Journal de bord de l'Harmattan
Mon, 23 Jul 2018 17:00:00 - 39°54’N 3°06’E
N° 1181 - JournĂ©e pourrie



19h00 heure du bord, 17h00 TU, 19h00 en France


Bonjour Ă  tous,

Il y a des journées où il faudrait oublier de se lever ! Pourtant
lorsque je suis arrivé dans la baie de Pollensa cette nuit à une
heure, tout semblait bien se passer. Le mouillage est immense près de
la base navale des hydravions et la surface de l’eau était comme un
miroir, on aurait dit un lac.

Malgré tout je n’arrive pas à trouver le sommeil, trop de calme tout
d’un coup peut être. Dès 7 heures je suis debout, j’ai mes voiles à
ferler, les taux de voile Ă  installer et de multiples choses Ă  faire.
Vers 8h30 mon frère arrive avec son annexe. Je n’avais pas remarqué
mais nous sommes vraiment cĂ´te Ă  cĂ´te.

Il m’emmène à bord boire un café. Nous en profitons pour regarder
décoller un Canadair qui passe seulement à quelques dizaines de mètres
de nous. Puis je retourne au bateau et m’attaque au problème des
batteries. Je n’en n’ai plus que deux et j’ai l’impression que les
panneaux solaires ne chargent plus. Je fais les tests qui confirment
le problème.

Une des prises s’est oxydée. Je décide de couper cette prise et me
trompe. Je coupe la bonne !!!! Que l’on peut être bête parfois, que
l’on est peu fiable ! Je suis furieux et je me traite de bourrin. Je
suis vraiment vexé alors que ce n’est pas très grave, au lieu de
changer une prise je devrais en changer deux.

Maintenant je remonte l’ancre et me présente à l’entrée de la marina.
Immédiatement je comprends que ce n’est pas là que je voulais aller.
En fait je voudrais être dans la marina où le bus pour l’aéroport
passe. C’est à 14 Miles, environ deux heures trente de route, me voilà
parti.

Mais en arrivant à la marina on m’annonce qu’il n’y a plus de place,
quelle guigne. Je suis furieux. J’appelle la marina précédente et on
me dit qu’il y a de la place. Résultat encore 14 Miles et deux heures
et demi de navigation pour revenir à mon point de départ. Alain
prétend que cela devait me manquer.

Il est 14 heures trente, je suis affamé. Je suis comme Obélisque, j’ai
toujours faim Ă  partir de midi sept. Je dois suivre ma navigation et
surtout éviter toutes les embarcations sur l’eau en cette période de
vacances et en même temps me préparer à déjeuner et manger.

Je suis confiant car c’est la même route que je viens de prendre mais
en sens inverse. Il y a un bateau stoppé au milieu du passage et je
pense que ce sont des plongeurs aussi je serre un peu la falaise. Il y
a normalement 3 mètres d’eau. Mais, alors que je porte une cuillère de
nouille et d’œufs au bacon à ma bouche, tout s’envole. Harmattan se
met à faire violement du rodéo.

Quelle poisse, je marchais Ă  plus de 6 NĹ“uds, encore une fois je suis
furieux, quelle journée de merde ! Heureusement sur ce bateau la
quille fait partie de la structure, ce n’est pas une quille rapportée.
De plus je devais déjà retravailler dessus mais tout de même je n’ai
jamais tapé comme cela. Par contre lorsque j’ai acquis le bateau tout
l’avant de la quille était en papier mâché, j’ai déjà dû tout
reprendre.

Que se passe-t-il ? Qu’ai-je fait pour mériter tous ces problèmes ?
Que j’ai hâte que cette journée se termine pour aller enfin retrouver
ma couchette.

Maintenant c’est mon téléphone qui ne charge plus et pour couronner le
tout la marina coûte plus de 100€ la nuit pour un bateau de 11m (Sur
l’acte de francisation c’est écrit « Longueur 11,40m ». Je n’ai jamais
payé si cher, parfois cela a pu atteindre moitié prix maximum. J’ai
loué une voiture et pendant deux jours nous allons sillonner l’île de
Majorque que je connais déjà mais pas Francine.

A bientĂ´t


Jean-Louis
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