| Journal de bord de l'Harmattan |
Dimanche 26 avril 2026, Ă 17 h TU, 18h en Tunisie, 19 h en France. - A Sfax N° 1418 - En panne au milieu du dĂ©sert

Bonjour Ă tous,
Mercredi nous avons pris la route du sud et notre première halte fut pour Kairouan. Nous avons visité la médina où nous avons pu admirer une construction de plus de 700 ans. Il faut monter quelques marches et, en haut se trouve un puit de plus de 20 mètres de profondeur avec tout un mécanisme qu’un chameau entraine en tournant autour du puit pour puiser l’eau. Tout est d’époque, seul le chameau a été changé.
Ensuite nous sommes allés négocier des tapis, c’était amusant. Puis, le soir nous avons fait la connaissance de la sœur de Sabah et de son beau-frère. Nous avons dormi et, le jeudi matin, nous avons pris la direction de Tozeur. Au début ce n’étaient que champs d’olivier qui ont été remplacés par des palmiers, puis plus rien.
Vendredi nous sommes partis visiter les oasis de montagne. C’est à une cinquantaine de kilomètres. En particulier nous avons eu le bonheur de visiter le magnifique canyon de Tamerza qui se trouve près de la frontière algérienne. C’est une oasis avec des cascades et une immense palmeraie. A cet endroit ont été tournés de nombreux films, notamment le Patient Anglais, Star War, Indiana John et les aventuriers de l’arche perdue …
Le soir arrive, nous devons rentrer à Tozeur en traversant un désert. La route est très mal entretenue, il y a des milliers de nids de poule. Par moment il faut rouler pendant plusieurs kilomètres sur la voie de gauche. Ça devait arriver, je passe dans un trou plus profond et j’éclate un pneu. Quelle catastrophe, du sable devant, du sable derrière, du sable à droite, du sable à gauche.
En plus c’est l’heure de la dialyse. Au bout d’un moment un pick-up arrive, il me prend avec Sabah et nous filons à l’appartement qui se trouve à 38 kilomètres. Sabah trouve un dépanneur qui va chercher la voiture sur un plateau. Francine est en chaussures ouvertes, tout d’un coup elle s’aperçoit qu’il y a plein de scorpions, ce n’est pas le moment de se faire piquer. Il nous prend 15 € alors qu’en France j’aurais payé 350€. C’est incroyable !
Nous sommes maintenant samedi matin, à 600 km de Tunis où le ferry nous attend mardi à l’aube. Ce sont des pneus extrêmement spéciaux, presque impossibles à trouver. J’active tous mes contacts et Ramsès, le beau-frère de Sabah, fini par trouver deux pneus d’une autre marque à Sfax. Maintenant il faut les faire venir à Tozeur. Ce n’est pas possible avant lundi. Quelle poisse !
Et puis, en me lavant, j’essaie de penser à la tunisienne et je me dis que, si on ne peut faire venir les pneus à la voiture, on peut peut-être faire venir la voiture aux pneus. Il y a 350 km, 700 km aller et retour. Sabah appelle le dépanneur qui nous propose de le faire pour la somme astronomique de 150€ !!!!!
Samedi soir, après 4h30 passés à être secoués dans le camion, nous sommes à Sfax avec deux pneus tout neufs sur la voiture. C’est le bonheur !
A bientĂ´t Jean-Louis |
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