milieu des fauves, vas plutôt chez Mickey c’est moins dangereux...(je n’ai toujours pas l’info Newsletter)
Jacky"
Envoyé par Jacky Peudevin le 09-02-2010 à 10:39


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"salut Frangin,
El les ZEBRES !!! tu ne nous a pas parlés de tes grands copains les zèbres.... ceux là ne t’auraient peut etre pas mordu..... ;-)
Bisous
Marie"
Envoyé par Marie le 09-02-2010 à 12:29


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"This is one amazing adventure, what inspiration to the dialysis community. Thus far I’ve taken the liberty of posting your story at Canadian Kidney Connection on Facebook and more site’s to come...god speed

Richard
Ontario
Canada"
Envoyé par richard st amour le 09-02-2010 à 18:14


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"Bonsoir Amiral. Un cordial salut en passant. Je suis avec attention les projets du navigateur. Bien à vous. GD"
Envoyé par GD le 12-02-2010 à 18:49


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"Thanks for sharing your journey. It gives people facing dialysis hope and encouragement, which are so important to continue to live. I would like to post your story on www.ouiworks.com, a non-profit site dedicated to eduation the community about kidney disease, transplants and the requirements for living donor assistnace."
Envoyé par Glenda Roberts le 19-04-2010 à 00:29

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Fri, 26 Feb 2010 14:23:00 GMT - La Journée Mondiale du Rein
Osny

Fri, 26 Feb 2010 14:23:00 GMT -
Osny


15H23 en France

Bonjour à tous,

Le 11 Mars c’est la Journée Mondiale du Rein. Cette journée sert à sensibiliser l’opinion, les pouvoirs publics et les professionnels de santé à l’impact des maladies rénales sur la santé publique.

Cela va commencer pour moi par la conférence de presse du 4 mars à l’Académie nationale de médecine, à Paris. Cette conférence est organisée par la Société de Néphrologie et la Fondation du Rein.

Ensuite ce sera le 10 mars à Bruxelles avec une autre conférence de presse sur les mêmes thèmes.

Puis le mercredi 10 mars au soir, le Gala de la Fondation du Rein à la Sorbonne ouvert par Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé et des Sports.

Et enfin le 11 mars après midi, un colloque dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne dont le thème est « Les alternatives à la dialyse en centre »

Puis vendredi 12 au matin, décollage pour la Martinique.

Quel emploie du temps chargé ! Cela vient en plus de quelques visites de contrôle à l’hôpital mais tout cela c’est pour la bonne cause et je pense avoir l’occasion de porter la bonne parole.

Tout commence à s’accélérer.

Lundi 15 mars à 8h15 rendez vous est pris en Martinique pour sortir le bateau de l’eau. C’est très important car cela va me permettre de nettoyer la coque et de lui redonner un peu de glisse. Entre une carène salle et la même propre, on peut gagner jusqu'à un nœud de vitesse. C’est énorme et sur 6000 milles cela peut représenter une semaine de différence à l’arrivée.

Pour la livraison des poches tout semble OK. J’en profite pour remercier tous ceux qui ont contribué à faire que cela soit possible. En particulier le Docteur Verger, Sonia Amato de l’AURA, Michèle d’Herde et Guillaume Lefévre de BAXTER et puis tous ceux qui ont œuvré dans l’ombre et que je ne connais pas. Je vais recevoir 25 jours de traitement en Martinique et 6 semaines à Panama. C’est Dominique Vervin qui a la gentillesse de recevoir les poches à son domicile à Panama City.

J’arrive donc avec Jacky et mon épouse à Fort de France le vendredi 12 mars après midi. Samedi courses et nettoyage du bateau. Dimanche petite visite de l’île. Lundi matin sortie du bateau. Lundi, mardi et mercredi grand carénage, petites réparations, vidange du moteur, installation de l’antenne de la BLU …. Et puis jeudi remise à l’eau, avitaillement complet, Francine reprends l’avion pour la métropole et Jacky et moi on largue les amarres direction les San Blas.

Les San Blas c’est l’endroit, d’après le navigateur Antoine où se trouve la plus belle île du monde. Ayez la curiosité de taper San Blas dans Google. Ce sont 365 îlots coralliens le long des côtes du Panama où vivent les indiens Kunas.
Totalement à l’abri du tourisme, ils vivent de chasse et de pêche dans des eaux bleu turquoise.

Nous devrions arriver aux San Blas vers le 26 ou 27 mars.

La traversée de la mer des Caraïbes peut être un peu difficile à cette saison car les alizés peuvent y être forts mais actuellement c’est du 10 à 15 nœuds, soit un vent très faible. De toute façon c’est normalement un vent portant (venant de l’arrière) et pour cela HARMATTAN est un très bon bateau même si le vent est fort.

Hier au soir j’ai reçu un courrier sympathique qui m’annonçait que je suis maintenant inscrit sur la liste des patients en attente d’une greffe de rein. C’est une très bonne nouvelle, il n’y a plus qu’à attendre maintenant.

Voilà les dernières nouvelles.

Bon weekend et à bientôt

Jean Louis


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"Bonjour,
Notre escale en métropole nous a permis de connaître votre blog, et comme beaucoup nous sommes très admiratifs !
L’année dernière, à cette époque nous avons passé le canal de Panama, puis ce fût, l’île Coco et les Gàlapagos.
Nous sommes restés 3 semaines à Puerto Ayora, île de Santa Cruz,où il n’y a aucun problème pour faire le plein de Gasoil, mais aussi un bon stock de fruits et légumes au marché qui se tient en fin de semaine.
Nous repartons dans 3 semaines pour Raïta, îles sous le vent, où se trouve notre voilier (ovni 395).
Si vous désirez des renseignements n’hésitez pas à nous écrire .
Bon vent
Amicalement ;
Dominique et Benoît
notre blog : http://www.ramatoa.com

"
Envoyé par Derel Dominique le 18-02-2010 à 06:44

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Thu, 02 Mar 2010 16:10:00 GMT - En pleine forme
Osny

Thu, 02 Mar 2010 16:10:00 GMT -
Osny
16H10 en France
Bonjour à tous,

Plus qu’une dizaine de jours avant le départ et je suis en pleine forme.

Ce matin c’était la dernière visite à mon néphrologue le Docteur Verger. J’ai eu droit à un bilan complet, un prélèvement de 17 petits tubes de sang !

Tous les feux sont au vert. Question santé, tout va bien, je suis parfaitement remis de mon dernier stage à l’hôpital. J’ai quand même un tout dernier contrôle lundi prochain, un doppler de mon artère fémorale. Mais comme c’est le jour de mon anniversaire, le jour de mes 60 ans, je pense qu’ils vont m’annoncer une bonne nouvelle.

Au niveau des poches de dialyse, tout fini par s’arranger. Je devrais trouver 25 jours de traitement à la capitainerie du port du Marin en Martinique et 6 semaines à Panama City chez Dominique Vervin. Je ne le connais que par échange de mail. C’est un copain à Pierre-Yves, il est super sympa et m’aide énormément. C’est encore un des plus de cette aventure qui me permet de faire ces belles rencontres. Il avait oublié de prévenir son épouse. Vous imaginez la surprise de celle-ci lorsque BAXTER l’a appelé pour lui dire qu’ils livraient 350 kg de poches de dialyse !

Je viens de passer un super weekend chez mes amis Richard et Montsé en Camargue. Rien n’était prévu, j’ai pris le TGV samedi matin et je suis rentré lundi matin. C’était un weekend « produits du terroir ».
J’ai eu l’occasion de gouter des produits que nous autres parisiens ne connaissons pas. Il y a eu la poutargue. Ce sont des œufs de muge séchés et entourés de paraffine. Samedi soir, petites grives entourées d’une fine tranche de lard avec des petits poids, un régal. Et puis dimanche midi, du sanglier tué par un ami à Richard au fonds de son jardin. C’est bon le sanglier grillé au barbecue.

Demain je vais au salon de l’agriculture avec Matis. C’est mon petit fils. Quelle journée sympa en perspective. Nous allons allez voir tous les animaux et puis aussi les tracteurs car il adore les tracteurs.

Et puis jeudi matin c’est la conférence de presse à l’Académie Nationale de Médecine dans le cadre de la journée mondiale du rein. Je vais faire des rencontres intéressantes.

Ensuite, dès vendredi soir, grand weekend de fête chez ma sœur Solange à Sens, dans l’Yonne. C’est un weekend en famille avec mon frère jumeau et mes sœurs. Avec mon frère nous faisons 60 ans lundi 8 mars.

Voilà pour les dernières nouvelles. Mon bateau me manque, j’ai hâte maintenant de reprendre la mer et de vivre l’aventure.

Avec mon copain Jacky nous avons un rituel vraiment sympa. L’avion décolle vendredi 12 à 11h40. Dès que nous serons à l’altitude de croisière et que l’hôtesse va se lever, nous allons l’appeler et commander des coupes de champagne. L’aventure va vraiment commencer à cet instant précis.

En attendant je vous souhaite une bonne soirée.

A bientôt

Jean Louis


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"bonjour,
je me présente, je m’appelle Roselyne, j’ai 81 ans et je me permets de vous écrire car j’ai lu ce matin un article concernant votre traversée sur l’Atlantique.
Etant moi même dialysée, 3 fois par semaine, a La louvière près de lille dans le Nord, j’ai été épatée par votre aventure. Je me questionnais et j’aimerais entrer en contact avec vous pour connaitre la facon dont vous effectuez vos dialyse seul sur votre bateau.
je vous remercie, et je vous souhaite bonne chance pour votre périple sur le pacifique."
Envoyé par roselyne.demeestere le 18-02-2010 à 14:20


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"salut,

Bien ta rubrique "un peu de moi".....
ceux qui arrivent sur le blog comprennent un peu mieux ta vie et ton aventure.
Bisous
Marie"
Envoyé par Marie le 18-02-2010 à 19:14

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Sun, 07 Mar 2010 21:25:00 GMT - La fête avant le départ
Osny

Sun, 07 Mar 2010 21:25:00 GMT -
Osny


La fête avant le départ

21H25 en France

Bonsoir à tous,

C’est encore un weekend de fête. Nous sommes en famille chez ma sœur Solange à Sens. C’est à 110 km au sud de Paris. C’est ici, près de Sens, que j’ai passé toute mon enfance, entre Courtois sur Yonne et Saint Martin du Tertre. Que de souvenirs !

Mon père s’occupait de la Sous Station SNCF de Saint Martin du Tertre. Nous vivions dans la maison de fonction près de la Sous Station. C’était très isolé, coincé entre les voies de chemin de fer et l’Yonne. De chaque côté un bois de peupliers et un petit chemin en terre qui permettait de rejoindre un passage à niveau. Du côté de Saint Martin le chemin était un peu empierré mais du côté de Courtois dès qu’il pleuvait un peu le chemin était impraticable.

Nous vivions presque en autarcie avec un grand jardin de chaque côté de la maison. Mon père qui faisait du gardiennage pour la Sous Station avait beaucoup de temps pour s’occuper des jardins. Quand j’étais petit, j’avais l’impression de vivre au paradis. Ma mère avait planté des fleurs partout.

Il y en avait une très grande bordure le long du petit chemin côté Saint Martin. Il y en avait également dans la coure, le long des voies de chemin de fer et puis le long du grillage. Il y avait des dahlias, toutes sortes de dahlias, des gros, des petits, des pompons, de toutes les couleurs, des rouges, des jaunes, des bigarrés … Il y avait des glaïeuls également. C’est très beau les glaïeuls !

Dans les jardins il y avait de tout, des pommes de terre, des haricots, des petits poids, des carottes, des radis, des poireaux, des blettes mais également des courgettes, des potirons, des concombres, des cornichons. Et puis des planches de fraises, des cassis, des framboises ainsi que des arbres fruitiers avec des cerises, des abricots, des poires, des pommes … Tout était parfaitement ordonné avec des grandes allées qui desservaient des plus petites.

Ma mère passait beaucoup de temps à faire des conserves dans le stérilisateur. Comme la maison était reliée électriquement à la Sous Station nous vivions au tout électrique. A l’époque c’était un luxe énorme. Dans chaque pièce des radiateurs électriques nous apportaient une chaleur douillette et moi j’avais l’impression que nous étions des nantis.

Ma mère avait une machine à coudre sur laquelle mon père avait installé un petit moteur électrique. Elle aimait coudre et nous faisait de beaux habits. J’étais alors persuadé que nous étions les plus riches de la région.

L’été il y avait des campeurs dans les bois côté Saint Martin. Maman leur vendait des fruits et des légumes. Et puis nous allions à la plage, au bord de la rivière dans le terrain de camping. C’était toujours un grand bonheur.

Et puis à 12 ans j’ai perdu ma mère brusquement. Le petit paradis s’est effondré très vite.

Bon, les dernières nouvelles. Mercredi j’ai emmené Matis au salon de l’agriculture. Quelle grande journée de bonheur. Nous avons vu tous les animaux de la ferme et puis surtout nous sommes montés dans le petit train. Et puis nous avons vu les gros tracteurs.

Il a trois ans. Passer la journée avec son petit fils c’est toujours un grand moment de bonheur.

Jeudi c’était la conférence de presse à l’Académie de Médecine à Paris. J’y allais juste comme cela, pour voir. C’était organisé dans le cadre de la journée mondiale du rein. Et puis, j’ai été mis à l’honneur, Michel Chevalet, le journaliste de télé m’a fait venir et m’assoir à sa place pour que je raconte mon aventure. Mon néphrologue, le Docteur Verger a été mis à l’honneur également et nous avons eu droit aux applaudissements.

Du coup, vendredi matin il y avait un bel article dans le Figaro sur l’insuffisance rénale en générale et celui-ci se termine avec la dialyse péritonéale qui permet de garder sa liberté et l’exemple est donné de ma traversée de l’Atlantique en solitaire et mon départ pour le Pacifique.

Hier soir nous avons été au cabaret « La ruche gourmande ». C’est près de Joigny dans l’Yonne. C’était une soirée sympa. Grand dîner avant d’assister à un spectacle de cabaret.

La semaine qui arrive va être intense. Demain j’ai mon doppler fémoral de contrôle à l’hôpital. Ma cuisse est toujours douloureuse et j’ai hâte d’avoir le résultat et d’être sûr que tout va bien de ce côté-là.

Mardi j’ai différents rendez vous. Mercredi je suis en Belgique pour une conférence de presse et le soir à 19h15 c’est la soirée de gala pour la journée mondiale du rein.
Jeudi après midi je vais au colloque à la Sorbonne et vendredi matin je décolle pour la Martinique.

Je vous souhaite une bonne soirée.
A bientôt

Jean Louis


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Thu, 11 Mar 2010 21:25:00 GMT - La dernière soirée d’hiver pour cette année
Osny

Thu, 11 Mar 2010 21:25:00 GMT -
Osny
22H25 en France

Bonsoir à tous,

Je me dépêche de vous écrire une petite news avant d’aller me coucher car demain la journée va être longue et il faut que je me repose.

Ces derniers jours c’était un peu speed.

Lundi je me suis rendu à l’hôpital pour ce fameux doppler de contrôle. Très bonne nouvelles, l’anévrisme est résorbé, il y a encore un hématome mais celui-ci n’est plus alimenté par l’artère. Il suffit d’attendre qu’il se résorbe de lui-même.

Par ailleurs la femme qui était à la machine m’a dit que les artères de mes jambes étaient excellentes. Je l’ai remercié mais elle m’a dit n’y être pour rien. J’étais content, on ne peut pas tout avoir faux quand même !

Mercredi j’allais à Bruxelles. La journée à mal commencée. J’arrive à 6H20 à la gare de Pontoise, je regarde le tableau d’affichage et monte dans le train pour la gare du Nord. Pas mal de gens font comme moi et à l’heure où le train doit partir, c’est celui d’en face qui s’en va. Erreur d’affichage !
Tout le monde est furieux.

On se transporte dans le train suivant. Il part à 6h47. Il est maintenant 6H50 et le train est toujours en gare. On redescend du train, à nouveau erreur d’affichage. Maintenant cela devient grave, j’avais pris pas mal de marge mais maintenant il n’y en à plus.

Le troisième train s’en va enfin, je n’aurais que 5 mn en gare du Nord pour prendre mon Thalys.

Super top le Thalys. Petit déjeuner à la place, le luxe. Un petit somme et on est déjà arrivé.

Un taxi m’attend et je me retrouve sur le lieu de la conférence de presse.

Celle-ci est vraiment bien organisée. Bravo Margot !

Je suis en train de faire une dialyse quand la chaîne de télé RTL arrive. On en profite pour faire du film et une interview.
On a à peine fini que c’est maintenant la radio. L’équivalent pour la Belgique de France Inter.
Maintenant c’est le photographe du premier journal Belge. Il faut faire des photos pendant la dialyse, des dizaines de photos ! Je vois l’heure tourner, la dialyse est finie et il faudrait que je me débranche car la conférence de presse a commencée. Heureusement je n’interviens qu’à la fin. Mais il faut encore faire des photos.

Ouf, c’est fini pour l’instant, je me débranche vite fait et je fonce à la salle où se tient la conférence.

C’est plein de journalistes, il y a deux néphrologues de renom et la plus grosse association de dialysés. Les sujets sont intéressants. Mon tour arrive, je raconte mon aventure. Quelques questions et la conférence se termine.

Immédiatement le photographe de tout à l’heure me saute dessus, il veut encore faire plein de photos.

Ce n’est que bien plus tard que je peux rejoindre tout le bonde devant un buffet. Chacun leur tour les journalistes viennent discuter avec moi et maintenant c’est une petite réunion en privé avec les membres de l’association. Ils sont sympas et nous échangeons pendant un bon moment.

Les retombés de cette conférence vont être importantes. Déjà ce soir sur RTL à 19h, l’équivalent pour la Belgique de notre journal de 20h, dans le cadre de la journée mondiale du rein, un sujet intéressant a été diffusé. Vous pouvez retrouver dès à présent le sujet directement sur le site de RTL.be, journal de 19h mais nous allons le mettre dans le blog dès demain.

En rentrant de Belgique, je me suis rendu directement à la soirée de Gala à La Sorbonne.
Bon, je suis un solitaire et j’ai toujours du mal avec ce genre de soirée. Je me sens plus à l’aise, seul au milieu de l’Atlantique, qu’au milieu de cette foule.
Du coup je suis parti au milieu de la soirée, cela me barbait.

Aujourd’hui j’ai été au colloque. Un RER en panne et une immobilisation de 20 mn ne m’ont pas permis d’arriver en avance et j’étais furieux.

Par contre les sujets étaient extrêmement intéressants. Beaucoup de données, beaucoup de statistiques qui m’ont appris énormément de chose.
Si je dois résumer : « Il faut développer des méthodes de dialyses moins cher pour la société et la dialyse péritonéale devrait être beaucoup plus développée dans les années à venir. »

Trois des orateurs et en particulier Régis Volle, Président de la FNAIR ont terminés leur exposé en parlant de mon aventure et en projetant des photos.
Je suis parti juste après car prenant l’avion demain matin je ne voulais pas rentrer trop tard.
Il y avait des filles dans le hall, quand elle m’ont vu elles m’ont reconnu et elles étaient tout excitées. C’est bon la gloire !

Bon, il faut que je vous laisse et que j’aille dormir un peu.

Bonne soirée,

A bientôt

Jean Louis


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"Bravo pour votre bel exemple de courage. Moi je suis dialyzé depuis 1974, alors la dialyze péritonéale ce n’est pas pour moi, mais j’ai connu les grosses, trés grosses machines de dialyze péritonéales avec lesquelles on sauvait des enfants 1972, c’est pas si loin. Les poches sont plus pratiques, la médecine a fait des progrés énormes et votre yoyage est aussi un exemple pour dire à la médecine continuez et merci!
Bien amicalement
Yves Lebrec"
Envoyé par Yves le 28-02-2010 à 20:48


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"Education Treatment,begin space fish entirely more list everything enough send surface grey special girl copy meaning step watch average deliver last prospect argue front economy usually note own imagine chief than case law grow hardly try half stop office she finish you apparently farmer organization bed clean cry experience consideration criminal nod recover among parliament community move though set author raise terms hand lean properly holiday separate leaf herself sight flat wrong case location boat exactly ring potential easy steal so stay design authority stock prefer state become mine that component "
Envoyé par products weightloss le 20-06-2010 à 04:39

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Sun, 13 Mar 2010 22:02:00 GMT - Un Capitaine heureux d’avoir retrouvé son bateau
14°28N 60°51W

Sun, 13 Mar 2010 22:02:00 GMT -
14°28N 60°51W


23H02 en France, 18H02 en Martinique

Bonsoir à tous,

Quel bonheur !
Me voilà à nouveau à bord de HARMATTAN, mon magnifique ketch pour vivre de nouvelles aventures.

Lui aussi a souffert de la grosse colère de Montserrat, il y a du nettoyage à faire.

Commençons par le début. Nous sommes partis Jacky, Francine et moi vendredi à 11H45 sur Air Caraïbes.

Les temps changent, juste après le décollage on nous a servi l’apéritif. J’ai demandé une coupe de champagne.
L’hôtesse m’a regardé et m’a dit « Vous vous êtes trompé de classe Monsieur »
J’étais bien sûr disposé à payer ma coupe de champagne. J’ai été déçu par le comportement des hôtesses sur cette compagnie. Enfin, c’est passé, n’en parlons plus.

Nous sommes arrivés à 15H30, heure locale. Temps exceptionnellement chaud. Très chaud même. Il paraît que c’est totalement inhabituel.
Premier challenge : Louer une voiture.

Mission impossible. Pendant plus d’une heure on fait la queue à toutes les agences : Il n’y a plus de voiture. Etonnant. Finalement AVIS nous en trouve une. C’est combien madame pour 6 jours ? Près de 600 euros !
Ahurissant ! On décline et finalement on prend un taxi.

Arrivé au bateau. Tout va bien, je descends la passerelle, je branche le 220V, une petite dialyse. Quel plaisir d’être là. On n’a pas fait grand-chose. Trop fatigués. On a fait les lits, un petit tour à la capitainerie, un petit resto et hop au lit.

J’ai eu beaucoup de mal à dormir, pas d’air, une chaleur intense, après être parti de Paris avec moins deux degrés, c’est difficile, il faut s’acclimater. Je sais que je ne dois pas trop boire mais je transpire tellement il faut que je compense un peu.

Aujourd’hui c’était déjà beaucoup mieux. Une grande journée de travail. Ce matin nous avons commencés avec une douche pour tout le monde puis après le petit déjeuner Jacky a été louer une voiture. Nous en avons trouvé une pour le weekend seulement, il faudra la rendre lundi matin. Prix un peu plus raisonnable cette fois ci.

Nous avons été à Fort de France faire les courses puis repas au bateau.
Ensuite Francine a rangé dans le bateau et fait l’inventaire des poches restée à bord pendant que Jacky et moi allions à la capitainerie chercher les nouvelles poches.
Quel accueil sympa ! Si c’était pareil dans toutes les capitaineries, on pourrait réellement appeler cela de la plaisance. Je recommande à tous le Port du Marin. Les tarifs y sont très corrects et surtout les employés sont d’une gentillesse vraiment exceptionnelle.

Nous avons passé un bon moment à transporter et à charger tout cela dans le bateau. Il faut en mettre un peu partout en faisant attention de bien équilibrer. Il faut également établir une liste d’inventaire. Je pars de Martinique avec 143 poches de dialysat. Environ 300 kg !

Puis Jacky a gonflé l’annexe pendant que je démontais le chargeur et que Francine faisait du rangement et du nettoyage.

La journée se termine, nous sommes épuisés. Petit repas au bateau et vite au lit.

Demain c’est repos et grand tour de l’île. Nous allons nous accorder une journée de vacances.

Au fait une grande nouvelle, le blog va être traduit en temps réel en Anglais et en Espagnole.

Pour les pécheurs, je joints également une photo prise sur le ponton à côté de notre place. Un espadon de 1,5 m environ tout juste péché à la ligne.

Je vous souhaite un bon dimanche.
A bientôt

Jean Louis


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"... C’est sûr qu’elle vous adorera, l’hôtesse...!!!"
Envoyé par petra le 03-03-2010 à 00:24


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"Et oui, vivement Vendredi.... ce sera la fiesta !!!! J’ai hâte !!!
Bisous
Marie"
Envoyé par Marie le 03-03-2010 à 06:49


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"Dommage que Petra ne soit pas hotesse sur cette compagnie...Elle nous aurait surement gaté...magnum de champagne et caviar à la louche...Pas vrai Pétra? Allez on va se faire une raison...
Jacky"
Envoyé par jacky peudevin le 03-03-2010 à 11:24


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"bonjour mes clemendot,
je viens d elire votre dernier message je suis heureux que tout aille bien pour vous. je viens d elire aussi que demain il y a deux HOMMES qui passe la barre des 60ans. je vous souhaitent un peu en avance un JOYEUX ANNIVERSSAIRE atous les deux pleins de bonnes choses et surtout une bonne sante avec un super periple en cadeau. atres bientot de vous revoir ou de vous reparler avant votre depart. amities FRED SINTES"
Envoyé par FREDERIC SINTES le 07-03-2010 à 18:19

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Mon, 15 Mar 2010 23:04:00 GMT - Harmattan au carénage
14°28N 60°52W

Mon, 15 Mar 2010 23:04:00 GMT -
14°28N 60°52W


19H04 en Martinique, 00H04 en France J+1
Bonsoir à tous,

Ce soir nous dormons à terre. Plus exactement nous dormons dans le bateau mais il faut une grande échelle pour monter dedans.

Revenons d’abord à hier. Hier c’était dimanche et nous avions décidé que ce serait repos.
J’ai passé un bon moment pour essayer d’avoir du WIFI et finalement je me suis rabattu sur le satellite pour vous envoyer la news.

C’est donc en milieu de matinée que nous sommes partis pour un grand tour de l’île.
Nous avons été un peu déçus par la côte Caraïbe. Nous avons mangés à Saint Pierre, au bord de la mer. Poulet sauce créole. J’ai demandé c’était quoi la sauce créole. La serveuse m’a répondu comme si cela était évident : « ben c’est une sauce chien ! »
Je n’étais pas plus avancé. C’était bon quand même avec pleins de légumes d’ici que l’on ne connaît pas en métropole.

Ensuite nous sommes montés sur la montagne Pelé. Joli mais pas exceptionnel.
Par contre quand nous sommes redescendus de l’autre côté, côté atlantique, que de paysages magnifiques. Nous sommes passés dans des gorges où pousse la forêt tropicale. Il y a des bambous énormes, des bananiers géants et surtout ces fougères arborescentes étonnantes. Elles font 7 à 8 mètres de haut. Nous nous sommes plut à imaginer la taille des cèpes qui doivent pousser sous ces fougères.

Ce matin debout de bonne heure car j’ai rendez vous au carénage à 8H15. Je vais à la capitainerie payer mon dû. C’est le directeur du port qui s’occupe de moi. Très aimable lui aussi, il a la gentillesse d’appeler le carénage. Petit coup de chaleur, je ne suis pas attendu. Le temps d’aller au Mango Bay pour avoir accès à Internet, je vérifie, j’appel, j’avais bien rendez vous mais il y a eu un « couac » chez eux et j’ai été effacé par erreur. Ils vont s’arranger quand même pour me prendre à 9 h.

Il faut quitter le quai puis slalomer entre des bateaux au mouillage pour trouver la darse. Ici également des gens très sympa qui prennent beaucoup de soin pour bien faire leur travail et ne pas abimer mon bateau.

Le bateau est sale mais pas trop. Ce ne sont pas des coquillages, mais des algues qui s’en vont facilement.
On nous installe sur une plateforme cimentée où nous sommes bien pour travailler.
Je demande que l’on passe la carène au karcher. Un employé le fait très consciencieusement, c’est parfait, la coque est nickel, il n’y a rien à gratter.

A la boutique attenante je trouve tout ce que j’ai besoin pour caréner.
Le bateau est déjà sec.

Jacky part à pieds chercher la voiture dont nous avons pu prolonger la location jusqu’à jeudi matin. Francine continue l’inventaire. Aujourd’hui c’est la pharmacie du bord, les stocks d’antibiotiques et tous les produits pour faire mes analyses en cas d’infection. Elle fait également l’inventaire des stocks de nourriture.
Elle doit contrôler toutes les dates de péremption et noter les stocks.
De mon côté je commence à préparer le bateau. Poser un scotch de protection sur tout le pourtour du bateau, à la ligne de flottaison. Masquer les anodes, le sondeur, le lock …

Je démonte l’anode de l’hélice. Elle pourrait encore aller mais je préfère repartir avec une anode neuve. Je démonte également l’hélice du propulseur d’étrave, je masque l’axe et l’anode.

Jacky est de retour, il est déjà midi et nous décidons qu’un petit resto serait vraiment le bien venu. Après le resto il faut vite rentrer pour la dialyse avant de retourner au Mango Bay pour s’occuper de la messagerie en souffrance.

Nous rentrons sous des trombes d’eau. C’est un grain tropical qui rafraichit un peu l’atmosphère. Le thermomètre annonce maintenant 31°.

Tout sèche vite ici. A 16 heures nous attaquons la première couche d’antiffouling. Jacky d’un côté, moi de l’autre.
J’ai choisi un bleu clair cette fois ci. Un bleu polynésien !

Voilà, c’est fait, plus qu’une obsession « aller se coucher » car nous sommes morts de fatigue.

Je vous laisse donc pour aujourd’hui.
A bientôt

Jean Louis


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"je vous souhaite une belle traversee sans coups durs, des vents sur mesure, une sante de fer...tout ce que vous esperez de ce nouvel exploit en vue .
bien cordialement ...le mere de P.Y."
Envoyé par Maite Lasserre le 10-03-2010 à 21:40

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Wed, 17 Mar 2010 11:11:00 GMT - Harmattan tout beau, prêt pour l’aventure
14°28N 60°52W

Wed, 17 Mar 2010 11:11:00 GMT -
14°28N 60°52W


7H11 en Martinique, 12H11 en France
Bonjour à tous,

Le capitaine et l’équipage ont bien travaillés (je préfèrerais écrire « Le Capitaine a donné les ordres et l’équipage a bien travaillé » mais ce n’est malheureusement pas comme cela à bord), le carénage est terminé, la coque est toute lisse, toute belle, les anodes changées, les hélices astiquées, on remet à l’eau à 10 heures ce matin.

L’inventaire a été effectué, Francine a fait des listes du matériel médical, des produits pour la biologie, des stocks de nourriture. Tout ce qui était périmé a été jeté et le Docteur Dueymes, le Néphrologue de la Martinique avec qui nous avons eu le plaisir de déjeuner hier midi est occupé à essayer de trouver les produits de remplacement.
Ce n’est pas facile, il y a les boîtes de Pétri par exemple. Celles que j’avais emportées des Canaries sont HS.

Hier matin levé mâtine pour la première couche de peinture sur l’hélice principale et le propulseur d’étrave. C’est une peinture spéciale pour hélice. Puis après le petit déjeuner deuxième couche sur la coque, Jacky d’un côté moi de l’autre.

Ensuite des petits travaux, changement de l’interrupteur du néon de la cuisine, remise en place d’une nouvelle boîte pour la clef de winch, deuxième couche sur les hélices, changement des anodes, enlever les scotchs de masquage … pour moi et lavage complet du pont pour Jacky.

Quelques courses pour manger à bord et la journée est déjà finie.

Hier soir nous devions récupérer le chargeur réparé et voir si mon auto radio est bien HS. Je l’ai démonté avant-hier et porté avec le chargeur. La partie basse fréquence fonctionne bien mais je n’ai plus la radio. Je pense que le tuner est mort où bien c’est l’antenne.
Nous devions récupérer tout cela hier soir mais sur la porte un écriteau « Fermé le Mardi 16 ». Espérons que ce sera ouvert aujourd’hui.

Il fait encore épouvantablement chaud ici. Les nuits sont très difficiles, impossible de dormir, pas d’air et des petits moustiques qui volent en escadrille et nous harcèlent toute la nuit. Cela ira mieux la nuit prochaine au port. Là bas il n’y a pas de moustiques et par contre un peu plus d’air.

Je ne vous ai pas parlé de la vie économique sur l’île. Il y a bien sûr un peu de tourisme mais c’est surtout une économie agricole. L’île est couverte de champs de canne à sucre et de bananeraies. Il y en a à perte de vue. Actuellement les régimes de bananes sont bien développés et enfermés dans de grands sacs en plastic bleu transparents. J’ai essayé sans succès de repérer des ananas mais je n’en ai pas vu.

Je vais vous laisser là pour aujourd’hui car j’entends l’équipage qui se réveil.

A bientôt

Jean Louis


news in translation



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"formidable je suis contente de vos resultats

"
Envoyé par baubion le 12-03-2010 à 16:23

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Fri, 19 Mar 2010 00:15:00 GMT - Dernière soirée en Martinique
14°28N 60°51W

Fri, 19 Mar 2010 00:15:00 GMT - Last evening in Martinique
14°28N 60°51W


20H15 en Martinique J-1, 01H15 en France
Bonsoir à tous,

C’est notre dernière soirée en Martinique.
Quel bonheur hier de retrouver notre place à quai. Plus de moustiques, de l’air pour respirer, une fraîcheur relative pour dormir, tout était parfait.

Tous les petits travaux de remise en état sont terminés, une manille par ci, un boulon par là. La vidange du moteur principal a été effectuée, Harmattan est équipé de deux écoutes de génois toutes neuves, le chargeur de batteries est à poste et il fonctionne. Le bateau-radio (on dit bien un autoradio !) n’est pas réparé, le technicien n’a pas eu le temps de le tester. Tant pis, on s’en passera. Heureusement la partie ampli fonctionne et comme j’ai enregistré sur mon Ipod des heures de radios FM avant de partir (de la musique, bien sûr pas les infos !) on va quand même avoir une ambiance sympa à bord.

Je veux ici encore remercier chaleureusement le Docteur Dueymes et son épouse qui se sont décarcassé tous les deux pour solutionner les aspects médicaux de l’aventure. Le Docteur Dueymes m’avait organisé un rendez vous au laboratoire d’analyse ce matin et j’ai pu faire un checkup complet de départ. Il a également assuré toute la logistique des produits manquants. Son épouse m’a apporté les boîtes de Pétri dont j’avais tant besoin.
Cette aventure est possible grâce au dévouement de beaucoup de gens qui méritent tous un grand coup de chapeau.

Cet après midi Francine a repris l’avion pour la métropole et nous avons décidé de partir demain matin pour être frais et dispo. Nous avons déjà dîné et sitôt la news envoyée, au lit pour se lever tôt demain matin.

Ha ! Un grand changement. A partir de ce jour la news va être traduite en Anglais et en Espagnole en live. Cela veux dire que dès quelle apparaîtra sur le blog elle sera dans les trois langues.
Cela vaudra jusqu'à Tahiti. En contrepartie, je vais essayer de me limiter à une page par jour, c'est-à-dire des news un peu moins longue que d’habitude.
Il y a également le problème du weekend. Moi j’aimerai que cela fonctionne le samedi, je comprends que le dimanche ce ne soit pas possible.
Il faut savoir que ce blog est suivi dans plusieurs dizaines de pays à travers le monde.

Hier midi nous avons passé un moment avec un ancien copain de la moto, Régis Guillemot. Il a maintenant une base de location de catamarans ici, au port du Marin. Il a bien réussi également dans cette nouvelle aventure, il s’occupe de 24 bateaux avec beaucoup de succès. Il va encore une fois faire la course « La route du rhum » cette année.

Bon je vais vous laisser car demain matin c’est le grand jour et je crois que nous n’aurons pas envie de trainasser au lit.

Passez une excellente journée.

Jean Louis


20:15 hours in Martinique (18/03), 01:15 a.m. in France
Good evening everyone,

Tonight is our last night in Martinique.
You can’t imagine how delighted we were yesterday to return to our mooring place at the quay. No more mosquitoes, air to breathe, and just about cool enough to get a good night’s sleep, sheer perfection in other words.

All the little jobs to get the boat ship-shape again, a shackle here, a bolt there, are done. The oil in the main engine has been changed, Harmattan has two brand-new jib sheets and the battery charger is in place and in working order. The ship’s radio (believe it or not, it’s called a car radio) has not been fixed, the technician didn’t have enough time to test it. So be it, I’ll do without. Luckily, the amp part is working and as I have recorded hour after hour of FM radio programmes on my Ipod before I left (music of course, not the news) the atmosphere on board will be very pleasant indeed.

I would like to take this opportunity to thank Doctor Dueymes and his wife who have broken their necks trying to sort out all the medical aspects of this adventure. Doctor Dueymes even organized an appointment at the analysis laboratory for me this morning and I was able to get a full check-up before my departure. He also managed to sort out the logistics in terms of any products I was short. His wife brought me the boxes of Petri plates which I can’t do without.
This adventure is only possible thanks to the dedication of so many people and I really take my hat off to all of them.

Francine flew back to the metropolis again this afternoon and we decided to leave tomorrow morning so that we would be fresh and in top form. We have had our dinner and it’ll be time for bed once I have sent off this news, as we’ll have an early start tomorrow.

Aha! A major change! As of today, the news is going to be translated live into English and into Spanish. That means that my news will be posted on the blog in three languages at the same time.
In other words, it can now be read from here all the way to Tahiti. In exchange, I’m going to try and confine myself to one page a day, so my news items will be a little less long than normally.
The weekend could be a bit of a problem. I’d love for it to work in the same way on Saturdays, but I do understand that that won’t be possible on Sundays.
Just in case you didn’t know, this blog is followed in umpteen countries across the world.

Yesterday, we spent some time with an old friend of mine from back in my motorcycle days, Régis Guillemot. He now has a place where you can hire catamarans, here, in Port du Marin. With no less than 24 boats to look after, his new adventure has turned out to be a great success too. He’s going to do the “Route du Rhum” [transatlantic single-handed yacht race] once more this year.

Right, I’m going to leave you now because tomorrow will be the day and something tells me we won’t be in any mind for dawdling.

Have a great day,

Jean Louis



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"je vous trouve formidable

bon voyage

une amie"
Envoyé par baubion le 14-03-2010 à 21:21


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"je suis rassurèe me demandant comment vous alliez retrouver ’ harmattan bon vent toujours en union depensèes je pense a votre femme qui doit vous quitter je ne manquerai pas d’ecouter la radio de la mer bien amicalement
Roselyne Demeestere"
Envoyé par Roselyne Demeestere le 14-03-2010 à 22:46


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"jacky
tu dois etre heureux
ton reve se concretise
gros veinard
ton pot david"
Envoyé par carole le 16-03-2010 à 10:01


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"une pensee a vous
jean louis vous etes un incroyable bonhomme
tres courageux
CHAPEAU
BONNE TRAVERSEE ET PLEIN DE COURAGE
NOUS PENSONS A VOUS
A BIENTOT david"
Envoyé par carole le 16-03-2010 à 10:44


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"Bonjour; Amiral. Je vous ai laissé il y a déjà quelques longs jours à vos examens divers et vos sollicitations médiatiques. Me voici de retour devant l’écran pour suivre au jour le jour le deuxième film de la série "JL Clémendot, le retour".... ou le nouveau départ, c’est selon. Pauvres terriens que nous sommes, englués dans la médiocrité sans fond de nos régionales, d’un hiver qui tarde à se barrer et à la morosité envahissante, allons enfin pouvoir réver à nouveau. Mon arrière -arrière grand père, cap hornier malouin que je n’ai évidemment pas connu, vous suivra à mes côtés tant cette nouvelle aventure doit le passionner. Moi, j’assurerai l’assemblée du Sunset ! On a les aventures qu’on peut... ou qu’on mérite.
God bless you. GD"
Envoyé par GD le 16-03-2010 à 16:38


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"J’espère que tous se passe pour le mieux pour toi , tu dois être très heureux de faire ce superbe voyage.

ton neveu , Raphaël !"
Envoyé par raphael le 21-03-2010 à 16:56

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Fri, 19 Mar 2010 23:16:00 GMT - En mer des Caraïbes
14°16N 61°47W

Fri, 19 Mar 2010 23:16:00 GMT - On the Caribbean Sea
14°16N 61°47W
19H16 heure du bord, 00H16 en France J+1
Bonsoir à tous,

C’est déjà la haute mer avec un vent plein Est évoluant entre 20 et 25 nœuds et une houle significative sur la hanche arrière bâbord. Dans ces conditions le bateau marche bien entre 7 et 8 nœuds avec des pointes à 9.
C’est maintenant que l’on est content d’avoir caréné, on sent que le bateau se régal.

L’équipage est mi figue mi raisin. Le bateau roule beaucoup d’un bord sur l’autre et pour les estomacs fragiles ce n’est pas trop top. Ce midi à cinq reprises les verres se sont renversés. Il faut dire que nous ne sommes pas très gâtés. Nous avons ouvert le dernier cubitainer de « Baron de Lestaque » emporté de Marseille. Il a tourné et ce n’est plus du vin, cela a un gout de Porto. Peut être bien en apéritif mais plus comme vin de table. Qu’a cela ne tienne, nous avons ouvert un des cubitainers que nous avons trouvés en Martinique. Je tairais le nom car c’est une vraie piquette. Il va falloir pourtant se contenter de cela pendant une dizaine de jours. Pas étonnant que les verres se renversent !

Ce matin, après encore des petits travaux sur le bateau, une dialyse, le plein d’eau, aller chercher des baguettes, faire le plein de la voiture de location, la rendre, petit déjeuner, il y a encore fallu faire un dernier tour au Mango Bay pour les derniers surfs sur Internet et saluer les gentilles serveuses. Ensuite c’était le passage aux douanes pour faire la clearance et à la capitainerie pour le règlement final.

Notre copain Régis Guillemot est venu visiter le bateau et nous dire au revoir et c’est à 11H30 que nous avons largué les amarres.

Encore une fois nous avons pu apprécier la gentillesse des employés de ce port qui nous ont aidés à sortir le bateau de son emplacement. Quelle ambiance sympathique dans ce port !

Déjà 53 milles de parcourus, cap au 255 avec une dérive de 1,3 nœuds au 281. La route nous mène droit sur les îles ABC (Aruba, Bonaire, Curacao) que nous pourrions atteindre dans 52 heures à cette allure.

Je profite du départ de cette nouvelle aventure pour mettre à l’honneur tous ceux qui ont contribué à ce quelle se réalise. En particulier je veux remercier mon Néphrologue, le Docteur Verger sans qui rien de tout cela ne serais possible. Je veux également remercier les médias qui, depuis trois mois, ont permis de mettre un peu plus en lumière la dialyse péritonéale. C’est en informant beaucoup plus le grand public que cette méthode de dialyse pourra se développer et prendre la place qui devrait être la sienne.

Je vous laisse pour ce soir.

A bientôt

Jean Louis


19:16 hours shipboard time, 00:16 hours in France (20/3)
Good evening everyone,

We’re out on the high seas already under a strong 20 – 25 knot easterly wind causing an impressive swell on the rear port quarter. The boat is sailing at between 7 and 8 knots, even reaching a speed of 9 knots at times.
It’s in times like these you know you were right to careen; you can just feel the boat lapping it up.

The crew has some mixed feelings though. As the boat is rolling from side to side it isn’t exactly a cushy ride for those with delicate stomachs. At lunch time, the glasses fell over five times. Let’s just say, we didn’t exactly pamper ourselves. We opened the last cubic plastic container of “Baron de Lestaque” which we had brought with us from Marseille. It was gone past its best, it tasted more like Port than wine. Not too bad for an aperitif maybe but as a table wine it was definitely a goner. What about it! We opened one of the containers we found in Martinique instead. I’ll keep the name of it to myself because it’s a really cheap wine. But, we’ll just have to make do with that for the next ten days or so. Little wonder that the glasses kept falling over!

This morning, after a few little jobs on the boat, a dialysis session, stocking up with water, buying some baguettes, filling up the rental car before returning it and breakfast, we paid a quick visit to Mango Bay to surf the Internet one last time and to bid our goodbyes to the lovely waitresses. Then we had to call into customs for clearance and into the harbour master’s office to settle our account.

Our friend Régis Guillemot came to visit the boat and say goodbye and we slipped the moorings at 11.30 a.m.

And once again we had an opportunity to experience the kindness of the port’s staff who helped us manoeuvre the boat out of her moorings. The atmosphere in this port is really second to none!

We’ve already travelled 53 miles; we’re at 255°, with a 1.3 knot drift towards 281°. This route will bring us straight to the ABC (Aruba, Bonaire, Curacao) Islands which, at this rate, we should reach in about 52 hours time.

Setting off on this new adventure, I would like to avail of this opportunity to honour all those who have helped me turn my dream into reality. I especially want to thank my Nephrologist, Mr. Verger, without whom none of this would have been possible. And I would also like to thank all those people in the media who have helped to bring peritoneal dialysis a little more into the spotlight. It’s only by raising awareness among the public at large that this method of dialysis can develop further and get the recognition it deserves.

On these notes, I bid you goodnight.

Talk to you soon,

Jean Louis



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"bonjour a vous deux jespére que vous avez vu de belle et que tout se passe bien bon voyage"
Envoyé par anna le 17-03-2010 à 18:14

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Sat, 20 Mar 2010 22:04:00 GMT - Chez les Pirates
13°33N 64°31W

Sat, 20 Mar 2010 22:04:00 GMT - Amongst Pirates
13°33N 64°31W


18H04 heure du bord, 23H04 en France
Bonsoir à tous,

Ce soir nous sommes au large des fameuses îles, repaires de pirates et flibustiers, que sont La Blanquilla, Los Testigos, l’île Margarita et surtout la légendaire île de La Tortue.
Nous scrutons la mer dans l’espoir d’apercevoir le magnifique bateau de Jack Barrow. Si nous arrivons à le croiser, les filles, je vous promets une photo avec un autographe de Johnny Deep.

Déjà 220 milles de parcourus depuis notre départ hier matin. 170 milles dans les dernières 24 heures avec un vent de secteur Est qui se maintient entre 20 et 25 nœuds.

Hier midi nous avons déjeuné léger avec melon, jambon blanc et une salade verte. Par contre hier soir je me suis contenté d’un cachet de Nautamine pour le mal de mer. Jacky s’est fait juste un petit sandwich.

C’est chaque fois pareil, il faut s’amariner. J’ai mal dormi, tout habillé en me faisant rouler en permanence. La houle est de l’ordre de 1,70m et elle arrive sur la hanche arrière bâbord. Par moment, une vague plus forte s’écroule sur le bateau ce qui fait qu’on ne peut pas laisser les hublots ni les capots ouverts et il fait une chaleur lourde et moite dans le bateau. La nuit a été pénible.

Et puis en fin de matinée, la forme est revenue, nous avons pu nous faire cuire des nouilles avec des côtes de porc et cet après midi la vie était plus belle. Jacky s’est même lavé et ce soir il a sorti la pêche.
Ce coin est très poissonneux, avant-hier sur le ponton, le même pêcheur que l’autre jour a ramené un Marlin de 350 livres !

J’ai fait tourner le moteur principal à 1200 tours pendant une heure pour graisser l’inverseur et recharger un peu les batteries. Je suis très satisfait de mon parc de batteries. J’ai 10 batteries de servitude, 1050 Ampères heures. Je les maintiens en permanence au dessus de 12 volts et quand je recharge cela va très vite, je tire la pleine capacité de mes alternateurs.

En Martinique je n’ai pas eu le temps de refaire un support pour ma gazinière, du coup avec ces violents coups de roulis permanents le bricolage que j’avais fait au milieu de l’Atlantique a lâché et nous avons dû bricoler à nouveau pour éviter de la voir arriver au milieu du carré.
Ce serrait une catastrophe car les nouilles, le riz, les pommes de terre… sans gazinière c’est immangeable. Il va falloir que je m’occupe sérieusement de cela au Panama.

Je vous ai préparé une petite carte pour que vous puissiez nous situer. Le trait noir c’est la route parcourue, le trait vert c’est ce qui reste à parcourir pour arriver au Panama avec le cercle rouge qui indique la position du canal. Le gros trait jaune c’est le vent et le petit trait bleu le courant.

Il est déjà temps de vous quitter, je vous souhaite un bon dimanche.

Jean Louis


18:04 hours shipboard time, 23:04 hours in
Good evening everyone,

This evening we find ourselves off the coast of famous islands, the haunts of pirates and buccaneers, i.e., Blanquilla Island, Los Testigos Islands, Margarita Island, and, last but not least, the legendary La Tortuga Island.
We’re scanning the sea in the hope of getting a glimpse of Jack Barrow’s magnificent ship. Girls, if we manage to cross her path, I promise you a photograph with a signature of Johnny Deep.

So far, we’ve sailed 220 miles since we left yesterday morning. 170 miles in the past 24 hours with an easterly wind that keeps blowing at between 20 and 25 knots.

We had a light lunch yesterday, melon, cooked ham and a green salad. Last night on the other hand, I feasted on a Nautamine tablet to sort out my seasickness. Jacky settled for a little sandwich.

It’s always the same story; it takes a while before you’re accustomed to life at sea again. I slept badly, I was fully dressed and kept rolling all over the place. The swell was reaching 1.70 m and even managed to hit the rear port quarter. As a really strong wave occasionally splashed across the boat we had no option but to keep both portholes and hoods firmly shut and to swelter away inside in a heavy, muggy heat. The night was tough going.

But, by the end of the morning, we were back to our old selves again. We even managed to cook some noodles and pork chops and, this afternoon, life all of a sudden was a whole lot brighter. Jacky even had a wash and did some fishing this evening.
There’s certainly no shortage of fish in these waters, the day before yesterday, on the pontoon, the same fisherman managed to catch a 350-pound marlin!

I had the main engine running at 1200 revs for an hour to lubricate the reversing gear and charge the batteries a little. I’m thrilled with my battery bank. I have 10 prevailer batteries, which gives me 1050 Amperes per hour. I constantly keep them above 12 volt, so recharging them goes really quickly and I get the full benefit of my alternators.

While on Martinique, I didn’t have the time to make a new support for my cooker, and as a result of the continuous heavy rolls, the DIY job I had done in the middle of the Atlantic had become undone, so some more tinkering was required if we didn’t want to end up finding it in the middle of the lounge.
That would be a disaster because noodles, rice, potatoes… without a cooker, it doesn’t bear thinking about. I’m really going to have to sort this out for once and for all as soon as we get to Panama.

I’ve drawn you a little map so that you can see where we are exactly. The black line shows you the route we have travelled so far, the green line what’s left to travel before we reach Panama and the red circle shows you where the Canal is. The bold yellow line is the wind and the little blue one the current.

Time to leave you now, I wish you a very pleasant Sunday.

Jean Louis



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"soyer prudent je suis votre parcours mon mari a eu un controle a rouen et a dis a sa nephrologue que suis en ligne avec malade aussi des reins bon courage

"
Envoyé par baubion le 17-03-2010 à 21:20


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"bonjour captaine Jean Louis et son équipage !
c’est avec plaisir que je vous transmets toutes mes félicitations pour votre courage et détermination les contraintes liées à votre santé ne vous arretent pas alors bravo de poursuivre votre merveilleux voyage au fil de l’eau et continuer une belle vie que je vous souhaite remplie de plein de bonnes choses !!
Bonne suite et des bises à
partager avec Jacky,merci ."
Envoyé par PEUDEVIN le 18-03-2010 à 16:28


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"mon mari et plombier mais la dialyse periondeale et dur pour lui a lors votre docteur verger et peut etre votre coach mais les gars dur batiment et autre chose monte sur une echelle et vis vers sa boulot dur pour des gens du batiment courage pour vous"
Envoyé par baubion le 22-03-2010 à 21:28


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"Bonjour Mon Capitaine,

Tout le Nord est derrière vous pour cette nouvelle aventure.

Bon vent.
Amicalement
Nicolas."
Envoyé par MULLIER le 22-03-2010 à 22:02


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"bon courageet toujours bon vent une dialysèe qui pense a vous"
Envoyé par demeestere roselyne le 22-03-2010 à 22:54


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"bon courageet toujours bon vent une dialysèe qui pense a vous"
Envoyé par demeestere roselyne le 22-03-2010 à 22:54

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Sun, 21 Mar 2010 23:00:00 GMT - Merci Monsieur Brix
12°56N 67°47W

Sun, 21 Mar 2010 23:00:00 GMT - Thank you, Mr. Brix!
12°56N 67°47W
19H00 heure du bord, 00H00 en France J+1
Bonsoir à tous,

Quel bonheur ! Ce sont des jours comme celui-ci qui donnent à la vie toute sa saveur.
La mer est magnifique, une houle entre deux et trois mètres avec un vent qui évolue en permanence entre 25 et 30 nœuds. Un ciel d’un bleu parfait avec la chaleur idéale qui va avec, et des milles avalés sans s’en apercevoir.

Le bateau se régale et c’est un grand plaisir de le regarder négocier les vagues. Bravo Monsieur l’Architecte et un grand Merci. Par moment on est tout petit dans le creux de la vague, la suivante nous surplombe de toute sa hauteur, puis un petit coup de cul sur le côté et HARMATTAN se retrouve au sommet de celle-ci dans un bouillonnement d’écume blanche. Quel spectacle ! On ne peut pas s’en lasser.

Nous sommes actuellement au nord du Venezuela, à la longitude de Caracas. Déjà 395 milles de parcourus, 175 sur les dernières 24 heures. Le bateau est en permanence aux alentours des 8 nœuds et il fait même des pointes au dessus de 10 nœuds. Si nous continuons à cette vitesse, nous pourrons passer une pleine journée aux San Blass à négocier des langoustes avec les indiens Kunas.

Je vous joints une petite vidéo pour que vous partagiez ce bonheur. A la fin de la vidéo vous pouvez voir arriver une grosse vague qui m’a pris par surprise et m’a donné un bon bain de pieds.

Il n’y a pas grand monde sur cette mer. Nous avons juste aperçu un cargo au loin ce matin. Du coup la nuit a été parfaite. Le bateau est totalement autonome, il se débrouille tout seul sans forcer et c’est une merveille de technologie. Encore une fois je suis admiratif des qualités de cette carène.

Pour l’instant la pêche n’a rien donnée.

Ce matin nous avons été accompagnés par une bande de dauphins. Ils s’amusaient à nager dans la crête des vagues, c’était splendide. Il y a aussi des oiseaux en bande, des oiseaux de mer qui glissent dans les creux des vagues sans jamais se faire avoir par la déferlante qui les guette.

Ce soir nous serons au large des îles ABC, ces fameuses îles Hollandaises que sont Aruba, Bonaire et Curacao. Nous allons peut être devoir tirer un bord au large mais ce n’est pas sur. Si le vent se maintient ainsi nous pourrions peut être arriver sur la côte de la Colombie sur ce bord et ne pas avoir à changer de bord pour rejoindre Panama.

Tien, nous venons de battre le record à 10,70 nœuds. Bon ce n’est pas le record absolue du bateau, j’ai déjà fait deux fois 12,40 nœuds, en méditerranée dans du force 9.

Je vous laisse là pour ce soir, je vais aller admirer le spectacle.
Bonne soirée

Jean Louis


19:00 hours shipboard time, 00:00 hours in France (22/3)


Good evening everyone,


What a delight! Days like today are what life is all about.

The sea is only magnificent, two to three metres of a swell and a wind that keeps blowing at between 25 and 30 knots. A perfectly blue sky, temperatures you’d expect under a sky like this and umpteen miles covered, unnoticed.


The boat is having a great time and it’s an absolute pleasure to watch her negotiate the waves. Well done Mr. Architect and thank you very much. At times we feel tiny in the trough of the wave, with a huge wave hovering over us from a height, but then a slight kick on her flank and Harmattan soars high again, slicing through the seething white spume. What a spectacle! You couldn’t tire of watching it.


We are currently sailing north of Venezuela, along the Caracas longitude. So far, we’ve covered 395 miles, 175 in the past 24 hours. The boat is constantly moving at a speed of about 8 knots and has even reached almost 10 knots on occasions. If we can maintain this speed we’ll be able to spend a full day at San Blass, negotiating lobsters with the Kuna Indians.


I am sending you some video footage so that you can share our joy. At the end of the video you can see a huge wave coming towards me which took me completely by surprise and gave me a fine footbath.


There isn’t a whole lot of traffic on this sea. So far, we’ve only seen a cargo vessel in the distance, and that was this morning. So, we spent a perfect night. The boat is completely independent; she manages effortlessly and is a marvel of technology. Once again, I stand in awe of her hull.


We haven’t caught any fish yet, I’m afraid.


This morning we were escorted by a school of dolphins. They were having a great time swimming the crest of the waves, what a show! We’ve also seen flocks of birds, sea birds, gliding through the troughs of the waves, never once getting caught by the tidal wave lying in wait for them.


Tonight, we’ll find ourselves sailing off the coast of the ABC islands, the famous Dutch islands of Aruba, Bonaire and Curacao. We might have to tack off the coast but that’s not certain yet. If the wind keeps up we might even arrive at the coast of Colombia on this course without ever having to change direction to end up in Panama.


Well, we’ve broken the record, we’re sailing at 10.70 knots. It’s not the boat’s all-time record, mind you; twice she’s managed to get up to 12.40 knots on the Mediterranean in a wind force of 9.


I’ll leave you for tonight; I’m going to enjoy the spectacle.

Have a pleasant evening!


Jean Louis



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"salut , j’ai enfin pris du temps pour vous raconter ma journée.
Vendredi soir on a mangé chez Roxane & j’ai "dormi " et le lendemain on a fait du shopping sans rien acheter !! C’est beaucoup plus drole
& Rox à dormi à la maison !! voilà a+ moi j’ai trop hâte d’être la semiane prochaine car je pars pour "l’Autriche" avec des profs sympa !! =) a+ bye bonne navigation"
Envoyé par Juli@ le 21-03-2010 à 19:41


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"coucou les marins, ravie de constater que tout est OK.
j ai aperçu sur une photo le capitaine et sa moitié, un monsieur mais pas de Jacky,fait il toujours parti du voyage ?? = ) a++ bisous"
Envoyé par Claudie !! =) le 21-03-2010 à 19:47


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"coucou , j’espère que vous allez bien . moi en tous cas ça roule et aujourd’hui j’ai eu un contrôle de Math (j’adore) il était très simple !!!! Papa , je te remercie pour mon cadeau car maman me l’a offert
( enfin ...) les jour approche j’ai trop hâte de partir en Autriche !! Je vous laisse bisous je pense a vous "trois " Juju qui vous adore !!!!!!"
Envoyé par J_u_L_i_@ le 23-03-2010 à 12:44


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"je me permets de vous ecrire, et vous encourager dans votre aventure, je suis moi-même insufissante reinale et j’ai durant 2 ans de 2005 a 2007 pratiqué pour me soigner la dialyse péritonéale avec l’equipe de Pontoise. Je suis un peu voisine avec vous car j’habite Nucourt. Depuis Mai 2007, j’ai pu bénéficier d’une greffe de rein, par donneur anonyme. Comme vous j’ai trouvé que la dialyse péritonéale était plus de liberté
je me sentais moins "malade" que de devoir aller a l’hopital 3 fois par semaine. Je suis très heureuse de votre témoignage en faveur de cette methode, je vous souhaite "bon vent" et je suivrais votre aventure, moi qui n’ai jamais voyagé, je voyagerai un peu avec vous.
bon courage. Claude"
Envoyé par dupuy claude le 23-03-2010 à 17:24


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"bonjour, bonsoir aux amoureux de la mer, je ne connais pas le capitaine mais je le salue.Un petit coucou personnel à Jacky.
Bonne continuation dans votre belle aventure !!!!!
"
Envoyé par jacqueline kerriel le 23-03-2010 à 18:52

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Mon, 22 Mar 2010 23:00:00 GMT - Au large de Maracaibo
12°51N 70°40W

Mon, 22 Mar 2010 23:00:00 GMT - Off the coast of Maracaibo
12°51N 70°40W


19H00 heure du bord, 00H00 en France J+1

Bonsoir à tous,

Maracaibo comme Caracas, voilà encore un nom de ville que tout le monde connaît mais combien sont ceux capable de le placer sur une carte ?
Comme j’aimerais m’arrêter quelques jours dans toutes ces villes qui me font rêver. Ce sera peut être lors de mon prochain tour du monde, quand on m’aura greffé un rein qui me donnera la liberté de faire du tourisme.
D’un autre coté il me faudrait certainement plusieurs vies pour aller partout où j’ai envie d’aller. Je suis certainement né quelques siècles trop tôt.

Hier soir c’était la guigne !
Il me semblait qu’il devait nous rester un melon. Jacky vide le frigo. Introuvable. Par contre il y a une vieille salade qu’il faudrait finir. Il n’y a plus de vinaigrette mais nous en avons acheté en Martinique. Où est t elle ?
On retourne tous les coffres sans trouver la vinaigrette mais nous découvrons dans un coffre, sous des poches de dialyse un melon pourri et des endives au même stade.
Cela m’apprendra. Heureusement que cette traversée ne dure qu’une dizaine de jours car perdre ainsi des produits frais ça énerve.
Règle à respecter dorénavant : Il faut toujours que ce soit moi qui range les coffres. Cela me permettra de toujours savoir ce que j’emporte et où c’est rangé. Ensuite il y a des règles à respecter : Au fonds des coffres les bouteilles d’eau, au dessus les poches de dialyse et encore au dessus la nourriture. Et puis pour la nourriture toujours ouvrir les sacs en plastique pour que les denrées fraîches respirent. Un autre point, il faut impérativement caser les légumes fragiles (tomates, melon, raisin, salade …) au frigo.

La soirée commençait bien. Après il a fallu manger. La mer était tellement mauvaise que tout s’envolait. Les assiettes se prenaient pour des soucoupes volantes. Faire la vaisselle n’a pas non plus été une partie de plaisir.

Une fois au lit, pas mieux, impossible de dormir tellement le bateau roule bord sur bord. Et puis vers 23 heures, un grand bruit. Je me lève et retrouve Jacky qui se lève également. On sort, c’est la guerre. Il y a 35 nœuds de vent, une très grosse houle, le bateau est comme un train fou qui file à 11 nœuds. Il faut agir et vite.

Vite un short, une chemise (pour préserver le cathéter), des chaussures. En prévision de la manœuvre je ferme tous les hublots et tous les panneaux. Le grand bruit c’est l’artimon qui a empanné (changé de bord tout seul). Elle a une drôle d’allure cette voile. Je découvre que la fixation de la bôme à cassée. En fait les rivets ont lâchés. C’est ma faute, je n’avais qu’à lui mettre une retenue de bôme.

Maintenant il faut prendre deux ris dans la grand voile. Pour cela il faut quitter le vent arrière et mettre le bateau en travers aux vagues. Sportif ! Une vague déferle dans le cockpit, nous sommes trempés de la tête aux pieds, heureusement c’est de l’eau chaude. Le bateau se couche, le pont est sous l’eau.
Cela va beaucoup mieux, avec la grand voile seule réduite de deux ris, on file quand même entre 6 et 7 nœuds.
Au moment d’aller se recoucher je découvre que j’avais laissé mon panneau de pont en position aération et qu’il y a au moins 50 litres d’eau salée dans ma couchette. Je vais passer la nuit sur le plancher au pied du mât.

157 milles sur les dernières 24 heures !

A demain
Jean Louis


19:00 hours shipboard time, 00:00 hours in France (23/3)

Good evening everyone,

Maracaibo, Caracas, all names of cities everyone has heard of but how many people could actually locate them on a map?
How I would love to stop off for a few days in all these cities I’m dreaming of. Maybe I’ll get a chance to visit them during my next world tour, when I’ll have my new kidney which will give me the freedom to do all the touristy bits.
On the other hand, I’m definitely going to need a few more lives to cover all the places I still want to visit. There is no doubt about it; I was definitely born a few centuries too early.

Last night we were jinxed!
I thought we had one melon left. Jacky emptied the fridge but no melon to be found, though he did come across some old salad that badly needed to be finished. No more vinaigrette left either, strange, we had just bought some in Martinique. Where could it be?
We turned all the cases inside out, no sign of the vinaigrette, but, in one case, we uncovered a rotten melon and some endive in a very similar state, hidden underneath my dialysis pouches.
That’ll teach me! Just as well this crossing only takes about ten days because I hate wasting fresh produce like that.
One rule not to be disregarded in the future: I will always have to sort the cases myself. That way I’ll know what I have or don’t have and where I can find what I’m looking for. And here are some more rules not to be flaunted: water bottles at the bottom of the cases, dialysis pouches on top of them and the food on top of the pouches. And as far as food is concerned: always open the plastic bags so that the fresh produce gets a chance to breathe. And last but not least: all perishables (tomatoes, melons, grapes, salads…) straight into the fridge.

The evening started off well. But then it came to supper time. The sea was so rough that everything went flying all over the place. I’m sure our plates thought they had all of a sudden turned into flying saucers. And don’t even talk to me about trying to wash the dishes under those conditions!

Once we got to bed, things didn’t really change for the better either, the boat was rolling so badly that I couldn’t get a wink’s sleep. And then at around 11 p.m., a deafening sound! I got up and went to find Jacky who was in the process of getting up. Outside, all hell had broken loose. There was a 35-knot wind force, an enormous swell and the boat was flying along at 11 knots like some deranged animal. There was certainly no time to waste.

I jumped into a pair of shorts, put on a shirt (to protect the catheter) and shoes. Before manoeuvring, I quickly closed all the portholes and panels. The racket was caused by the mizzen which had gybed (changed direction of its own accord). The sail had a funny reach. I soon discovered that the boom fixture had broken. In fact, the rivets had come loose. My own fault, I should have fitted a boom guy in the first place.

All we could do now was to take in two reefs of the mainsail. But first of all we had to get the wind out of our rear and manoeuvre the boat across the waves. Charming! One wave came crashing into the cockpit, soaking us from head to toe; just as well the water was warm. The boat keeled over, the deck was under water.
Things were beginning to look up though, with the mainsail down by two reefs, we were still sailing at a speed of 6 to 7 knots.
When I finally got back to bed, I discovered that I had left my deck panel in the airing position, so I was greeted by at least 50 litres of salt water in my bunk. I decided to spend the night on the floorboards at the foot of the mast instead.

157 miles over the past 24 hours!

Talk to you tomorrow!
Jean Louis



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"il faut mieux en rire de vos tracas de manger
bon courage a vous"
Envoyé par baubion le 23-03-2010 à 20:58


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"sympathique la video la bouffée d’air marin m’a fait du bien bonne continuationroselyne"
Envoyé par demeestereroselyne le 23-03-2010 à 21:11


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"salut le marin,
jolie traversée,pleines de rebondissements, en tout cas je vois que tout "baigne" le moral au top un grand plaisir de lire vos commentaires. prudence bon courage avec cette houle dommage pour la melon; mai je suis sur que vous aurez pleins de bonnes choses a manger lors de votre arrivée a bientot de vous lire, avec de belles photos
amities Fred S"
Envoyé par fred sintes le 23-03-2010 à 21:26

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Tue, 23 Mar 2010 23:02:00 GMT - Le long des côtes Colombienne
11°44N 73°11W

Tue, 23 Mar 2010 23:02:00 GMT - All along the Colombian coast
11°44N 73°11W


19H02 heure du bord, 00H02 en France J+1

Bonsoir à tous,

Quelle journée magnifique !
C’est grand bleu, 25 nœuds de vent, une mer pleine de moutons avec des grosses vagues qui poussent le bateau dans des surfs remplis de gerbes d’écume blanche, un soleil éclatant, une température idéale, que la vie est belle !

Le bateau c’est ainsi, des moments difficiles suivis de l’impression de toucher le paradis. C’est pourquoi certainement on appel cela de la « Plaisance ». Et c’est pour cela que j’ai une addiction profonde pour ce genre de vie.

La nuit a été difficile. En fait j’ai passé une nuit blanche. L’exercice consistait à contourner la péninsule Colombienne de la Guajira. Si vous regardez bien la carte cette péninsule et son cap, Punta Gallinas est un point de passage obligé pour tous les cargos qui transitent. C’est également un point de passage obligé pour le vent dont la direction, plein Est dans la partie orientale de la mer des Caraïbes passe brusquement au Nord nord est.
Pour vous la faire courte, beaucoup de vent (42 nœuds en pointe), la mer qui va avec, du courant et des cargos. Grand voile seule à 2 ris.

Impossible de me reposer dans ma couchette qui était encore trempée, j’ai dormi où plus exactement je me suis reposé par terre entre la table du carré et la banquette.
Ce n’est qu’au petit matin, quand le jour était levé vers 7 heures que j’ai pu m’endormir avant d’être réveillé à 9h30 par cette merveille de technologie qu’est le téléphone satellite. Une urgence au bureau !

Jacky n’a pas beaucoup mieux dormi, balloté par le roulis du bateau.
Après le petit déjeuner, il a encore sorti la canne. Moi je pensais qu’il pêchait mais il m’a dit que non, il se contente de baigner le petit poisson en bois qui sert de leurre et que nous appelons Maurice…

Cette mer des Caraïbes est bien conforme à sa réputation. Des alizés très puissants avec une belle houle. Nous avons déjà parcourus 704 milles en très peu de temps et nous ne sommes plus qu’à 360 milles de l’archipel des San Blass que nous atteindrons dans la nuit de jeudi à vendredi. 152 milles les dernières 24 heures.

Comme l’équipage s’est bien comporté, le Capitaine à décidé de relâcher une journée complète dans ce petit paradis ce qui nous amènerai à Colon, l’entrée du canal, samedi soir. Nous allons essayer de prendre une place à la marina pour attendre l’autorisation de passage.

J’ai voulu démarrer le groupe électrogène pour recharger un peu les batteries. Celui-ci s’est montré récalcitrant. Encore un peu de travail pour notre halte de Panama. Peut être faut il uniquement réamorcer la ligne de gasoil.

Un grand merci aux traducteurs qui ont acceptés de traduire le samedi matin la nouvelle du vendredi qui arrive dans la nuit, décalage horaire oblige. Un grand merci également à Christophe et Didier qui vont la mettre sur le blog le Samedi après midi. Ainsi seul les dimanches vous n’aurez pas de nouvelles.
Je vous laisse déjà, à demain.

Jean Louis


19:02 hours shipboard time, 00:02 a.m. in France (24/3)


Good evening everyone,


What a fantastic day!

Blue skies all around, 25 knots of wind, a sea teaming with white horses and huge waves pushing the boat through sprays of white spume, blazing sunshine and perfect temperatures, life is truly wonderful!


That’s life at sea for you, difficult at times but all of a sudden you’re under the impression you’ve arrived in paradise. That’s possibly why they call it “pleasure boating”. And that’s why I am completely addicted to this type of life.


The night proved to be a bit of an ordeal alright. Let’s just say it was a sleepless one. I spent it negotiating our way around the Colombian peninsula of Guajira. If you take a close look at the map, this peninsula and its cape, Punta Gallinas, is a compulsory transit point for all cargo vessels. What’s more, it’s also a compulsory transit point for the wind which comes from a full easterly direction in the eastern point of the Caribbean Sea before suddenly changing to a north, north-easterly direction.

To give you a brief summary, a lot of wind (42 knots at times), a sea to match, current and cargo ships. The mainsail at 2 reefs only.


As there was no way I could get any sleep in my bunk, which was still drenched, I slept, or rather tried to rest my head, in between the lounge table and the bench.

I finally dozed off in the early hours of the morning, when the day had dawned at around 7 o’clock, to be woken up again at 9.30 a.m. by this marvel of technology we call the satellite phone. An emergency at the office!


Jacky, tossed about by the rolling of the boat, didn’t sleep a whole lot better either.

After breakfast, he brought out his fishing rod again. I thought he was fishing but no, he was quite happy to give the little wooden fish he uses as bait, the one we christened Maurice, a bath…


The Caribbean Sea sure lives up to its reputation. Strong trade winds and a fine swell. We have travelled 704 miles so far and soon we’ll only be 360 miles away from the San Blas Archipelago which we’ll reach during the night from Thursday to Friday. 152 miles over the past 24 hours.


As the crew really behaved itself, the Captain decided to relax for a full day in this little spot of paradise which will bring us to Colon, the mouth of the canal, on Saturday evening. We’ll try to get a place in the marina while waiting for the go-ahead to pass.


I wanted to start up the power supply to charge up my batteries a little. But, it was in one of its rebellious moods. Another job that needs sorting during our stopover in Panama. Maybe it’ll only be a matter of priming the fuel line again.


A big thank you to the translators who agreed to translate Friday’s news on Saturday morning, because, on account of the time difference, it only arrives in the middle of the night. Also my sincere thanks to Christophe and Didier who will post it on the blog on Saturday afternoon. So now, it’s only on Sundays you won’t be getting any news.

I’ll leave you for now, talk to you tomorrow!


Jean Louis



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"Bonjour à vous deux,
Merci pour ce récit. Oh que oui la vie est belle ! Elle a le mérite d’être vécue. Ici, Lou-Anne est hospitalisée. Sa fistule (roue de secour au cas où la DP ne fonctionne plus mais surtout en prévision de la greffe et des échanges plasmatiques) est HS et depuis elle bradycarde. Nous sommes 24h en cardiologie pour examens et si tout est OK, direction le bloc vendredi matin. Nous pensons à vous, vous êtes notre fenêtre sur le monde. Profitez et faites nous voyager. Bon vent.
Nicolas et Lou-Anne."
Envoyé par MULLIER le 24-03-2010 à 22:37


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"Ils sont incroyables vos commentaires, j’ai l’impression que vous ètes sur 1 autre planète !
Sur que ça fait réver le picard au milieu de ses betteraves !
Les coureurs d’océans, on les voit plutot à la télé, mais ici, on les touche du bout de la souris !
Aussi, bon vent à tous les 2 et la bise à Jacky.
Pascal BAK"
Envoyé par BAK Pascal le 25-03-2010 à 15:15


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"Bonsoir,

Point besoin d’être Picard au milieu de ses betteraves pour rêver.......

Jean Louis a, dans un autre coin de France, une petite soeur qui ne regarde jamais la télé mais qui rêve aussi en se disant, comme quand elle était petite fille : Waouh, c’est mon frère qui fait ça !!!!!

CHAPEAU, frangin, de donner de l’espoir à tous les dyalisés actuels ou futurs et merci de nous faire rêver par tes aventures relatées sur ce blog.

Bisous et bonne continuation.
Marie
"
Envoyé par Marie le 25-03-2010 à 20:29


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"Captain Rock Star:
You’re back in English!! as well!!! Good to be able to follow your adventure that inspires so many once again.
Keep safe and Keep Rockin’"
Envoyé par Lyn le 26-03-2010 à 05:20

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Wed, 24 Mar 2010 23:05:00 GMT - Au large de Carthagène
11°00N 76°05W

Wed, 24 Mar 2010 23:05:00 GMT - Off Cartagena
11°00N 76°05W
19H05 heure du bord, 00H05 en France J+1

Bonsoir à tous,

Carthagène, encore un nom de ville qui fait rêver ! Encore un endroit que l’on aimerait découvrir. Mais non, pas pour cette fois ci, il faut poursuivre la route.

Musclés les alizés Caraïbes, cela me change de l’Atlantique. Nous commençons à être fatigués et rêvons d’un bon calme plat comme un chien rêve d’un os. Cette nuit encore impossible de se reposer, les pêcheurs, les cargos et surtout beaucoup de vent, 35 nœuds établi avec rafales à 44 nœuds, des creux de 3m à 3,5m et Harmattan qui a encore battu son record à 12,2 nœuds sachant que son record absolue en Méditerrané dans un force 9 est de 12,4 nœuds. Pour les marins, nous naviguons avec la seule grand voile sans ris.

Quand le bateau saute ainsi en permanence d’une vague sur l’autre la vie à bord est difficile. Dormir est presque impossible et chaque déplacement demande énormément d’efforts. Faire le repas, manger, faire la vaisselle sont des activités digne des meilleurs jongleurs de chez Pinder.

Régulièrement la mer envahi le pont, de grandes cascades dévalent les passavants. Quelques fois elle vient même nous chercher dans le cockpit, sous la capote. Ce matin une vague plus musclée que les autres a recouvert le rouf, sauté le pare-brise et a envahi le carré en passant par la descente.

Malgré cela quel sentiment de sécurité dans ce bateau, on voit bien qu’il se régal. On passe des heures, chacun allongé sur un banc du cockpit à l’admirer négocier les vagues. Il n’a peur de rien. Les vagues çà fonctionnent par trois. Vous voyez passer de nombreuses vagues qui doivent toutes faires dans les trois mètres à trois mètres cinquante et puis tout a coup vous entendez un grondement. C’est un train de trois grosses vagues qui arrive, la cime est blanche d’écume qui déferle, très impressionnant. Celles-ci font bien dans les 6 mètres. On descend alors dans le creux qui précède et on est surplombé par cette montagne liquide. On ne peut s’empêcher de penser que l’on n’aimerait pas qu’elle s’écroule, on se sent tout petit. Et puis tout se passe bien, je pense que la voute à l’arrière du bateau y est pour beaucoup.

C’est quand une vague arrive perpendiculairement aux autres que cela devient Rock n’roll. Le bateau prend alors une grande claque qui le fait vibrer et il se couche violemment. Si vous êtes en train de manger, gare à celui qui ne tient pas son assiette, ses couverts, le pain ….

Déjà 879 milles de parcourus, nous sommes à 170 milles de l’archipel des San Blass, qui se trouve droit devant. Encore 175 milles sur les dernières 24 heures. Quelle moyenne !

Nous y serons demain en début de nuit. Il va être grand temps de sortir le guide nautique. Attention, navigation difficile avec pleins de bancs de sable et de récifs de coraux.

C’est le territoire des indiens Kunas, le Kunas Yala, nom qu’ils préfèrent à San Blass, ainsi nommé par les envahisseurs Espagnols.
Demain je vous expliquerais comment ce peuple rattaché maintenant à la République de Panama à su préserver son petit paradis.

A demain donc.

Jean Louis



19:05 hours shipboard time, 00:05 hours in France (25/03)


Good evening everyone,


Cartagena, another name of a city I can’t help but dream about! Another spot I’d love to explore. But, it’ll have to wait for another day; now, we have a course to follow.


The Caribbean trade winds are something else, big change from the Atlantic. We’re getting tired now and are dreaming of a calm spell like a dog of a bone. Tonight, once again no sleep, fishing boats, cargo ships and above all lots of wind, 35 knots as a matter of course with gusts of up to 44 knots, troughs some 3 to 3.5 m deep and Harmattan who set another record, 12.2 knots this time, knowing full well that her own absolute record is 12.4 knots in a wind force of 9 which she set on the Mediterranean Sea. For the sailors amongst you, we’re moving along under the mainsail without reefs.


When the boat keeps jumping from wave to wave, life on board becomes quite a challenge. Sleeping is almost impossible and even moving around takes tremendous effort. Cooking, eating, washing up all become juggling acts any juggler at Pinder [Paris circus] would be proud of.


The sea sweeps across the deck on a regular basis with huge waterfalls gushing down the catwalk. At times, the water even manages to get into the cockpit, underneath the hood. This morning, the strongest wave we had seen so far actually swooped across the deckhouse, over the windscreen and into the lounge, after having found its way through the hatchway.


But in spite of all that, we’re feeling really safe on this boat, you can tell she’s having the time of her life. We’re spending hours, stretched out on a cockpit bench each, watching her negotiate the waves. Nothing fazes her. Waves operate in threes. First there are loads of waves each one between three and three and a half metres high and then all of a sudden you get this rumble. And the wave train comes rolling in, its peak white with breaking spume, very impressive. These are definitely at least 6 metres high. First we are pushed into the trough that precedes the train and find ourselves with a mountain of water towering over us. You just can’t help hoping that it won’t collapse, you feel that tiny. But then, everything turns out just fine; I think that the vault at the back of the boat has a lot to do with it.


It’s only when a wave hits us at a right angle that we’re really rocking ‘n rolling. Then the boat takes a huge slap, knocking her for six and she keels violently. Bad news if you just happen to be eating and weren’t quick enough to grab your plate, cutlery, bread….


879 miles on the clock so far, now we’re only 170 miles away from the San Blas Archipelago which lies straight ahead of us. Another 175 miles over the past 24 hours! What an average!


We should arrive tomorrow in the early hours of the night. High time to take out the sailing guide! Careful, difficult sailing, loads of sandbanks and coral reefs.


It’s the home of the Kuna Indians or the Kuna Yala Indians, as they prefer to call them in San Blas, which is the name they were given by the Spanish invaders.

Tomorrow I’ll tell you how these people, governed by the Republic of Panama, have managed to preserve their little piece of heaven.


Till tomorrow so!


Jean Louis




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"de tout coeur avec vous ,video et photos super;bonne traversée et bon vent A + tenez bon la barre;"
Envoyé par peudevin jp le 26-03-2010 à 12:08

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Thu, 25 Mar 2010 23:02:00 GMT - Le Kuna Yala
9°48N 77°56W

Thu, 25 Mar 2010 23:02:00 GMT - The Kuna Yala
9°48N 77°56W


18H02 heure du bord, 00H02 en France J+1

Nuégambi (Bonjour en langue Kuna),

Tout va bien à bord. Il fait un temps splendide, 31°, une petite brise de 15 nœuds et une légère houle. Tout le monde à bien dormi, la vie est belle et nous arrivons ce soir au Kuna Yala, le territoire de la Nation Kuna.

Le Kuna Yala est composé de plus de 340 îles ainsi que de la bande côtière adjacente. Il est habité par 55 000 indiens Kunas, à peu près 10% de la population existante avant l’invasion Espagnole.

C’est aujourd’hui un territoire faisant parti de la république du Panama jouissant d’une très grande autonomie. Le Kuna Yala a sa propre constitution. Ses traditions et sa culture sont respectés et il gère ses propres lois.

Les Kunas acceptent les visiteurs mais aucun étranger ne peut s’y établir, ni acheter un bout de terrain, ni se marier avec un membre d’une tribu Kuna. Si un ou une Kuna décide de vivre avec une ou un étranger, il ou elle est immédiatement expulsé du Kuna Yala.
La nation Kuna est organisée autour d’une hiérarchie de chefs tribaux. A sa tête, 3 « Caciques » ou grands chefs élisent le leader suprême de la nation.

C’est une société matriarcale, c’est la fille qui choisi son mari et celui-ci viendra vivre avec la famille de son épouse. C’est la femme qui gère l’argent du ménage.

L’économie fonctionne grâce à la noix de coco. Il y a encore peu de temps celle-ci servait de monnaie d’échange.

Vivre auprès des indiens Kunas est facile car ils sont amicaux mais certaines règles doivent être respectées. La première est de ne pas détruire leur pipeline d’eau potable avec l’ancre du bateau.
Il ne faut pas ramasser les noix de coco même tombée à terre, chaque arbre appartient à un indien.
La majorité des rivières est totalement pure, il ne faut pas y aller en annexe avec le moteur hors bord.
Il ne faut pas draguer les filles Kuna.
Les Kunas n’aiment pas que des visiteurs se promènent dans leur village la nuit tombée.
Il est déconseillé de se promener en bikini ou les seins nus.

Ces îles sont renommées pour être les plus belles du monde et beaucoup d’indiens Kunas vivent très vieux en excellente santé. Des études ont été effectuées, cela est certainement dû à un environnement très pur et à l’absence de stress.

Pas de chance, en avril et en mai la pêche à la langouste est interdite.
Au niveau de la navigation, il n’y a pratiquement pas de marées (30 centimètres), pratiquement pas de courants mais de nombreux bancs de sables et de nombreux récifs de corail. Ce soir nous devrions atterrir à Devil cays, derrière l’île de Niadup. L’arrivé est prévue entre deux et trois heures du matin, heure locale.

1022 milles parcourus depuis le départ, 143 milles les dernières 24 heures.

Je vous laisse pour aujourd’hui.
Deguimal?

Jean Louis


18:02 hours shipboard time, 00:02 a.m. in France (26/3)


Nuegambi (Hello in the Kuna language),


Everything is under control on board. Stunning weather, 31°, a light 15-knot breeze and a slight swell. We’ve all had a good night’s sleep, life is great and tonight we’ll arrive in Kuna Yala, the land of the Kuna Nation.


Kuna Yala territory is made up of more than 340 islands and the adjoining coastal line. It is inhabited by 55 000 Kuna Indians, about 10% of the numbers living here before the Spanish invaders set foot ashore.


Nowadays, it forms part of the Republic of Panama but enjoys extensive autonomy. Kuna Yala has its own constitution. Its traditions and culture have been preserved and this territory implements its own laws.


The Kuna Indians do welcome visitors but foreigners are not allowed to set up home here, buy land or marry a member of the Kuna tribe. If a Kuna citizen decides to go and live with a foreigner, he or she is immediately expelled from Kuna Yala.

The Kuna nation is organized around a hierarchy of tribal chiefs. It is governed by 3 “Caciques” or first chiefs who elect the nation’s supreme leader.


This is a matriarchal society, girls get to choose their husband and the husband goes to live with his wife’s family. Here, the wife manages the household finances.


The economy is based on the sales of coconuts. It wasn’t all that long ago that coconuts were still used as currency.


Living near the Kuna Indians is easy because they are a friendly people but certain rules must be observed. The first one being that you’re not allowed to damage their drinking-water pipeline with the boat’s anchor.

You are not allowed to gather coconuts, even the ones that have fallen off the trees because they belong to an Indian.

The majority of their rivers are completely unpolluted, so, you shouldn’t go near them with an outboard motor.

You are not allowed to chat up Kuna girls.

The Kuna don’t like visitors walking through their village once night has fallen.

Walking around in bikini or topless is not recommended.


These islands are known as the most beautiful on Earth and many Kuna Indians enjoy excellent health and live to a ripe old age. Studies on this topic came to the conclusion that this had to be due to the pure environment and the lack of stress.


No luck, fishing for lobster during April and May is prohibited.

From a navigation point of view, there is hardly any tide (30 centimetres), hardly any current but there are loads of sandbanks and coral reefs. Tonight we should hit land at Devil Cays, behind the island of Niadup. We hope to arrive somewhere between two and three in the morning, local time.


1022 miles travelled since our departure, 143 in these past 24 hours.


I’ll leave you for tonight.

Deguimal?


Jean Louis



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"Coucou , nous espérons que vous allez bien ?? nous super aujourd’hui j’ai fais du tennis pas bien joué et demain à 19 h " en route pour l’Autriche " ON vas s’arrêter toute les 3 heures !! = ) "
Envoyé par papy & mamie & Julia le 27-03-2010 à 12:58

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Fri, 26 Mar 2010 23:05:00 GMT - Atterrissage aux cayes du Diable
9°35N 78°40W

Fri, 26 Mar 2010 23:05:00 GMT - Landfall at Devils Cay
9°35N 78°40W


18H05 heure du bord, 00H05 en France J+1

Nuégambi,

Chaude notre arrivée au Kuna Yala ! Il faut dire qu’avec un nom pareil « Cayes du Diable » il fallait s’attendre à des difficultés.
Minuit 30, une toute petite lune et des nuages pour la cacher. J’ai choisi un endroit facile. Normalement il faudrait rester en mer et attendre le lever du jour. Jacky est à l’avant pour surveiller et nous avançons en marche lente. Le GPS me place au milieu de la passe avec plusieurs centaines de mètres de chaque bord.

J’ai 20 mètres d’eau sous la quille. Tout à coup, Jacky hurle « Corail ». Je mets la barre à fond à gauche et au même moment un mur d’eau de plusieurs mètres de haut et 200 mètres de large s’élève juste devant nous dans un grondement terrible. Je regarde le sondeur, 5,5 mètres, nous sommes sur le récif. Quelle émotion !

Cela passe mais comprenant que la cartographie n’est pas en phase avec le GPS, je décide de mouiller ici, il y a 13 mètres d’eau. Nous sommes dans le canal et la houle rentre en plein. Le bateau roule terriblement et nous nous préparons à une nuit difficile. Je mets à jour la navigation et commence à retirer ma chemise pour aller me coucher lorsque l’on voit une lampe de poche qui se balance au ras de l’eau. C’est un indien Kuna dans sa pirogue.

Il gesticule, parle fort et nous comprenons qu’il nous invite à le suivre. Je remets en route et pendant une demi-heure je suis sa pirogue dans le dédale de corail. Il nous amène dans un endroit où l’eau est aussi calme que dans une cuvette.

Nous essayons de communiquer, il s’appel « Léonce » et sent la fumée de bois. Quel accueil, quelle gentillesse, nous en restons sans voix.

Ce matin visite du village de Niadup. Etonnant !
Ils vivent dans le plus parfait dénuement, dans des huttes en palme. Ils sont très nombreux, pleins de jeunes enfants très propres et très bien habillés.
Il n’y a pas de dentiste ici, les hommes ont tous la bouche remplie de chicots.
Les jeunes filles sont habillées comme chez nous, avec des shorts, des bermudas ou des jeans. Les femmes mures sont souvent très belles dans des tenues traditionnelles avec pleins de couleurs vives, du rouge, du jaune, du vert… Elles sont bien maquillées et portent un anneau en or dans le nez.

Ce qui m’a frappé c’est la gentillesse de cette population, le sourire est naturel chez eux. Les petits garçons nous tournent autour, les petites filles veulent se faire photographier. Personne ne tend la main.

Ils vivent dans des huttes en palme qui comporte une pièce unique, le sol est en terre. Leur seule richesse est leur pirogue qu’ils ont taillée à la machette dans un tronc d’arbre.
La mer est remplis de pirogues, ils vivent sur l’île mais vont dans la forêt chercher des bananes, des palmes, des cannes mais surtout des noix de coco. C’est le travail des hommes.
Le village est bien organisé, il y a un château d’eau avec des tuyaux et des robinets sur les différentes places du village. Il y a également plusieurs écoles où l’on enseigne de 7 heures à midi, l’espagnol, l’anglais et les mathématiques.
Une grande hutte (congreso) permet de réunir tous les villageois.

Nous sommes maintenant dans le « mouillage de la piscine », à 20 milles de Niadup. Nous sommes dans un autre siècle avec plusieurs dizaines de bateau dans une eau couleur émeraude dont la température commence par un 3 !

Je vous laisse pour aujourd’hui, passez un bon dimanche, je vous joints pleins de photos.

Deguimal?

Jean Louis


18:05 hours shipboard time, 00:05 hours in France (27/03)


Nuégambi,


Hairy our arrival in Kuna Yala! Now, let’s face it, when you’re planning to hit land at a place called “Devils Cay” you should expect the odd problem or two.

Half past twelve in the morning, a tiny moon and plenty of cloud cover. I’ve picked an easy spot. Normally you have to remain at sea and wait till dawn breaks. Jacky stands at the front to keep an eye out and we’re moving along very slowly. The GPS tells me I’m right in the middle of the passage with several hundred meters on either side.


There’s 20 metres of water under the keel. All of a sudden, Jacky roars: “Coral!”. I pull the helm as far left as I can and at that moment a wall of water several metres high and about 200 metres wide appears in front of us and we hear a dreadful rumble. I check the sounder, 5.5 metres, we‘re on top of the reef. What a fright!


I get over it but, having realized that the cartography and the GPS are out of sync, I decide to drop anchor here, there’s a good 13 metres of water. We’re in the canal and are getting the full blast of the swell. The boat is rolling all over the place and we’re steeling ourselves for a rough night. I had just updated the navigation and was taking off my shirt to get ready for bed when, all of a sudden, I saw the light of a torch, just above water level. A Kuna Indian, in his canoe.


He is gesticulating wildly, talking at the top of his voice, and we finally understand that he wants us to follow him. So, I started up the boat again and spent the next half an hour following his canoe through the maze of coral. He leads us to a spot where the water is as still as in a basin.


We’re trying to communicate, his name is “Léonce” and he smells of wood smoke. Such welcome, such kindness, we’re speechless.


This morning we visited Niadup. Amazing!

They’re completely destitute, living in palm huts. Certainly no shortage of people here! Loads of young children, all very clean and very well dressed.

And no dentist by the signs of it, all the men have mouths full of broken teeth.

The young girls are dressed like their French counterparts, in shorts, Bermuda shorts or jeans. Many of the more mature women are very beautiful, dressed in brightly-coloured traditional garb, with lots of reds, yellows, greens… They are beautifully made up and wear a golden nose ring.


What really amazed me was the kindness of the population; they’re smiling all the time. The little boys flock around; the little girls want to have their photograph taken. No one shakes hands.


They live in one-roomed palm huts; the floor is made of earth. Their only wealth is their canoe, carved from a trunk of a tree with a machete.

The sea is awash with canoes, they live on the island but go into the forest to look for bananas, palm, sticks and, above all, coconuts. That’s the job of the men.

The village is well organized; the village squares all have their own water tower with pipes and taps. There are also several schools where children learn Spanish, English and maths from 7 o’clock in the morning till noon.

One large hut (congreso) serves as the village hall, where the whole village can assemble.


We’re currently at the “berth”, 20 miles away from Niadup. It’s like a scene from a different era, boats all around, crisscrossing the emerald-green water, of which the temperature begins with a 3!


I’ll leave you for today, have a great Sunday, I’ve sent you plenty of photographs to look at.


Deguimal?


Jean Louis



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"Coucou Jacky!
On avait perdu l’adresse e mail et Julia nous l’a donnée cet après- midi.
Merci pour ton SMS. Nous aussi on aimerait être + près des Indiens.
On se contente des cyprès qui nous donnent des allergies!
Profite bien du calme de la mer et des chansons que tu aimes écouter. Au retour tu auras le chant des cigales, ç’est pas mal non +.
On pense à toi et on sera heureuses de te revoir.On part demain à Barcelone en même temps que Julia en Autriche.
Gros, gros bisous des 2 sisters.
Embrasse ton copain que nous espérons connaitre un jour."
Envoyé par Les Sisters le 27-03-2010 à 19:49


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"bonjour a vous deux
jacky j ai recu ton message
tu es chez les kunas dans ces fameuses iles san blas
nous savons qu a l instant
tout va bien
ces iles san blas que tu me
decrivais doivent t emerveiller
Nous pensons a vous et
demain dimanche ta petite
famille viendra dejeuner a
la maison avant que julia
parte pour l Autriche dans
la soiree
Une bonne continuation et
prenez soin de vous
David caro nath et rox"
Envoyé par CAROLE le 27-03-2010 à 20:03


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"Salut l ami, merci pour tes coups de fil en live, super sympa. Je t envoie ce mail de Sagarmatha, enfin dans l eau !! bravo a Jacky d avoir vu les recifs a temps, il m est arrive deux trucs similaires dans les passes de Polynesie, je ne sais pas si tu t en souviens je t en ai parle, depuis, au risque de faire rire certains ( ceux qui rient sont generalement ceux qui ont surtout navigue au bar des marinas..) je ne m approche plus de nuit des passes et sites un peu risques, la cape aui large, et on entre de jour et s il a des marees fortes le plus pres possible des heures d etale, si tu t arretes aux Tuamotus souviens t en avant de prendre une passe.. Bon sejour a terre a tous les 2, Bientot Panama, il parait que c est une aventure a laquelle il faut bien se preparer. Amities et bon vent a tous les 2, en fait a tous les 3 , j allais oublier l ami fidele Harmattan.."
Envoyé par Jean Louis Pierrefeu le 28-03-2010 à 09:47


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"aAors les amis... c’est fait... la petite frayeur de la nuit qui fait monter l’adrénaline vous l’avez eu !!! Heureusement le capitaine de l’Harmattan a fait mieux que La pérouse sur l’Astrolabe.... Allez, j’arrête de vous charrier et suis bien content d’apprendre que malgré cette galère tout se passe plutôt bien à bord du navire. Bientôt à vous le Pacifique et cette grande navigation vers les Galapagos. Je vous envie les amis.
Amitiés à tous les deux
Bernard"
Envoyé par lannion bernard le 29-03-2010 à 22:49

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Sun, 28 Mar 2010 02:00:00 GMT - A Colon, République de Panama
9°22N 79°57W

Sun, 28 Mar 2010 02:00:00 GMT - In Colon, Republic of Panama
9°22N 79°57W


21H00 heure du bord, 04H00 J+1 en France

Buenos dias !

Nous sommes au ponton à Shelter bay marina, dans le port de Colon, à l’entrée Est du canal de Panama.
Tout va bien, le temps est moyen, très chaud mais très humide. Il y a en permanence des gros nuages noirs et par moment il tombe quelques grosses goutes.

Hier nous avons longé la côte entre les « Holandes Cays » et la baie de Portobello où nous avons ancré pour la nuit. La végétation est luxuriante, de type équatorial. Tout est d’un vert très soutenu, on voit que l’atmosphère est saturée d’eau. Quand il y a une pelouse, on croirait une moquette tant l’herbe est rase et dense. On marche dessus et c’est très souple, comme un tapis épais.

Nous allons attendre ici le temps de faire toutes les formalités pour passer le canal. Il faut compter une petite semaine.

Nous avons fait la rencontre de Dominique et de son épouse. Dominique c’est l’ami de Pierre-Yves qui vit au Panama. C’est chez lui que sont arrivé les 350 kilogrammes de poches de dialyse que nous devons embarquer jeudi. D’ailleurs à ce sujet encore un grand merci à toutes les équipes de Baxter et de l’Aura qui se sont démenée pour me livrer ces poches ici.

Sympa Dominique, nous avons déjeuné ensemble au Washington à Colon.
Quelle surprise ! Déjà, la ville est à une heure de voiture. Shelter bay marina est totalement isolé, au bout du monde et il n’y a rien autour.
C’est tellement isolé qu’en venant nous chercher Dominique a failli rentrer dans un jaguar qui traversait la route devant lui.

Autre surprise, c’est cette « ville » de Colon. En fait cela ressemble à une gigantesque « favela » et on n’a vraiment pas envie de trainer seul dans les rues. Je n’ai quasiment pas vu de boutiques, ce ne sont que des quartiers populaires sales et mal entretenus. Il n’est pas question d’aller faire un restaurant le soir à Colon.

Demain matin deux priorités. La première trouver une voiture pour pouvoir aller à Panama City et la seconde trouver la panne du groupe électrogène pour avoir le temps d’approvisionner la pièce.

Bon, ce sera tout pour ce soir. Je suis fatigué, il est tard et je n’ai qu’une hâte c’est de retrouver mon lit.

Hasta pronto !

Jean Louis


21:00 hours shipboard time, 04:00 a.m. in France (29/3)


¡Buenos días!


We’re in the Shelter Bay Marina floating dock, in the port of Colon, at the east entrance to the Panama Canal.

All is well, though the weather is only fair; it’s very hot and very humid. Loads of big black clouds with the odd huge raindrop now and again.


Last night, we followed the coastline between “Holland Cays” and Portobello Bay where we dropped anchor for the night. The vegetation here is lush, typically equatorial. Everything is a deep green; you can just tell that the atmosphere is full of water. The lawns would remind you of carpet, the grass blades are that closely-mown and thick. When you walk across it, it feels very soft, like a thick carpet.


We’ll stay here until all the formalities for our transit through the Canal have been sorted. A little under a week should cover it.


We’ve met Dominique and his wife. Dominique is Pierre-Yves’ friend who lives in Panama. It’s at his place the 350 kilograms of dialysis pouches we’ll have to load on Thursday arrived. Talking about pouches, a big thank you to the Baxter and Aura teams who didn’t leave a stone unturned to get the pouches delivered here.


Dominique is a nice guy; we had lunch together at the Washington in Colon.

What a surprise! For one, the city is an hour’s drive away. Shelter Bay Marina is completely isolated, at the end of the world and there is absolutely nothing around.

It is so isolated that Dominique almost ran into a jaguar which happened to be crossing the road when he came to pick us up.


Another surprise is the “city” of Colon. It would remind you of a huge “favela”, definitely not a place you’d feel like walking around on your own in. I hardly saw any boutiques, only dirty and badly maintained working-class areas. Going out for a meal in Colon at night is out of the question.


Tomorrow morning we’ll have two priorities. The first one is finding a car so that we can go to Panama City and the next one is figuring out what’s wrong with the power supply so that we’ll be able to get the part in time.


Well, that’s it for tonight. I’m tired, it’s late and I can’t wait to get to bed.


¡Hasta pronto!


Jean Louis



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"De tout coeur avce toi.
Dominique Manchon"
Envoyé par d.manchon le 30-03-2010 à 08:25


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"Famille Clémendot,
Pouvez-vous ajouter dans votre liste de distribution l’adresse de Véronique mon épouse :
**.*******@orange.fr(mail retirer pour ne pas être spamé et demande faite)

Vifs remerciements et vives félicitations

Dominique"
Envoyé par D manchon le 30-03-2010 à 08:31

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Mon, 30 Mar 2010 03:45:00 GMT - Le temps des réparations
9°22N 79°57W

Mon, 30 Mar 2010 03:45:00 GMT - Time to bring out the tools
9°22N 79°57W


22H45heure du bord J-1, 05H45 en France

Buenos dias !

Voici venu le temps des petites réparations et de l’entretien.
Hier soir j’avais lancé une lessive, ce matin, au moment de sortir le linge je m’aperçois que la machine n’a pas vidangé. Je cherche la panne, relance le cycle, un vilain bruit se fait entendre au moment de la vidange. J’ouvre le filtre, rien. Je referme et à l’aide d’une bassine j’ouvre le filtre en grand au moment de la vidange. Après plusieurs tentatives toujours un bruit. Je pense que c’est la vanne de vidange. J’arrive à faire les lessives mais il faut rester prés de la machine et ouvrir le filtre dès qu’il y a le bruit. Je n’ai pas le temps de tout démonter ici, il faudra se contenter de ce mode de fonctionnement jusqu’à Tahiti.

Côté groupe électrogène cela va mieux. J’ai purgé la canalisation de gasoil, démonté la vanne électrique d’arrivé, ouvert l’écrou de ventilation de la pompe d’injection et le moteur à daigné repartir. J’ai quand même passé deux heures là-dessus.

J’ai également réparé le problème de l’absence d’éclairage dans la chambre arrière. C’était de l’oxydation à une connexion qui avait pris des paquets de mer.

Maintenant il faut que je m’occupe de cette histoire de bôme d’artimon. J’ai percé pour enlever les vieux rivets. Il va falloir trouver des tarauds et des vis inox pour réparer cela.

De son côté Jacky est parti en ville en taxi chercher une voiture de location. Il a pu passer dans une banque pour changer de l’argent et obtenir des dollars.
Maintenant on est mieux, on peut se déplacer. Le problème est qu’ici c’est férié jeudi et vendredi. On ne pourra rendre la voiture que dimanche matin. Du coup on ne reprendra la mer qu’au mieux dimanche midi.

Ce soir nous sommes allés faire un tour et manger à Colon. Quelle ville étrange. Ici il n’y a qu’une classe pauvre. Les autres, ceux qui travaillent dans la zone libre habitent à Panama City à 75 kilomètres. Ils viennent en voiture tous les matins et repartent le soir.
Lorsque l’on rentre dans la ville, on verrouille les portières et on n’a pas envie de tomber en panne. Les habitants de Colon qui ont la chance de travailler touchent 150$ le 15 du mois et 150$ le 30. Entre le 10 et le 15 et entre le 25 et le 30, il est conseillé de ne pas trainer en ville.

Et puis au milieu de tout cela quelle surprise de découvrir des écolières en uniforme, chaussettes blanches, jupe plissée en tissus écossais et chemisier blanc.

Etonnant cette ville. Une autre particularité, la plupart des voitures n’ont pas de plaques d’immatriculation ! Et les bus, qu’ils sont beaux. Ce sont de très vieux bus des écoles repeints et décorés par leur conducteur. Beaucoup de lumières, beaucoup de chromes alors qu’ils pissent l’huile et que les roues ne tournent pas droit.

Il y a également beaucoup de filles très provocantes avec des shorts ultra courts et très moulants. La population vie dans la rue. Tout est sale et dans un état de délabrement avancé. C’est plein de recoins louches, de montées d’escaliers noirs et sales.

Demain nous en serons plus pour la procédure de transit. Je ne peux attendre longtemps avant de traverser car mes poches de dialyse sont comptées.

Hasta pronto !

Jean Louis


22:45 hours shipboard time D-1, 05:45 a.m. in France


¡Buenos dias!


Out with the tools and time to get down to some repair and maintenance work!

Last night, I put on a wash but when I went to empty out the washing machine this morning I noticed that the water had never drained. I went in search of the fault, switched it on again, but it wasn’t long before the machine loudly announced it was about to drain. I opened up the filter, nothing. I closed it up again, got a basin and opened up the filter fully just when it was about to drain again. But no luck, several attempts later, the noise was still there. I reckon it’s probably the drain-off valve. I managed to get the laundry done but had to stay near the machine and open up the filter every time the noise reappeared. I haven’t got the time to take the whole thing apart here, so we’ll just have to make do until we get to Tahiti.


On the power-supply side, things are looking a whole lot better. I drained the fuel pipe, took out the incoming power valve, opened up the ventilation screw of the injection pump and the engine started up again. It did take me two hours though.


I also managed to sort out the light problem in the back cabin. One of the connections had started to oxidize under the influence of the seawater.


Now, all that remains is the mizzen boom. I had to use the drill to get the old rivets out. Now, it’s just a matter of finding some screw taps and stainless-steel screws and we’ll have that problem solved.


Jacky took a taxi into town in search of a rental car. He also found a bank and bought some dollars.

Things are looking up; at least we’ll be able to get around now. The problem is that everything is closed on Thursday and Friday here, which means that we won’t be able to return the car until Sunday morning and that it’ll be Sunday lunchtime at the earliest before we’ll set sail again.


Tonight, we went for a drive and had a bite to eat in Colon. What a strange city. Only the poorer class is living here. All the others, those who work in the free zone, live in Panama City, 75 kilometres away. They drive to work in the morning and leave the area again in the evening.

Once we got to the city we locked the doors of the car and willed it not to break down. Colon residents who do have a job are paid $ 150 on the 15th of every month and another $ 150 on the 30th of every month. So, hanging about town between the 10th and the 15th and between the 25th and the 30th would not be the smartest of moves.


But then in the middle of all that and much to our amazement, we saw school children, dressed in uniform, white socks, pleated tartan skirts and white shirts.


What an amazing city. Another strange one, most of the cars here don’t have any number plates! The buses on the other hand are really beautiful. They’re very old school buses their drivers have repainted and decorated. Loads of lights, plenty of chrome but leaking oil everywhere and wheels that don’t seem to drive in a straight line.


There are also loads of provocative girls, dressed in very skimpy and tight shorts. The locals live on the streets. Everything is dirty and in an advanced state of disrepair. The place is full of sleazy corners, dark and dirty stairwells.


Tomorrow we’ll only have to sort out our transit papers here. I need to keep moving because my supply of dialysis pouches isn’t endless.


¡Hasta pronto!


Jean Louis



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"bravo pour tout toujours en union rodelynedemeestere"
Envoyé par demeestereroselyne le 31-03-2010 à 18:22


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Envoyé par Hotel in Muenster buchen le 31-03-2010 à 20:52

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Wed, 31 Mar 2010 02:45:00 GMT - Expédition à Panama City
9°22N 79°57W

Wed, 31 Mar 2010 02:45:00 GMT - Expedition to Panama City
9°22N 79°57W


21H45 J-1 heure du bord, 04H45 en France

Buenos dias !

Bonne nouvelle ce matin, Jaime Rozo a chargé un de ses collaborateurs de s’occuper de notre transit. Celui-ci a pris contact hier avec les autorités du canal et demain nous attendons la visite des officiels qui viennent mesurer Harmattan.

Tout étant en cliqueté notre objectif de la journée est de trouver et d’acheter une pince à rivets et quelques rivets pour réparer la bôme d’artimon.

Après nous être informés, nous ne trouverons pas cela à la ville de Colon, il faut aller jusqu’à Panama City.

Cela semble simple, ce n’est qu’à 75 kilomètres et il y a une autoroute entre les deux villes. En France ce serais une affaire de deux heures tout au plus.

Ici tout est différent. Nous sommes partis à 10 heures et demi ce matin et nous rentrons à l’instant, il est 20 heures et nous sommes épuisés. Heureusement nous ramenons une pince et des rivets. Mission accomplie !

Déjà il y a la route. Ici les routes sont dans un très mauvais état et l’autoroute qui est toute neuve mais réalisée en béton est très « ondulée ». Comme notre voiture de location est un très vieux modèle avec des amortisseurs hors d’usage, nous avons l’impression d’avoir parcouru 800 kilomètres.

Ensuite il y a la signalisation. En fait soit il n’y en a pas soit elle ne coïncide pas avec la carte. Nous avons ainsi tournés pendant des heures dans Panama City.

Pour vous situer, Panama City c’est un petit Hong Kong avec des dizaines d’immenses tours qui bordent l’océan Pacifique. C’est très étendu, très allongé devrais je dire. C’est très sympa, il y a des quartiers modernes, des hyper modernes, des quartiers anciens et des quartiers populeux. C’est une ville où il fait chaud, cela se voit, ce n’est pas toujours très propre mais j’aime beaucoup cette ambiance, par moment on pourrait se croire à Marseille.

Après un petit resto j’ai fait une dialyse dans la voiture. Au soleil, la clim arrêtée et les fenêtres fermées cela vaut bien un sauna ou bien une hémodialyse question perte de liquide.

Et puis nous avons tournés jusqu’à trouver un « Do it », c’est une chaîne de magasins de bricolage. Déception, aujourd’hui c’est une fête religieuse et tous les magasins « Do it » sont fermés.

Il faut encore tourner et tout à coup on passe devant un « Novey ». Quelle chance enfin. Il est ouvert et je trouve ce qu’il faut pour réparer.

Pour retourner à la marina nous devons passer sous les écluses de Gatun. Ce midi pas de problème mais ce soir nous avons encore dû attendre trois quarts d’heure qu’ils rentrent deux bateaux avant de pouvoir passer.
Sur la route une chose m’a marqué. Ici la grande majorité de la population est d’origine antillaise et donc basanée. Hé bien pourquoi sur tous les panneaux publicitaires voit on des hommes ou des femmes de race blanche ? C’était la question du jour.

Je vous ai mis la photo de ce merle siffleur dont le cri est si particulier.

Je vous laisse,

Hasta pronto !

Jean Louis


21:45 hours shipboard time (30/03), 04:45 hours in France


¡Buenos días!


Good news this morning! Jaime Rozo has asked one of his associates to sort out our transit. He contacted the Canal authorities yesterday and, hey presto..., they’re coming to measure Harmattan tomorrow!


As the ball is finally rolling now, we’ve decided to go in search of a set of rivet pliers and some rivets to fix the mizzen boom.


After having asked around a little, we were told that we wouldn’t be able to get any of that in Colon and that the only place to go was Panama City.


Piece of cake we thought; Panama City is only 75 kilometres away and there is a motorway between the two cities. In France, that wouldn’t take more than two hours.


But this isn’t France. We left at half past ten this morning and we only just got back; it’s eight o’clock in the evening and we’re exhausted. But now we are the proud owners of a set of pliers and rivets. Mission accomplished!


The first problem was the road. They’re in an appalling condition and the motorway, which is brand new but built in concrete, is very “wavy”. As our rental car was ancient and its shock absorbers completely redundant, we feel as if we’ve just driven 800 kilometres.


And then, the signs. These are either non-existent or don’t tally with the map. So, we spent hours driving around Panama City.


To give you an idea, Panama City is like a small version of Hong Kong, with loads of tower blocks on the shores of the Pacific Ocean. It is quite stretched out, very long, I should say. It’s very pleasant, it boasts modern areas, hypermodern areas and then you have the old areas and the densely populated ones. It gets very hot in this city, you can tell, some parts could be cleaner but I loved the atmosphere, it felt a bit like Marseille at times.


After we had a bite to eat, I did my dialysis in the car. Under the blazing sun, with the air-conditioning off and the windows shut it felt as if I was in a sauna or even undergoing haemodialysis from a loss of fluid point of view.


And then we drove around, in search of a “Do it”, a DIY chain. Bit of a disappointment, today is a religious feast and all the “Do it” shops are shut.


More driving, but all of a sudden we came across a “Novey”. We were in luck. It was open and I managed to get everything I needed for my repairs.


To return to the marina, we had to get across the Gatun locks. Not much of a problem at lunchtime but this evening we were waiting forty-five minutes for two boats to sail through before we could pass.

Something really struck me during our drive. The majority of the population here is of West-Indian origin and therefore tanned. So why do all the billboards show white men or women? I kept wondering about it all day.


I’m sending you a photograph of the whistling blackbird with the funny squawk.


I’ll leave you for now,


¡Hasta pronto!


Jean Louis



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"que de beau paysage si je pouvais faire tous sa je serais heureuse

a bientot"
Envoyé par baubion le 31-03-2010 à 21:26

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Thu, 01 Apr 2010 01:15:00 GMT - Triste journée
9°22N 79°57W

Thu, 01 Apr 2010 01:15:00 GMT - What a dreary day!
9°22N 79°57W


20H15 J-1 heure du bord, 03H15 en France

Buenos dias !

Quelle triste journée ! Ici il y a deux saisons, la saison sèche et la saison des pluies. La saison des pluies commence normalement début mai, on ne sait pas pourquoi, cette année elle a déjà démarrée. Le ciel est très nuageux, régulièrement il tombe des averses. Les averses tropicales c’est bref mais violent et cela mouille. Le temps est très chaud et très lourd. Dans le bateau c’est intenable, on passe notre temps à ouvrir les hublots et les panneaux de pont qu’il faut refermer précipitamment quand il commence à pleuvoir.

Et puis il y a surtout que notre transit n’avance pas. Un officiel du canal, un « Admesureur » devait passer aujourd’hui pour mesurer le bateau et faire le tour de celui-ci pour voir si tout était en ordre. Il fallait rester à bord pour l’attendre. Eh bien, personne !
C’est très inquiétant car ce n’est qu’ensuite qu’il faudra aller effectuer le règlement et cela n’est possible qu’en semaine. Malheureusement les journées de jeudi et vendredi sont fériées ici et ensuite c’est le weekend.

Cela me tracasse beaucoup car j’avais prévu de reprendre la mer le deux, soit vendredi. Chaque jour de retard est un problème car j’ai un stock de poches limité et je ne peux en recharger avant Tahiti. Si je prenais trop de retard ici cela pourrait compromettre ma traversée.

Pendant que je restais au bateau, Jacky est parti en ville acheter des bouteilles d’eau. Nous en avons chargé 60 en Martinique, il en restait une vingtaine à bord et pour aller jusqu'à Tahiti il m’en faut 70 de plus. C’est plus facile à charger pendant que nous sommes ici, au port qu’à Panama où nous devrons rester au mouillage et utiliser l’annexe. Eh bien chou blanc également. Il n’a trouvé que 19 bouteilles. Il faudra compléter à Panama City.

Un autre problème, l’écrou des crochets de ris sur ma bôme d’artimon m’a échappé et il est tombé à la mer. Je sors aussitôt mon gros aimant mais j’avais oublié que l’inox est amagnétique et je ne peux le récupérer. C’est ennuyeux.

Il y a des jours comme cela où il vaudrait mieux rester coucher tellement tout va de travers.

Le restaurant de la marina n’est pas terrible. C’est très américain. Hamburgers, morceau de poulets frits, frittes et c’est à peu près tout. Exceptionnellement ce soir nous avons pu avoir une salade verte avec quelques petits morceaux de poulet. La chance serait elle en train de revenir ?

Je vais vous laisser là pour ce soir.

Hasta pronto !

Jean Louis


20:15 hours shipboard time (31/03), 03:15 hours in France


¡Buenos días!


What a dreary day! Here, there are two seasons, the dry season and the rainy season. The rainy season normally begins at the start of May, but this year, for some mysterious reason, it decided to come early. The sky is very overcast and showers are aplenty. Tropical rain showers are short but very heavy, so everything gets soaked in no time at all. It’s very hot and very humid. Inside the boat, this weather is unbearable; we’ve spent the day going around opening the deck portholes and panels before quickly closing them again when it started to rain.


But what makes it even drearier is that there seems to be no move on our transit. One Canal official, an “Admeasurer” was supposed to call today to measure the boat and to take a look around to make sure everything was in order. So I had to stay put to wait for him. Well, there wasn’t sight or sound of him.

That’s very worrying because we can’t pay our dues until he has been and that can only be done on weekdays. Thursday and Friday are bank holidays here, and then it’s the weekend.


It really bugs me because I was hoping to head back to sea on the second, i.e. Friday. Every day of delay only compounds the problems as I only have a limited number of pouches and won't be able to stock up again until I get to Tahiti. If the delays run out of hand here, my crossing could be jeopardized.


While I was waiting around on the boat, Jacky went into town to buy some water. We brought 60 bottles with us from Martinique, have about 20 left and to get to Tahiti we're going to need 70 more. They’re easier to load here, in port rather than in Panama, where we’ll have to stay at the moorings and use the dinghy. Well, another blank. He could only find 19 bottles. We’ll have to go back to Panama City to buy the rest.


And it never rains but it pours, I managed to drop one of the nuts of the reef hooks of my mizzen boom straight into the water. I quickly took out my large magnet but I had forgotten that the nut was made of stainless steel and non-magnetic so it’s gone for good. A real bummer!


There are days like that, you’d be far better off staying in bed because anything you’ll turn your hand to will turn pear-shaped.


The restaurant in the marina isn’t particularly exciting. It’s very American. Hamburgers, chicken nuggets, chips, and that’s about it. But tonight, we were able to get a green salad with some bits of chicken. Could our bad luck be turning?


On these notes, I’ll leave you for tonight.


¡Hasta pronto!


Jean Louis



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"b courage pour vos ennuis cela va s’arranger union roselyne"
Envoyé par demeestereroselyne le 02-04-2010 à 09:33


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"Joyeuses Fêtes de PAQUES, depuis quelques mois je suis vos aventures

B R A V O à vous"
Envoyé par Bonnet-Sentier le 02-04-2010 à 15:55

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Fri, 02 Apr 2010 03:45:00 GMT - Quelle journée de folie
9°22N 79°57W

Fri, 02 Apr 2010 03:45:00 GMT - What a day of madness!
9°22N 79°57W


22H45 J-1 heure du bord, 05H45 en France

Buenos dias !

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Quelle journée de folie !

Cela a commencé très tôt ce matin. Je reçois un mail de Rozo & Co, notre agent maritime qui me dit que tout va s’organiser dans la journée et que nous passons les écluses de Gatun demain après midi, nous passons la nuit du 2 au 3 à l’ancre au milieu du lac et nous terminons la traversé du canal le 3. Incroyable !

Ici c’est férié aujourd’hui. Ce matin, réveil 7 heures, toilette, une petite dialyse, petit déjeuné, je suis tout excité par la nouvelle et je me jette sur le travail.

Premier travail, réparation de la bôme d’artimon. Pas de problème, tout se déroule à merveille. Ensuite faire le plein d’eau, lancer une lessive, refixer correctement le drapeau de Panama, mettre un drapeau Français neuf pour passer le canal ….

Et puis vers 11 heures 15, Dominique arrive avec un couple d’amis, il m’apporte 350 kilogrammes de poches de dialyse que Baxter à livré chez lui. C’est formidable le travail de Baxter et des associations, tout arrive toujours à la date prévue, pas d’inquiétude à avoir.

Il fait un temps magnifique, quel changement par rapport à hier. On a chaud, c’est un grand verre d’eau pour chacun puis on va décharger les poches. Il y a des petits chariots en libre service dans cette marina. C’est top.

Nous décidons ensuite de déjeuner ensemble. A peine avons-nous commandé que l’ « Admesureur » arrive. C’est un officiel du canal. Il mesure la longueur du bateau. Il y a deux tarifs, moins de 50 pieds et plus de 50 pieds. La différence c’est 250 $ ! J’essaie d’enlever l’annexe à l’arrière mais rien à faire, le bateau fait un tout petit peu plus que 50 pieds.

Nous allons nous assoir au bar, il passe trois quarts d’heure à remplir des papiers qu’il faut ensuite que je signe. C’est très compliqué et j’ai droit à un interrogatoire en règle.

Je peux ensuite finir de manger avant qu’arrive le représentant de Rozo & Co. Eric est très sympa, il nous explique tout et nous nous donnons rendez vous à Colon car je dois aller retirer 1500$ en liquide pour le payer.

Il y a également le problème des lignes, il en faut 4 de 38 mètres que nous devons louer ainsi qu’une douzaine de vieux pneus pour protéger le bateau tout autour. On s’arrange avec le superviseur de la marina qui nous trouve cela.

Un autre problème : il faut une personne capable au bout de chaque ligne. Dominique se décarcasse. Le couple d’amis qui est avec lui va venir, comme ils ont un petit garçon de 7 ans, il sera là également et Dominique se charge de trouver une troisième personne. Jacky fera le quatrième. Avec le pilote qui va monter à bord demain en début d’après midi, nous serons donc 7 à bord.
Il faut maintenant acheter de quoi nourrir et surtout abreuver tout ce petit monde pendant la traversée. Nous faisons les courses et trouvons les 54 bouteilles d’eau qui nous manquaient.

Quand nous rentrons au bateau, la nuit est tombée depuis longtemps mais il faut encore faire une dialyse et charger en les rangeant les bouteilles d’eau et les poches de dialyse. Il y en a absolument partout, en vrac dans les coffres et dans leurs cartons dans toutes les coursives. Ce qui est surprenant ce n’est pas d’avoir réussi à tout caser, c’est de ne pas avoir coulé.

Nous passons les écluses de Gatun demain soir vers 17 heures local (24 heures en France) Vous pouvez nous voir en direct sur le site du canal «Pancanal ». Il y a des webcams.
Si vous nous voyez n’hésitez pas à nous mettre un petit message.

Un très grand merci à Dominique et aux équipes de Rozo & Co pour leur efficacité et leur gentillesse.

Je vais maintenant essayer de dormir un peu avant cette grande journée de demain.

Hasta Pronto !

Jean Louis


22:45 hours shipboard time (01/04), 05:45 hours in France


¡Buenos días!


No two days are ever the same. Today beat all, though!


It even started before we were properly awake. I received an e-mail from Rozo & Co, our shipping agent who told us that everything would get sorted today and that we would be passing the Gatun locks tomorrow afternoon, that we would spend the night from the 2nd to the 3rd anchored in the middle of the lake and that we’d be through the Canal on the 3rd. Unbelievable!


It’s a bank holiday here. I got up at 7, had a wash, did my dialysis, had breakfast and couldn’t wait to set down to work after that piece of news.


First job, fixing the mizzen boom. No problems there, it went like a dream. Next, stocking up with water, putting on a wash, adjusting the position of the Panama flag, hanging a new French flag to cross the Canal…


And then, at about 11.15, Dominique arrived with a couple of friends and the 350 kilograms of dialysis pouches Baxter had delivered at his place in tow. Baxter and the associations do a marvellous job, everything always arrives on time, there’s never any need to worry.


The weather was only splendid, what a change from yesterday. It was hot, so first, huge glasses of water all around and then it was time to unload the pouches. This marina even has trolleys you can use. Fantastic!


Job done, we decided to have lunch together. Just as we had ordered, the “Admeasureur” arrived. He is one of the Canal officials. He measures the length of the boat. They operate only two rates, one for boats of less than 50 feet and one for boats of more than 50 feet. There’s $ 250 of a difference! I tried to remove the dinghy at the back, but waste of time, the boat was a fraction over 50 feet.


We took a seat at the bar, and he spent the next forty-five minutes filling out papers I had to sign. It was really complicated and I was entitled to someone to help me with the questions.


I finally got around to finishing my lunch before the Rozo & Co agent arrived. Eric is very nice; he explained everything and arranged to meet us in Colon because I had to cash $ 1500 to pay him.


Next, the issue of the lines: we would have to hire four 38-meter lines and find about twelve old tyres to protect the boat all around. The supervisor of the marina promised to locate all that for us.


Another problem: every line would need to be manned by a capable person. Dominique broke his neck trying to help. The friends he brought offered to come along, and as they have a 7-year old son, he’ll be part of the trip too, which meant that Dominique had to find a third person. Jacky will act as linesman number four. So, with the pilot who will join us tomorrow afternoon, there’ll be 7 of us on board.

Back to the shops in other words, this little army would need to be fed and above all watered during the crossing. We did our shopping and managed to find the 54 bottles of water we were still short.


It was well after nightfall by the time we got back to the boat, but there was still a dialysis to be done and of course the bottles of water and dialysis pouches to be put away. We’re swamped with pouches now, every case is chock-a-block and the gangways are full of boxes. What really amazes me is that we didn’t end up damaging the lot, that they didn’t start to leak.


We’ll pass the Gatun locks tomorrow evening around 5 p.m. local time (midnight in France). As there are webcams, you’ll be able to watch our crossing live via the Canal’s website “Pancanal”.

Do drop us a line if you happen to spot us.


My sincere thanks to Dominique and the Rozo & Co teams for their efficiency and kindness.


Now I’m going to try and get some sleep, big day ahead tomorrow!


¡Hasta pronto!


Jean Louis



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"Bonjour Amiral. Quelques minutes de répit pour prendre connaissance des dernières nouvelles.N’hésitez pas à prendre des notes. Je commence à pressentir la suite d"Harmattan".Thierry et Magalie m’accompagnent dans nos souhaits de bon voyage. Soyez prudent. Revenez nous sain et sauf et félicitez l’équipage. Cordialement. GD"
Envoyé par GD le 02-04-2010 à 18:22


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"Et l’aventure continue de plus belle.....
Profite bien de ces moments magiques pour toi !!!
Bisous
Marie"
Envoyé par Marie le 02-04-2010 à 20:57


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"SALUT CAPITAINE
BRAVO POUR CETTE AVENTURE BONNE TRAVERSEE A HARMATHAN
ANNE ET PHIL"
Envoyé par HIPONE le 03-04-2010 à 10:14

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Sat, 03 Apr 2010 01:40:00 GMT - Sur le lac Gatun
9°15N 79°54W

Sat, 03 Apr 2010 01:40:00 GMT - On Gatun Lake
9°15N 79°54W


20H40 J-1 heure du bord, 03H40 en France

Buenos dias !

Eh bien ça y est, la traversée du canal de Panama a commencée. Que d’émotions !

Ce matin très tôt il a fallu fixer tout autour du bateau pour le protéger 12 vieux pneus de voiture entourés de sacs poubelle que j’ai acheté à la capitainerie. Il y a ensuite fallu mettre à l’avant et à l’arrière du bateau des lignes louées à la capitainerie. Chaque ligne fait 38 mètres de long. Encore un billet de 200 $. C’est un canal de riche !

Et puis, vers 10 heures et quart Dominique est arrivé avec toute l’équipe. Il y a Amaury et puis Ernesto et Keyla accompagnés de Jose Ernesto leur petit garçon de 7 ans. Ce sont des Cubains amis à lui.

Un dernier passage par le bar où ici on ne sert pas d’alcool aujourd’hui pour cause de fête religieuse et nous voilà partis pour les « Flats », l’endroit où l’on doit charger le pilote.
Sur ce bateau c’est le monde à l’envers, c’est le capitaine qui épluche les pommes de terre. Nous déjeunons dans le cockpit puis un petit café après la vaisselle et nous goutons au fameux « Seco », le rhum local. Très bon, différent du rhum de la Martinique.

Le pilote arrive vers 15 heures. Pas très sympa. Je mets en marche et nous allons à l’entrée des écluses pour retrouver un autre voilier. Avec beaucoup de difficultés nous arrivons à nous mettre à couple et c’est ainsi que nous allons passer tout le canal.

C’est ensuite l’entrée dans les écluses. Impressionnant. Cela fait un peu peur.
Et puis nous recevons les « toullines », ces petits cordages terminés par une balle que nous jettent des lamaneurs. Il faut vite raccorder nos lignes.

Les lamaneurs marchent sur chaque bord de l’écluse pour accompagner les bateaux. Sur un signe du pilote, ils tirent sur les bouts et nous devons filler les lignes pour qu’ils les passent sur des bites. Nous n’avons plus qu’a tirer fermement pour que nos deux bateaux se retrouvent bien immobilisés au milieu de l’écluse.

Très vite les portes se ferment et des tourbillons impressionnants apparaissent. En quinze minutes nous nous sommes élevés de 9 mètres. Il faut reprendre en permanence le mou sur les lignes.

Et puis sur un coup de sifflet du pilote les lamaneurs retirent les lignes des bites et nous les renvoient. Il n’y a plus qu’à faire moteur pendant que nos quatre lamaneurs suivent à pieds pour aller à l’écluse suivante. Trois fois l’opération se reproduit pour nous élever de 26 mètres. Plus de 1000 mètres d’écluses. Impressionnant.

Ensuite le pilote nous à fait nous amarrer sur une bouée, en restant à couple et demain il arrive à 6 heures du matin pour poursuivre la route.

Nos Cubains sont contents, c’est une journée de vacances. Ils se sont baignés, heureusement nous n’avons pas vu de crocodiles.

Je vous laisse là car demain c’est debout aux aurores.

Hasta pronto !

Jean Louis


20:40 hours shipboard time (02/04), 03:40 hours in France


¡Buenos días!


Well, the moment of truth has arrived! We’ve started crossing the Panama Canal. No shortage of emotion, might I add!


Very early on this morning we had to attach 12 old tyres, wrapped in rubbish bags, which I had bought at the harbour master’s, all around the boat. Then we had to install the lines we had hired at the harbour master’s at the front and the back of the boat. Each line is 38 meters long. Another $ 200 note, talk about an expensive spot!


And then, at around 10.15 a.m., Dominique and his crew arrived: Amaury, Ernesto and Keyla with Jose Ernesto, their 7-year old son, Cuban nationals whom Dominique is friendly with.


We paid a last visit to the bar where alcohol was off the menu as it’s a religious holiday today and set off for the “Flats”, where we were supposed to pick up the pilot.

On this boat, the world stands on its head; it’s the captain who gets to peel the potatoes here. We had our lunch in the cockpit, followed by coffee once the dishes were done and sampled the famous “Seco”, the local rum. Very nice, different from the Martinique rum.


The pilot arrived at around 3 p.m. I have met nicer guys in my time, I must say. I started up the boat and we moved towards the entrance of the locks to meet up with another sailor. With great difficulty, we eventually ended up side by side because this is how we’re supposed to travel through the Canal.


Next, we moved into the locks, very impressive, a little frightening even.

And then the harbour pilots threw us the “towlines”, which have a ball at the end. We quickly had to attach our own lines to these.


The harbour pilots walk on either side of the lock, accompanying the boats. At the pilot’s signal, they pull on the ends and we pay out the lines so that they end up on the bollards. All there was to it then was to pull very tightly so that the two boats couldn’t move inside the lock.


Only moments later, the doors shut and we found ourselves in an amazing whirlpool. We rose 9 metres in 15 minutes. On no account can the lines be allowed to slacken.


And then, when the pilot blew his whistle, the harbour pilots pulled the lines from the bollards and threw them back to us. We used the engine to move along while our four harbour pilots followed us on foot to the next lock. To rise us up by 26 meters, we had to go through this operation three times. More than 1000 meters of locks, impressive.


Eventually, the pilot got us to moor on a buoy as a twosome; he’ll be back tomorrow morning at 6 to guide us the rest of the way.


Our Cubans are delighted; to them it’s a holiday. They even went for a swim. Just as well we didn’t come across any crocodiles.


I’ll leave you for now; another early start tomorrow!


¡Hasta pronto!


Jean Louis



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"felicitations vive le lac gatumamitièes roselyne bon courage pour lasuite"
Envoyé par demeestereroselyne le 04-04-2010 à 01:09


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"Salut Jean Louis, me voici enfin a cannes avec sagarmatha> je viens de rattraper le retard et lire tous ce que je n avais pas lu de ton site. Suite a ton dernier coup de fil tu es actuellement en train de voguer sur le Pacifique, cela m a fait tres tres plaiosir que tu me tel a ce moment la tu sais a quel point j