Journal de bord de l'Harmattan
Tue, 27 Sept 2011 13:00:00 - 55° 17’E 20° 56’S
N° 370 - ArrivĂ©e Ă  la RĂ©union

15H00 en France, 17H00 heure du bord

Bonjour Ă  tous,

Lorsque je vous ai quitté hier soir, j’avais déjà trois ris dans la
grand voile et trois également dans le génois. Je n’ai pas tardé à
sortir pour finir d’enrouler le génois en totalité et sous grand voile
à trois ris seule, Harmattan file quand même à plus de 8 nœuds. Je
suis enfermé à l’intérieur, je ne mange pas, je n’ai pas fin.

A cette vitesse les miles défilent et je me rends bientôt compte que
je vais arriver au port en pleine nuit. Il faut que je ralentisse
l’allure pour arriver au petit matin. Je déborde la bôme pour avoir
moins de prise au vent mais la vitesse ne peut descendre en dessous de
6,5 à 7 nœuds. La houle est importante et le bateau a des coups de
roulis terribles.

Je suis obligé de caller des coussins entre la table du carré et la
couchette tribord car je manque plusieurs fois d’être éjecté de la
couchette. Impossible de dormir dans ces conditions. De toute façon,
je ne peux jamais dormir lorsque la terre approche, je suis trop
tendu, trop excité et j’ai trop peur de me réveiller alors que le
bateau est déjà en train d’attaquer la falaise.

Je suis sans arrêt à la table à carte, je peaufine un réglage, je
calcul l’heure d’arrivée, je passe la tête dehors voir comment cela se
passe.

En début de matinée, le téléphone sonne, c’est le CROSS qui veut
connaître ma position et savoir si tout se passe bien à bord. Je le
rassure et le remercie.

Ce n’est finalement qu’à 10 heures que je rentre dans le port des
Galets. Mauvaise surprise, je n’ai plus de barre à roue. Elle est
coincée et je dois effectuer mes manœuvres de port au pilote
automatique. Pas pratique du tout. Je m’apercevrais plus tard que
c’est le pilote qui bug et qui ne libère pas la barre lorsqu’on le
passe en « Standby ».

Immédiatement je sais que je vais être bien ici. Un gars qui travail
sur les bateaux Ă  sec vient chercher mes amarres, on fait copain, il
me donne les premières explications sur les magasins existants, la
voilerie, l’électronique …

Le téléphone sonne, c’est l’Etat Major ALINDIEN qui veut connaître ma
position et mes intentions pour la suite de mon voyage. Très sympa,
l’homme qui m’a déjà envoyé des mails il y a quelques jours veut me
mettre ne garde contre les pirates et me conseiller la meilleur
stratégie. C’est formidable, dans l’océan indien on n’est jamais seul,
on est couvé comme le lait sur le feu.

Pierre-Yves, comme toujours un homme de ressource, m’avait donné
l’adresse mail de Johanne, une fille qui a travaillé au port, elle a
préparé mon arrivée et Pierre vient même me chercher en voiture au
pied du bateau pour me conduire Ă  la capitainerie. On fait les papiers
puis il me ramène au bateau où je monte la prise qui va bien au bout
de ma rallonge Ă©lectrique pour brancher Harmattan au 220V du quai.
J’en profite pour ouvrir une bière glacée que je déguste avec quelques
petits gâteaux pour fêter mon arrivée ici et cette magnifique
transocéanique.

Le téléphone sonne à nouveau, c’est le CROSS qui veut savoir si je
suis bien arrivé et quand je repars.

Je ne peux résister ensuite à aller déjeuner au petit restaurant du
port. J’y retrouve les professionnels qui travaillent sur les bateaux
à sec. C’est rognons de veau, purée. Un bonheur !

En revenant je m’arrête à la voilerie pour voir s’il est possible de
réparer ma capote. Au début ce n’est pas possible, puis on parle de
mon aventure et la gentille dame me dit d’aller chercher cette capote.
Finalement, elle me refait la couture sur le champ. Je lui demande ce
que je dois, elle me répond « on donne ce que l’on veut ». Je me rends
compte que je vais être vraiment très bien ici, avec tous ces gens si
sympathiques. En plus quel bonheur de retrouver la langue française.

Comme je n’ai pratiquement pas dormi depuis deux jours, je me jette
sur la couchette pour faire une sieste. Lorsque les douaniers tapent
sur le bateau en demandant si il y a quelqu’un, je ne sais plus où je
suis, j’étais parti pour un roupillon de 24 heures.

Le problème le plus important à résoudre est de trouver un moyen de
locomotion. En effet, par exemple les toilettes sont à plus d’un
kilomètre ! J’appel quelques agences sans résultat. Je fini par
appeler ma cousine Sylvie qui vit à La Réunion et que je n’ai pas vu
depuis 40 ans. Elle a une copine qui veut bien me louer une Clio pour
une somme modique. Je suis d’accord et elle me l’amène ce soir au pied
du bateau.

Tout va bien, je suis heureux et en pleine forme mais j’ai vraiment
hâte de me retrouver ce soir dans ma couchette pour récupérer ce
sommeil en retard et me remettre en ligne.

Voilà pour aujourd’hui, quelques chiffres, 92 miles depuis hier soir,
soit une traversée de 2443 miles en 17,5 jours. J’ai perdu beaucoup de
temps dans le pot au noir car, pour mémoire, j’avais mis 17,5 jours
Ă©galement pour traverser le pacifique entre les Galápagos et les
Marquises mais en parcourant 3000 miles. Je suis quand même enchanté
de cette traversée, elle restera elle aussi un grand moment de vie.

A bientĂ´t

Jean Louis


"Salut,
Et bien, tant mieux que tu sois arrivé !!!
Dans ton décompte du parcours, tu oublies que tu as été malade, aussi !!!!
Et 40 ans que tu n'as pas vu Sylvie !!! J'ai été obligée de compter ... mais c'est fort possible au final !!!
Que le temps passe vite. Tu lui diras bonjour de ma part.
Profite bien de ton séjour là bas.
Bisous
Marie"


Envoyé par Marie le 27-09-2011 à 20:32



"enfin arrivée ! moi aussi mais c'est Cormeilles que la soirée était belle avec un coucher de soleil et un ciel tout rouge je vous souhaite de bons moments à la Réunion bisous Cormeillois !"

Envoyé par MARIE Maryse le 27-09-2011 à 20:53



"bonjour GRAND MARIN c'est vraiment magnifique ce que vous avez fait BRAVO BRAVO
je vois que la santé va beaucoup ainsi que le moral depuis votre depart du Sri Lanka. si vous avez besoin j'ai un copain qui est policier a la reunion ne pas hesiter. bon repas grand marin a biento dans vos prochaines nouvelles amites
"


Envoyé par Sintes frederic le 27-09-2011 à 22:03



"Bonsoir Mon Capitaine,
Heureux de vous savoir en réunion (Euh ! A la réunion).
Bon séjour.
La famille MULLIER"


Envoyé par nicolas MULLIER le 27-09-2011 à 22:03



"bonnes vacancesà vousdeux majambe s'ameliore gros bisous à vous DEUX ce samedi je vais au baptéme de GABRIELrespirez l'air purroselyne"

Envoyé par roselyne demeestere le 28-09-2011 à 16:58

Sommaire
Commentaire
Précédent
Suivant