Journal de bord de l'Harmattan
Thu, 25 Aug 2011 14:00:00 - Cergy
N° 342 - La dette publique



16H00 en France

A Cergy

Bonjour Ă  tous,

C’est sidérant ! Nos hommes politiques n’ont toujours pas compris, ils nous emmènent droit dans le mur. Il y a le feu à la maison et on a décidé de l’attaquer avec un verre d’eau !

Je n’entends parler que de réduction du déficit public alors qu’au contraire, il est extrêmement urgent de s’attacher à réduire la dette publique. Comment peut-on s’estimer satisfait de prévoir pour 2012 un déficit de « seulement 4,7% » du PIB ? La dette publique va continuer à se creuser, c’est totalement inadmissible. Je ne peux plus entendre que l’objectif est de limiter, dans plusieurs années, le déficit à 3%, il faut, au contraire, lui tordre définitivement le cou.

Notre classe politique marche sur la tête et mène le pays à la faillite. Toute femme, tout homme ayant un minimum de bon sens prendrait le taureau par les cornes et adopterai de vraies mesures de rigueurs permettant au minimum de supprimer totalement le déficit voir de générer des bénéfices permettant de commencer à rembourser cette dette extravagante.

Il faut savoir que les taux d’intérêts sur nos emprunts s’envolent d’une façon exponentielle en fonction de la solvabilité du pays. La France emprunte à 3,23% alors que l’Allemagne qui a un déficit inférieur à 2% emprunte à 2,39%. Un point de moins sur le taux d’intérêt nous ferait gagner 16 milliards d’euros par an ! Cela me fait rager. L’Espagne et l’Italie sont respectivement à 5,24% et 5,31% alors que le Portugal et la Grèce arrivent à 11,02% et 15,26%. Comment ces deux derniers pays peuvent-ils se sortir de cette situation ? C’est impossible, et on peut les considérer en faillite.

Le déficit public prévu pour la France cette année est de 88,6 Milliards d’euros (359,8 milliards de dépenses et seulement 271,2 milliards de recettes), c’est tout simplement monstrueux. Notre classe politique ne prend que des mesurettes tout à fait insignifiantes et inadaptées à l’ampleur du problème. J’entends parler essentiellement de recettes supplémentaires alors qu’il faudrait s’attacher à réduire fortement les dépenses.

Mais en période pré-électorale, est-il possible d’adopter un plan de rigueur drastique ? Je pense que c’est notre modèle de société qui ne va plus. Il est encore temps de redresser la situation mais cela ne se fera qu’en prenant des mesures fortes et forcément impopulaires. La situation actuelle est l’effet pervers de la démocratie et je ne suis pas sûr que celle-ci soit adaptée pour la résoudre.

Dans le monde, il y a deux types de pays qui réussissent économiquement, les pays ayant des ressources naturelles importantes et en particulier certains pays producteurs de pétrole ainsi que certains pays d’Asie.

Lors de mon tour du monde, j’ai été frappé par la réussite du modèle économique des fameux « dragons » asiatiques et en particulier de Singapour. J’ai essayé de comprendre la raison de ce succès et il m’est apparu que le modèle politique de cette ville-état était très différent du notre et permettait d’imposer des mesures pouvant être fortement impopulaires dans le court terme mais nécessaires et bénéfique pour le long terme. Il s’agit d’une démocratie autoritaire. Je pense que, notre pays n’étant pas producteur de pétrole, il est nécessaire de changer radicalement notre modèle de société si nous voulons ne pas sombrer dans une situation catastrophique pour l’ensemble de la population.

Je suis rentré de mon voyage en moto lundi soir, fatigué et fourbu mais tellement heureux. Je suis parti le matin alors qu’il faisait près de 40 degrés et en arrivant sur Paris j’étais gelé, j’avais trop mal aux fesses, la barbe toute noire et dure. Je me suis jeté sous une douche brulante pour retrouver un peu de tonus.

Hier matin je me suis rendu à Caen, tout va bien. Ma créatinine est descendue à 209 et mon hémoglobine est maintenant à 11,4. Ce sont d’excellentes nouvelles et je me sens d’ailleurs en pleine forme. Seul persiste une infection urinaire mais cela n’est pas très important et par sécurité j’emporte quelques boîtes d’antibiotiques.

Je me suis procuré les guides pour l’île Maurice et la Réunion, j’ai récupéré l’aérien de ma girouette-anémomètre qui a été réparé, et j’ai commandé des dollars pour payer le gardien sri-lankais d’Harmattan. Je suis fin prêt. Je décolle mardi à 16h05 et j’arrive mercredi matin à 8h15, heure locale, à Colombo. J’ai hâte de voir mon bateau, j’ai peur que le parc de batteries soit HS, si c’est le cas, cela va me coûter cher et en plus c’est beaucoup de travail physique pour le changer.

Je suis tout excité de partir pour de nouvelles aventures et je nagerais dans le bonheur lorsque je serais sorti du port. C’est à ce moment précis que les différents problèmes qui m’attendent (problèmes techniques, problèmes administratifs, problèmes d’avitaillement …) seront solutionnés.

A bientĂ´t.

Jean Louis
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